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Note moyenne 3.7 /5 (sur 72 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Médéa (Algérie) , le 4/02/1849
Mort(e) le : 12/12/1926
Biographie :

Né à Médéa (Algérie), le 4 février 1849.
Ce petit-fils de paysans dont le père était médecin militaire eut très tôt la vocation de la littérature. Entré à l’École normale supérieure en 1868, il obtint sa licence de lettres en 1870 et servit pendant la guerre dans un corps de francs-tireurs.
Dans les années qui suivirent, il collabora à plusieurs journaux et exerça plusieurs métiers des plus divers, professeur , matelot ou portefaix. Fréquentant le Quartier Latin, il se lia avec Pétrus Borel et Jules Vallès. Sa vie marginale lui inspira son premier recueil de poésie, un ouvrage provocateur, La Chanson des gueux, publié en 1876. Il fit scandale à sa sortie car Jean Richepin, tel un Villon moderne, y dépeignait un peuple semblant tout droit sorti de la Cour des Miracles. La Chanson des gueux coûta à Richepin 500 francs d’amende et un mois de prison.
Écrivain prolifique, Jean Richepin produisit maints autres recueils de poèmes : Les Caresses, Les Blasphèmes, La Mer, Mes Paradis, Les Glas, des romans dans la veine populiste : Les Étapes d’un réfractaire, La Glu, Miarka, la fille à l’ours, Les Braves gens, Césarine, Les Grandes amoureuses et des pièces de théâtre dont les plus célèbres furent Nana Sahib et Le Chemineau.
Jean Richepin fut élu à l’Académie française en remplacement d’André Theuriet, le 5 mars 1908. Se présentaient contre lui Edmond Haraucourt et Henri de Régnier. Il obtint au quatrième tour 18 voix sur 32 votants et fut reçu le 18 février 1909 par Maurice Barrès. Il devait recevoir à son tour le maréchal Joffre en 1918, et Georges Lecomte en 1926.
Mort le 12 décembre 1926.
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Source : Académie française
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Vidéo de
Jean Richepin. De Ménilmuche.

Citations et extraits (133) Voir plus Ajouter une citation
Malaura   21 novembre 2012
Choix de poésies de Jean Richepin
L’amour que je sens, l’amour qui me cuit,

Ce n’est pas l’amour chaste et platonique,

Sorbet à la neige avec un biscuit ;

C’est l’amour de chair, c’est un plat tonique.



Ce n’est pas l’amour des blondins pâlots

Dont le rêve flotte au ciel des estampes.

C’est l’amour qui rit parmi des sanglots

Et frappe à coups drus l’enclume des tempes.



C’est l’amour brûlant comme un feu grégeois.

C’est l’amour féroce et l’amour solide.

Surtout ce n’est pas l’amour des bourgeois.

Amour de bourgeois, jardin d’invalide.



Ce n’est pas non plus l’amour de roman,

Faux, prétentieux, avec une glose

De si, de pourquoi, de mais, de comment.

C’est l’amour tout simple et pas autre chose.



C’est l’amour vivant. C’est l’amour humain.

Je serai sincère et tu seras folle,

Mon cœur sur ton cœur, ma main dans ta main.

Et cela vaut mieux que leur faribole !



C’est l’amour puissant. C’est l’amour vermeil.

Je serai le flot, tu seras la dune.

Tu seras la terre, et moi le soleil.

Et cela vaut mieux que leur clair de lune !

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Piatka   12 mai 2016
La chanson des gueux de Jean Richepin
LA FLÛTE



Je n'étais qu'une plante inutile, un roseau.

Aussi je végétais, si frêle, qu'un oiseau

En se posant sur moi pouvait briser ma vie.

Maintenant je suis flûte et l'on me porte envie.

Car un vieux vagabond, voyant que je pleurais,

Un matin en passant m'arracha du marais,

De mon coeur, qu'il vida, fit un tuyau sonore,

Le mit sécher un an, puis, le perçant encore,

Il y fixa la gamme avec huit trous égaux ;

Et depuis, quand sa lèvre aux souffles musicaux

Éveille les chansons au creux de mon silence,

Je tressaille, je vibre, et la note s'élance ;

Le chapelet des sons va s'égrenant dans l'air ;

On dirait le babil d'une source au flot clair ;

Et dans ce flot chantant qu'un vague écho répète

Je sais noyer le coeur de l'homme et de la bête.
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Jean Richepin
Piatka   15 mars 2017
Jean Richepin
NUAGERIES



Les nuages là-haut vont rêvant,

Pas de vent !

Nul rayon n'y met son coloris.

On dirait une bande d'oiseaux

Dans les eaux

Mirant leur gros ventre en velours gris.



Les nuages là-haut vont planant.

Maintenant

La brise ébouriffe leur poitrail

Où les rais du soleil découvert

Ont ouvert

Des blessures d'or et de corail.



Les nuages là-haut vont mourant ;

Car, plus grand,

Sous la dent féroce qui les mord

S'élargit le grand trou peu à peu

Tout en feu

Par où fuit le sang et vient la mort.



Les nuages là-haut vont crevant,

Et le vent

Les jette à la mer qui se ternit.

On dirait une bande d'oiseaux

Dans les eaux

Plongeant pour mourir où fut leur nid.

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Jean Richepin
Piatka   23 mars 2017
Jean Richepin
CE QU’EN PENSE UN FLOT



Comme elle gémissait cela,


Brusque, un flot les interpella.





Les cheveux au vent, les yeux fous,


Il leur dit : Sottes, taisez-vous !





Vivre, c’est dépenser comptant


Toute sa vie en un instant.





Qu’importe avant ? Qu’importe après ?


On passe ou reste sans regrets ;





Et le tout, c’est d’avoir goûté


Dans cet instant l’éternité.

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Jean Richepin
petch   10 janvier 2013
Jean Richepin
Et tous sont ainsi faits ! Vivre la même vie

Toujours pour ces gens-là cela n'est point hideux

Ce canard n'a qu'un bec, et n'eut jamais envie

Ou de n'en plus avoir ou bien d'en avoir deux.



N'avoir aucun besoin de baiser sur les lèvres,

Et, loin des songes vains, loin des soucis cuisants,

Posséder pour tout cœur un viscère sans fièvres,

Un coucou régulier et garanti dix ans !



Oh ! les gens bienheureux !... Tout à coup, dans l'espace,

Si haut qu'il semble aller lentement, un grand vol

En forme de triangle arrive, plane et passe.

Où vont-ils ? Qui sont-ils ? Comme ils sont loin du sol !



Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages.

Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts,

Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages.

L'air qu'ils boivent ferait éclater vos poumons.



(Extrait de "Les oiseaux de passage", mis en musique G. Brassens)

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Piatka   08 septembre 2014
La Mer de Jean Richepin
EN SEPTEMBRE



Ciel roux. Ciel de septembre.

De la pourpre et de l'ambre

Fondus en ton brouillé.

Draperie ondulante

Où le soleil se plante

Comme un vieux clou rouillé.



Flots teintés d'améthyste.

Ecumes en baptiste

Aux légers falbalas.

Horizon de nuées

Vaguement remué

En vaporeux lilas.



Falaises jaunissantes.

Des mûres dans les sentes,

Du chaume dans les champs.

Aux flaques des ornières,

En lueurs prisonnières

Le cuivre des couchants.



Aucun cri dans l'espace.

Nulle barque qui passe.

Pas d'oiseaux aux buissons

Ni de gens sur l'éteule.

Et la couleur est seule

A chanter ses chansons.



Apaisement. Silence.

La brise ne balance

Que le bruit endormant

De la mer qui chantonne.

Ciel de miel. Ciel d'automne.

Silence. Apaisement.
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Jean Richepin
Aurel82   24 juin 2017
Jean Richepin
Le long d’un chemin creux que nul arbre n’égaie,

Un grand champ de blé mûr, plein de soleil, s’endort,

Et le haut du talus, couronné d’une haie,

Est comme un ruban vert qui tient des cheveux d’or.



De la haie au chemin tombe une pente herbeuse

Que la taupe soulève en sommet inégaux,

Et que les grillons noirs à la chanson verbeuse

Font pétiller de leurs monotones échos.



Passe un insecte bleu vibrant dans la lumière,

Et le lézard s’éveille et file, étincelant,

Et près des flaques d’eau qui luisent dans l’ornière

La grenouille coasse un chant rauque en râlant.



Ce chemin est très loin du bourg et des grand’routes.

Comme il est mal commode, on ne s’y risque pas.

Et du matin au soir les heures passent toutes

Sans qu’on voie un visage ou qu’on entende un pas.



C’est là, le front couvert par une épine blanche,

Au murmure endormeur des champs silencieux,

Sous cette urne de paix dont la liqueur s’épanche

Comme un vin de soleil dans le saphir des cieux,



C’est là que vient le gueux, en bête poursuivie,

Parmi l’âcre senteur des herbes et des blés,

Baigner son corps poudreux et rajeunir sa vie

Dans le repos brûlant de ses sens accablés.



Et quand il dort, le noir vagabond, le maroufle

Aux souliers éculés, aux haillons dégoûtants,

Comme une mère émue et qui retient son souffle

La nature se tait pour qu’il dorme longtemps.
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gill   12 août 2017
Le flibustier de Jean Richepin
Ainsi reviendra-t-il, tout droit vers Saint-Malo,

Lui que nous attendons, le gas parti sur l'eau.

Cher petit-fils, dernier descendant de ma race !

Avant que de mourir, il faut que je l'embrasse ;

Et je l'embrasserai, vois-tu, j'en suis certain.

Nous l'embrasserons tous, Janik. Un beau matin,

Il nous débarquera de sa nef pavoisée,

Et cousine Janik deviendra l'épousée

D'un riche capitaine et d'un vaillant garçon,

Fidèle et cousu d'or, comme dans la chanson ...
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book-en-stock   11 février 2017
La chanson des gueux de Jean Richepin
Et la vie est un si grand bien,

Que ce vieillard, ce gueux, ce chien,

Regrette tout, lui qui n'eut rien.

p. 76

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Jean Richepin
Aurel82   28 mars 2018
Jean Richepin
Le bouc aux enfants



Sous bois, dans le pré vert dont il a brouté l’herbe,

Un grand bouc est couché, pacifique et superbe.

De ses cornes en pointe, aux noeuds superposés,

La base est forte et large et les bouts sont usés ;

Car le combat jadis était son habitude.

Le poil, soyeux à l’oeil, mais au toucher plus rude,

Noir tout le long du dos, blanc au ventre, à flots fins

Couvre sans les cacher les deux flancs amaigris.

Et les genoux calleux et la jambe tortue,

La croupe en pente abrupte et l’échine pointue,

La barbe raide et blanche et les grands cils des yeux

Et le nez long, font voir que ce bouc est très vieux.

Aussi, connaissant bien que la vieillesse est douce,

Deux petits mendiants s’approchent, sur la mousse,

Du dormeur qui, l’oeil clos, semble ne pas les voir.

Des cornes doucement ils touchent le bout noir.

Puis, bientôt enhardis et certains qu’il sommeille,

Ils lui tirent la barbe en riant. Lui, s’éveille,

Se dresse lentement sur ses jarrets noueux,

Et les regarde rire, et rit presque avec eux.

De feuilles et de fleurs ornant sa tête blanche,

Ils lui mettent un mors taillé dans une branche,

Et chassent devant eux à grands coups de rameau

Le vénérable chef des chèvres du hameau.

Avec les sarments verts d’une vigne sauvage

Ils ajustent au mors des rênes de feuillage.

Puis, non contents, malgré les pointes de ses os,

Ils montent tous les deux à cheval sur son dos,

Et se tiennent aux poils, et de leurs jambes nues

Font sonner les talons sur ses côtes velues.

On entend dans le bois, de plus en plus lointains,

Les voix, les cris peureux, les rires argentins ;

Et l’on voit, quand ils vont passer sous une branche,

Vers la tête du bouc leur tête qui se penche,

Tandis que sous leurs coups et sans presser son pas

Lui va tout doucement pour qu’ils ne tombent pas.
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