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Note moyenne 3.5 /5 (sur 14 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saumur , 1858
Mort(e) à : Breuil-Bellay, Maine-et-Loire , 1945
Biographie :

Jean de La Brète, pseudonyme d’Alice Cherbonnel, est un écrivain français de romans pour jeunes femmes.
Cet auteur est une femme française, Alice Cherbonnel (1858-1945). Son père est normand.
Lucie Félix-Faure Goyau écrit à son sujet : « Jean de La Brète est de la race des fines conteuses de France".

Son premier roman, "Mon oncle et mon curé" (1889), prix de l'Académie Française, et adapté au cinéma, sera suivi de 35 autres romans, dont "Le roman d'une croyante" (1892)

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_la_Brete
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
Zebra   18 décembre 2012
Mon Oncle et mon Curé de Jean de la Brète
page 163

[...] Quand je me regardais dans la glace, je constatais que mes yeux bruns avaient un éclat nouveau, que ma bouche était plus fraîche et que mon teint de Méridionale prenait des tons rosés et délicats qui excitaient chez moi une vive satisfaction. [...]. Je m'épanouissais dans un milieu sympathique à tous mes goûts; je me chauffais aux rayons de mon bonheur, comme un lézard aux rayons du soleil. [...]
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Gwen21   12 février 2017
Le comte de Palène de Jean de la Brète
- Pour moi il n'y a que deux plaisirs au monde : manger et dormir.
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Austral   25 juillet 2016
Mon Oncle et mon Curé de Jean de la Brète
– Ah ! bah ! les gens malheureux le sont le

plus souvent par leur faute, parce qu’ils prennent

la vie à l’envers. Voyez-vous, le malheur n’existe

pas, c’est la bêtise humaine qui existe.

– Mais voilà déjà un malheur, répliqua le curé.

– Assez négatif en lui-même, monsieur le

curé, et, de ce que mon voisin est bête, il ne

s’ensuit pas que je doive l’imiter.

– Vous aimez le paradoxe, monsieur ?

– Point ; mais j’enrage quand je vois tant de

gens assombrir leur existence par une

imagination maladive. Je suppose qu’ils ne

mangent pas assez, qu’ils vivent d’alouettes ou

d’œufs à la coque, et se détraquent la cervelle en même temps que l’estomac. J’adore la vie, je

pense que chacun devrait la trouver belle et

qu’elle n’a qu’un défaut : c’est de finir, et de finir

si vite !
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Austral   25 juillet 2016
Mon Oncle et mon Curé de Jean de la Brète
... quel charmant pays ! Toutes les

maladies y règnent, et j’y enverrai mon mari. La

phtisie, la petite vérole, des vomissements qui

durent six mois, des ulcères, la lèpre, un ver

appelé rischta qui vous ronge ; pour le faire sortir

on...

– Assez Reine, assez ; laissez-nous déjeuner

en repos.

– Que voulez-vous ? mon oncle, je me sens

attirée vers la Tartarie. Et vous ? dis-je à M. Le

Maltour.

– Ce que vous dites n’est pas très

encourageant, mademoiselle.

– Pour les gens qui n’ont pas de sang dans les

veines ! répondis-je dédaigneusement.
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Jangelis   24 août 2018
Mon Oncle et mon Curé de Jean de la Brète
- Ah ! mamselle, me dit Perrine, vous seriez une belle et bonne vache que je n’aurais pas plus de chagrin en vous quittant.
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Jean de la Brète
emdicanna   18 août 2018
Jean de la Brète
L'imagination... est une fée... qui, en touchant les choses les plus laides de sa baguette magique, les pare de sa propre beauté.
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lanard   18 avril 2018
Mon Oncle et mon Curé de Jean de la Brète
Sans perdre une minute, je mis à exécution un projet mûri depuis longtemps. Il s'agissait de prendre possession de la bibliothèque, dont le curé avait la malencontreuse idée d'emporter la clef, mais je n'étais pas fille à me décourager pour si peu.

Je courus chercher un échelle que je traînais sous la fenêtre de la bibliothèque; après des efforts surhumains, je réussis à la lever et à l'appuyer solidement contre le mur. Grimpant lentement les échelons, je cassai une vitre avec une pierre dont je m'étais munie; puis ôtant les morceaux de verre encore attachés au châssis, je passais la partie supérieure de mon corps dans l'ouverture et me glissai dans la bibliothèque.

Je tombai la tête la première sur le carreau; je me fis une bosse énorme sur le front, et, le lendemain, le curé m'apporta un onguent pour la guérir.

Mon premier soin, quand je me relevai et que l'étourdissement causé par ma chute se dissipa, fut de fouiller dans les tiroirs d'un vieux bureau pour découvrir une clef pareille à celle que le curé avait fait disparaître. Mes recherches ne furent pas longues, et, après deux ou trois essais infructueux, je trouvai mon affaire.

Après avoir supprimé, autant qu'il me fut possible, les traces de mon effraction, je m'installai dans un fauteuil, et, pendant que le me reposais de mes fatigues, mon regard fut frappé par les ouvrages de Walter Scott placés en face d moi. je pris au hasard dans la collection et je m'en allais dans ma chambre, emportant comme un trésor la Jolie Fille de Perth.

De ma vie je n'avais lu un roman, et je tombai dans une extase, dans un ravissement dont rien ne pourrait donner l'idée. Je vivrais neuf cent soixante-neuf ans, comme le bon Mathusalem, que je n'oublierais jamais mon impression en la lisant la Jolie Fille de Perth.

J'éprouvais la joie d'un prisonnier transporté de son cachot au milieu des arbres, des fleurs, du soleil; ou, mieux encore, la joie d'un artiste qui entend jouer pour la première fois, et d'une manière idéale, l’œuvre de son cœur et de son intelligence. Le monde qui m'étais inconnu, et après lequel je soupirais inconsciemment, se révéla à moi tout à coup. Une lueur se fit si soudainement dans mon esprit que je crus avoir été jusque-là stupide, idiote. je me grisai, m'enivrai de ce roman rempli de couleur, de vie, de mouvement.
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lanard   18 avril 2018
Mon Oncle et mon Curé de Jean de la Brète
Il m'arrivait souvent de me planter devant mon miroir et de causer tout haut avec mon image durant des heures entières...

Mon cher miroir! ami fidèle! confident de mes plus secrètes pensées!

Je ne sais si les hommes ont jamais réfléchi sérieusement à l'influence énorme que ce petit meuble peut exercer sur un esprit. Remarquez que je ne détermine pas le sexe de cet esprit, étant bien convaincue que les individus barbus tiennent autant que nous au plaisir d'observer leurs qualités extérieures.

Si j'écrivais un ouvrage philosophique, je traiterais cette question: "De l'influence du miroir sur l'intelligence et le cœur de l'homme."

Je ne nie pas que mon traité serait peut-être unique dans son espèce, qu'il ne ressemblerait en aucune façon à la philosophie dans laquelle Kant, Fichte, Schelling, etc..., ont pataugé toute leur vie pour leur plus grande gloire et le bonheur bien plus grand de la postérité, qui les lit avec un plaisir d'autant plus vif qu'elle n'y comprend rien. Non, mon traité n'irait point sur les brisées de ces messieurs: il serait clair, net, pratique, avec une pointe de causticité, et il faudrait pousser bien loin l'amour de la contradiction pour ne pas convenir que ces qualités ne sont point l'apanage des philosophies ci-dessus mentionnées. Mais, ne trouvant pas mon intelligence assez mûre pour ce grand œuvre, je me contente de conserver à mon miroir une sincère affection et de m'y regarder chaque jour très longtemps, par esprit de reconnaissance.

Je sais bien que, devant cette révélation, quelques-uns de ces esprits fâcheux, grincheux, qui voient tout en noir, insinueront que la coquetterie joue un grand rôle dans le sentiment que je prétend éprouver pour mon miroir. Mon Dieu! on n'est point parfait! et remarquez, beau lecteur, que si vous êtes de bonne foi, ce qui n'est pas certain, vous avouerez que l'intérêt personnel, pour ne pas dire un plus gros mot, tient la première place dans la plupart de vos sentiments.
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Austral   25 juillet 2016
Mon Oncle et mon Curé de Jean de la Brète
Enfin, si mon oncle n’avait embrassé aucune

carrière, s’il n’avait été ni médecin, ni avocat, ni

ingénieur, ni soldat, ni diplomate, ni même

ministre, il remplissait sa tâche dans la vie en

conservant des traditions saines, en respectant ce

qui est respectable, en ne se laissant pas emporter

dans les divagations du temps, en usant de son

influence pour diriger certains esprits vers ce qui

est bon et juste. En un mot, mon oncle était un

homme d’esprit, homme de cœur, homme de

bien. Je l’aimais beaucoup, et s’il n’avait jamais

parlé politique, je l’aurais cru sans défaut.
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Austral   25 juillet 2016
Mon Oncle et mon Curé de Jean de la Brète
– Suzon, repris-je, profitant de ce subtil

adoucissement pour arriver plus vite à mon sujet,

j’ai envie de te faire une question ! – Quelle est

ton opinion sur les hommes... et les femmes ? ajoutai-je, songeant qu’il était ingénieux

d’étendre mes études sur les deux sexes.

Suzon s’appuya sur son balai, prit son air le

plus rébarbatif, et me répondit avec une

conviction entraînante :

– Les femmes, mademoiselle, sont des pas

grand-chose, mais les hommes sont des rien du

tout.
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