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Note moyenne 3.79 /5 (sur 36 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Cambridge, Maryland , le 27/05/1930
Biographie :

John Simmons Barth est un romancier et nouvelliste américain.

Il est connu pour les caractéristiques postmodernes et métafictionnelles de ses œuvres.

Il étudia brièvement à Juilliard School avant de rejoindre l'Université Johns Hopkins. Il y rédige une thèse en 1952 intitulée "La Tunique de Nessos" (The Shirt of Nessus) qui s'avère plutôt être un court roman ou une longue nouvelle.

Il fut professeur dans diverses universités dont à l'Université Johns-Hopkins (1973-1995) où il a prit sa retraite.



Source : http://en.wikipedia.org
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Charybde2   25 octobre 2015
Le courtier en tabac de John Barth
Dans les dernières années du dix-septième siècle, on pouvait rencontrer parmi les sots et les élégants des cabarets de Londres un personnage maigre et dégingandé du nom d’Ebenezer Cooke, plus ambitieux qu’ingénieux et néanmoins plus ingénieux que prudent, qui, semblable en cela à ses joyeux compagnons, tous censés étudier à Oxford ou à Cambridge, avait trouvé plus plaisant de se divertir de sa langue mère, l’anglais, que d’en approfondir sa connaissance, et, plutôt que de soumettre à la rigueur des études, avait appris l’art de versifier et produit nombre pages de distiques selon le goût de l’époque, tous empanachés de « Par Jove » et « Par Jupiter », tout clinquants de rimes discordantes et pleins de comparaisons tirées par les cheveux et conséquemment sur le point de céder.
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Charybde2   25 octobre 2015
Le courtier en tabac de John Barth
Ce système offrait, outre les avantages d’un intérêt cumulatif, une tendance à des mises géométriquement croissantes, car quand un homme voyait tout son investissement spéculatif précédent mis en danger par une distance inhabituellement longue ou brève, il était naturellement enclin à se couvrir en misant, sur ce qui à présent paraissait une date plus probable, une somme égale ou supérieure à la totalité de ses mises précédentes ; et puisque, bien entendu, chaque jour amenait le Poséidon plus près du jour de l’accostage et réduisait les marges spéculatives, les paris sur les dates les plus probables baissaient grandement, avec pour résultat qu’un homme pouvait investir cinq livres dans les paris en cours sur une date généralement populaire afin de couvrir dix shillings auparavant misés sur une date désormais improbable, seulement pour découvrir deux ou trois jours plus tard qu’une troisième et plus large mise était requise pour justifier la deuxième, ou la première et la deuxième combinées, et ainsi de suite. L’excitation croissait proportionnellement ; même le capitaine, quoiqu’il branlât la tête devant la ruineuse étendue des mises, suivait les paris avec un intérêt non dissimulé, et les membres de l’équipage eux-mêmes, qui, bien entendu, n’avaient pas le droit de se joindre au jeu quand bien ils auraient pu se le permettre, se choisissaient des favoris parmi les parieurs, donnaient ou quand c’était possible vendaient des informations « confidentielles » sur le progrès du bateau aux parties intéressées, faisaient des petits paris secrets sur lequel des passagers gagnerait le plus d’argent, et enfin, pour protéger leurs propres paris, offraient ou acceptaient de l’argent pour donner de fausses informations aux parieurs autres que celui sur lequel leur argent était misé.
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Charybde2   25 octobre 2015
Le courtier en tabac de John Barth
Ebenezer balança :

« L’aventure est grande.

– Le monde est grand, répondit Burlingame.

– J’ai peur de ce que dirait père s’il venait à l’apprendre.

– Mon cher ami, dit Burlingame, nous sommes assis sur un obscur rocher qui branle dans le ciel ; nous courons tous tête baissée vers la tombe. Crois-tu que les vers se soucieront, quand sur nous ils feront chère, que tu aies passé ta vie à soupirer tête nue dedans ta chambre ou à piller les villes dorées de Montezuma ? Regarde, le jour est au point de finir ; il s’est vitement en allé dans le temps à jamais. Il y a de cela à peine un récit que nous garnissions nos estomacs avec quelque déjeuner, et déjà les voilà qui grognent et en redemandent. Nous sommes mortels, Ebenezer : ma foi, l’heure n’est qu’aux audacieux partis !

– Vous me redonnez cœur, Henry, dit Ebenezer en se levant de table. Partons. »
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Kichigai   11 février 2016
Le courtier en tabac de John Barth
Je sais peu de beaucoup de choses et assez d'aucune.



Page 41.
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