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Critiques de Joe Henderson (8)
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Skyward, tome 1
  06 février 2020
Skyward, tome 1 de Joe Henderson
"Skyward T.1" de @Henderson_Joe, @LeeGarbett, @AntonioFabela et Anaïs Koechlin chez @HiComicsFrance



Je pense logiquement que le travail de qualité fourni par HiComics et @SullivanROUAUD n'est plus à démontrer dans le comicsverse. Depuis leur premier livre édité sous l'estampille "HiComics", leur catalogue n'a fait que se bonifier avec le temps et prendre petit à petit l’essor auquel il a le droit. Bien qu'il ne soit pas encore reconnu à son plein potentiel. C'est de nouveaux démontrer avec cet opus qu'est "Skyward" de Joe Henderson, au scénario, Lee Garbett, aux dessins, Antonio Fabela, à la colorisation et Anaïs Koechlin, à la traduction.



Synopsis :



"Et si la première loi de la physique s'envolait ? Littéralement.



Vingt ans plus tôt, la loi universelle de la gravitation a cessé soudainement de s'appliquer, entraînant des millions de personnes épouvantées aux confins du ciel.



Depuis, l'humanité s'est adaptée. Et qui n'a jamais rêvé de pouvoir voler, ou presque ? Pour Willa, née juste avant le G-Day, c'est la vie idéale. Du moins, c'est ce qu'elle croit. Car si un faux-pas pourrait lui faire quitter la surface de la Terre, une menace bien plus tangible s'approche d'elle à toute vitesse."



"Skyward" relate donc les aventures de Willa, dans un monde où la gravité, à tout simplement, pris ses cliques et ses claques, avant de disparaître définitivement, prenant au dépourvu tous les habitants de la planète, dont ses parents. Ce tome 1, s'ouvre sur un moment de la vie quotidienne des parents de notre future l'héroïne, héroïne, qui pour l'instant, est encore un bébé. Sa mère part courir et son père fini de déjeuner tranquillement, lorsque par un geste tout à fait banal, il fait tomber sa tasse de café, il se rend compte que la voir flotter devant ses yeux, au lieu qu'elle s'écrase au sol en mille morceaux, n'est pas normal. Il lui faudra une seconde pour que cela fasse tilt dans sa tête et qu'il comprenne que sa vie va devenir un enfer.



20 ans plus tard, nous découvrons Willa, qui a bien grandi, coincé dans un job qu'elle n'aime pas, dans ce décor post-gravité, espace de jeu privilégié de notre chère demoiselle, qui se demande tous les jours,

comment faisait le monde pour tourner sans la possibilité de voler. Elle va vite le découvrir, car l'être humain a de nouveau su s'adapter, faisant le bonheur des uns et le malheur de la grande majorité des autres. En rencontrant un associé de son père, de son ancienne vie, elle va essayer de les faire renouer, afin que son père sorte de sa torpeur et de son stress post-G-Day, car depuis cet événement, il se terre dans son appartement, pour échapper au monde qui l'entoure. D'ailleurs, on nous laisse entrevoir que son père pourrait avoir deviné ce qui aller se passer, sans que personne ne veuille bien l'écouter, avant que le drame arrive. Partons donc, sur leurs traces dans une aventure légère, au rythme endiablé.



Que nous dévoile cette aventure ? :



Analyser ce qui sort des cerveaux des différents artistes qui ont participer à la réalisation de telle ou telle oeuvre et réussir à voir entre les lignes n'est pas une chose facile et votre serviteur n'est pas maître en la matière. Mais que cela ne tienne, je vais me prêter au jeu.



En plus, de nous offrir un scénario original, bourré d'action, accrocheur, entraînant et qui fait mouche, Joe Henderson et Lee Garbett ont certainement voulu montrer que même si la pire des catastrophes venait à surgir dans notre monde et le frapper de plein de fouet, entraînant la fin de la civilisation telle qu'on la connaît, ainsi que la disparition de millions de gens, l'être humain a cette faculté à s'adapter indéniablement à toutes situations désastreuses et rebondir, afin de ressortir grandi et plus fort de cette épreuve. C'est ce que l'on découvre ici, que se soit avec Willa ou avec les différents protagonistes croisés. Cependant, le leitmotiv qui revient fréquemment dans ce style d'histoire est que malgré la terrible catastrophe survenue, il n'y aura pas d'unité entre les êtres humains et

que la néo-société qui ressortira de tout ça gardera la dichotomie entre les différentes catégories de population et c'est ce qui vient noircir le tableau et en même temps poser l'intrigue qui sera le fil rouge de la suite de l'histoire. Eh, oui, les riches pouvant s'offrir des bottes à gravité, leur permettant de vivre sur le plancher des vaches, alors que la majorité de la population doit lutter chaque jour, afin de ne pas terminer dans l'espace, est bien présente tout au long de l'histoire.



Malgré ça, il y a de l'espoir, bah oui, sinon à quoi ça sert d'inventer ce style d'histoire si vous ne laissez pas une porte de sortie,  une lumière au bout du couloir. L'espoir est donc une donnée essentielle au bon développement du scénario, elle se retrouve dans à peu tous les films, comics, livres de ce style, incarné généralement par un personnage qui n'a pas envie d'être là, qui se retrouve là, au mauvais moment, au mauvais endroit. Willa, une jeune femme, forte, indépendante, aventurière, un brin suicidaire, qui a su s'adapter parfaitement au monde dans lequel elle essaye de survivre tous les jours reflète parfaitement cette idée.



Côté univers graphique :



La colorisation d'Antonio Fabella et les dessins de Lee Garbett, nous offrent ici un univers graphique vif, lumineux, épuré, vertigineux, arrivant à faire oublier la douloureuse histoire de notre jeune héroïne. L'impression de vélocité et de légèreté est parfaitement retranscrite et nous offre des planches plus belles les unes que les autres, permettant de découvrir l'histoire à toute allure. J'ai vraiment été frappée par la luminosité intérieur de ce comics, un peu comme les peintres qui arrivent à illuminer leur tableau sans avoir besoin de la lumière naturelle. Je pense notamment aux différentes scènes d'actions se passant dans les airs et également à la scène finale avec son père. On a vraiment l'impression que malgré le malheur qui à toucher la terre entière, l'espoir d'un jour meilleur, de rédemption est à porter de tous et qu'il suffit juste de tendre le bras pour y accéder. J'ai eu l'impression de revivre la scène de Matrix, où

Néo et Trinity découvre le soleil au dessus du ciel empoisonné qui a englouti leur monde dans des ténèbres éternels, pour la première fois. Un espoir si proche et tellement éloigné à la fois. C'est donc un visuel de qualité et de toute beauté qui vous attend tout au long de ce comics, alternant parfaitement les ambiances sombres avec les ambiances lumineuses. Le trait vif et percutant de Lee Garbett arrive parfaitement à nous faire ressentir, ce que son acolyte Joe Henderson, a imaginer pour faire vivre Willa et compagnie.



Pour conclure :



Je finirais cette chronique par ces quelques mots : l'association de Joe Henderson et de Lee Garbett, renforcée par une colorisation magnifique d'Antonio Fabela, fait mouche et vous propose un comics de qualité, qui vous fera passer un très bon moment de lecture. Certain, vous dirons qu'il est perfectible, mais quel comics ne l'est pas, à quelques exceptions près. J'ai pris un réel plaisir à le lire et j'ai donc tout bonnement hâte de découvrir le tome 2, rapidement. Si vous chercher une idée cadeau originale, elle est toute trouvée avec cet opus.



Note Tome 1 : 5/5.



Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Qu'avez-vous lu, découvert, aimez, partagez ? Ça m'intéresse d'échanger avec vous là-dessus.



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Skyward, tome 1
  26 avril 2019
Skyward, tome 1 de Joe Henderson
Ce tome est le premier d'une série indépendante de toute autre. Il comprend les épisodes 1 à 5, initialement parus en 2018, écrits par Joe Henderson, dessinés et encrés par Lee Garbett, et mis en couleurs par Antonio Fabela.



Il y a 20 ans à Chicago, Nathan Fowler fait un bisou à sa fille Willa qu'il vient de coucher dans son lit à barreau pour sa sieste. Il descend de l'étage pour indiquer à sa femme Lilly que leur fille est couchée. Lilly est en tenue de joggeuse, prête à aller courir. Nathan s'assoit à la table de la cuisine pour prendre un café et un bol de céréales. En posant le paquet de céréales sur la table, il renverse son mug qui se met à flotter, et le café commence à flotter doucement au-dessus de la tasse, en bulles difformes de liquide. Nathan Fowler joue avec une bulle ainsi formée, tout en se disant qu'il avait raison même si personne ne voulait le croire. Il se rappelle soudain que sa femme vient de sortir et il se précipite, tant bien que mal, vers la porte et découvre que les personnes, les voitures, les camions s'envolent. Il voit sa femme au loin accrochée à un lampadaire. Elle s'élance pour rejoindre son mari, mais elle n'arrive pas à atteindre sa main et est emportée vers le ciel.



Au temps présent du récit, Willa Fowler exerce le métier de coursier, se déplaçant dans le ciel, de gratte-ciel en gratte-ciel pour effectuer ses livraisons. Elle se déplace en portant un extincteur sur le dos. Au siège dépôt de la société Rocket Messenger, elle va papoter avec Edison, jeune homme de son âge, appréciant d'avoir grandi dans son monde à faible gravité car ses jambes s'arrêtent au niveau du genou. Elle va ensuite voir Shirley (une obèse) pour prendre en charge le colis de forme cubique (environ 1m3) qu'elle doit livrer. Sur le chemin, en sautant de façade de gratte-ciel en façade de gratte-ciel, elle est coincée par 2 voyous qui souhaitent s'approprier son chargement. Elle leur répond sèchement, pas si inquiète que ça, tout en dégainant une arme à feu. Elle n'hésite pas à s'en servir. Un peu plus tard, de retour chez elle, son père lui apprend qu'il sait comment faire pour que le monde retrouve une gravité normale, mais il est incapable de mettre son projet à exécution car une angoisse irrépressible le saisit à l'idée de sortir affronter l'extérieur et sa faible gravité. Willa Fowler prend la décision d'aller trouver Roger Barrow, riche homme d'affaires et ancien associé de son père.



Dans la deuxième moitié des années 2010, l'éditeur Image Comics publie plusieurs nouvelles séries de genres variés, tous les mois avec une régularité impressionnante. Le lecteur n'a que l'embarras du choix et ne peut pas toutes les lire. Si la curiosité le prend de regarder Skyward pour se faire une idée, un simple feuilletage lui fait comprendre que le récit se déroule sur Terre avec une gravité réduite, et il voit une jeune femme sympathique se lançant à l'aventure. Lee Garbett a commencé sa carrière de dessinateur au milieu des années 2000, travaillant pour DC Comics avec Grant Morrison sur Batman, également avec Al Ewing pour la série Loki. Comme la majeure partie des dessinateurs de comics, il réalise des cases dans un registre descriptif et réaliste. Le lecteur éprouve tout de suite une forte sympathie pour les principaux personnages, à commencer par Willa Fowler. Lorsqu'il la découvre pour la première fois, il s'agit d'un nourrisson, puis une jeune femme de 20 ans, au sourire irrésistible. Elle est sportive et souriante. Elle dispose d'une chevelure épaisse flottant librement du fait de la faible gravité, d'un corps svelte qui n'est jamais présenté comme un objet pour titiller le lecteur mâle. Elle évolue avec grâce dans l'air, d'immeuble en immeuble. Son visage peut également exprimer d'autres émotions ; elle sourit très régulièrement, sans que cela ne soit béatement, et encore moins bêtement, de la première à la dernière page. Le lecteur observe que d'autres personnages sourient également, le plus souvent par gentillesse. Il n'y a que le sourire de Roger Barrow qui présente un visage inquiétant.



Lee Garbett sait donner vie avec la même sensibilité aux autres personnages. Edison apparaît un peu moins ouvert dans ses relations interpersonnelles, un peu plus précautionneux. En le regardant, le lecteur se dit que l'absence de la partie inférieure de ses jambes lui a appris à se protéger et à observer un peu avant d'accorder sa confiance. Shirley se comporte de manière plus posée, même si la faible gravité lui permet de se déplacer plus facilement, malgré son obésité. Nathan a des gestes plus mesurés d'adulte. Le lecteur peut le voir se recroqueviller sur lui-même à l'idée de devoir sortir à l'extérieur, attestant de sa phobie, de l'angoisse qu'elle provoque. Le langage corporel de Roger Barrow est lui aussi plus mesuré, au départ indéchiffrable, les dessins montrant bien qu'il s'agit d'une attitude de façade. La mise en image de la suite est également en phase avec ce que le scénario réserve comme surprise le concernant. Les dessins montrent au lecteur qu'il s'agit d'un récit d'anticipation se déroulant peu de temps dans le futur. En effet les gratte-ciels sont semblables en tout point à ceux du temps présent, les appartements et le mobilier et les tenues vestimentaires ne différent pas beaucoup de celles d'aujourd'hui. Garbett joue sur les variations d'épaisseur des traits de contour pour donner plus de relief aux éléments détourés et aux personnages. En fonction des séquences, il détaille plus ou moins les lieux correspondants. L'appartement des Fowler est aménagé de manière simple et fonctionnelle, avec plusieurs bibliothèques. Le lecteur bénéficie d'une vue du ciel du pâté de maison des Fowler lors de la chute d'intensité de la gravité le jour G. l'artiste prend soin de représenter différentes façades pour les gratte-ciels, sans aller jusqu'à reproduire des styles architecturaux précis. L'aménagement de l'entrepôt de Rocket Messenger est très sommaire, ainsi que celui de la propriété de Roger Barrow.



D'un autre côté, il est visible que Lee Garbett prend grand plaisir à montrer les conséquences de la diminution de l'intensité de la gravité. Cela commence par la chevelure de Willa Fowler flottant toujours au vent au gré de ses mouvements. Il sait aussi tirer parti de la dimension spectaculaire de ce phénomène. Cela commence par le dessin en double page montrant les conséquences de la faible gravité le jour J, et ça continue par le dessin en double page montrant Willa Fowler évoluant avec aisance entre les immeubles. Parmi ces moments visuels remarquables, le lecteur se souvient également de l'appartement des Fowler mis sens dessus dessous par des intrus, et de l'aventure périlleuse d'affronter la pluie à l'air libre. Il est donc visible que Joe Henderson a conçu son scénario et la narration correspondante en pensant à l'aspect visuel. La majeure partie des conséquences de la faible gravité sont montrées plutôt qu'expliquées. Il appartient donc au lecteur d'assembler ces diverses manifestations pour se faire une idée de la nature du phénomène. Le résultat est un peu déconcertant et troublant. Les personnages parlent bien d'une gravité plus faible, induisant une représentation chez le lecteur évoquant la gravité plus faible de la Lune. Mais les dessins montrent des phénomènes plus radicaux. Dans le premier dessin en double page, c'est un camion-citerne qui s'envole vers le ciel, c’est-à-dire un poids-lourd de plusieurs tonnes sur lequel l'attraction n'agit plus suffisamment. Or par la suite, au pire, les personnages donnent l'impression de flotter en apesanteur, mais pas d'être attiré vers le ciel, vers le vide de l'espace.



Du coup, le lecteur continue de s'interroger les contours du phénomène, sur son intensité, sur ses conséquences dans la vie de tous les jours. Il est bien évoqué l'existence de chaussures magnétiques, et certaines conversations laissent sous-entendre d'autres inventions technologiques pour assurer la survie dans cette faible gravité. Le lecteur peut même voir Nathan Fowler en train de faire de l'exercice physique, comme pour compenser la faible gravité, et conserver sa masse musculaire. Henderson joue aussi sur le principe action/réaction, en particulier le recul d'une arme à feu pour un individu flottant dans l'air. Ces remarques explicites sur les conséquences de la faible gravité incitent alors le lecteur à se poser d'autres questions sur l'ampleur des adaptations nécessaires, sur le fait que 20 ans plus tard la vie semble continuer sans grande difficulté, alors qu'une si faible gravité proche du zéro aurait vraisemblablement provoqué des catastrophes en chaîne, occasionnant des destructions massives et des catastrophes écologiques impossibles à maîtriser (disparition des oiseaux, des insectes, etc.). Il suffit de penser à l'eau des océans se mettant à flotter librement, ce qu'induit le comportement des liquides montrés à 2 ou 3 reprises.



Le lecteur sent bien que le scénariste n'a pas forcément poussé jusqu'au bout, son raisonnement sur les conséquences d'une gravité quasi nulle. Il ressent ce manque dès qu'il se met à réfléchir plus avant auxdites conséquences. Cela ne l'empêche pas pour autant de pouvoir apprécier l'intrigue en elle-même. Elle s'avère plutôt simple : Nathan Fowler sait comment rétablir une gravité normale ce qui contrarie les intérêts économiques de ceux qui ont profité de ce bouleversement. Il s'en suit donc une mise en danger de Nathan Fowler, et sa fille prend la responsabilité de le protéger. C'est amusant de voir comment le scénariste inverse ainsi le schéma de dépendance entre parent et enfant, Willa devant prendre en charge son père. Il apparaît également que Henderson a choisi de faire reposer l'antagonisme entre 2 camps, celui des bons et celui des méchants, de manière un peu manichéenne, destinant cette histoire à un public plus jeune.



Arrivé au terme de ce tome, le lecteur est partagé. Il a apprécié de côtoyer une sympathique jeune femme, courageuse et débrouillarde, et d'assister à quelques scènes spectaculaires, bénéficiant d'une variation originale dans leur déroulement du fait de la faible gravité. Dans le même temps, il reste très circonspect quant à la logique interne du postulat de base du récit (la gravité presque nulle), pas très sûr que cette idée visuellement intéressante puisse tenir la route. Il se dit qu'il aurait également apprécié des dessins avec un niveau descriptif un peu plus élevé pour les environnements, de manière à mieux pouvoir se projeter dans ce futur proche.
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Skyward, tome 1
  02 septembre 2020
Skyward, tome 1 de Joe Henderson
Dans un monde où la gravité a disparu, la vie doit continuer à tout prix.

Lors du 1er cataclysme, la population s’est en grande partie envolée au sens littéral du terme. Une vingtaine d’années plus tard, la population est séparée en 2, ceux qui vivent globalement dans les airs et ceux qui forcent la nature pour garder le mode de vie d’avant en vivant au sol avec des adaptations chères.

Willa était bébé lors du cataclysme. Elle a grandi en considérant normal la situation actuelle et comme tout ceux de sa génération, elle s’y est très bien adaptée. Elle aime cette liberté de vol, est pleine de vitalité, est très téméraire et insouciante. Rien ne l’arrête malgré les dangers liés à l’absence de gravité. Son caractère rend ses relations avec son père compliquées. Il parle peu et vit reclus dans son appartement et n’a toujours pas accepté d’avoir du choisir entre sauver sa femme ou sa fille. Le quotidien est intéressant à suivre. J’aime la présence du fait que le handicap est « environnement dépendant ». Ici, l’absence de gravité permet à certains de ne pas être clouer dans un fauteuil et permet de se déplacer comme tout le monde.

Le monde aérien et le monde au sol finissent par se croiser pour le meilleur ou pour le pire car qui dit adaptation technique, dit industrie et gros sous en jeux. On va découvrir ceux qui ont continuer à vivre « normalement », pourquoi, comment et quelles adaptations techniques ont été mises en place.

J’ai beaucoup aimé cet univers et l’intrigue qui se met en place mais dont il n’est pas possible de parler sans divulguer des éléments qui arrivent tardivement. Juste un petit point que j’ai beaucoup apprécié quand l’intrigue se dévoile : l’évolution de Willa. Willa est très insouciante, j’appréhendais que les évènements lui passe au dessus de la tête mais sa réaction est super. Elle admet quand elle fait des erreurs, en accepte les conséquences sans tomber dans trop d’apitoiement et tente de les réparer au mieux. Elle avance et grandit au passage.

Le dessin est très joli et pour une fois avec un comics la couverture colle avec les dessins intérieurs.

C’est un tome très introductif mais réussi, j’ai hâte d’avoir la suite.
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Skyward, tome 1
  29 juin 2020
Skyward, tome 1 de Joe Henderson
Un comics dynamique, frais et avec une héroïne comme personnage principal ! Un premier tome vraiment réjouissant, pour tous ceux qui veulent lire autre chose que du comics de super héros... Mais aussi pour tous ceux qui apprécient les personnages aux supers pouvoirs. Un pari réussi donc, puisque dans cette histoire les héros sont tous dotés d'un 'pouvoir' celui de voler, et qui s'explique rationnellement : la gravité à disparu de la surface de la Terre. Les illustrations sont également très réussies, les planches ne sont pas surchargées d'informations. Un comics que je vous conseille donc vivement pour l'originalité de son scénario et pour la beauté des dessins.
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Skyward, tome 2 : Là où naissent les libellules
  27 février 2021
Skyward, tome 2 : Là où naissent les libellules de Joe Henderson
Après nous avoir conquis avec le premier tome, les auteurs nous livrent ici une suite prenant un tournant plutôt inattendu, qui leur permet cependant de creuser davantage la psychologie des personnages. Nous retrouvons Willa, l'héroïne principale, qui doit mettre de côté des épreuves particulièrement douloureuses de sa vie personnelle pour accomplir une tâche plus importante encore : sauver l'humanité. Si le premier volume s'éloignait des standards du comics classique de super-héros, ici nous retrouvons plus de similitudes d'une super-héroïne chez Willa. Elle devient plus complexe, et la galerie des personnages s'agrandit, ce qui enrichit l'histoire. Les illustrations sont toujours aussi immersives. Malgré une suite plus classique, ce deuxième tome a tout de même réussi à nous emmener là où on ne l'attendait pas et à nous proposer une lecture fort agréable.



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Skyward, tome 2 : Là où naissent les libellules
  27 février 2021
Skyward, tome 2 : Là où naissent les libellules de Joe Henderson
Le premier tome me mettait l'eau à la bouche, je trouvais l'intrigue plutôt originale et j'espérais que le tome 2 allait approfondir ça. Mais ça n'a pas été, complètement, le cas. J'accroche toujours à l'histoire mais elle a pris une tournure très classique de comics. L'intrigue était prévisible et j'ai trouvé ça un peu dommage... Mais j'ai quand même beaucoup apprécié suivre les aventures de Willa et Edison à travers se monde sans gravité. J'ai adoré découvrir une partie plus "sauvage" de ce monde en découvrant ce qu'est devenu une partie de la nature.
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Skyward, tome 1
  17 novembre 2020
Skyward, tome 1 de Joe Henderson
J'ai adoré ! J'ai trouvé l'idée original, je n'avais jamais lu de livre sur ce thème. La gravité c'est soudainement énormément réduite. Vingt ans plus tard on va suivre les péripétie de Willa avec un caractère bien trempé et qui a grandi dans ce monde où les personnes ne marchent plus mais flottent. Un aspect scientifique avec notamment des tempêtes sous une gravité très faible, qui m'a beaucoup intrigué ! J'ai hâte de voir comment l'histoire va évoluer.
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Skyward, tome 1
  31 octobre 2019
Skyward, tome 1 de Joe Henderson
Skyward bénéficie de deux points forts indéniables : l’originalité de son sujet et la qualité graphique des dessins. [...] Cet univers de l’apesanteur est mimé par le style graphique de Lee Garbett. Son coup de crayon dessine des personnages aux contours et aux mouvements fluides et souples qui peuvent apparaître aux lecteurs dignes des meilleurs animés américains.
Lien : https://www.avoir-alire.com/..
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