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Note moyenne 3.49 /5 (sur 151 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Jean Mattern est né en 1965 dans une famille originaire d’Europe centrale. Il vit à Paris avec sa femme et ses trois enfants et il travaille dans l’édition.

Les Bains de Kiraly, son premier roman, a été remarqué par la critique et les libraires lors de sa publication chez Sabine Wespieser éditeur en août 2008. Le festival du premier roman de Laval l'a également sélectionné pour son prix qui sera remis au printemps 2009.

Jean Mattern reçoit le Prix des Lecteurs du Salon du Roman Historique 2015 de Levallois pour son roman Septembre.

Jean Mattern est éditeur et responsable des acquisitions de littérature étrangère aux éditions Gallimard [2015], principalement pour la collection Du monde entier, Il est aussi romancier.

Jean Mattern est Chevalier des Arts et des Lettres.
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Source : www.swediteur.com
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Après avoir publié de nombreuses nouvelles dans des journaux américains, Baird Harper publie un premier roman magistral, "Demain sans toi" (Grasset). Une magnifique variation sur la famille présentée, ici, par son éditeur français, Jean Mattern. Photo : © Chris Ocken

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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlem   03 octobre 2019
Une vue exceptionnelle de Jean Mattern
DAVID

Comme souvent, je me suis levé un peu avant toi. Ces heures du petit matin, quand la nuit n’est pas encore tout à fait vaincue, me sont précieuses, j’aime ces moments où tout semble possible, et je ne me lasserai jamais d’observer les reflets des premiers rais de lumière sur l’eau. Cette grande baie vitrée est une bénédiction, ouverte sur le ciel parisien et surtout sur la Seine juste en contrebas, c’est un peu comme si je disposais de la meilleure loge à l’opéra pour moi tout seul, le spectacle est différent à chaque fois, et bien que je prenne plaisir à prolonger le plus possible ce temps à moi dans le silence et la lumière argentée de la nuit finissante, il m’arrive souvent de retourner dans le lit où tu dors encore, je te réveille en te caressant tout en douceur, parfois je te fais l’amour sans prononcer un mot, comme pour partager ces débuts avec toi, ces premiers instants du jour qui renaît, et tu me traites bien sûr de sentimental à la table du petit déjeuner quand je te dis mon bonheur, mais ce n’est pas la seule différence entre nous, car, pendant que j’écris des biographies de musiciens ou d’artistes oubliés dont l’existence ne changera le cours des choses pour personne, tu opères, tu sauves des vies et modifies la trajectoire de tant de biographies, et pas seulement sur le papier. Cette pensée me donne parfois le vertige.
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Missbouquin   06 août 2012
Simon Weber de Jean Mattern
"Depuis la mort de ma mère, il avait voulu prouver à la terre entière que son éducation à elle seule ferait de moi un être exceptionnel.



Il avait oublié que la maladie n'en avait cure, des êtres exceptionnels."
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gegetrois   03 août 2015
Les bains de Kiraly de Jean Mattern
Mon père ne voulut pas des services des pompes funèbres. Il voulait se charger lui-même de ces derniers instants de Marianne, avant que ....Avant que la lumière ne s'en aille pour toujours de son visage d'adolescente, avant que le gravier ne crisse sous le poids de son cercueil, avant que les cordes ne claquent. Avant le bruit sourd des pelletées de terre sur le bois.
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michelekastner   27 décembre 2012
Simon Weber de Jean Mattern
Ne dis rien. Pas maintenant. A moi de te dire quelque chose. : fais comme si. Oui, fais comme si tu avais du temps devant toi, tout le temps du monde. On dit toujours aux gens de vivre comme s'ils devaient mourir demain. C'est une idée vaguement romantiuque, une phrase à la mode. Mais cela n'a aucun sens. C'est l'inverse qu'il faut faire ! Vivre comme si la vie, toute la vie nous appartenait, comme s'il n'y avait pas de fin à cette aventure. Alors ne décide rien maintenant, sous prétexte que tu risques de mourir. Rivka, moi, ou personne, Paris, Jérusalem ou Londres peur-être, prends ton temps. Ne décide rien en fonction de ta peur.
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CorentinG   26 août 2015
Septembre de Jean Mattern
J'ai acheté ce livre car il a reçu le prix historique de Levallois. Je pensais donc me documenter sur le drame survenu lors des jeux olympiques de Munich mais j'ai été très déçu : sous couvert de cet événement dramatique, le roman ne traite en réalité que d'une banale rencontre entre deux homosexuels.

De plus, le style est gentillet, n'a rien de transcendant.

À la limite, je préfère partir en vacances avec un Guillaume Musso ou un Marc Lévy tant qu'à ne pas faire dans la grande littérature.. La masturbation intellectuelle ; très peu pour moi !
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SZRAMOWO   23 avril 2016
De lait et de miel de Jean Mattern
Jadis aux confins de l'empire habsbourgeois, après une parenthèse turque d'un siècle et demi, le Banat avait été découpé en morceaux sur les cartes d'état-major lors de la conférence du Petit Trianon, et pour l'essentiel, la région fut intégrée à la Grande Roumanie en 1919.

(…)

Stefan partirait en Allemagne vêtu d'un manteau de la SS et moi, j'irais ailleurs, ou nulle part.

(…)

Une personne déplacée. Nous partagions cette expérience et (...) cela faisait certainement partie des ressorts qui firent naître, dans l'alchimie incompréhensible des désirs et des décisions, ce sentiment d'amour entre nous.

(…)

Le lait et le miel ne couleraient plus pour nous.

(…) L'oubli nous accompagne de manière si étrange tout au long de notre vie. Parfois, le temps ne nous l'offre pas, refusant tout répit à notre mémoire. (...) Mais parfois aussi, alors que nous voudrions tant conserver au fond de nous une image, un parfum, une parole, l'oubli, imperceptiblement, nous les ravit.
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Missbouquin   06 août 2012
Simon Weber de Jean Mattern
"'Il faut s'accrocher' permettait sans doute au personnel médical de ne pas avoir l'impression de radoter, mais elle ne m'offrait pas plus matière à réfléchir [...], car à quoi pouvais-je bien m'accrocher, à dix-neuf ans ?"[...] à mon âge, je n'avais pas encore assez de passé pour me convaincre que l'avenir ne pourrait en aucun cas se jouer sans moi."
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LabiblideVal   04 juillet 2018
Le bleu du lac de Jean Mattern
[…] l'idée qu'on enferme définitivement ce visage dans le noir m'est insupportable, lui qui n'était que lumière […]
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Accalia   09 novembre 2012
Simon Weber de Jean Mattern
On dit toujours aux gens de vivre comme s'ils devaient mourir demain. C'est une idée vaguement romantique, une phrase à la mode. Mais cela n'a aucun sens. C'est l'inverse qu'il faut faire! Vivre, comme si la vie, toute la vie, nous appartenait, comme s'il n'y avait pas de fin à notre aventure.
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fanfanouche24   12 juillet 2018
Le bleu du lac de Jean Mattern
(...)je me suis demandé parfois si j'aurais encore pu inverser le cours des choses ensuite, s'il était encore possible de -résister- mais résister à quoi, au juste ? Dire que notre vie se joue ainsi en quelques secondes, mourir, tomber amoureux, faire un pas de côté, tout cela en quelques instants, si on veut les additionner, ces rares moments à vraiment infléchir le cours de nos existences, cela ne fait pas grand-chose au bout du compte, comparé à toutes ces heures dans une vie où l'on se laisse seulement porter par le flot, à toutes ces semaines, ces mois où l'on ne fait qu'emprunter la route toute tracée, sans jamais en dévier, sans jamais chercher à s'en écarter. (p. 40)
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