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Note moyenne 4.11 /5 (sur 64 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Jeanne Burgart Goutal est normalienne, professeure agrégée de philosophie et enseignante de yoga.

Elle mène depuis près de dix ans une recherche sur l’écoféminisme, mêlant approches théorique et vécue, d’abord à travers les livres puis à la rencontre de personnes et collectifs qui tentent de donner corps aux idéaux écoféministes, de Paris au nord de l’Inde en passant par les Cévennes.

Elle a publié plusieurs textes de référence sur le sujet, dont "Être écoféministe" (L’Echappée, 2020).



Source : leprintempsdesfameuses.com
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Écrivaine turque reconnue internationalement, autrice de romans aux narrations foisonnantes qui empruntent aussi bien aux récits orientaux qu'occidentaux, Elif Shafak vient à la rencontre du public au cours d'un grand entretien où il est question de son oeuvre et de son impressionnant parcours. On se souvient de « La Bâtarde d'Istanbul », paru en 2006 en Turquie, qui traitait du génocide arménien à travers des regards féminins, immense succès dans le monde entier qui lui a valu d'être poursuivie par l'État turc. Imprégnée par les mysticismes et particulièrement le soufisme, mais fustigeant toute forme de bigoterie, sa littérature s'intéresse à la mémoire et à sa transmission, aux questions de genre, d'appartenance et d'exil. Son dernier roman, « L'Île aux arbres disparus », se déroule à Chypre, à l'époque de la partition de l'île. Dans ce récit qui questionne le déracinement et les amours interdites, elle fait entendre le cri silencieux de la nature. L'écologie et le féminisme sont des thèmes chers à Elif Shafak, ce que vient rappeler Jeanne Burgart Goutal, professeure de philosophie à Marseille et écoféministe, qui tisse un lien entre la destruction de l'environnement et les violences faites aux femmes. Écrivant aussi bien en turc qu'en anglais, elle enseigne à l'université aux États-Unis et au Royaume-Uni, travaille pour des journaux internationaux, collabore à l'écriture de séries. Avec la présence sur scène de son éditeur français, Patrice Hoffmann, et le témoignage de sa traductrice Dominique Goy-Blanquet, il est question de l'architecture finement élaborée de ses récits, de la musicalité de sa langue que fait entendre la comédienne Constance Dollé. Car la musique compte beaucoup pour Elif Shafak. Grande mélomane, elle est capable de faire le grand écart entre musique soufie et heavy metal, et a même écrit pour des musiciens rock! Une rencontre passionnante avec une grande voix littéraire d'aujourd'hui, aux convictions marquées et à la trajectoire exceptionnelle. Un grand entretien animé par Olivia Gesbert et traduit de l'anglais par Valentine Leÿs et enregistré en public le 28 mai 2022 au Mucem, à Marseille, lors de la sixième édition du festival Oh les beaux jours ! À lire : — Elif Shafak, « L'île aux arbres disparus », traduit de l'anglais par Dominique Goy-Blanquet, Flammarion, 2022. — Elif Shafak, « La Bâtarde d'Istanbul », traduit de l'anglais par Aline Azoulay, Phébus, 2007. — Jeanne Burgart-Goutal, «Être écoféministe. Théories et pratiques », L'Échappée, 2020. En coréalisation avec le Mucem. Podcasts & replay sur http://ohlesbeauxjours.fr #OhLesBeauxJours #OLBJ2022

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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
On ne croit plus au féminisme séparée de l'écologie, pas plus qu'à l'écologie séparée du féminisme, ni à ces enjeux s'ils sont séparés des combats sociaux, antiracistes et décoloniaux. C'est vital de penser l'interconnexion des luttes, parce que, si on les sépare, même les plus beaux idéaux tournent au vinaigre !
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Jeanne Burgart Goutal
Les écoféministes proposent aussi de cesser de penser le monde en termes de dualités : corps/esprit, intellect/émotion, homme/femme, humain/nature. Parce que cela découpe et hiérarchise le monde. Ainsi, elles développent l'idée que la spiritualité, l'intuition ne sont pas les ennemis de la rationalité, de l'objectivité, ni de la maîtrise technique. On n'a plus besoin de croire que pour réfléchir, apprendre, diriger, on devait se couper de nos sentiments et de notre empathie.
Dans le magazine Kaizen n°55, mars, avril 2021
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Perso, j’ai pas le temps de militer, mais bon, je peux agir à mon niveau en réduisant ma conso d'internet? Sa ne me plaît pas trop, cette histoire de numérisation totale de la vie. A partir de maintenant, les dimanches seront « journée déconnectée ». Comme ça, je vais enfin pouvoir attaquer la pile de livres qui m'attend depuis des mois et jouer avec mes enfants! 
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Risques de l'écologie seule :
- Créer des parcs naturels protégés... en expulsant des populations autochtones.
- Interdire les voitures polluantes... sans donner les moyens aux plus pauvres d'en changer.
- Passer au zéro déchet... en faisant la charge mentale écologique sur les épaules des femmes.
- Acheter des produits bio... fabriqués dans des conditions injustes à l'autre bout de la planète.
ETC.
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Jeanne Burgart Goutal
Dans l'imaginaire occidental moderne, dans les romans, les récits religieux, les films et mythes, la femme est souvent associée symboliquement à la nature. Les femmes sont rapprochées de la Terre, de la Lune, des émotions. Tandis que l'homme incarne la raison. Alors rejeter notre animalité, et donc notre mortalité, implique de rejeter les femmes.
Dans le magazine "Kaizen" n° 55, mars, avril 2021.
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Imaginez : toutes les nounous du quartier gagnent au loto, et du coup elles arrêtent de s'occuper des enfants des autres. Je vois d'ici le tableau :
- Mais enfin madame Ocampo, comment on va faire sans nounou ? !
- Euh... vous allez vous occuper de vos enfants, par exemple ?
- Mais on a pas le temps, on travaille, nous !
- Désolée, c'est aussi du travail, les enfants...
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Risques du féminisme seul :
- Accéder en haut de la pyramide... grâce à un métier qui participe davantage à l'écocide.
- Mettre en place des dispositifs d'ascension sociale... qui ne concernent que quelques privilégiées.
- S'émanciper des tâches domestiques... par l'exploitation de personnes plus précaires (au lieu de les partager avec les hommes).
ETC.
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Risques de la justice sociale et raciale seule :
- Faire primer l'unité dans la lutte... en faisant taire les revendications spécifiques aux différents groupes.
- Mener des combats en faveur d'une minorité... tout en reproduisant les schémas patriarcaux.
- Gagner en pouvoir d'achat... et l'utiliser pour surconsommer au détriment de la planète.
ETC.
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Jeanne Burgart Goutal
Pour les écoféministe, l'exploitation de la Terre et des êtres par le "patriarcapitalisme" serait aussi liée au fait que beaucoup d'hommes auraient été déconnectés de leurs émotions et du vivant. Ce que les hommes ont à y gagner, c'est la satisfaction de vivre dans un monde plus juste.

Dans le magazine "Kaizen" n° 55 mars avril 2021
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Risques du postcolonialisme seul :
- Rattrapé les pays "développés"... en accélérant l'exploitation des ressources naturelles.
- Obtenir son indépendance... et subir une élite locale corrompue qui confisque le pouvoir.
- Lutter pour récupérer une souveraineté économique... en reproduisant les inégalités hommes/femmes.
ETC.
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