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Note moyenne 3.66 /5 (sur 1238 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Pagny-sur-Moselle , le 17/05/1933
Mort(e) à : Gradignan , le 16/06/2015
Biographie :

Jean Vautrin est un écrivain français. Il est également réalisateur de cinéma, scénariste et dialoguiste sous le nom de Jean Herman.

Après des études de lettres à Auxerre, il est reçu premier au concours de l'IDHEC. Devenu lecteur de littérature française à l'Université de Bombay, il devient assistant réalisateur de Roberto Rossellini. De retour en France, il réalise cinq longs métrages.

Écrivain à la langue généreuse et inventive, ses premières œuvres sont des romans policiers portés par une langue riche et une verve chaleureuse. On retrouve son talent de scénariste dans les dialogues et les descriptions qu'il rédige.

Il connaît la célébrité auprès du grand public en 1989, en obtenant le prix Goncourt pour son roman "Un grand pas vers le Bon Dieu".

En 1987, avec l'écrivain Dan Franck, il créé un personnage de reporter photographe au grand cœur surnommé Boro (dont le "modèle" le plus probable n'est autre que Robert Capa).

En 1998, il reçoit le prix Louis-Guilloux pour l'ensemble de son œuvre.

L'une de ses œuvres phares, "Le cri du peuple", vaste saga sur la Commune de Paris, a été adaptée en bande dessinée par Tardi.
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Université populaire du cinéma : Le métier de Scénariste - un cours de Jean Vautrin
Citations et extraits (191) Voir plus Ajouter une citation
cicou45   20 octobre 2013
Monsieur meurtre de Jean Vautrin
"[...] le malheur ne se raconte pas. Il est universel."
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TerrainsVagues   15 avril 2017
Gipsy Blues de Jean Vautrin
Le vieux envoie des mots d'amour aux étoiles, aux chagrins, aux guerres et aux vengeances. Il fait pleurer son violon avec quelque chose qui vient de loin et qui vous remue dedans.



Parfois, à force de remonter les sentiers abandonnés et de buter sur les vieilles souches de nos croyances, de grosses larmes ravinent les joues du rescapé d'Auschwitz, et, douce comme une pluie d'automne, son angoisse me recouvre.

C'est gris, c'est simple. C'est sans tapage. C'est souvent minuscule, mais ça a le goût de la vie. En tout cas, ça y ressemble.



Et je pleure à mon tour.
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TerrainsVagues   14 avril 2017
Gipsy Blues de Jean Vautrin
Pourtant, dès mon premier ouf, c'est inouï comme j'avais soif d'aimer les autres. Enfant de la lune et du soleil, j'avais une envie folle de coller mon oreille contre le fût des arbres. D'écouter battre sous l'écorce le suc de la terre. De me mêler à la gaudriole générale. A tout ce raffut de la création. D'orchestrer le cui cui des oiseaux, d'apprivoiser le savoir des personnes. Pas une minute, je n'imaginais que les gens puissent être aussi arrogants, aussi méchants. O mensi! comme nous les appelons dans notre parler manouche.Les gens! Passants ordinaires, je veux dire. Gadjé! Des corniauds de tous les jours qui vont, qui viennent et traversent devant nous.

Comme j'étais naïf! J'ignorais qu'en naissant Tsigane, je serais rabaissé au rang de gueux, de sauvage, de chien errant qui ne connait ni les lois ni la morale ordinaire.
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TerrainsVagues   09 avril 2017
Gipsy Blues de Jean Vautrin
Je reviens à l'hiver. C'est de lui que nous parlions. Là dessus, il y a bien du souvenir également. L'odeur qui monte de la terre dès que l'humidité s'installe, le soleil qui hésite entre le mauve et le rouge avant d'épuiser sa lumière frisante derrière le fût noir des acacias hantent ma jeunesse. (...). Ne te plains pas Cornélius. La misère est un professeur encore meilleur que les livres. Elle t'apprendra tout !
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wellibus2   15 novembre 2016
La vie Badaboum de Jean Vautrin
Qu'il fallait que de nouvelles voix s'élèvent.

Que la perte de la parole sous toutes ses formes, sa confiscation ou l'oubli même des mots, de leur signification, de leur sève et de la santé qu'ils contiennent, que l'éloignement, l'appauvrissement du vocabulaire, l'illettrisme, la désaffection du public pour des textes au profit d'images calibrées, orientées, blanchies en quelque sorte, sont un déficit terrible pour la démocratie.
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LiliGalipette   18 janvier 2012
Le Cri du peuple de Jean Vautrin
Ce n'est pas à coups de bâton, ni à force d'indifférence, qu'on chasse les indigents de toute société humaine. Au contraire, à force de se servir du balai pour les humilier davantage ou de la trique pour les expédier plus loin, nos préfets de police les ont voués à une épouvantable misère ... à une effrayante nudité. Ils ont fabriqué aux portes de la ville des ateliers de rancune. Sommes-nous donc aveugles ? Faut-il attendre que les pauvres soient si pauvres qu'il ne leur reste plus que la révolte ? Un jour, les hardes qui pendent au clou deviennent immanquablement l'étendard de la haine !
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cascasimir   27 avril 2019
Canicule de Jean Vautrin
Pas vrai ! Pas vrai que ça puisse exister ! Tant d'argent à la fois! Même pas des billets ordinaires! Des coupures à trois zéros ! Toutes rangées. Épinglées. Des liasses. Et aussi des George Whachintone, général et homme politique assez connu ( comme le vérifiera plus tard Chim en ayant recours à son dico) Des dollars en pleine Beauce dans son dictionnaire).

Incroyable, c'était incroyable ! Des picaillons pour toute la vie. Chim en revient pas. En revient vraiment pas!

Assis sur son cul, plein soleil, les jambes écartées, la terre autour de lui, le sac de nylon d'un côté et celui en toile écrue de l'autre, il plonge et replonge son bras dans les profondeurs du trésor. Chaque fois, c'est des millions qui remontent. Pleines poignées. Plus que dans aucun film qu'il ait jamais vu!
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issablaga   06 octobre 2014
Le Cri du peuple de Jean Vautrin
- Va te laver les pieds ! On ne fait pas la révolution les pieds sales.

- C'est la révolution ?

- Ca y ressemble fort.

- Contre qui se bat-on ?

- Petit, on ne le sait pas encore.

- Mais, M'man, contre qui se bat-on ?

- Est-ce que je sais ? Contre les portions à quatre sous ! Contre le beurre à quatre francs ! Contre les années de faim et d'injustice !
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issablaga   09 octobre 2014
Le Cri du peuple de Jean Vautrin
C'est souvent dans le dessous des crèmeries borgnes, au fond des gargotes de grande truanderie que j'ai pêché des âmes de grande valeur...

Et j'ai tôt compris que les dessous du boulevard du crime recelaient de bien plus exemplaires leçons de morale, d'autrement plus terribles châtiments pour le mal, que les salons brillamment éclairés où se pavane le bien en d'éclatants triomphes de faux-semblant !
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chriskorchi   19 octobre 2014
Gipsy Blues de Jean Vautrin
» Avant tout.



Ouvrez ce livre. Ouvrez ce livre, monsieur. Regardez dehors au travers des persiennes. Faites marcher votre petit coeur.

Assurez-vous que personne, aucun être transi de froid, ne rôde devant votre porte à la recherche d’un lit, d’un toit, d’une parole de réconfort.

Sinon, en route ! Ouvrez votre fenêtre. Installez-vous sans tarder. Tournez ! Tournez les pages de mes carnets de moleskine ! Jargonnez les mots que j’emploie. Partagez ma fièvre. Trouvez la cadence.

Le pied levé, même la jambe, hop, je vous attends ! Entamez rock, farandole, galops, roulades, rebondissements, roulements de caisse ! Cognez-vous la tête aux mirages, éblouissements, vertiges, fumées noires ! Cante flamenco ou violons d’Europe centrale, les yeux des danseurs sont noirs, les couteaux s’agitent, le drame est dans la coulisse, les talons frappent le sol.

Vous verrez, sur mes pages, c’est bric, c’est broc, c’est l’odeur de la vie – branle-bas des plus féroces, boucheries toutes rouges, enterrements superbes !

Tournez, tournez les pages du foutu livre ! Ça suffira. Vous y découvrirez le grand bazar. Tous les maléfices, les trucs mistoufles, les folies corde-au-cou qui m’ont emporté comme fétu dans le sombre courant de la vie. Vous apprendrez le tourbillon, la fracasse et la paille humide du cachot. Vous encaisserez les bleus, les bosses, les horions, les insultes, les croûtes que j’ai récoltés.



Vous verrez, vous distinguerez bien assez tôt comme il est glacial, l’horizon ! Envahi de vilains oiseaux noirs prêts à vous enfoncer les yeux d’un coup de bec !



Pourtant, dès mon premier ouf, c’est inouï comme j’avais soif d’aimer les autres. Enfant de la lune et du soleil, j’avais une envie folle de coller mon oreille contre le fût des arbres. D’écouter battre sous l’écorce le suc de la terre. De me mêler à la gaudriole générale. À tout ce raffut de la création. D’orchestrer le cui-cui des oiseaux, d’apprivoiser le savoir des personnes. Pas une minute, je n’imaginais que les gens puissent être aussi arrogants, aussi méchants. O mensi ! comme nous les appelons dans notre parler manouche. Les gens ! Les passants ordinaires, je veux dire. Gadjè ! Des corniauds de tous les jours qui vont, qui viennent et traversent devant nous.

Comme j’étais naïf ! J’ignorais qu’en naissant Tsigane, je serais rabaissé au rang de gueux, de sauvage, de chien errant qui ne connaît ni les lois ni la morale ordinaire. »
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