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Note moyenne 4.19 /5 (sur 8 notes)

Nationalité : Canada
Biographie :

Né au Québec dans la vallée du Richelieu, Jean-Marc La Frenière n'a publié, jusqu'à maintenant, ses poèmes que dans des revues ou des recueils à compte d'auteur.

Poète de rue, il distribue sa poésie par l'intermédiaire des itinérants. Il s’est mis à la prose depuis 2 ans sur le net, notamment dans les groupes d’écriture collective « Préfaces »
et « Passages ».

Site : http://lafreniere.over-blog.net/

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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Jean-Marc La Frenière
TerrainsVagues   02 janvier 2019
Jean-Marc La Frenière
Je prends l’espace

à pleines mains

et demande au silence

d’aller porter vers toi

ce petit souffle ému

où parlent ceux qui s’aiment.
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Moovanse   12 octobre 2015
Manquablement de Jean-Marc La Frenière
Lorsque le vent remue, ta robe glisse dans mon lit …

Tes seins de fraise gourmandent mes papilles …



Il ne m'est de toi que l'amour …

Les lignes de ta vie transforment mon profil.

Je te touche toujours pour la première fois.



Ma bouche tendue au fruit a trouvé ta saveur.

Au travers de nos corps, la sève continue …



Tu es la main du jour sur une poignée de nuit …



Tu as fait de ma soif une source nouvelle,

d'une question de rien une réponse à tout.

Tu as fait de ma vie un peu plus que la vie,

le dessin d'une feuille qui remonte dans l'arbre,

le destin d'un caillou qui enjambe la pente.





La même ligne d'horizon (extraits) p17 à 19



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Jean-Marc La Frenière
sabine59   02 juillet 2020
Jean-Marc La Frenière
Je voudrai écrire sur ta peau

un tout petit poème

plein de miel et de lait,

plein de sève d'érable,

le tatouage d'un coeur

transpercé d'une fleur,

des choses souterraines

qui portent la lumière

et ne se disent qu'à deux.
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Jean-Marc La Frenière
TerrainsVagues   14 janvier 2019
Jean-Marc La Frenière
Ce n'est pas la loi qui m'inquiète, mais ceux qui la respectent, le Christ aimant sa croix, les esclaves qui caressent leurs chaînes et dilapident leur espoir en billets de loterie. Qui donc leur a fait croire qu'on peut sauver le monde par une catastrophe.
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Moovanse   10 septembre 2015
Vivre Ou Mourir de Jean-Marc La Frenière
Chaque matin, je regarde revenir la lumière, l'éblouissement du vivant au cœur des mots

malgré les grondements des armes et le tintement des monnaies.

Je mets mes pieds dans les souliers de la vie et je sors prendre l'air.

On a toujours une raison de vivre, peu importe la raison.



Il y a trop de montres dans une heure, pas assez de secondes …

Trop d'hommes qui calculent, pas assez qui dessinent.

Trop de gens meurent de faim, pas assez vivent d'amour.

Il n'y a pas de chaînon manquant, seulement de mauvais recoupements.

La vie prend en charge la sève

tout autant que la cendre.

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Jean-Marc La Frenière
Moovanse   25 septembre 2015
Jean-Marc La Frenière
Mes lignes sont écrites avec la terre,

Avec la vague, avec la chair et les cheveux,

Avec un long baiser, un feu interminable,

Dans un demi-sommeil surgissant d’un tunnel.

Mes lignes sont écrites

Avec la colombe et le nard,

Dans la glaise et l’argile,

Avec des idées qui s’enroulent en spirales.



Mes lignes sont écrites avec l’encre du temps,

Le sang, le sperme et l’eau,

Dans l’étreinte et l’espoir.

L’amour attend son heure

Au milieu du silence.

L’eau chante par la bouche

Au milieu du désert.

L’aile des mots dissout

La pierre qui écrase.



Mes lignes sont écrites avec le blanc des yeux.

Mes mots se perdent dans les trains,

Dans les rues, dans les bois.

Mes mots apprennent le ventre vide,

La colère et la joie,

Le cœur qui mendie

Dans la clarté lunaire

Et les épis secrets.



Mes lignes sont écrites avec la mer à boire,

Le minerai de l’âme,

La flamme et la fumée,

La rumeur de l’abeille

Quand elle touche la rose,

Le fleuve Saint-Laurent

Qui porte mes racines,

Le chant de l’embouchure,

La queue de l’arc-en-ciel,

Le corail et l’écaille.



Mes lignes sont écrites à la lumière du rêve,

Avec l’inconscient, le soleil

Et les graines affamées.

Je chante l’heure nue,

Le fumier frais des vaches,

La croissance des feuilles,

Le glissement des reptiles,

Les lapsus du vent.

L’amour attend son heure

Comme un lampyre dans la nuit.

Je ne sais pas encore

Ce que parler veut dire.

Je donne la lumière

Sans savoir d’où elle vient.

J’écris pour être ce que j’aime.





Jean-Marc La Frenière -

Poème : Mes Lignes Sont Écrites - (22 juillet 2004)



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Jean-Marc La Frenière
TerrainsVagues   19 mai 2018
Jean-Marc La Frenière
Je n’ai pas honte des gens que je fréquente

qu’ils soient prophètes ou mécréants,

bandits ou imbéciles, poètes ou vidangeurs,

trafiquants de rêve ou paresseux,

J’ai honte pour l’homme quand il se fait banquier,

flic, homme d’affaires ou bourreau,

avocats de la poursuite,

comptable du silence ou notaire du cœur.

Je n’ai pas honte d’être pauvre.

J’ai peur d’être riche au détriment du monde.
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Moovanse   19 septembre 2015
Manquablement de Jean-Marc La Frenière
Pour le dos du rêveur, le réel manque de vertèbres.

Les uns prient, les uns pleurent, tant d'autres font semblant.

Les uns jouent de l'accordéon, les autres jouent du tiroir-caisse.

Le temps travaille pour nous sauf si l'homme s'en fait une monnaie d'échange.

Je le préfère modulant sa rengaine aux chiffres des horaires.



L'infini aura toujours raison sur les mauvaises nouvelles.



Que m'importe le pont quand les vagues m'appellent.

Toutes les terres lointaines, les chemins inconnus, les astres inaccessibles,

j'y suis passé jadis dans les pas d'un enfant.



A force d'aller nue, mon âme cherche encore un vêtement à sa taille.



Dans mon terrier d'étoiles, j'épie l'envers du monde.

Chaque chose habitée comme un corps dans un corps.

Je mêle mon haleine à celle des racines,

ma sueur à la soif,

ma parole aux galets.



Dans ce siècle de verre, je cherche une lumière qui ne soit pas factice.



Portant mon âme sur les épaules,

je tends les bras vers le soleil.





(p9-10)

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Jean-Marc La Frenière
sabine59   29 janvier 2017
Jean-Marc La Frenière
Il suffit d'un mot

Pour traverser le silence,

D'une vague perdue

Pour entrevoir la mer.



Il suffit d'une épine

Pour connaître la rose,

D'une entaille de lumière

Pour que s'ouvre la nuit.



Il suffit d'une vie

Pour atteindre la mort,

D'un seul geste d'amour

Pour toucher l'infini.
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Jean-Marc La Frenière
TerrainsVagues   26 mai 2018
Jean-Marc La Frenière
Chaque pissenlit.



Les gens de mon village n'ont pas de pieds, mais des pneus, de l'huile à vidange au lieu du sang, une soupape à moteur à la place d'un cerveau. Même les fraises y ont un goût de pétrole. La culture reste en panne au fond d'un vieux garage entre un licol et deux charrettes à foin. L'économie éteint le feu dans la paille des mots. La terre a mis sa robe d'été, son calicot de fleurs sauvages. Ce qui s'habille se dénude, de la plage à la branche. Chaque pissenlit fait sa fête au soleil. La pluie n'est pas jalouse. Elle se souvient de la caresse des vers de terre et de la soif des fougères. J'ai traversé la plaine où terre et ciel se marient. Me voici dans les pins, les chênes, les bouleaux. Un arbre en appelle un autre comme un oiseau de branche en branche. Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres.



Les années s'accumulent, mais alourdissent l'ignorance. J'ai toujours préféré le hi-han des ânes à celui des ambulances, le bonnet d'âne au képi militaire, la peau nue d'une femme aux ses robes griffées, le jardin de Prévert aux graphiques de Marcellin Pleynet, le fracas des abeilles aux statistiques des comptables. M'écorcher la peau aux ronces des mûriers à brouter les pavés. Sans vraiment le vouloir, les yeux finissent par créer ce qu'ils voient. Si la chaleur augmente la lumière, le froid améliore la clarté. Quand il ne restera plus que les mots de la terre, j'en sèmerai partout. Il poussera des fleurs sur le plancher des banques, des arbres dans les rues, des ruisseaux pour les pieds des enfants, des pierres pour s'asseoir. Il faut savoir aimer pour que les mots retiennent la mémoire des corps.



Ce n'est pas la loi qui m'inquiète, mais ceux qui la respectent, le Christ aimant sa croix, les esclaves qui caressent leurs chaînes et dilapident leur espoir en billets de loterie. Qui donc leur a fait croire qu'on peut sauver le monde par une catastrophe? On entre à l'usine comme dans l'idée de Dieu. La paie est devenue l'église. Nulle part c'est partout et partout c'est nulle part. Même fermés, les yeux n'arrêtent pas de voir. L'ouvert et le fermé s'épousent. On vit, on meurt, à chaque instant. On ne voit pas le temps. Il y a trop d'espace autour. Il est déplorable qu'on doive connaître la prison avant de s'évader. Ce n'est pas comme la chenille dans un cocon.. L'homme n'est pas un papillon.



Je ne sais pas tout à fait ce que je vois. Malgré le jargon des savants, la vie reste un mystère. Je regarde le monde à travers les robes des femmes. Il ne faut pas confondre le labyrinthe avec l'errance, l'abstraction et la transcendance. Tant qu'il reste un contraste entre la chair et l'acier, l'espérance subsiste. Je cherche un peu d'amour parmi les blessures, les maladies, les morts. J'ajoute du réséda à l'abstraction, de la menthe à la tisane amère des années. Le temps est parfois si compact qu'on le touche du doigt. Il est difficile d'imiter le pschitt des chats avec des cubes d'alphabet rongés par les souris. Il faut avoir aimé pour créer la beauté, avoir été heureux pour croire à la bonté.
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