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Note moyenne 3.24 /5 (sur 48 notes)

Nationalité : États-Unis
Biographie :

Jen Beagin est titulaire d'un MFA en écriture créative de l'Université de Californie à Irvine et récipiendaire de Whiting Award de fiction en 2017.

Elle a collaboré à plusieurs revues et publié des nouvelles.

"On dirait que je suis morte" (Pretend I'm Dead, 2015) est son premier roman, lequel a reçu un accueil enthousiaste outre-Atlantique et a été finaliste de plusieurs prix.

Elle vit à Hudson, dans l’État de New York.

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The 5 Second Book Challenge with Jen Beagin: PRETEND I'M DEAD


Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
Sebthocal   28 janvier 2019
On dirait que je suis morte de Jen Beagin
Pendant des mois, il ne fut pour elle qu'un numéro : elle comptait ses seringues usagées, il les laissait tomber dans le seau, elle enregistrait la quantité sur son bloc-notes et il sortait de la file. Encore un pélican mazouté, usé jusqu'à la corde et pressé d'en finir. Un mec déglingué comme tous ceux qui venaient là.

Mais une fois affectée à la section aiguilles - au lieu de les compter, elle distribuait des kits stériles - elle remarqua qu'il était le seul échangeur à trimbaler des livres de la bibliothèque. Des biographies surtout, et des polars, Elle le surnomma M. Dégoûtant à cause de son look et de ses fringues crados. Ses longs cheveux dessinaient un gribouillage énervé qui aurait eu besoin d'un soin à l'huile chaude, son visage était un dessin compliqué avec trop de rides, mais il était grand, avait les épaules larges et aurait pu la prendre dans ses bras pour lui faire faire le tour du pâté de maisons, pour monter une volée de marches en cas de nécessité ou si l'envie lui en avait pris, une qualité qui avait malheureuse ment manqué à ses ex, et elle était raide dingue de ses yeux sombres à l'expression franche qui semblaient dire : Vous Êtes Ici.



Page 9, Buchet-Chastel, 2019.
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Sebthocal   29 janvier 2019
On dirait que je suis morte de Jen Beagin
Il devint une présence fugace dans sa vie. Elle fantasmait sur lui plus ou moins tous les jours, en général pendant qu'elle passait l'aspirateur. Elle gagnait sa vie comme femme de ménage et la rêvasserie constituait une part vitale du bonheur que lui procurait ce job. Ne sachant rien de lui en dehors de son goût pour la drogue et les livres de la bibliothèque, elle pouvait laisser libre cours à ses rêveries. Elle lui prêtait un accent espagnol, un brevet de pilote, un talent dans le maniement des mots. Elle le costumait de différentes manières uniforme UPS, blouse de laboratoire, cuir moto - et lui inventait des monologues intéressants.



Page 12, Buchet-Chastel, 2019.
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Eve-Yeshe   04 février 2019
On dirait que je suis morte de Jen Beagin
Plutôt qu’une photo, Mona gardait la liste des phobies maternelles dans son portefeuille… Elle avait aussi la peur d’avoir peur, « phobophobie » en termes savants, un mot que Mona aimait se répéter, un mot digne d’une chanson de hip-hop.
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Bazart   21 mars 2019
On dirait que je suis morte de Jen Beagin
Pas de Javel voulait dire pas de nettoyage qui voulait dire pas de partage. Elle en conclut qu'il était célibataire et sans attache.
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LaCabaneDeMesLivres   28 décembre 2019
On dirait que je suis morte de Jen Beagin
"J'ai toujours aimé le mot "contre" parce qu'il a deux sens contraires : le rejet d'un côté, la proximité de l'autre."

"Réjouissons-nous plutôt de notre statut de loups solitaires. Ils ne sont pas nombreux les gens qui ont ce que nous avons, un lien sincère et une liberté totale. Pas de parents, de familles, de conjoint. Pas de descendance. Rien pour nous contraindre. On peut parcourir le monde sans la culpabilité d'abandonner quelqu'un, sans avoir à se montrer à la hauteur de ce qu'attendent les autres."

"Accepte ton histoire personnelle, conseilla Nigel patiemment. Et ensuite, remets-la à sa place, derrière toi. Ton passé ne doit pas être ta locomotive. N'es-tu pas fatiguée de le porter sans arrêt ? C'est vieux, c'est avarié, et, crois-moi, ça empeste. Je le sens d'ici..."

"A l'aise dans ton corps, chouchou. A l'aise dans le monde."
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cathulu   03 janvier 2019
On dirait que je suis morte de Jen Beagin
Il comptait parmi ces gens chanceux: il était sorti de l'enfance en un seul morceau et son passé n'était pas une énorme masse inamovible dotée d'un climat propre.
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Faura   26 janvier 2019
On dirait que je suis morte de Jen Beagin
Il devint une présence fugace dans sa vie. Elle fantasmait sur lui plus ou moins tous les jours, en général pendant qu’elle passait l’aspirateur. Elle gagnait sa vie comme femme de ménage et la rêvasserie constituait une part vitale du bonheur que lui procurait ce job. 
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Lucillius   09 janvier 2019
On dirait que je suis morte de Jen Beagin
Si seulement leur vie sexuelle était moins compliqué. Il parlait de son engin comme d'un "appendice vestigial et inutile" ou comme du "membre le plus pathétique de la famille".
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rkhettaoui   15 janvier 2019
On dirait que je suis morte de Jen Beagin
Elle gagnait sa vie comme femme de ménage et la rêvasserie constituait une part vitale du bonheur que lui procurait ce job. Ne sachant rien de lui en dehors de son goût pour la drogue et les livres de la bibliothèque, elle pouvait laisser libre cours à ses rêveries. Elle lui prêtait un accent espagnol, un brevet de pilote, un talent dans le maniement des mots.
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nuitet0ilee   03 mai 2020
On dirait que je suis morte de Jen Beagin
C'était quoi, le problème ? Pourquoi l'appelait-elle sans arrêt ? C'était en partie du conditionnement. Elle croyait qu'elle était censée l'appeler. N'était-ce pas aussi biologique ? Parfois, elle éprouvait un tiraillement à un niveau qu'elle imaginait cellulaire. Les enfants sont censés téléphoner à leurs parents. Les enfants sont censés entretenir des liens avec eux, même s'ils sont merdiques. Mais elle n'en voulait pas, de ces liens. Elle voulait une rétribution. Verbale, émotionnelle, financière. Et elle savait désormais qu'elle ne l'obtiendrait jamais. Peut-être qu'il valait mieux laisser tomber, passer à autre chose.
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