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Note moyenne 3.72 /5 (sur 348 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Chamborigaud , le 11/06/1925
Mort(e) à : Pont de Rastel, Génolhac , le 1/12/2001
Biographie :

Jean-Pierre Chabrol est un écrivain français.

Il a été élevé au cœur des Cévennes au sein d'une famille d’instituteurs de l’école laïque. Il effectue ses études primaires et secondaires à Alès où ses parents enseignent dans un quartier populaire. Il s'intéresse très tôt au dessin et à la poésie.

Après un rapide passage en khâgne à Paris, il entre dans la Résistance au printemps 1944 . Engagé dans l’armée de libération qui le conduira jusqu’à Berlin, il ne retrouvera la vie civile qu’en 1946, à Paris.

Dès ce moment, les grands thèmes de son œuvre future sont établis : la Cévenne, l’épopée des Camisards, le maquis et surtout les petites gens, le peuple qu’il a si bien décrit.

C’est à la rédaction du journal l’Humanité où il travaille en tant que dessinateur puis comme journaliste (il en deviendra chef de rédaction) qu’il rencontre Louis Aragon qui l’encourage à écrire son premier roman, "La dernière cartouche" (1953).

D’autres suivront régulièrement dont "Le bout-galeux" (1955) qui obtient le Prix populiste en 1956. Malgré son éloignement du Parti communiste en 1956, ses livres sont traduits en allemand (RDA), tchèque, bulgare… Il est l’ami de Georges Brassens, Léo Ferré, Jacques Brel, Pierre Mac Orlan…

Pour surmonter la mort de son épouse, Claudine, en 1983, après 11 ans de mariage et la naissance de deux filles, il se lance dans une nouvelle carrière en montant lui-même sur scène comme conteur, tout en continuant à publier différents ouvrages.

Il rencontre Élisabeth et il revient pleinement à la littérature en 1993 avec "Le Bonheur du manchot", en hommage à son père qui était manchot, qui obtient le Prix du Sud 1995.

"La banquise", publié en 1998, est adapté pour la télévision par sa fille Elsa.
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21 novembre 2009 : Mot de l'éditeur : « Je regrette de ne pas lavoir butée pendant quil en était encore temps. Nul besoin de réfléchir ni délaborer le crime parfait. Plus cest gros mieux ça passe. Elle faisait le ménage monsieur le commissaire. Elle a dû glisser sur le carrelage quelle venait dastiquer. On pouvait lui reprocher bien des choses, mais une vraie petite fée du logis, une maîtresse-femme. Quest-ce qui sest passé? on ne le saura jamais. Mauvais contrôle du pied dappui, fort justement monsieur le commissaire, le coup du lapin. La faute à pas de chance, encore une fois. Jaurai dû lui mettre un grand coup derrière sa gueule alors que tout le monde ignorait encore notre différent. Les Boulard ? Un exemple pour tous les couples modernes. Jamais un mot plus haut que lautre, aimables avec les voisins, bonjour et bonsoir. Jaurai utilisé le cendrier en granit de Bénodet. Jaurai pris mon élan, de toutes mes forces et de toute ma rage, pour la frapper à larrière de son crâne vide. Plus tard, bien plus tard, jaurai appelé le SAMU. Oui, ça a dû se passer il ny a pas bien longtemps docteur. Mais jétais en train de bricoler dans le garage, je nai rien entendu parce je perçais des trous dans de la tôle. Cest que je construis un cabanon pour abriter les outils de jardin. Ce nest pas que jai beaucoup de terrain, mais ça me détend de pratiquer lart potager. Et puis, cest pas les légumes quon trouve dans le commerce. Des saveurs et des parfums incomparables. Ah oui, ma femme. Quand jai constaté, il devait déjà être trop tard. Enfin, je ne suis pas médecin. Je ne peux pas juger, mais elle était très pâle. Quest-ce que vous en pensez docteur? Lélectrocution à la machine à laver, cest pas mal non plus. Combien de femmes disparaissent chaque année alors quelles accomplissaient leurs tâches domestiques? Elle avait grand soif, mais elle avait la manie de stocker les produits pour déboucher les cabinets dans des bouteilles deau minérale. Elle faisait les vitres au troisième étage un jour de grand vent. Elle préférait le bain à la douche, pourtant elle sétait toujours refusée à apprendre à nager. Elle avait la manie de garder près delle une bougie pour la sieste. Ca fait trois lignes, dans les journaux, à la page des faits divers. Personne ne sen émeut. Sinon les proches, évidemment, car le plus dur cest toujours pour ceux qui restent. elle est tombée à la renverse, sa tête a porté contre le rond des chiottes. Une belle mort, elle ne sest pas vue partir. Exactement, comme vous dites » Lorsquil écrit, lorsquil se laisse porter par le jaillissement des mots, Serge le Vaillant ne manque pas de soumettre ses textes à lépreuve du « gueuloir » de Flaubert, de les lire à haute voix pour mieux les fignoler. Ancien capitaine au long cours, grand homme de radio, grand chef dorchestre des nuits de France Inter, cet orpailleur de la langue française, quelle soit verte ou noire, est un magicien. Il na pas seulement le talent de conteur dun Gérard Sire ou dun Jean-Pierre Chabrol. le culte des mots ciselés, des mots torchés, la faconde dune prose féconde, le sens de lorgie verbale. Ses textes ont le verbe acide et tendre, le verbe au goût de pomme dApi, celui qui baptise et qui tue, qui bénit et qui excommunie, qui conjure et qui absout, qui enfante et qui explose, qui hurle et qui chuchote, qui pleure et qui pavoise. Serge Levaillant appartient à la lignée des Rabelais, des Villon, des Rostand, et plus près de nous des Céline, Léon Bloy, Auguste le Breton , Albert Simonin, Francis Blanche, Alphonse Boudard, Michel Audiard, et autres Frédéric Dard. Il est un magicien, un orpailleur de la langue, quelle soit verte ou noire, ciselée ou torchée : avec lui les mots croustillent. Ils mordent, ils aboient, ils cajolent. Ils sont tour à tour tendres et cruels, nourris de vinaigre et de miel, de gifles et de caresses. Ils décapent. Ils émeuvent. Ils déchaînent des crises de rires et de jubilation. Ils touchent à la fois nos coeurs et nos zygomatiques.

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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Jean-Pierre Chabrol
lecassin   12 mars 2017
Jean-Pierre Chabrol
Ton vin, c'est un petit bonheur sur l'âme.
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anlixelle   31 août 2016
Le Bonheur du manchot de Jean-Pierre Chabrol
On ne peut vaincre la mort, mais on peut quand même essayer de la grignoter, de lui bouffer les marges, de lui mégoter la victoire, de lui gâcher le plaisir, et c'est ce que je suis en train de tenter, on l'aura compris.
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Hardiviller   15 août 2020
Le Bonheur du manchot de Jean-Pierre Chabrol
comme j'obéissais à ma mère .... à elle qui ne cessait de proclamer fièrement qu'elle était libre , la pauvre ! et qui le croyait de tout son être . Comme elle était persuadée de m’inculquer la liberté quand elle ne m'apprenait que les règles strictes , horriblement détaillées et embrouillées , de la soumission , la soumission , passe-partout de la promotion sociale en toute honnêteté . De la façon de se tenir à table jusqu'à l'intonation à affecter pour l'oral des examens , il y avait des règles , il fallait les apprendre , les suivre scrupuleusement , moyennant quoi non seulement il ne pouvait rien m'advenir de fâcheux , mais encore je cotisais à l'assurance tous risque des avenirs radieux .
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lecassin   30 décembre 2011
Les fous de dieu de Jean-Pierre Chabrol
Sur la Nationale 106 (Nîmes - Le Puy), 29 kilomètres après Alès, à la sortie du village de Chamborigaud, le chemin vicinal 218 conduit au hameau de Pont-deRastel (canton de Génolhac). Au bord de ce chemin, isolé, à quelque deux ou trois cents mètres du hameau, se dresse Le Gravas, qui apparaissait, il y a quelques années encore, comme le mas cévenol typique, haute et puissante bâtisse, aux murs de vieux granit qui semble "couver" ses dépendances.
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lecassin   06 janvier 2012
Le Bonheur du manchot de Jean-Pierre Chabrol
Il n'ambitionnait pas d'être quelqu'un, il était quelqu'un.

Il ne s'épuisait pas pour arriver, il était là.
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Jcequejelis   31 mars 2013
Les fous de dieu de Jean-Pierre Chabrol
Un soir, au cagnard d'un ranc, mon aïeul m'a dit ma race.



Je viens des nuits où les hommes de la terre n'avaient rien, pas même de nom, n'étaient rien et naissaient et mouraient sans laisser plus de traces qu'un lièvre sur un pré. Au temps de la Narbonaise, de l'Aquitaine ou du Comté de Toulouse, sous les Francs ou sous les Goths, l'un des nôtres put acquérir un chevreau femelle en propriété, d'où son fils eut un couple, son petit-fils un troupeau, son arrière-petit-fils le nom de chevrier qui est le nom de la race depuis lors. Volant au sommeil le temps de travailler pour eux, tandis que les bonnes heures ensoleillées étaient pour le fief de Coudouloux, les chèvres s'accommodant de la traite aux deux bouts de la nuit, les serfs purent amasser de quoi acheter au seigneur une partie d'eux-mêmes, ainsi les fils de la lignée chevrière naquirent vilains. Le lait caillé dans les nuits de plusieurs générations, les piécettes des fromages passées sournoisement à travers guerres et logements mercenaires, descentes des Saxons et montées des Sarrasins, permirent aux Chabrous d'acquérir un pan de caillasse au pire de la montagne. le granit fut brisé, les cailloux cassés en gravier, le gravier écrasé, émié, de père en fils, en petit-fils. Tout en nourrissant leur seigneur, subsistant eux-mêmes de leurs chabros, traites après le crépuscule et avant l'aube , il leur suffit pourtant de quelques générations pour faire la terre de leurs mains. Puis il y eut le siècle des Chabrous, qui haussèrent la terre en traversiers, le siècle qui y sema les châtaigniers, le siècle de la vigne, le bon siècle du mûrier, du magnan, de la soie, de la poule au pot, où ma race gardait les chèvres du nom et de la lignée en lisant Dieu à livre ouvert. Enfin le siècle où mon grand-père du défendre son bien, et son Gravas, et ses chèvres, où mon père souffrit pour son Dieu, pour les siens, pour son mas.



Voilà, et voici que le gravier grignote la bonne terre du Gravas, voici que des chabros de la lignée, il n'en survit pas une seule, et de leurs chevriers, le dernier, nu dans la tempête, et blessé déjà...



791 - [Folio n°257 , p. 361]
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joedi   05 janvier 2012
Contes à mi-voix de Jean-Pierre Chabrol
Chaque matin, je lui apporte son petit déjeuner au lit, puis je le laisse. Un moment après, j'entends sa guitare. C'est un joli moment pour notre maisonnée ...

L'été, sa fenêtre reste ouverte. Les passants ralentissent et s'arrêtent de parler dès qu'ils perçoivent les premières notes, puis ils étouffent leurs pas, puis ils retiennent leur respiration. Sous la fenêtre, les plus hardis s'arrêtent un peu, puis ils repartent comme des voleurs avec ce petit morceau de guitare qui ne leur a rien coûté. Ils ne reprennent un pas normal, ils ne recommencent la conversation que longtemps après avoir dépassé la maison.
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Epictete   10 mars 2014
La rencontre de Clotilde de Jean-Pierre Chabrol
Phoscao poursuivait une scolarité nonchalante. Ses absences duraient des semaines. Chaque année, il partait avec les siens au pèlerinage des Saintes-Maries-de-le-mer. J'allais voir s"ébranler les roulottes, je l'enviais, je n'étais qu'un petit bourgeois sédentaire, un"gadjo", quoi! Dans ma vie, par chance, il y avait quand même Phoscao - mon Grand Meaulnes à moi, peuchère!
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lecassin   02 janvier 2012
Le Canon fraternité de Jean-Pierre Chabrol
L'aventure commence demain, tout à l'heure ; la voiture est chargée dans la cour, il ne reste plus qu'à glisser Bijou entre les brancards, pauvre vieux ! je l'entends racler ses fers dans l'écurie qu'il va quitter pour longtemps, toujours peut-être - à son âge ! - il n'arrive pas à dormir lui non plus.
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anlixelle   31 août 2016
Le Bonheur du manchot de Jean-Pierre Chabrol
Les vieux nous l'expliquaient volontiers comment elle était née, l'école non payante. Au départ, il n'avait rien. Ce qui s'appelle rien ! Debrouillez-vous avec ça. Un retraité des Postes impériales s'était proposé pour enseigner l'alphabet. Une famille avait prêté une salle inoccupée. Quatre murs et rien d'autre, ni bureau, ni pupitres, ni sièges, ni livres, ni cahiers, pas même un crayon.

Chaque écolier apportait un petit sac de sable fin. Il s'asseyait par terre, en tailleur, étalant le sable devant lui, traçait les lettres avec le bout de son doigt, puis les effaçait en lissant le sable du plat de la main. Ils apprenaient à lire, et à écrire, ainsi. Et très bien.
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