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Note moyenne 4.83 /5 (sur 3 notes)

Nationalité : Espagne
Né(e) à : Gérone , le 27/09/1858
Mort(e) à : Barcelone , le 15/05/1939
Biographie :

Descendent d'une famille de la petite noblesse catalane, ayant des origines dans le Roussillon et de la région de l'Hostalric et Blanes, il naît d'un père avocat reconnu de Gérone et d'une mère issue de la petite noblesse d'Hostalric.
Il passe ses premières années à Gérone mais doit suivre sa famille en fuite pendant la guerre de Succession qui prit refuge d'abord à Malgrat et ensuite dans la maison familiale de Blanes où il passa la plupart de ses années d'enfance et de son adolescence et où il se lia d'une amitié profonde avec Ramon Turró avec qui il passa son baccalauréat a Barcelone en 1875 et avec qui il publia ses premières œuvres littéraires. Après un court séjour mystérieux à Madrid dont très peu se sait, il retourna finir ses études à Barcelone sans passer les examens finaux et part se réfugier à Blanes où il commença dans les années 1880 et 1890 la majeure partie de son oeuvre littéraire.
Auteur de langue catalane uniquement, bénéficiant de l'aisance financière de sa famille, il vécut une vie de rentier qui lui permit de se consacrer à son oeuvre littéraire, tournée vers le monde marin et paysan du Blanes et ses alentours.
Les dernières années de sa vie furent marquées par la destruction d'une partie de son héritage et les difficultés politico-sociales d'un héritier riche catholique très pratiquant durant la Guerre Civile Espagnole.
Il mourut a 80 ans à Barcelone.
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Source : https://ca.wikipedia.org/wiki/Joaquim_Ruyra_i_Oms
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Bibliographie de Joaquim Ruyra   (1)Voir plus

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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Yzou   30 janvier 2017
La rame de vingt pieds de Joaquim Ruyra
Ce matelot était de Blanes, comme tout l'équipage. Il devait avoir près de quarante ans, était grand, sec, blond, l'oeil rusé. On l'appelait Vado Sept-Pièces parce qu'il semblait fait de morceaux mal ajustés. Quand il marchait, ses bras pendaient, ballants, sa tête allait d'un côté à l'autre, et ses articulations jouaient comme des charnières trop lâches. On eût vraiment dit qu'il était désarticulé. Faute de hanches, sa ceinture de laine glissait continuellement en spirale jusqu'aux cuisses ; la visière de sa casquette virait constamment sur son front, allant d'une oreille à l'autre. Ce détail, je te l'ai fait remarquer, que les marins avaient en général une allure ferme et assurée, n'était pas vrai quant à Vado. Pour lui, c'était tout le contraire ; il ne cherchait pas à résister aux coups de mer ; il pliait, se conformait à tous les mouvements, se moulait sur toutes les ondulations. Avec cela, bon travailleur adroit dans le métier, actif à la manœuvre et leste comme pas un pour grimper aux mâts et aux antennes, avec l'agilité d'un écureuil.
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Yzou   03 mars 2017
La rame de vingt pieds de Joaquim Ruyra
Le soleil, à son déclin vers les sombres montagnes de Bandine, pâlissait ; il se cacha subitement derrière un petit nuage, puis il reparut au-dessous, avec des fulgurations rouges et brumeuses qui donnèrent à la mer, aussi rapidement qu'un frisson qui passe sous la peau, de vives teintes de carmin et d'or, d'une finesse idéale. L'air se saturait de cette odeur de mer, si bonne à respirer, suave exhalaison des eaux à l'approche des rivages ; la barque était immobile, comme à l'ancre ; aux plis flottants des voiles privées de vent, s'accrochait, en se jouant, la splendeur colorée du crépuscule ; le ciel, plus profond, plus pur, plus pâle à chaque instant, se préparait à la venue des candides étoiles.
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Yzou   03 mars 2017
La rame de vingt pieds de Joaquim Ruyra
Mon père me l'avait dit cent fois : à la mer, ne se perd que qui désespère... il n'y a qu'à ne jamais se déclarer vaincu.
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Yzou   03 mars 2017
La rame de vingt pieds de Joaquim Ruyra
Le malheur, c'est que les femmes ont toutes une case vide... On croit deviner leur goût, on vide sa bourse, et... bernique !... Je n'ai jamais pu en comprendre aucune. Allons ! A notre travail ! Les bateaux sont plus faciles à gouverner, Vado !
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