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Note moyenne 3.69 /5 (sur 32 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Shangai , le 27/09/1894
Mort(e) à : Nice , le 24/02/1966
Biographie :

Fils d'un fonctionnaire des douanes d'Indochine originaire de la Réunion, il fait ses études à Paris et entre en 1914 à la section indochinoise de l'École coloniale. Il s’oriente vers le journalisme et les voyages et prend le pseudonyme de Jean d'Esme. Il travaille à la rédaction ou à la direction des journaux Je sais tout, Le Matin et l'Intransigeant. En 1936, il tourne un film dans la région orientale du Niger: La Grande caravane, sur le voyage d’une caravane vers les mines de sel de Bilma. Il écrit une série d’articles pour L'Écho de Paris sur ses impressions en Éthiopie. Il devient un spécialiste du roman colonial dont le plus connu et le plus original est Les Dieux rouges, roman fantastique dont la trame se déroule en Indochine française. En 1936, directeur de Paris-Soir en reportage pendant la Guerre d'Espagne, il est emprisonné par les troupes franquistes pour avoir filmé dans des zones interdites. Il écrit de nombreux livres pour enfants publiés notamment dans la Bibliothèque verte. Il est membre de l'Académie des sciences d'outre-mer, président de la Société des Écrivains maritimes et coloniaux et de la Société des gens de lettres qu'il préside lors des années 1955-1956. Un collège de la Réunion porte son nom.
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Source : Wikipédia
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Citations et extraits (8) Ajouter une citation
migdal   13 avril 2018
Joffre de Jean d'Esme
Or, ce 6 août 1914 …



La mobilisation avait admirablement marché. La concentration à son tour s'effectuait dans des conditions parfaites.



« Six mille trains avaient été mis en marche ; par moments, dans certaines gares régulatrices, on lança jusqu’à deux cents trains par jour, soit une moyenne d'un train par huit minutes. Dans la période des transports les plus urgents, sur deux mille cinq cents trains expédiés, une vingtaine seulement eurent de légers retards. »
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Dranseb   27 juillet 2020
Fièvres de Jean d'Esme
- Ah ! mince alors ! C'est ça Port-Gentil ?

Mimi Chenille tourna lentement la tête vers Basquita.

- Ben quoi ! Tu te figurais peut-être trouver Panam ou London. Je t'ai pourtant prévenue que je t'emmenais au Gabon !... Et le Gabon hein, c'est en Afrique. Tu voudrais quand même pas que ce soit kif kif la France, non ?

Basquita haussa ses maigres épaules. Elle acheva d'ensanglanter sa bouche d'un pourpre agressif. Après quoi, rentrant dans son sac de cuir son bâton de rouge, elle fronça dédaigneusement les lèvres...



Page 11
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Dranseb   30 juillet 2020
Fièvres de Jean d'Esme
Les deux noirs avaient marché vers le tam-tam.

C'était un tronc d'arbre que l'on avait creusé au feu. Entaillé d'une fente et à peine dégrossi à la hache, monté sur quatre pattes massives et courtaudes, sculpté d'un semblant de crinière, d'un groin éffilé et d'un moignon de queue, il avait l'apparence d'un monstre hybride - chien, porc, lion tout ensemble - amalgame étrange issu des imaginations primitives des lointains ancètres de la tribu.

S'armant de deux bâtonnets, le féticheur commença de frapper le bois sonore. La voix d'abord lente du tam-tam emplit la case, déborda la nuit, puis l'appel accéléra sa cadence, se précipita, se transforma en un roulement continu qui passa sur le village, sur le fleuve et sur la forêt. Tel un cri sinistre, il déferla à travers les ténèbres, s'enfla démesurément, emplit le ciel profond et devint, enfin, cette longue clameur haletante par quoi les antiques idoles du pays noir ont coutume de convier à leurs fêtes rouges, les tribus de la forêt.



Page 247
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Dranseb   08 août 2020
Les dieux rouges de Jean d'Esme
Voici la porte, là, devant moi ! ... Une lourde porte en bois de teck, luisante et noire... Pourtant, la main sur le loquet de fer, j'hésite, luttant contre l'obscur malaise que je sens monter en moi, mêlé d'irritation. Au creux de mon cerveau, une question se débat : que suis-je venu faire là, au fond de ce couloir envahi de nuit, moi qui ne fume jamais ou presque ? Presque : cinq à six pipes de temps à autre, le dimanche à l'heure de la sieste et du désoeuvrement ! Six pipes moyennes, cela ne compte pas.

Les vrais fumeurs vous le diront. Alors pourquoi donc suis-je là ce soir ? Pourquoi ?



Page 9 introduction intitulée FIN
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Dranseb   30 juillet 2020
Fièvres de Jean d'Esme
- Tu me rappelles l'histoire de Léon des Catalans, il regardait un soir, sur le Vieux Port, les camarades en train de s'escagasser au chargement d'un cargo.

Mastiguas consentit à entr'ouvrir un oeil.

- Oui... et alors ?

- Et alors ? comme un étranger passait derrière lui et le voyait si épuisé, il a demandé à Léon :

" Vous m'avez l'air très fatigué, pauvre. C'est pourquoi ?"

" Pourquoi ? il a dit Léon, en montrant les camarades qui montaient à bord avec des sacs de cinquante kilos sur le dos... Regardez voir si c'est pas à vous tuer de faire un travail comme ça du matin au soir..."

Mastiguas fit remarquer.

- Il avait pas tort, non, ton Léon ?

- Pour sûr...seulement quand le monsieur du dehors, il lui a demandé à Léon :" Et...il y a longtemps que vous faites cet horrible métier, mon pauvre ami ?" Qu'est-ce que tu crois qu'il lui a répondu, Léon ?

- Je ne sais pas, moi, dit Mastiguas ...comment veux-tu que je le sache...

- Héhé, il lui a répondu comme ça, Léon, en courbant les épaules qu'il avait vraiment l'air tout vidé : " C'est demain que je le commence ce travail !"



Page 54
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Cielvariable   06 février 2019
Djéri à l'éléphant de Jean d'Esme
"Allez, vient ! murmure-t-il, viens... et ne fais pas de bruit...."



Aouk suivit, docile - croyant à un jeu nouveau. L'enfant, tirant la bête par l'oreille, gagna la porte de l'enclos, l'ouvrit et la franchit.
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imaginibus   23 mai 2018
Les dieux rouges de Jean d'Esme
Par la baie grande ouverte, au-delà des bambous et des arbres entourant la mission, on apercevait la lande rousse, la ligne sinueuse de l'arroyo révélée par sa bordure de palétuviers, et, plus loin, le massif du Pou-Kas, dressant sur le ciel lumineux ses croupes énormes, obscures et farouches. [p. 629 de l'éd. Omnibus, 2006].
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imaginibus   23 mai 2018
Les dieux rouges de Jean d'Esme
L'aube se levait incertaine, éclairant mal la rive gauche du Mékong, qui s'étirait au loin rectiligne et basse. Fine et tenace, pareille à une cendre terne, la pluie tombait, rayant le paysage, tandis que sur la terre, encore noyée de brumes, la lumière semblait hésiter à s'épandre. [p. 598-599 de l'éd. Omnibus, 2006].
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