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3.77/5 (sur 281 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Dominique (Antilles britanniques) , le 24/08/1890
Mort(e) à : Exeter (Conté du Devon) , le 14/05/1979
Biographie :

Ella Gwendolen Rees Williams est la fille d'un médecin écossais et d'une créole blanche. Elle passe son enfance aux Antilles et sera très influencée par la langue, la culture et les religions des Caraïbes. A 17 ans, elle part pour Londres et devient danseuse de revue.
Femme libre aux amours orageuses, elle mène une vie de Bohème tant à Vienne qu'à Paris.
Elle se marie en 1919 avec Johan Lenglet ; ils ont un enfant qui meurt à trois semaines. Ils divorcent en 1933.
En 1927 parait son premier recueil de nouvelles, "Rive gauche", qui décrit la vie parisienne. Elle
Elle publie quatre romans les années trente.
Elle se remarie avec l'éditeur Leslie Tilden Smith mais sera veuve en 1945. En troisième noce, elle épouse Max Hamer (1947), et sera veuve pour la seconde fois en 1965.
Elle connait le succès en 1966 avec La prisonnière des Sargasses.

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Book Review | Wide Sargasso Sea by Jean Rhys.


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Il revint dans la chambre et je l'observai dans la glace. Mon sac était sur la table. Il le prit et mis de l'argent dedans. Avant de le faire, il regarda dans ma direction, mais crut que je ne pouvais le voir. Je me levai dans l'intention de dire “Qu'est-ce que vous êtes en train de faire ?”, mais arrivée près de lui, au lieu de dire : “Ne faites pas cela”, je dis : “Très bien, si vous voulez - tout ce que vous voudrez, comme vous voudrez” et lui baisai la main.
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Je marchais droit devant moi en me disant : "Peu importe où je vais, du moment que personne ne sait où c'est."
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Je la regardais d'un œil scrutateur. Elle portait un tricorne qui lui allait bien. En tout cas, il faisait de l'ombre sur ses yeux qui sont trop grands et parfois déconcertants. Je crois bien qu'elle ne bat jamais des paupières. Des yeux en amande, tristes, sombres, étrangers.
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- Alors je ferai venir la police, je vous avertis. Un tant soit peu de loi et d'ordre doit exister, même dans cette île abandonnée de Dieu!
- Pas de police ici, dit-elle. Pas de cadène, pas de moulin de discipline, pas de sombre cachot non plus. C'est un pays libre et je suis une femme libre.
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C’était comme si un rideau était tombé, dissimulant tout ce que j’avais connu. C’était presque comme de venir au monde une seconde fois. Les couleurs n’étaient plus les mêmes, plus les mêmes les parfums, plus la même l’impression laissée par les choses tout au fond de soi. Pas simplement la différence entre chaud et froid ; violet et gris ; lumière et ténèbres. Mais une différence dans ma façon d’avoir peur et ma façon d’être heureuse. Pour commencer, l’Angleterre me déplut. Je ne pouvais m’habituer au froid. Parfois je fermais les yeux et faisais comme si la chaleur de feu, ou celle des couvertures dans lesquelles je m’enroulais, était la chaleur du soleil ; ou bien je me faisais accroire que j’étais devant la porte de la maison, suivant des yeux la rue du Marché jusqu’à la baie. Quand il y avait de la brise, les paillettes étoilaient la mer, par millions ; et les jours de calme plat, elle était pourpre comme Tyr et Sidon. La rue du Marché sentait le vent mais les ruelles sentaient le nègre, la fumée de bois et les beignets de poisson salé frits dans le saindoux. (Quand les femmes noires vendent les beignets dans la savane, elles les portent sur la tête dans un plateau. Elles crient : « Beignets de poisson, doux mes beignets, succulents mes beignets. ») C’était drôle, mais voilà à quoi je pensais plus qu’à toute autre chose — l’odeur des rues et le parfum des frangipaniers, le jus de limette, la cannelle et les clous de girofle, les bonbons au gingembre et à la mélasse, l’encens après les enterrements ou les processions de la Fête-Dieu, et les malades qui attendaient à la porte du dispensaire voisin, et l’odeur de la brise marine, et celle, toute différente, de la brise de terre.
Parfois, c’était comme si j’étais de retour là-bas et que l’Angleterre ne fût qu’un rêve. Et parfois c’était l’Angleterre qui était la chose réelle, et là-bas le rêve, mais jamais je ne pouvais les faire aller l’un avec l’autre.
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Il y a toujours deux morts, la véritable et celle dont les gens ont connaissance.
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L'envie sauvage qui la tenait de prendre sa revanche sur le genre humain s'était transformée en une extraordinaire lucidité. Elle venait de comprendre, encore maladroitement, mais pour la première fois, que seuls ceux qui n'ont plus d'espoir peuvent se permettre de ne plus mentir, que seuls ceux qui sont malheureux peuvent offrir de la la sympathie ou en recevoir- qu'ils partagent l'amère et dangereuse volupté de la misère. (Rue de l'Arrivée p 56)
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La maison brûlait, le ciel jaune-rouge était comme un coucher de soleil et je compris que je ne reverrais jamais Coulibri. Il ne resterait rien de tout cela : les fougères dorées et les fougères argentées, les orchidées, les lys roux et les roses, les fauteuils à bascule et le sofa bleu, le jasmin et le chèvrefeuille, et le tableau de la Fille du Meunier.
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« La vie est trop affreuse. Connaissez-vous l’histoire de cet homme qui aimait la femme d’un autre, et cette femme est tombée malade ? Et il n’osait pas aller demander de ses nouvelles parce que le mari la soupçonnait et le détestait. Alors il est resté aux abords de la maison à guetter, sans jamais arriver à décider si ce serait une lâcheté de demander à la voir ou une lâcheté de ne pas le faire. Et puis un jour il est allé demander, et elle était morte. Ça ne vous fait pas rire ? Elle était morte, vous comprenez. Et il l’aimait et elle était mourante et il le savait et il ne lui avait jamais fait parvenir un mot. C’est une vieille histoire mais ne vous fait-elle pas rire ? Elle pourrait être vraie, vous ne croyez pas ? »
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La terre était comme un aimant. Elle m'attirait. Je me sentais si proche parfois de cette intégration, de cet anéantissement, dont j'avais la hantise.
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