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3.18/5 (sur 28 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Nice , le 06/07/1929
Mort(e) le : 08/08/2019
Biographie :

Jean-Pierre Mocky, de son vrai nom Jean-Paul Adam Mokiejewski, est un réalisateur, acteur, chef monteur, dialoguiste, producteur et scénariste français.

Après des études de droit, Jean-Pierre Mocky entre au Conservatoire d'art dramatique de Paris. Il est vite considéré comme un des plus remarquables jeunes comédiens et s'affirme sur scène comme au cinéma.

En 1959, Jean-Pierre Mocky renonce à sa carrière d'acteur (qu'il reprendra à partir de 1970 dans certains des films qu'il réalise) et signe Les Dragueurs (1959) qui révèlent un cinéaste satirique et mélancolique.

De 1963 à 1987, il signera de grands films comme Un drôle de paroissien (avec Bourvil qu'il refera tourner dans La Grande Frousse, La Grande Lessive et L'Étalon), Solo, Un linceul n'a pas de poches, L'Ibis Rouge, Y a-t-il un Français dans la salle ?, À mort l'arbitre et Le Miraculé.

Afin de garantir son indépendance, Jean-Pierre Mocky produit lui-même ses films.
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Jean-Pierre Mocky. On n'est pas couché. La longue marche. .


Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Bourvil a passé l'arme à gauche à 53 ans. Tous les grands comiques meurent jeunes. De Peter Sellers à Francis Blanche, de Fernandel à de Funès et Coluche...Comme si faire rire faisait mourir.
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Les étoiles des critiques ?
On se croirait à une distribution de prix à la fin de l'année.
Les critiques sont-ils des profs et nous des élèves ?
Quelle connerie !
Comment expliquer ce paradoxe : un film sort et il est aussitôt étoilé :
une, deux, trois étoiles, comme dans le Guide Michelin. Et même des quatre étoiles.
Quand il passe à la télé, le film de quatre étoiles n'en a plus que deux ou une ou pas du tout.
Je ne vois pas d'autre explication : on met une cotation d'office quand le film
sort en salle pour faire venir les gens, et quand il passe à la télé, on note pour ce que ça vaut, ces cons de téléspectateurs vont avaler le navet cuit de toute façon.
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Je me rappelle Francis Blanche quand il avait sur Europe 1 une émission "Les kangourous n'ont pas d'arêtes". Il faisait la chasse aux plagiats, aux emprunts.
Il avait passé la fameuse chanson de Sinatra :
"I'm singing in the night".
Et quelques minutes après, il envoyait une complainte d'une nounou martiniquaise qu'un ingénieur du son avait envoyée à Frank Sinatra. Le grand crooner lui avait piqué sa musique. De son plein droit, protestait son avocat, car c'était dans le domaine public, une complainte de nounou martiniquaise, ben voyons.
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Lorsque la sacro-sainte Académie des arts et techniques du cinéma, qui, jusque-là, avait fait très peu de cas de mon travail, m’a téléphoné pour me proposer un césar d’honneur, je les ai envoyés aux pelotes ! Qu’est-ce que vous voulez que j’en fasse ? La bonne conscience de la profession, je m’assois dessus. Je suis loin de me prendre pour un génie, mais quand Mozart est mort, il a été enterré dans la fosse commune. Alors, un césar...
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Mon arme absolue, que j'ai affûtée au fil du temps: la dérision, élément constitutif de mon cinéma. Tout comme la théâtralité(...) p.89
Le cinéma d'aujourd'hui et plus généralement la société même sont malades d'un manque manifeste de créativité. Aucun souffle, aucun élan véritable. Ou si peu. On croirait les gens apathiques. Incapables de s'enflammer réellement pour un projet, une idée, un concept.(...) p.92
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La vieillesse ne m’empêche pas de penser à l’avenir.
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J’ai beau avoir commencé ma carrière de cinéaste il y a plus d’un demi-siècle, je m’estime moins bon que ceux qui m’ont inspiré. Et mes successeurs sont pires encore. Fritz Lang, Luis Buñuel et Orson Welles ont ouvert la voie. Godard, Chabrol et moi sommes arrivés derrière. Qui saura prendre le relais ? Aujourd’hui, il est de bon ton, chez les professionnels de la profession, de s’extasier devant des mélos aussi dégoulinants et surfaits qu’Amour, De rouille et d’os ou Le Gamin au vélo... Michael Haneke, Jacques Audiard et les frères Dardenne ont le don de me hérisser le poil. Non seulement ils n’ont rien inventé, mais ce sont des emmerdeurs opportunistes. Côté comédie, on n’est pas mieux lotis. Après les pionniers que furent Charlie Chaplin, Buster Keaton et Mack Sennett, il y eut Jacques Tati – lequel, sauf le respect que je dois à son immense talent, s’imprégna copieusement de leurs inventions.
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Les enfants de riches se laissent plus facilement happer par le cinéma : n’ayant pas le souci de l’argent, ils peuvent, sur un caprice, embrasser ce métier très aléatoire. À l’inverse, les enfants de pauvres doivent trouver coûte que coûte un emploi pour subvenir à leurs besoins, et, le cas échéant, ceux de leur famille. S’ils veulent faire du cinéma, ils ont un accès limité aux sources financières. Cela fut et demeure mon cas.
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Beethoven, Modigliani, Welles : trois grands artistes lâchés par leurs contemporains, mais dont l’œuvre exceptionnelle est gravée dans l’histoire. Pendant ce temps-là, des centaines d’autres, encensés de leur vivant, accouchaient de nullités dont on a retenu peau de balle. Depuis, rien n’a changé. Si mon dernier film faisait vingt millions d’entrées, cela changerait la donne. L’industrie cinématographique s’en verrait transfigurée. Les gens du métier se diraient : « Puisque Mocky a réussi avec un film bizarre, pourquoi ne pas nous mettre, nous aussi, à faire des films bizarres ? »
Seulement voilà : comme les niaiseries formatées ont du succès, on en sort treize à la douzaine, tout en laissant des Mocky continuer à tourner dans leur coin des films qui croupissent au frigidaire. Car, c’est bien connu, on ne prête qu’aux riches.
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Ma première déclaration de guerre contre les curés
Une affiche dans le style "caricature". Bourvil a des ailes d'ange et deux acolytes peu catholiques tiennent le tronc pour le denier du culte.
Il m'a fallu faire pression sur le clergé pour être autorisé à tourner dans des églises de Paris cette histoire de bon chrétien, pilleur de troncs avec la bénédiction du Seigneur. Le film a été adapté du roman Deo grattas. Merci mon Dieu de m'avoir fait gagner la confiance et l'amitié de Bourvil, drôle de paroissien mué en archange cambrioleur.
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