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Note moyenne 3.57 /5 (sur 54 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Auteur de la série "Dust City" chez Milady dans la collection Emma

Auteur aux multiples facettes, il aime préserver le voile de mystère qui l’entoure. Jesse a pour habitude d’écrire à la lueur d’une bougie, cultivant ainsi son côté poète maudit en se brûlant les doigts, et dit puiser son inspiration chez Stephen King, Danny Boyle ou n’importe quelle série de la HBO.

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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
verobleue   17 juillet 2017
Noah de Jesse Christen
Tout ça me prend quelques secondes, quelques secondes avant de repousser Mathias. J’ai un goût d’alcool sur les lèvres alors que je n’ai pas encore touché à mon verre. Il se redresse un peu, les paupières mi-closes, et me regarde dans les yeux. C’est la première fois qu’on me regarde comme ça. Et cette fois, c’est excitant. Effrayant aussi, mais oui, je peux difficilement ignorer la part d’excitation physique qui vient de m’envahir sans prévenir.

OK. Donc je suis bisexuel. Félicitations, Noah. Voilà qui vient arranger tes affaires déjà florissantes.
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paresseuse   11 juillet 2015
Dust City, tome 2 : Le feu sous la cendre de Jesse Christen
Il me jette un coup d’oeil rapide, un sourcil levé.

— Heureusement, oui. Tu as un certain don pour te mettre dans des situations critiques.

Il passe sur un point sensible et je grimace.

— Désolé.

— Ça va. Mais comment tu as su où j’étais ?

— Je ne savais pas. J’ai passé un certain temps à me balader dans les environs et à faire la tournée des bars encore ouverts. Je suis parti de l’hypothèse que tu ne t’éloignerais pas trop.

Son intuition ne l’a pas trompé. Une fois de plus.

— J’ai visité quelques squats, aussi, ajoute-t-il après-coup.

Je relève les yeux vers lui. Il ne précise pas sa pensée, mais je sais très bien ce qu’il veut dire. Peut-être, en effet, que la tentation de l’opia m’a traversé l’esprit, tout à l’heure. Peut-être que j’ai eu une envie aussi forte que malvenue de retomber dans mes faiblesses, d’oublier le reste. Mais je l’ai

chassée assez vite, et plus facilement que par le passé. J’ai découvert ces derniers temps qu’avoir un but dans la vie aide singulièrement à combattre l’addiction.

— Eh non tu vois, juste un bar, je réponds sur un ton faussement léger.

— Ouais, juste un bar, il répète avec un sourire soudain, qui me prend de court.

Il est vraiment beau quand il sourit comme ça, spontanément, sans prévenir. Il a l’air plus jeune, plus insouciant, un peu comme je pourrais me l’imaginer quand il avait mon âge, même s’il n’était sans doute déjà plus comme ça à ce moment. Mais si elle n’a peut-être jamais existé, c’est pourtant une image de lui que j’aime bien, sans raison.

Je le dévisage, presque hypnotisé. Il me rend mon regard et peu à peu son sourire s’atténue. L’atmosphère change, l’air semble s’épaissir entre nous. J’ai beau être à la ramasse, il y a un tas de signaux d’alerte qui s’allument dans ma tête, mais je reste tout à fait immobile. Immobile quand je vois ses yeux s’assombrir, immobile quand il se penche lentement vers moi, si lentement, comme s’il voulait me laisser le temps de m’échapper, ou se laisser à lui le temps de se raviser. Mais ni moi ni lui ne faisons rien de la sorte.

La tension implicite et constante entre nous, apparue dès la première seconde où on s’est revus s’exprime enfin pleinement à cet instant, et je n’ai plus la force de la contenir. Quand il pose sa bouche sur la mienne, ça n’a rien à voir avec le baiser furtif d’il y a quelques heures. Ses lèvres sont douces mais elles prennent et exigent, s’attardant, réclamant. Tout ce qui s’est passé ces derniers jours, jusqu’à cette nuit, disparaît totalement de mon esprit, il n’y a plus rien que ce contact tiède et humide, et le désir violent, impérieux qui déferle en moi. Un gémissement rauque s’arrache tout seul de ma gorge quand je noue mes bras autour de son cou et que je réponds à son baiser avec la même fièvre. Ce qui a commencé avec une douceur trompeuse se transforme alors en urgence presque brutale, peut-être pour ne plus laisser à aucun de nous la possibilité de penser.



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paresseuse   11 juillet 2015
Dust City, tome 2 : Le feu sous la cendre de Jesse Christen
Je me sens étrangement vide, épuisé par un mélange d’émotions contradictoires. Je m’adosse contre le mur, m’installant plus confortablement sur le futon, et je ferme les yeux.

Quelques minutes seulement s’écoulent avant que la première morsure se referme violemment sur les nerfs de ma main. Une douleur aiguë, glacée, qui court le long de mon bras et me fait immédiatement monter les larmes aux yeux. Mon souffle se bloque dans ma poitrine et je me tends tout entier.

Cette fois la crise s’annonce sévère.

À tâtons, les doigts tremblants de ma main valide cherchent les cachets dans ma poche. Il ne m’en reste plus beaucoup. J’en avale deux d’un coup, à sec, en me maudissant intérieurement. J’aurais dû en prendre un quand j’ai ressenti les premiers signes, tout à l’heure. Mais j’étais trop concentré sur Sin, trop distrait pour m’y attarder. J’aurais dû savoir, ne pas attendre stupidement que ça s’aggrave. Je sais que je vais en payer le prix. J’espère juste que les antidouleur ne tarderont pas trop à agir.

Tout mon bras gauche est engourdi à présent, et je me couche sur le côté en position foetale. Je perçois vaguement un gémissement sourd, continu, qui doit venir de moi. Je serre les paupières, ne discernant plus rien qu’une douleur écarlate qui envahit tout. Et je me laisse sombrer dans ses profondeurs rouges.

Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé lorsque je perçois un changement imperceptible dans l’air. J’entends une porte claquer et l’instant d’après je suis enveloppé d’une chaleur éloignant le froid qui s’est emparé de mes membres tremblants. Un contact tiède et solide alors que deux bras m’entourent, que ma tête est posée sur un torse puissant, où j’enfouis mon visage avec reconnaissance. Une main vient dégager les mèches collées à mon front en sueur, me caresse la tempe. J’entends un murmure bas sans discerner les mots, réconfortant, apaisant. Mon corps est encore traversé de spasmes de douleur, mais ils sont moins intenses. Chaque fois que je me raidis sous les décharges électriques qui torturent mes nerfs, l’étreinte des bras autour de moi se resserre. Comme pour m’assurer de leur présence, de leur force silencieuse. J’en pleurerais, si j’avais encore des larmes.

Peu à peu, avec une pénible lenteur, l’attaque perd en intensité, s’éloigne. Sans doute grâce à l’effet des médicaments, mais peut-être pas uniquement. Je me détends progressivement. Je sens le sommeil gagner mon corps épuisé. Lorsque je me laisse sombrer de nouveau, je suis toujours serré dans les bras de Sin.



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LaChroniquedesPassions   15 mai 2015
Dust City de Jesse Christen
Il n’y a plus d’armes pointées sur moi. J’ai enfin l’occasion de retrouver ma liberté, et Damon. Et rester ici est évidemment bien trop dangereux, avec tous les trafiquants qui infestent le quartier. Je pourrais le laisser là. Qu’il survive ou non, c’est son destin.





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LesLecturesdOriane   07 décembre 2016
Dust City de Jesse Christen
« Il jette le tesson de côté et me prend dans ses bras.

Je ne m’y attendais pas et je me raidis. Mais il n’en tient pas compte, il me serre contre lui, me caresse les cheveux en prononçant des mots incompréhensibles. J’aurais peut-être pu résister des à coups, mais là je ne suis pas capable de me retenir. Je me mets à pleurer en silence.

Sin me maintient contre lui, malgré les sanglots qui font tressaillir mes épaules. Il me garde comme ça un long moment.

Je ne connais pas cet homme. Je croyais le connaître, mais je ne savais rien de cette partie-là de lui. J’aurais préféré ne jamais le découvrir, ni le laisser prendre cette place que je l’ai laissé obtenir. Il n’y a jamais eu d’avenir possible avec lui, et désormais il y en a encore mois que ça. À cet instant je ne crois même plus qu’il y ait d’avenir tout court, pour moi. »
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Rhia   13 décembre 2015
Dust City, tome 2.5 : Damon de Jesse Christen
Il admire le spectacle des hautes flammes jaune orangé qui semblent s’élever jusqu’au ciel étoilé, des silhouettes qui dansent à la musique des cris d’alerte ou d’horreur. Damon y a songé dès le premier jour : des maisons en bois dans un désert, c’est risqué. On n’est jamais à l’abri d’un accident, ou d’un incendiaire schizophrène.

Un long moment encore, il contemple la ville qui brûle et les vains efforts de ses orphelins. Il inspire profondément l’odeur de bois et de chair carbonisés pour s’assurer de ne jamais l’oublier, et il ne pense ni à son frère, ni à une autre ville, ni au garçon qui a payé pour lui.

Non, il ne pense qu’à la route qui n’a cessé de l’attendre, avec une patience qui lui survivra. Puis il se détourne et s’éloigne lentement de la lumière.
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KateLine   10 janvier 2016
Dust City de Jesse Christen
Putain, ça m’étonne parfois à quel point on peut aimer et haïr en même temps la même personne.
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verobleue   17 juillet 2017
Noah de Jesse Christen
- Promets-moi que si un jour tu te sens paumé, si tu as un problème et l’impression de ne pas pouvoir en parler à qui que ce soit, tu m’appelleras, dit alors Sofia.

J’ouvre la bouche mais rien ne sort. Elle me fait un clin d’œil avant de revenir à la route.

- Je parle beaucoup, mais je suis aussi assez bonne pour écouter, ajoute-t-elle. Peut-être même pour trouver des solutions.

Pour une fois, je suis tenté de croire quelqu’un sur parole.
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LesLecturesdOriane   07 décembre 2016
Dust City, tome 2 : Le feu sous la cendre de Jesse Christen
« — Tu croyais que je ne reviendrais pas, c’est ça ?

— Euh, c’est chez toi ici… ce serait un peu absurde, non ?

Ma bravade tombe complètement à côté. On sait tous les deux que je suis un piètre menteur. Mais ce qu’il me dit ensuite, avec un sérieux glaçant et une sincérité impossible à mettre en doute, me prend totalement au dépourvu.

— Je suis désolé. »
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LaChroniquedesPassions   15 mai 2015
Dust City de Jesse Christen
Il n’y a plus d’armes pointées sur moi. J’ai enfin l’occasion de retrouver ma liberté, et Damon. Et rester ici est évidemment bien trop dangereux, avec tous les trafiquants qui infestent le quartier. Je pourrais le laisser là. Qu’il survive ou non, c’est son destin.





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