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Citations de Jean-Pierre Chabrol (33)


Jean-Pierre Chabrol
lecassin   12 mars 2017
Jean-Pierre Chabrol
Ton vin, c'est un petit bonheur sur l'âme.
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anlixelle   31 août 2016
Le Bonheur du manchot de Jean-Pierre Chabrol
On ne peut vaincre la mort, mais on peut quand même essayer de la grignoter, de lui bouffer les marges, de lui mégoter la victoire, de lui gâcher le plaisir, et c'est ce que je suis en train de tenter, on l'aura compris.
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Hardiviller   15 août 2020
Le Bonheur du manchot de Jean-Pierre Chabrol
comme j'obéissais à ma mère .... à elle qui ne cessait de proclamer fièrement qu'elle était libre , la pauvre ! et qui le croyait de tout son être . Comme elle était persuadée de m’inculquer la liberté quand elle ne m'apprenait que les règles strictes , horriblement détaillées et embrouillées , de la soumission , la soumission , passe-partout de la promotion sociale en toute honnêteté . De la façon de se tenir à table jusqu'à l'intonation à affecter pour l'oral des examens , il y avait des règles , il fallait les apprendre , les suivre scrupuleusement , moyennant quoi non seulement il ne pouvait rien m'advenir de fâcheux , mais encore je cotisais à l'assurance tous risque des avenirs radieux .
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lecassin   06 janvier 2012
Le Bonheur du manchot de Jean-Pierre Chabrol
Il n'ambitionnait pas d'être quelqu'un, il était quelqu'un.
Il ne s'épuisait pas pour arriver, il était là.
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lecassin   30 décembre 2011
Les fous de dieu de Jean-Pierre Chabrol
Sur la Nationale 106 (Nîmes - Le Puy), 29 kilomètres après Alès, à la sortie du village de Chamborigaud, le chemin vicinal 218 conduit au hameau de Pont-deRastel (canton de Génolhac). Au bord de ce chemin, isolé, à quelque deux ou trois cents mètres du hameau, se dresse Le Gravas, qui apparaissait, il y a quelques années encore, comme le mas cévenol typique, haute et puissante bâtisse, aux murs de vieux granit qui semble "couver" ses dépendances.
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Jcequejelis   31 mars 2013
Les fous de dieu de Jean-Pierre Chabrol
Un soir, au cagnard d'un ranc, mon aïeul m'a dit ma race.

Je viens des nuits où les hommes de la terre n'avaient rien, pas même de nom, n'étaient rien et naissaient et mouraient sans laisser plus de traces qu'un lièvre sur un pré. Au temps de la Narbonaise, de l'Aquitaine ou du Comté de Toulouse, sous les Francs ou sous les Goths, l'un des nôtres put acquérir un chevreau femelle en propriété, d'où son fils eut un couple, son petit-fils un troupeau, son arrière-petit-fils le nom de chevrier qui est le nom de la race depuis lors. Volant au sommeil le temps de travailler pour eux, tandis que les bonnes heures ensoleillées étaient pour le fief de Coudouloux, les chèvres s'accommodant de la traite aux deux bouts de la nuit, les serfs purent amasser de quoi acheter au seigneur une partie d'eux-mêmes, ainsi les fils de la lignée chevrière naquirent vilains. Le lait caillé dans les nuits de plusieurs générations, les piécettes des fromages passées sournoisement à travers guerres et logements mercenaires, descentes des Saxons et montées des Sarrasins, permirent aux Chabrous d'acquérir un pan de caillasse au pire de la montagne. le granit fut brisé, les cailloux cassés en gravier, le gravier écrasé, émié, de père en fils, en petit-fils. Tout en nourrissant leur seigneur, subsistant eux-mêmes de leurs chabros, traites après le crépuscule et avant l'aube , il leur suffit pourtant de quelques générations pour faire la terre de leurs mains. Puis il y eut le siècle des Chabrous, qui haussèrent la terre en traversiers, le siècle qui y sema les châtaigniers, le siècle de la vigne, le bon siècle du mûrier, du magnan, de la soie, de la poule au pot, où ma race gardait les chèvres du nom et de la lignée en lisant Dieu à livre ouvert. Enfin le siècle où mon grand-père du défendre son bien, et son Gravas, et ses chèvres, où mon père souffrit pour son Dieu, pour les siens, pour son mas.

Voilà, et voici que le gravier grignote la bonne terre du Gravas, voici que des chabros de la lignée, il n'en survit pas une seule, et de leurs chevriers, le dernier, nu dans la tempête, et blessé déjà...

791 - [Folio n°257 , p. 361]
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joedi   05 janvier 2012
Contes à mi-voix de Jean-Pierre Chabrol
Chaque matin, je lui apporte son petit déjeuner au lit, puis je le laisse. Un moment après, j'entends sa guitare. C'est un joli moment pour notre maisonnée ...
L'été, sa fenêtre reste ouverte. Les passants ralentissent et s'arrêtent de parler dès qu'ils perçoivent les premières notes, puis ils étouffent leurs pas, puis ils retiennent leur respiration. Sous la fenêtre, les plus hardis s'arrêtent un peu, puis ils repartent comme des voleurs avec ce petit morceau de guitare qui ne leur a rien coûté. Ils ne reprennent un pas normal, ils ne recommencent la conversation que longtemps après avoir dépassé la maison.
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Epictete   10 mars 2014
La rencontre de Clotilde de Jean-Pierre Chabrol
Phoscao poursuivait une scolarité nonchalante. Ses absences duraient des semaines. Chaque année, il partait avec les siens au pèlerinage des Saintes-Maries-de-le-mer. J'allais voir s"ébranler les roulottes, je l'enviais, je n'étais qu'un petit bourgeois sédentaire, un"gadjo", quoi! Dans ma vie, par chance, il y avait quand même Phoscao - mon Grand Meaulnes à moi, peuchère!
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lecassin   02 janvier 2012
Le Canon fraternité de Jean-Pierre Chabrol
L'aventure commence demain, tout à l'heure ; la voiture est chargée dans la cour, il ne reste plus qu'à glisser Bijou entre les brancards, pauvre vieux ! je l'entends racler ses fers dans l'écurie qu'il va quitter pour longtemps, toujours peut-être - à son âge ! - il n'arrive pas à dormir lui non plus.
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Zephirine   07 avril 2020
Les Mille et une Veillées de Jean-Pierre Chabrol
Sandro avait installé son atelier dans la chapelle. elle avait les proportions modestes d'un oratoire mais tellement harmonieuses qu'elle arrachait des cris d'admiration à ceux qui y pénétraient pour la première fois.
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anlixelle   31 août 2016
Le Bonheur du manchot de Jean-Pierre Chabrol
Les vieux nous l'expliquaient volontiers comment elle était née, l'école non payante. Au départ, il n'avait rien. Ce qui s'appelle rien ! Debrouillez-vous avec ça. Un retraité des Postes impériales s'était proposé pour enseigner l'alphabet. Une famille avait prêté une salle inoccupée. Quatre murs et rien d'autre, ni bureau, ni pupitres, ni sièges, ni livres, ni cahiers, pas même un crayon.
Chaque écolier apportait un petit sac de sable fin. Il s'asseyait par terre, en tailleur, étalant le sable devant lui, traçait les lettres avec le bout de son doigt, puis les effaçait en lissant le sable du plat de la main. Ils apprenaient à lire, et à écrire, ainsi. Et très bien.
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lecassin   02 janvier 2012
Les chevaux l'aimaient de Jean-Pierre Chabrol
On était quatre. Y avait moi, y avait le gros Jules, y avait le grand Lucien, tu sais; le Biscuit, qui fait fossoyeur maintenant,, et y avait un Pellous, du mas Cargat, qu'on lui disait "la Lèbro"...
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lecassin   02 janvier 2012
Je t'aimerai sans vergogne de Jean-Pierre Chabrol
Les Palomi étaient bien-pensants, ils étaient même catholiques et romains à la mode corse, c'est-à-dire que la femme ne manque pas la messe où elle prie pour deux pendant que l'homme fait le beau sur le cours en attendant l'heure de l'apéro.

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gerard-lepapy   23 mai 2019
Le Bout-Galeux de Jean-Pierre Chabrol
Pour aller au Bout-Galeux, on peut prendre le métro à Luxembourg ou à Denfert-Rochereau. Pour quatre-vingt-dix francs , la ligne de Sceaux conduit en vingt minutes à La Palaise. C'est une de ces villes de la grande banlieue sud de Paris qu'on appelle "cités-dortoirs", parce que leurs habitants travaillent toute la journée dans les usines de la capitale et ne rentrent chez eux que le soir pour en repartir à l'aube.
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BacillusT   07 octobre 2017
Le crève-Cévenne de Jean-Pierre Chabrol
Le jour semble proche où les Occitans, en nombre minimum et en costume traditionnel, constitueront ces réserves indiennes alibi indispensable à l'amusement du touriste avide d’exotisme, où l'Occitan ne servira plus qu'à donner un nom à un restaurant >, à un fromage , à un vin ....
Le désert et la mort avec cabrettes et coiffes d'Arlésiennes.
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Epictete   10 mars 2014
Contes à mi-voix de Jean-Pierre Chabrol
Il y avait le grand raisin. Suspendu à un clou au dessus de mon lit. Il fallait que je me mette debout sur ma paillasse de maïs pour le picorer. Je ne le mangeais jamais jusqu'au bout. J'en laissais toujours un grain au moins. Et, le lendemain matin, en ouvrant un œil, c'est lui que je voyais d'abord, pendant à la poutre, la grappe reconstituée durant la nuit, mon beau raisin magique.
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lecassin   06 janvier 2012
Le Bonheur du manchot de Jean-Pierre Chabrol
Quand je repense à mon père, je pense d'abord au mal que je lui ai fait, à cette condamnation, ces dix années sans remise de peine. Quand il en est enfin sorti, il ne lui restait que deux ans à vivre.
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Euzenat   03 août 2020
Le Canon fraternité de Jean-Pierre Chabrol
Au réveil,je m’aperçus que j’avais dormi la main glissée sous le corsage de Marthe,tenant le sein.Autour de nous,on feignait de ne pas l’avoir remarqué.Nous vivions des heures où les gestes intimes et les bonheurs furtifs n’étaient plus objets de sale curiosité,d’indignation ou de sarcasmes.Les fédérés qui nous surprenaient dans cette attitude détournaient la tête avec un sourire heureux de notre amour.La complicité révolutionnaire n’a pas de limites.
Le canon fraternité.p 758
Jean Pierre Chabrol
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l-opulence-de-la-nuit   07 septembre 2013
Les aveux du silence de Jean-Pierre Chabrol
" Ce n'est pas à l'innocent de prouver son innocence ".
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aimeryjoessel   13 juin 2019
Les chevaux l'aimaient de Jean-Pierre Chabrol
Leur journée se composait d'une suite de plaisirs modestes mais intenses et de peines presque uniquement physiques — pour la plupart, elles-mêmes, sans déplaisir. Ils demandaient finalement que cela dure, avec si possible, un accroissement des plaisirs et une réduction des peines. Concrètement, ils ne désiraient pas quelque chose qu'ils n'avaient pas, encore moins quelque chose qui n'existait pas, ils souhaitaient platement garder ce qu'ils avaient et dont ils savaient si bien profiter.
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