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Citations de Jean-Patrick Manchette (308)


Jean-Patrick Manchette
Kittiwake   15 juillet 2015
Jean-Patrick Manchette
Je décrète que polar ne signifie aucunement roman policier. Polar signifie roman noir violent. Tandis que le roman policier à énigme de l'école anglaise voit le mal dans la nature humaine mauvaise, le polar voit le mal dans l'organisation sociale transitoire. Le polar cause d'un monde déséquilibré donc labile, appelé donc à tomber et à passer. Le polar est la littérature de la crise.
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jeranjou   06 novembre 2013
Le petit bleu de la côte Ouest de Jean-Patrick Manchette
- Ta mère est une conne.
- Ma mère est une conne, approuva Béa avec une équanimité désarmante.
Nous déjeunons chez elle et tu me feras le plaisir d’être rasé et poli. […]

- Un de ces jours, dit-il, je vais devenir subitement fou et tu ne t’en apercevras même pas.
- S’il y a une différence, je la verrai.
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jeranjou   11 juillet 2013
Le petit bleu de la côte Ouest de Jean-Patrick Manchette
Gerfaut se rangea sur l’accotement, entre deux arbres, à côté de la portière arrachée. […] Il arrêta le lecteur de cassette.

Peut-être allait-il découvrir des cadavres hideusement mutilés, une fillette aux nattes gluantes de sang, ou bien des blessés retenant leurs tripes à deux mains, on ne peut décemment faire ça en musique.



Ps : Quel humour noir décapant ! Mais, je vous rassure, le conducteur est encore en vie !
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carre   09 décembre 2012
Journal 1966-1974 de Jean-Patrick Manchette
La politique contemporaire présente plus que jamais l'apparence du désordre et de l'incohérence, parce qu'elle ne peut présenter que son apparence.
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Bobby_The_Rasta_Lama   05 octobre 2020
Les Yeux de la momie : L'intégrale des chroniques de cinéma parues dans "Charlie Hebdo" de Jean-Patrick Manchette
Souvent, le mystère le plus total plane sur le contenu des films présentés. Quel peut être le sujet d'"Enfant velu", qui passe en version originale, accompagné par "L'Or ensorceleur", également en version originale ? Cela se joue à Barbizon, qui propose aussi, et toujours en v.o., "Excellente Maîtrise de la technique Wushu". La dernière visite que je fis au Barbizon me permit de voir un film sur la trépidante exhumation d'une momie vieille de deux mille ans. Le documentaire insistait, lors des plans de dissection de ladite momie, sur divers organes épars (fémur, orteil, tripes) en soulignant leur excellent état de conservation.
On peut aussi aller au Centre culturel canadien. Non seulement l'entrée est gratuite, mais on projette des dessins animés de la série "Merci monsieur Noé" et "Les voyages de Tortillard". C'est fort instructif, et une bonne occasion de traumatiser encore davantage vos bambins. Ils pourront suivre "Les danses des abeilles", "Pouvoir d'attraction de la reine des abeilles", "La technique des émaux", "Fonte à la cire perdue" et "L'ébéniste".
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Pecosa   28 juin 2020
Les Yeux de la momie : L'intégrale des chroniques de cinéma parues dans "Charlie Hebdo" de Jean-Patrick Manchette
Certains soutiennent qu'on ne peut pas critiquer bien ce qu'on n'aime pas. Ça non plus, il ne faut pas s'en étonner dans un temps où ce que l'on appelle une bonne critique, c'est bonnement une apologie.
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Pecosa   27 juin 2020
Les Yeux de la momie : L'intégrale des chroniques de cinéma parues dans "Charlie Hebdo" de Jean-Patrick Manchette
Pas d'ortolans pour la Cloducque, de Pierre Siniac, n'est pas un film, mais un livre qui vient de paraître aux Editions des Autres. Lugubre, déguelasse, hilarant. Si vous ne connaissez pas encore les bouquins de Siniac, surtout la série d'aventures de Luj Inferman et la Cloducque, vous perdez quelque chose. Au lieu d'aller au cinéma comme des veaux, apprenez à lire et procurez-vous dare-dare ce bouquin.
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jeranjou   05 août 2013
La position du tireur couché de Jean-Patrick Manchette
-Je te demande dix ans, a dit Martin. Ce sera peut-être moins si j’ai de la chance. Si je n’en n’ai pas, il me faudra dix ans, j’ai calculé.

Anne jure de l’attendre. Elle l’embrasse en pleurant. Elle a seize ans et demi, Martin en a dix-huit.
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Ladybirdy   16 novembre 2020
Mourir d'aimer de Jean-Patrick Manchette
Le monde brise les hommes. La plupart des hommes. Et il se forme un cal à l’endroit de la fracture. Ceux qu’il ne peut pas briser, le monde les détruit.
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Bobby_The_Rasta_Lama   07 octobre 2020
Les Yeux de la momie : L'intégrale des chroniques de cinéma parues dans "Charlie Hebdo" de Jean-Patrick Manchette
Quelque distributeurs ont périodiquement l'assez bonne idée de sortir des films japonais de grande consommation. Après l'amusant "Cimetière de la morale" de Fukasaku, on pourra voir à partir d'aujourd'hui "Baby Cart l'enfant massacre" de Kenji Misumi, plus hilarant pour qui aime les déchaînements surréels de violence sanglante, et mieux mis en scène. Il s'agit d'un tueur qui se balade avec son môme, lequel est dans une voiture d'enfant, laquelle est pourvue de gadgets destructeurs, notamment des roues à lames qui tranchent les jarrets adverses. Beaucoup de tueries à l'arme blanche se succèdent. Combats, tortures, mutilations et giclement de sang sont organisés selon une ambition chorégraphique, de sorte que cet ahurissant massacre est rigolo et non heurtant.
Ce genre de film ultraviolent est apparu dans les années 60 surtout. Il faut bien connaître l'histoire et la culture japonaises pour en déterminer exactement les filiations. Du moins peut-on supposer que c'est influencé formellement par le théâtre dansé kabuki, et idéologiquement par le mythe du guerrier samouraï.
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Pecosa   29 juin 2020
Les Yeux de la momie : L'intégrale des chroniques de cinéma parues dans "Charlie Hebdo" de Jean-Patrick Manchette
Pandora ressort. C'est un de ces films dont on dit qu'ils sont mythiques. C'est, comme on dit aussi, l'oeuvre d'un fou, Albert Lewin, esthète oscarwildien et réalisateur de quelques films seulement, dont Le Portrait de Dorian Gray et Bel Ami. Dans chacun de ses films confluent l'esthétisme décadent et la pire frivolité hollywoodienne. Quelques-uns ne voient donc ici que du bran, quelque chose comme les jardins californiens de W.R. Hearts, de la merde dans une urne d'or clinquant; et d'autres : "Des bas en soie, la chose aussi."
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Jean-Patrick Manchette
doublepage   29 janvier 2019
Jean-Patrick Manchette
Le Roman Noir est le roman de la crise. Pas étonnant qu'il reprenne du service ces derniers temps.
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Pavlik   20 avril 2016
Fatale de Jean-Patrick Manchette
Ce qui nous retient de nous abandonner à un vice, c'est que nous en avons plusieurs.
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koalas   12 mars 2020
Chroniques de Jean-Patrick Manchette
Pourquoi des polars plutôt qu'autre chose ? Je n'avais pas une vieille culture polardeuse, mais il se trouve que j'avais une grand mère maternelle etonnante. Elle etait écossaise, avait été suffragette, s'etait couchée sur les voies de chemin de fer et tout ça, et elle avait fait partie de la première génération de filles admises dans les universités britanniques. Quand j'avais huit ou neuf ans, elle devait en avoir soixante-dix, elle avait des cheveux aile-de-corbeaux, un mètre quatre-vingts et s'habillait en rouge, ce qui semait la panique dans le petit village normand où elle résidait ; et elle lisait la Série Noire. Par elle je suis tombé sur Cheyney, Hadley Chase, et je me rappelle que j'ai été impressionné à l'époque, par Il gèle en enfer d'Helliott Chaze : la nana à poil qui se vautre dans les billets de banque après le braquage, c'est très frappant pour un môme pré pubertaire, c'est ma «scène primitive» de polardeux.
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andreas50   02 mai 2019
La position du tireur couché de Jean-Patrick Manchette
- Où sera la cible ?
- Ici. A Paris.
- Les quinze jours d'attente, dit Terrier, je veux les passer en Océanie.
- Mais pourquoi ? demanda Cox avec un étonnement sincère.
- Parce que je ne vois rien de mieux. Où est-ce que vous iriez, vous, à ma place?
- Je ne bougerais même pas.
- Ça ne m'étonne pas.
- Vous êtes stupide, Christian, dit Cox avec une espèce de colère. Vous êtes un crétin. Je ne bougerais pas d'ici ou de n'importe quel endroit qui soit mieux qu'un autre, sauf les pays communistes qui sont encore pires. Il n'y a aucun endoit qui soit bien, vous ne comprenez pas ça ? Ah non je ne bougerais même pas ! répéta-t-il avec force. Il n'y a nulle part où aller.
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Pecosa   01 juillet 2020
Les Yeux de la momie : L'intégrale des chroniques de cinéma parues dans "Charlie Hebdo" de Jean-Patrick Manchette
Dans des conditions moins brutales, on peut revoir aussi Spellbound (La Maison du docteur Edwardes) qui est ressorti. C'est un Hitchcock mineur. Un Hitchcock mineur vaut mieux qu'à peu près tout. N'importe quel Hitchcock peut être vu et revu indéfiniment, on découvre de nouveaux trucs à chaque fois. Par exemple, il faut vraiment connaître par coeur Les Oiseaux pour ne pas regarder Suzanne Pleshette (une bien jolie personne) quand elle raconte à Tippi Hedren (une bien belle personne) ses amours malheureuses. Mais si vous connaissez Les Oiseaux par coeur, vous pourrez prendre le temps de regarder, derrière Suzanne Pleshette, la pile de disques, qui est floue (faible profondeur de champ). Et, en vous brutalisant un peu le cristallin, vous constaterez que le disque du dessus est Tristan et Isolde. Voilà donc un mec (Alfred) qui pousse la maitrise de l'image jusqu'à mettre du sens dans ce qui, dans l'image, a toutes chances de demeurer inaperçu. Voilà un auteur. Les auteurs existent.
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andreas50   03 mai 2019
Laissez bronzer les cadavres ! de Jean-Patrick Manchette
Gros plissa les yeux. La vieille peau le regardait en souriant. Elle suivait le jeu de ses muscles. Lui, automatiquement, il la dévisageait d'un œil. Cinquante berges peut-être, mais de la classe. Gros n'avait jamais eu de chances avec les femmes. Il en avait épousé deux. Elles s'étaient révélées plus garces et plus coûteuses que des putains. À présent, il préférait ces dernières. On sait ce qu'on donne et on sait ce qu'on reçoit. Pas d'entourloupes.
Mais cette peintresse, c'était différent. Elle avait beaucoup de pognon. Si elle le regardait comme ça, c'était donc pour le frisson. Gros n'avait rien à craindre.
Elle était vieille, certes, au moins cinquante ans. Gros en avait plus de quarante, mais pour lui, une femme, ce n'est qu'une femme qu'entre treize et vingt-cinq ans ; après, ça devenait une rombière.
Pourtant cette peintresse n'était pas une rombière. Elle avait de la classe. Elle devait connaître des phrases affolantes de chic, et des positions pleines de vice. Gros se sentit excité.
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nameless   21 décembre 2018
Chroniques de Jean-Patrick Manchette
On sait que le roman policier à énigme, le roman policier de détection, s'est constitué pleinement quand la société bourgeoise est devenue maîtresse du monde, et aussitôt s'est inquiétée de son négatif, qui enfin veut la détruire, mais se présentera d'abord comme criminalité, c'est rassurant. Le subtil Dupin est contemporain de Marx et Lacenaire. Plus tard, le négatif ayant voulu supprimer le monde, et après qu'il aura été vaincu un temps par la force des armes et surtout par ses propres chefs et ses propres idées, le roman hard-boiled (roman noir) décrira, avec une platitude sauvage, l'ordre restauré des années 1920-1960, qu'émaillent les crises, les guerres, les chambres à gaz, Hiroshima, Vespa, Coca-Cola. D'un côté Hercule Poirot, de l'autre Bogart : la tête et les couilles.
P. 244
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MahaDee   31 août 2017
Griffu de Jean-Patrick Manchette
"En regardant les billets, les gens du monde entier penseront que la Papouasie-Nouvelle Guinée est gouvernée et habitée par des porcs. C'est une tête d'homme, une tête de dirigeant, qui devrait figurer sur les billets" a déclaré monsieur Walandu, président du conseil de Yangoru.
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Ambages   18 novembre 2016
Le petit bleu de la côte Ouest de Jean-Patrick Manchette
D'une manière générale, même en remontant au début, au contrat Mouzon, on pouvait dire que les affaires passées avec le colonel Taylor avaient marché comme sur des roulettes, jusqu'au moment où ils étaient tombés sur ce con de Georges Gerfaut. Un cadre commercial, pourtant, c'est normalement très facile à tuer. Carlo et Bastien pouvaient faire des comparaisons, car ils avaient exercé leur industrie dans les couches les plus variées de la société. Maintenant ils commençaient à être en colère contre Georges Gerfaut.
Vers 13h30, Gerfaut se tapa des Francfort-frites dans une brasserie.
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