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Note moyenne 3.7 /5 (sur 199 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Dominique (Antilles britanniques) , le 24/08/1890
Mort(e) à : Exeter (Conté du Devon) , le 14/05/1979
Biographie :

Ella Gwendolen Rees Williams est la fille d'un médecin écossais et d'une créole blanche. Elle passe son enfance aux Antilles et sera très influencée par la langue, la culture et les religions des Caraïbes.

A 17 ans, elle part pour Londres et devient danseuse de revue.
Femme libre aux amours orageuses, elle mène une vie de Bohème tant à Vienne qu'à Paris.

Elle se marie en 1919 avec Johan Lenglet avec qui elle aura un enfant qui mourra à trois semaines. Elle divorce quelques années plus tard (1933).

Elle se remarie avec l'éditeur Leslie Tilden Smith mais sera veuve en 1945. En troisième noce, elle épouse Max Hamer (1947), et sera veuve pour la seconde fois en 1965.

Son premier recueil de nouvelles, "Rive gauche", date de 1927 et décrit la vie parisienne.

Dans les années trente elle publie quatre romans, mais ne connait le succès qu'en 1966 avec "La prisonnière des Sargasses".

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Source : Editions Denoël / wikipedia
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Book Review | Wide Sargasso Sea by Jean Rhys.

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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Pickwick   09 septembre 2010
Voyage dans les ténèbres de Jean Rhys
Il revint dans la chambre et je l'observai dans la glace. Mon sac était sur la table. Il le prit et mis de l'argent dedans. Avant de le faire, il regarda dans ma direction, mais crut que je ne pouvais le voir. Je me levai dans l'intention de dire “Qu'est-ce que vous êtes en train de faire ?”, mais arrivée près de lui, au lieu de dire : “Ne faites pas cela”, je dis : “Très bien, si vous voulez - tout ce que vous voudrez, comme vous voudrez” et lui baisai la main.
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manonsmn   18 octobre 2014
Voyage dans les ténèbres de Jean Rhys
Je marchais droit devant moi en me disant : "Peu importe où je vais, du moment que personne ne sait où c'est."
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Medelie   28 décembre 2012
Voyage dans les ténèbres de Jean Rhys
C’était comme si un rideau était tombé, dissimulant tout ce que j’avais connu. C’était presque comme de venir au monde une seconde fois. Les couleurs n’étaient plus les mêmes, plus les mêmes les parfums, plus la même l’impression laissée par les choses tout au fond de soi. Pas simplement la différence entre chaud et froid ; violet et gris ; lumière et ténèbres. Mais une différence dans ma façon d’avoir peur et ma façon d’être heureuse. Pour commencer, l’Angleterre me déplut. Je ne pouvais m’habituer au froid. Parfois je fermais les yeux et faisais comme si la chaleur de feu, ou celle des couvertures dans lesquelles je m’enroulais, était la chaleur du soleil ; ou bien je me faisais accroire que j’étais devant la porte de la maison, suivant des yeux la rue du Marché jusqu’à la baie. Quand il y avait de la brise, les paillettes étoilaient la mer, par millions ; et les jours de calme plat, elle était pourpre comme Tyr et Sidon. La rue du Marché sentait le vent mais les ruelles sentaient le nègre, la fumée de bois et les beignets de poisson salé frits dans le saindoux. (Quand les femmes noires vendent les beignets dans la savane, elles les portent sur la tête dans un plateau. Elles crient : « Beignets de poisson, doux mes beignets, succulents mes beignets. ») C’était drôle, mais voilà à quoi je pensais plus qu’à toute autre chose — l’odeur des rues et le parfum des frangipaniers, le jus de limette, la cannelle et les clous de girofle, les bonbons au gingembre et à la mélasse, l’encens après les enterrements ou les processions de la Fête-Dieu, et les malades qui attendaient à la porte du dispensaire voisin, et l’odeur de la brise marine, et celle, toute différente, de la brise de terre.

Parfois, c’était comme si j’étais de retour là-bas et que l’Angleterre ne fût qu’un rêve. Et parfois c’était l’Angleterre qui était la chose réelle, et là-bas le rêve, mais jamais je ne pouvais les faire aller l’un avec l’autre.

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JaneEyre   09 septembre 2017
La prisonnière des Sargasses de Jean Rhys
Quand surviennent les ennuis, il faut serrer les rangs, dit-on, et c'est ce que font les Blancs. Mais nous n'étions pas dans leurs rangs. Ma mère n'avait jamais plu aux dames de la Jamaïque.
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Alice_   11 novembre 2013
La prisonnière des Sargasses de Jean Rhys
- Alors je ferai venir la police, je vous avertis. Un tant soit peu de loi et d'ordre doit exister, même dans cette île abandonnée de Dieu!

- Pas de police ici, dit-elle. Pas de cadène, pas de moulin de discipline, pas de sombre cachot non plus. C'est un pays libre et je suis une femme libre.
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Alice_   10 novembre 2013
La prisonnière des Sargasses de Jean Rhys
Je la regardais d'un œil scrutateur. Elle portait un tricorne qui lui allait bien. En tout cas, il faisait de l'ombre sur ses yeux qui sont trop grands et parfois déconcertants. Je crois bien qu'elle ne bat jamais des paupières. Des yeux en amande, tristes, sombres, étrangers.
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MercurialSprite   01 avril 2012
La prisonnière des Sargasses de Jean Rhys
La maison brûlait, le ciel jaune-rouge était comme un coucher de soleil et je compris que je ne reverrais jamais Coulibri. Il ne resterait rien de tout cela : les fougères dorées et les fougères argentées, les orchidées, les lys roux et les roses, les fauteuils à bascule et le sofa bleu, le jasmin et le chèvrefeuille, et le tableau de la Fille du Meunier.
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languedeliee   10 mars 2014
Bonjour minuit de Jean Rhys
Le ruban de fer autour de mon coeur se desserre. Le miracle c'est produit. Je suis heureuse.
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Medelie   28 décembre 2012
Voyage dans les ténèbres de Jean Rhys
Je songe aux murs de la maison de la vieille plantation, toujours debout, avec de la mousse dessus. C’était ça le jardin : une pièce en ruine pour les roses, une pour les orchidées, une pour les fougères arborescentes. Et du chèvrefeuille tout le long de l’escalier raide qui descendait vers la pièce où l’intendant rangeait ses livres de comptes.
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Medelie   28 décembre 2012
Voyage dans les ténèbres de Jean Rhys
— Ne soyez pas comme ça, dit-il. Ne soyez pas comme une pierre, à qui j’essaie de faire remonter la pente mais qui redescend toujours.

« Comme une pierre », il avait dit. C’est étrange comme on se dit : « Tant que tu ne bouges pas, ça ne fait pas mal. » Alors on reste absolument immobile. Même le visage se fige.

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