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3.1/5 (sur 5 notes)

Nationalité : Luxembourg
Né(e) à : Differdange , le 18/12/1950
Biographie :

Jean Portante est un poète Luxembourgeois né en 1950 à Differdange, ville minière du Grand-Duché, de parents italiens à peine arrivés au pays.

Jean Portante est venu à l’âge de 33 ans à l’écriture. Avant, il a étudié en France, à Nancy, et était tour à tour agitateur dans la foulée de mai 68 et professeur de français. En 1983, alors qu’il écrit son premier recueil de poèmes, «Feu et boue», il s’installe à Paris. De longs séjours en Amérique latine l’ont familiarisé avec la langue espagnole et, parallèlement à son travail d’écriture, Jean Portante développe depuis plus de vingt ans une activité de traducteur (notamment de Juan Gelman), mais aussi de Gonzalo Rojas et de dizaines de voix poétiques de langue espagnole, allemande, anglaise ou luxembourgeoise.
Actuellement, il dirige au Luxembourg la collection Graphiti (poésie) des éditions PHI et collabore à l’hebdomadaire Le Jeudi. En France, il est membre de l'Académie Mallarmé et du jury du Prix Apollinaire. En 2003, il a reçu le Grand Prix d’automne de la Société des gens de lettres, pour l’ensemble de son œuvre, ainsi que le Prix Mallarmé. Auparavant, son roman Mrs Haroy ou la mémoire de la baleine qui sera porté à l’écran en 2010, lui avait valu, au Luxembourg, le prix Servais (meilleur livre de l’année, tous genres confondus).
Au Luxembourg, il a fondé en 2009 la revue littéraire TRANSKRIT, consacrée à la traduction de la littérature contemporaine. En France, il est à l’origine, avec Jacques Darras et Jean-Yves Reuzeau de la revue INUITS DANS LA JUNGLE, dont le premier numéro est paru en juin 2008.
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Source : Wikipedia
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Avec douze écrivains de l'Anthologie Avec Anne le Pape (violon) & Johanne Mathaly (violoncelle) Avec Anna Ayanoglou, Jean d'Amérique, Camille Bloomfield & Maïss Alrim Karfou, Cyril Dion, Pierre Guénard, Lisette Lombé, Antoine Mouton, Arthur Navellou, Suzanne Rault-Balet, Jacques Rebotier, Stéphanie Vovor, Laurence Vielle. Cette anthologie du Printemps des Poètes 2023 proposent 111 poètes contemporains et des textes pour la plupart inédits. La plus jeune a 20 ans à peine, le plus âgé était centenaire. Tous partagent notre quotidien autour de la thématique corrosive des frontières. Leurs écrits sont d'une diversité et d'une richesse stimulantes. Ils offrent un large panorama de la poésie de notre époque. Avec notamment des textes de Dominique Ané, Olivier Barbarant, Rim Battal, Tahar Ben Jelloun, Zéno Bianu, William Cliff, Cécile Coulon, Charlélie Couture, Jean D'amérique, Michel Deguy, Pauline Delabroy-Allard, Guy Goffette, Michelle Grangaud, Simon Johannin, Charles Juliet, Abdellatif Laâbi, Hervé le Tellier, Jean Portante, Jacques Roubaud, Eugène Savitzkaya, Laura Vazquez, Jean-Pierre Verheggen, Antoine Wauters… Mesure du temps La fenêtre qui donne sur les quais n'arrête pas le cours de l'eau pas plus que la lumière n'arrête la main qui ferme les rideaux Tout juste si parfois du mur un peu de plâtre se détache un pétale touche le guéridon Il arrive aussi qu'un homme laisse tomber son corps sans réveiller personne Guy Goffette – Ces mots traversent les frontières, 111 poètes d'aujourd'hui Lumière par Iris Feix, son par Lenny Szpira

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Citations et extraits (10) Ajouter une citation
Jean Portante
En quelques mots comment qualifieriez-vous cette année 1913 ?

1913 est, pour le renouveau de la poésie française, une année de rupture cruciale. C’est le moment de la publication d’Alcools d’Apollinaire. C’est aussi celui de la parution de Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France, de Blaise Cendrars. Et se consolide dans le paysage éditorial français l’œuvre majeure de Valery Larbaud, à savoir Les poésies de A. O. Barnabooth. En d’autres mots, 1913 est l’année qui acte définitivement l’explosion du vers classique et l’avènement dans le poème du vers libre. Le poème entre du modernisme dans la modernité. C’est, disons, l’explosion du « monde d’hier », pour reprendre une formule de Stefan Zweig. La Première Guerre mondiale, quelques mois plus tard, dans laquelle d’ailleurs Apollinaire a été blessé à la tête, alors que Cendrars y a perdu son bras droit, fera, elle, exploser, dans une boucherie industrielle sans précédent, toutes les valeurs que les humains avaient accumulées des siècles durant. De cette destruction, que sur le plan artistique l’on retrouvera chez les dadaïstes, puis les surréalistes, l’art du XXe siècle a pu naître en faisant table rase du passé.
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Un jeu de poupées
russes qui vient de Moscou
ton tout premier rêve
s'ouvre et dedans il y a
le deuxième qui ne s'ouvre pas
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Parfois de la fumée s'échappe et demeure
suspendue au-dessus du jardin.

Du feu en tomberait si elle savait imiter les nuages
gouttes de feu en été juste avant l'orage
neige de feu en hiver
grêle ardente parfois
en automne ou au printemps
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Dans cette rue qui depuis la maison ne
fait que descendre les arbres entrent
plus tôt que d’habitude dans l’obscurité
de nuit on le sait les troncs et les branches

et les feuilles font penser à un orchestre
muet j’aime depuis le balcon applaudir
les musiciens de la nuit et quand se lève
le premier hautbois la tête dans les

nuages les pieds dans l’eau une imperceptible
harmonie déchire le rideau nous
n’attendons que cela pour éteindre nos lampes
parfois avant même le dernier battement de

main la lumière revient mais ne sait
pas encore parler qui
a dit que qui part a souvent
quelque chose à raconter
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Penser le monde…



Penser le monde c’est l’éteindre

Respirer en dehors du destin
comme pour s’absenter
brièvement

Les forces puisées ailleurs
nous permettent de survivre


//Anise Koltz
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Ashen Lady, The Doors



Petit rituel de pluie
feu de camp
de ma cigarette
sur le balcon.

Toi, mon homme
es très loin
de moi
comme la lune.
et si proche.

Ma cigarette sous la pluie
s’éteint, je fais tourner
ma bague.
Tu viens,
me donnes du feu.


//Michèle Thoma
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Il y a des jours où si les marées montent elles
mettent les mots sur les choses et disent
par exemple ceci ce qui vient de la mer
n’est pas un souvenir liquide ce sont des mots

dans une bouteille des mots qui ont
traversé toute l’humidité comme un dialogue
qui les morts le savent a fait le voyage
du mur à la chute du silence à

ce qu’on disait avant je regarde vers le
large et dans l'air de la mer flotte un
irrespirable bleu pas parce que l’eau soudain
serait devenue bavarde mais à cause de toi

qui quand tu viens mets tant de mer dans ma
valise tu ne te fatigues donc jamais ne t'a-t-on
jamais dit que l'eau salée que tu amasses
est la clé de ta lourdeur ne t’a-t-on jamais dit

que regarder la mer pèse plus lourd que les mots
qui d’ici alourdissent ta valise il y a au large une
clé qui ouvre les bouteilles et une main aussi
ni la tienne ni la mienne mais prête à tout
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Est-ce en août que juillet revient
avec un prénom pris dans les nuages

août passeur de frontières
une mer ce fossé rempli d’eau

et tout bateau une pensée
qui part et n’oublie pas de semer sur l’eau
ses petits cailloux et ses bouts de pain
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l’autre boîtier…



l’autre boîtier
même si on ne le sait pas
il faut y croire
le monde est là, où aucun mot
tu n’dis rien, t’es dehors

tu le notes, tu veux dire
écoute et répète
rejoins-moi dans le boîtier
faisons comme si : ce serait à nous

ni portes ni fenêtres
en revanche des murs pour y grimper
des écrans aussi, malheureusement
tapis roulant sous les pieds

pas de coins, pas de direction
même pas de hamster dans la roue
homme boule, mais autrement
à ne pas séparer

on ne peut pas savoir
se bat pour des gousses et espère
qu’elles éclatent un jour
l’intérieur ne serait pas creux


//Elise Schmit
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Est-ce un rêve cette colonne
qui en moi monte et redescend
fumée là-haut mémoire en tombant

les mains y sont-elles pour quelque chose
ne faudrait-il pas les ouvrir aujourd’hui

s’en échapperait un nuage de sud et de lumière
comme l’air qui me traverse le larynx et parle
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je vous en prie
bonjour
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