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Note moyenne 3.45 /5 (sur 153 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Presque Isle, Maine , le 01/12/1942
Biographie :

John Crowley est un écrivain américain de fantasy, de science-fiction et de littérature générale.

Il fit ses études à l'Université de l'Indiana et poursuivit une carrière parallèle d'assistant documentaliste pour le cinéma.

Son premier roman, L'Abîme (The Deep, 1975), mêlait déjà SF et fantasy. Il se fit ensuite connaître par ses romans de science-fiction L'Animal découronné (Beasts, 1976) et L'Été-machine (Summer Engine, 1979).

Mais c'est son roman de fantasy Le Parlement des fées (Little, Big, 1981), qui lui octroya la célébrité en obtenant le Prix World Fantasy du meilleur roman. Un de ses admirateurs, le professeur Harold Bloom, invita John Crowley à l'Université de l'Indiana pour donner un cours sur la littérature utopique.

Un recueil de nouvelles est paru en français : La Grande œuvre du temps (Great Work of Time, 1989). Il a depuis publié la tétralogie Ægypt, le roman d'espionnage The Translator et un roman uchronique sur Lord Byron.

En 2018, il reçoit le Prix Edgar-Allan-Poe de la meilleure nouvelle.
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Bibliographie de John Crowley   (14)Voir plus

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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
HundredDreams   16 août 2021
Kra de John Crowley
Elle était certaine que la mort refermerait sa vie comme un livre ; elle ne croyait pas que les livres physiques qu’elle offrait à des bénéficiaires triés sur le volet lui permettraient de continuer de vivre une fois que ces bénéficiaires en prendraient possession ou qu’ils les liraient. Et, malgré tout, pour elle, persévérer dans ses dons, c’était la garantie de continuer de vivre.
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finitysend   07 août 2014
L'été-machine de John Crowley
Crowley exprime :

Son manque de confiance dans la rationalité de la civilisation construite par l'homme
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Charybde2   30 novembre 2014
L'été-machine de John Crowley
Certaines années, il y a une époque où, après les premiers gels, le ciel se réchauffe et fait place à l’été. C’est à l’odeur des petits matins, aux feuilles sèches et cramoisies qui menacent à chaque instant de tomber que vous reconnaissez l’arrivée de l’hiver. Et quand l’été prend la relève, il est d’autant plus précieux qu’il est faux et éphémère. Pour des raisons que personne ne connait, à Petit Belaire, nous l’appelions l’été-machine.
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HundredDreams   23 août 2021
Kra de John Crowley
Les Corneilles n’ont pas de morts.

Ne croyez pas qu’elles vivent éternellement, qu’elles ne meurent jamais, même si l’Ymr les en a crues capables à des périodes diverses. Ne croyez pas non plus qu’elles se fichent complètement de celles qui meurent, ou qu’elles ne déplorent pas leur disparition : c’est tout le contraire. Les mères qui ont perdu des petits, la survivante d’un couple – elles peuvent en devenir folles. Elles détestent la mort ; la découverte d’une Corneille morte peut donner lieu à des heures de lamentations bruyantes dans toute une congrégation, qui évitera pendant longtemps le lieu abhorré. Qu’on laisse ne serait-ce qu’un lambeau de plastique noir dans un champ, et les Corneilles viendront y pousser des cris d’horreur et d’alerte, en se tenant à distance jusqu’à ce qu’elles se risquent à s’approcher et constatent leur méprise.
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TwiTwi   14 décembre 2009
Le Parlement des fées, Tome 2 : L'Art de la mémoire de John Crowley
L'Art de la Mémoire pouvait tracer un plan de son passé et y attribuer une place pour chaque chose, mais il n'aurait pu lui restituer ces sensations dans leur plénitude : ces odeurs, douces, moites, vivifiantes, comme si l'air avait une texture liquide et claire ; le son constant, dépourvu de nom, qui emplissait l'atmosphère, murmurant à son oreille assourdie, émaillée de chats d'oiseaux ; le sens du volume lui-même, des distances lointaines et des distances moyennes faites de lignes et de groupes d'arbres aux feuilles nouvelles et du roulement des vagues de la terre.
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Zazette97   24 novembre 2009
Le Parlement des fées, Tome 1 : L'orée des bois de John Crowley
Elle lui avait tout donné. Elle-même. Pourquoi aurait-elle du lui donner autre chose? Et pourtant, alors même qu'il le disait, il se souvint du véritable cadeau qu'elle lui avait offert lors de leur nuit de noces. "Elle m'a donné son enfance", dit-il fièrement. "Parce que je n'en avais pas une à moi. Elle a dit que je pourrais m'en servir chaque fois que je le voudrais." p.156
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Latulu   20 février 2021
Kra de John Crowley
Étrange comme la possession d'un nom vaut possession de ce qu'il désigne. Quand il apprit auprès d'elle les mots lance, charrette, pot et vache, ce qu'ils désignaient se détacha du décor environnant pour acquérir aussitôt une individualité et devenir sa propriété.
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gwendal   16 septembre 2020
Kra de John Crowley
C'est peut-être à cette époque que les jeunes Humains se mirent à lire leur destin dans les Corneilles qu'ils dénombraient :



Une pour la peine

Deux pour la joie

Trois pour une fille

Quatre pour un gars

Cinq pour l'argent

Six pour l'or

Sept pour un secret qu'on cache encore



Les Corneilles de la région auraient pu leur dire qu'on en voit toujours moins qu'il n'y en a en réalité ; mais, comme les rares flocons de neige qu'on reçoit sur la langue ou les feuilles mortes qu'on réussit à attraper, ce ne sont que ceux ou celles qu'on dénombre qui importent.
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TwiTwi   14 décembre 2009
Le Parlement des fées, Tome 2 : L'Art de la mémoire de John Crowley
"En route !" dit la voix de sa Mémoire lorsque la main de sa Mémoire se posa de nouveau sur les rênes et que Hawksquill fut bien en selle. En route ils se mirent, vastes ailes battant à travers le Temps. Ils traversèrent des océans de Temps cependant que Hawksquill réfléchissait ; et puis son coursier plongea, sur son ordre, sans hésiter ni sourciller, dans le ciel méridional en dessous du monde, ou bien dans les eaux australes sombres et limpides - en tout cas vers l'endroit où reposent tous les âges passés, la Douce Ogygie.
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Philemont   05 mars 2013
Le parlement des fées de John Crowley
Ce qui nous rend heureux, nous rend plus sage
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