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Note moyenne 4.13 /5 (sur 44 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bogny-sur-Meuse
Biographie :

Natif de Bogny-sur-Meuse dans les Ardennes, Jean-Michel Lecocq est désormais installé dans le Var .
Il fut longtemps inspecteur de l'Éducation nationale de la circonscription de Sedan.
Après Le secret des Toscans (L'Harmattan, 2009) et Le Christ jaune (L'harmattan, 2010), Jean-Michel Lecocq propose, avec 24, une plongée dans le Paris de 1572, en proie aux troubles civils et religieux.

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Jean-Michel Lecocq invité de l'écrivain Youcef ZIREM. Berbère TV - Graffiti - vidéo Emission - Graffiti - du 16 mai 2013


Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
Lilou08   29 avril 2015
Rejoins la meute ! de Jean-Michel Lecocq
Loin de les ramener à de meilleures dispositions, cette expérience les avait confortés dans leurs penchants morbides et dans leur haine de leurs semblables. Au terme de leur internement, ils avaient prix la route, espérant rencontrer, dans cette vie d’errance, d’autres compagnons susceptibles de les aider à matérialiser leurs délires. Jusqu’à leur rencontre avec Pat, ils n’avaient réussi qu’à se marginaliser de plus en plus, sans trouver les moyens de concrétiser leurs fantasmes. Manque d’envergure mais aussi d’imagination. Ludovic Marty et Anthony Level n’étaient que des velléitaires, incapables de passer à l’acte sans que quelqu’un leur tînt la main. De menus larcins en petits trafics, faisant à l’occasion la manche, ils s’étaient enfoncés dans une marginalité croissante qui les avait fait s’échouer à Florac, point de ralliement de bon nombre de leurs congénères.

Un jour, Pat avait fait irruption dans leur existence, leur proposant d’accomplir le rêve de leur vie. Ce qu’ils n’espéraient plus allait se réaliser.

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Lilou08   30 décembre 2017
Les enquêtes du commissaire Payardelle, tome 1 : Un charmant petit village de Jean-Michel Lecocq
La journée du samedi à Villecroze s’était déroulée sous le signe de l’agitation.

Celle des habitants, d’abord, que l’on avait vus déambuler dans les rues, aller les uns chez les autres pour échanger leurs sentiments sur l’article de La Gazette, attendre le passant sur le pas de porte pour le héler, recueillir ses impressions et confier les siennes. Ceux qui avaient acheté le journal se faisaient un plaisir de le prêter à ceux qui ne l’avaient pas encore lu. Tous les Villecroziens étaient unis dans un même papotage qui avait occupé tout un chacun depuis le tôt le matin jusqu’à tard en fin de journée. Tandis que les uns s’offusquaient des allégations du journaliste, d’autres commençaient à répandre le soupçon.
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Lilou08   19 avril 2014
24 : Thriller de Jean-Michel Lecocq
Paris, le mardi 26 août 1572, l’après-midi



A l’image de la fièvre qui avait embrasé Paris trois jours durant, la chaleur était retombée d’un cran. Pour autant, si la canicule ne sévissait plus avec la même force, l’atmosphère était devenue lourde et l’orage menaçait. La capitale était semblable à une ruche où chacun s’activait à redonner aux rues l’aspect paisible que Vincenzo avait découvert à son arrivée. La tâche était rude. Les cadavres s’entassaient aux carrefours, attendant les chariots qui devaient les emmener hors des murs, vers les faubourgs où des fosses avaient été creusées. Des femmes éplorées, des hommes hagards, traînant parfois derrière eux une progéniture dépenaillée, cherchaient dans les monceaux de dépouilles l’un des leurs disparu depuis la veille ou l’avant-veille. Les visages, rendus la plupart du temps méconnaissables, ne permettaient plus d’identifier un parent, un enfant ou un ami. Il était impossible de se fier à un objet, à un bijou, tous les cadavres ayant été dépouillés. On s’en remettait aux vêtements souillés de sang et de poussière quand ils n’avaient pas été totalement déchirés.



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Lilou08   22 avril 2015
Dans la mémoire de l'autre polar de Jean-Michel Lecocq
Franck Michels ne ressemblait pas à l’idée que s’en faisait Théo. Alors qu’il imaginait, sous les traits du voyeur, un homme d’un certain âge, un peu rondouillard, le regard torve et la bouche lippue, il se retrouvait face à face avec un fringant quadragénaire, assez bel homme, vêtu d’un corsaire de marque, retenu par une ceinture Ted Lapidus, assortie d’un marcel qui soulignait avantageusement un torse musculeux. Rien de ce que ses représentations pouvaient laisser présager. Michels avait tout d’un play-boy en vacances, capable de séduire les plus jolies filles pour assouvir ses fantasmes, sans avoir à passer par le truchement de clichés volés et de misérables planques derrière un téléobjectif. Me serais-je fourvoyé ? se demanda Théo, en entrant dans la chambre 225…
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Lilou08   30 décembre 2017
Les enquêtes du commissaire Payardelle, tome 1 : Un charmant petit village de Jean-Michel Lecocq
En bonne provençale, elle avait décidé de faire découvrir à Théo la cuisine du pays au travers d’une de ses recettes favorites, le risotto aux saucisses salées qu’elle présenta en provençal sous l’appellation saucisso emè de ris. Théo dut admettre que ses papilles venaient de faire une de leurs plus belles découvertes. Des saucisses salées grillées étaient servies dans un assaisonnement où se retrouvaient un oignon coupé en petits dés revenus à la poêle, un coulis de tomate, une feuille de laurier et des clous de girofle, le tout cuit lentement dans de l’eau avec le riz. Saint-Fons qui se réservait le privilège de choisir le vin avait remonté de sa cave un château Thuerry 2009, un cru local qui accompagna agréablement le dîner jusqu’aux fromages.
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Lilou08   30 décembre 2017
Les enquêtes du commissaire Payardelle, tome 1 : Un charmant petit village de Jean-Michel Lecocq
Je m’en tiendrai aux fait, monsieur Levert. Exclusivement aux fait. Si vous avez été accusé injustement, votre hiérarchie prendra votre défense. Dans le cas contraire, nous aviserons en temps utile.

En prenant congé de son directeur, Robert Parenteau, bien que caparaçonné et préparé à tous les types d’épreuves, ressentit un curieux malaise annonciateur de lendemains difficiles.
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Lilou08   30 décembre 2017
Les enquêtes du commissaire Payardelle, tome 1 : Un charmant petit village de Jean-Michel Lecocq
La gendarmerie ne semble pas vouloir donner suite au suicide des époux Loret survenu jeudi 9 mai à Villecroze. Vous non plus d’ailleurs si j’en juge par le dernier article paru dans votre édition du 11 mai. Derrière ce qui passe pour un suicide, se cache pourtant un crime. Je le sais et je vous en administrerai la preuve.
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Lilou08   30 décembre 2017
Les enquêtes du commissaire Payardelle, tome 1 : Un charmant petit village de Jean-Michel Lecocq
Théo Payardelle avait fini par tenir pour rituelles les convocations que lui adressait Pierre Jouve, le directeur général de la police judiciaire. Il s’en amusait tout en se demandant, à chaque fois que le numéro de Jouve apparaissait sur l’écran de son portable, quelle surprise l’autre lui réservait.
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Lilou08   19 avril 2014
24 : Thriller de Jean-Michel Lecocq
Alors ? s’impatienta la reine, à l’adresse du mage.

Les tissus sont déjà en partie détériorés, répondit Pulverini mais la disposition des taches est encore lisible.

J’attends ! s’énerva Catherine.

Ce sont bien les Réformés, Majesté, lui annonça le mage.

Et c’est tout ? insista-t-elle.

Pulverini avait commandé à Tasquin d’ouvrir plus profondément. Le scalpel avait poursuivi son œuvre. Le cerveau du pauvre Delforti était présent presque séparé en deux. Le bailli n’observait plus la scène. Il avait ostensiblement tourné les talons et, d’un air désaprobateur, il affectait de regarder le plafond voûté. Au contraire, Desmeliers était ravi et son visage, d’ordinaire si dur, s’était figé dans un sourire presque béat.

Les Réformés, je l’avais bien dit, se permit-il de clamer, en regardant le bailli d’un air triomphant.

Silence ! ordonna la reine. Ce n’est pas terminé ! Continuez Pulverini !

Le mage s’était penché jusqu’à toucher du nez le crâne ouvert.

L’assassin est un Calviniste. C’est sûr. Ils sont même sans doute plusieurs si j’en juge par le nombre des taches. Mais je vois aussi autre chose, à présent.

Vas-tu enfin te décider à être plus précis ? s’emporta Catherine.

Eh bien ma reine, je vois qu’un homme est venu en ces lieux. Il a posé des questions. Cet homme connaît la vérité. Il est venu ces jours derniers.

La reine était rouge de colère. Grandfontaine, qui la connaissait, s’attendait au pire et pressentait l’explosion qui allait s’abattre sur le mage ou sur eux tous, sans distinction. Catherine était capable de colères violentes et, dans ces instants-là, il ne faisait pas bon se trouver dans les parages.



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Lilou08   19 avril 2014
24 : Thriller de Jean-Michel Lecocq
Lorsqu’il eut mis son butin en sécurité, le bedeau se décida à alerter le curé.



Paris, le lundi 25 février 1572, 10 heures, le matin



Pierre Talbot, le curé de la paroisse, avait fait prévenir les services du diocèse avant de se rendre à l’église. Il savait que le prévôt viendrait bien assez tôt et qu’alors, comme cela était devenu une habitude, les deux juridictions se querelleraient sans fin, sans pouvoir déterminer laquelle des deux était compétente pour enquêter sur ce crime. Déjà, l’année précédente, la rivalité entre les deux avait desservi l’enquête et sans doute permis au criminel d’échapper aux foudres de la justice. En ce qui le concernait, son choix était sans équivoque. A ses yeux, l’autorité diocésaine était forcément la seule habilitée à gérer cette affaire. Il avait beau ne pas être toujours d’accord avec son évêque, il avait le sens de la hiérarchie et une haute idée de son devoir. Au grand dam de ses paroissiens, il avait dû annuler la première messe, le temps d’effectuer les constatations d’usage et de remettre en ordre les lieux.

- La même chose que l’été dernier ! répétait Séverin, son bedeau. La même chose, monsieur le curé !

- Et, mon pauvre Martin, c’est encore toi qui as eu la malchance de découvrir ce crime.

- Aucun problème, monsieur le curé, le rassura Séverin. Avant d’être à votre service, j’étais fossoyeur à Saint-Etienne du Mont. Les cadavres, je connais, ça ne me fait pas peur.

- Alors pourquoi as-tu l’air aussi inquiet ?

- Ce n’est pas le cadavre, monsieur le curé, mais le signe.

- Quel signe, Martin ?

- Le même signe que sur l’été dernier. Dans la main. Ce dessin.



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