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Note moyenne 3.37 /5 (sur 41 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Chambéry , 1944
Biographie :

Ecrivain français, de père sicilien, traducteur notamment d’Umberto Eco, Jean-Noël Schifano est surtout et avant tout napolitain, se flattant d’ailleurs d’avoir été fait " citoyen d’honneur " de cette ville où il a vécu de nombreuses années. Il a enseigné dans les principales universités du sud de l’Italie et a dirigé l’Institut français de Naples de 1992 à 1998.
Naples est depuis trente ans source de vie et de création pour Jean-Noël Schifano. Naples est dans tous ses livres depuis 1981. Directeur littéraire aux éditions Gallimard, Directeur de la collection " Continent Noir " critique à la N.R.F et au Monde, il a traduit les grands auteurs italiens, parmi lesquels Umberto Eco (Le Nom de la rose, entre autres), Leonardo Sciascia, Alberto Savinio, Italo Svevo, Elsa Morante. Il a publié notamment L’Éducation anatomique, Chroniques napolitaines, La Danse des ardents, Les Rendez-vous de Fausta chez Gallimard.

En 2005, il devient directeur artistique de Creator Vesevo, un musée à ciel ouvert sur les pentes du Vésuve consacré à l'art contemporain.
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Source : http://www.etonnants-voyageurs.net
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Vidéo de
Jean-Noël Schifano - E.M. ou La divine barbare .
Jean-Noël Schifano vous présente son ouvrage "E.M. ou La divine barbare" aux éditions Gallimard. http://www.mollat.com/livres/jean-noel-schifano-divine-barbare-roman-confidentiel-non-finito-9782070141098.html Notes de Musique : Enrico Rava - Stefano Bollani - 12 Birth of A Butterfly, var.
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Citations et extraits (7) Ajouter une citation
ericlesapiens   25 novembre 2016
Encore un tour autour de la vie de Jean-Noël Schifano
La lumière napolitaine éclaire l'ombre même qui déchire les cœurs. Des étoiles aux étrons la lumière napolitaine raconte tout, expose les nuits comme en plein jour. Elle est torse comme une colonne baroque qui joue à faire tourbillonner sur son fût de chêne doré la tête de mort édentée, au crâne et orbites patinés par des mains palpitant de vie, avec la tête joufflue d'un séraphin au cou annelé de rondeurs grasses ailées de larges rémiges.
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Vanros   06 novembre 2016
Chroniques napolitaines de Jean-Noël Schifano
En pleine canicule, entre deux et quatre heures de l'après-midi, les rues de la ville sont presque désertes. Les noires dalles de lave vous renvoient des bouffées brûlantes qui vous suffoquent. Le feu est sur votre crâne, le feu est sous vos pieds : aucune issue ; les vicoli, ce réseau serré de veines qui irriguent d'un sang lourd et fiévreux le ventre boursouflé de Parthénopé, la sirène échouée, ne vous mènent nulle part. Vous êtes prisonnier, suspendu dans les filets ardents de Naples. A deux pas des forges de Vulcain, l'air soufré du soufflet infernal excite les démons, qui enfourchent le passant et le précipitent dans les torrents de roches ignées. Vous êtes une âme du Purgatoire aux ailes de flammes et aux flammes vous léchant, vous consumant, jambes et sexe, jusqu'au ventre, une de ces Âmes que vous rencontrez par groupe de quatre ou cinq, à chaque coin de rue, dans leur niche de verre, la Femme, le Prêtre, le Jeune Homme, le Soldat, le Borgne, parfois, étrange cyclope barbu réchappé du Tartare pour se trouver pris dans un lac de feu, tous agitant désespérément leurs bras tendres et leurs seins tendus sur le fond cramoisi du piperne creusé.

Avant qu'il ne soit trop tard, léger touriste venu du Nord, file dans ton gîte, ferme ta porte, tes fenêtres, tes volets, allonge toi nu sur un drap - notre linceul poméridien, d'où l'on ne ressuscite qu'à la tombée du soleil. Ces heures étouffées où la terre et les cieux flambent ne sont pas pour toi, frôleur de cités rêvées ; ce sont les heures des grandes passions inassouvies, les heures de l'amour incertain et de la mort évidente, les heures où la mer noircit, les heures figées que ne connaît aucune autre ville du monde, et qu'à Naples on appelle "les heures contraires".
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ericlesapiens   31 décembre 2016
Encore un tour autour de la vie de Jean-Noël Schifano
Je crois que j'ai travaillé comme la foudre, je crois que mes forces avaient triplé, sinon je n'aurais pu accomplir tout ce que j'ai fait. Avant le retour de Norma et de la bonne qui l'accompagnait à l'école, j'ai éliminé toute trace du cadavre. D'abord, les taches de sang et de cervelle, les éclats d'os de la boîte crânienne. Ensuite, dans la salle de bains, à plusieurs reprises, et quand j'étais seule, j'ai découpé en morceaux le corps de mon amie.

Depuis mon mariage, j'avais de quoi couper et découper, mieux que les instruments du vieux Gino : un couteau à saigner, un couteau de boucher, simple et rigide, et le plus important pour moi en ce moment, le couteau désosseur à lame usée, la plus fine qui soit, une bonne scie pour l'osso-bucco des jours de fête, un large et lourd couperet.
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gerard-lepapy   29 mai 2019
La danse des ardents, ou, La vie de Masaniello de Jean-Noël Schifano
A partir de ce jour, au dessus de la porte du basso de Berardina, comme à la fenêtre du vico Rotto, où demeurait Masaniello, et durant une semaine, on vit pendre des couvre-lits brodés de mille motifs floraux et des couvertures aux vives couleurs, selon la coutume pour signifier à tout passant que, sur cette terre ballerine et sous la ronde des astres, deux jeunes vies s'étaient données l'une à l'autre pour l'éternité.
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Marti94   22 septembre 2019
Le coq de Renato Caccioppoli de Jean-Noël Schifano
Il faut dire que la dictature fasciste, comme, depuis des siècles et des siècles, tous les pouvoirs, politiques, militaires ou religieux, supportait difficilement l’esprit de liberté que respirent et qu’exhalent le peuple napolitain et sa plèbe.
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Marti94   22 septembre 2019
Le coq de Renato Caccioppoli de Jean-Noël Schifano
Je suis fière de mes rides, Giannatale, me dit-elle lors de notre première rencontre dans son appartement perché sur la colline du Vomero, j’ai mis tant d’années pour les faire !…
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Marti94   22 septembre 2019
Le coq de Renato Caccioppoli de Jean-Noël Schifano
— Cul sec ?…

— Oui, c’est ça, cul sec !… Tiens, justement Renato disait que les Français mettaient le cul partout, y compris au fond des bouteilles !…
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