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Note moyenne 3.48 /5 (sur 192 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Presque Isle, Maine , le 01/12/1942
Biographie :

John Crowley est un écrivain américain de fantasy, de science-fiction et de littérature générale.

Il fit ses études à l'Université de l'Indiana et poursuivit une carrière parallèle d'assistant documentaliste pour le cinéma.

Son premier roman, L'Abîme (The Deep, 1975), mêlait déjà SF et fantasy. Il se fit ensuite connaître par ses romans de science-fiction L'Animal découronné (Beasts, 1976) et L'Été-machine (Summer Engine, 1979).

Mais c'est son roman de fantasy Le Parlement des fées (Little, Big, 1981), qui lui octroya la célébrité en obtenant le Prix World Fantasy du meilleur roman. Un de ses admirateurs, le professeur Harold Bloom, invita John Crowley à l'Université de l'Indiana pour donner un cours sur la littérature utopique.

Un recueil de nouvelles est paru en français : La Grande œuvre du temps (Great Work of Time, 1989). Il a depuis publié la tétralogie Ægypt, le roman d'espionnage The Translator et un roman uchronique sur Lord Byron.

En 2018, il reçoit le Prix Edgar-Allan-Poe de la meilleure nouvelle.
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Bibliographie de John Crowley   (14)Voir plus

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Une corneille seule n'est pas une corneille. Une corneille ne tue jamais une autre corneille. Dans un futur proche ravagé par la pollution, un vieil homme nous raconte qu'une Corneille nommée Dar Duchesne – la première de tous les temps à avoir porté un nom – lui a raconté ses nombreuses vies et morts au pays de Kra… « Alors que nous sommes dans un monde qui finit par devenir différent de celui où nous sommes nés, Kra : Dar Duchesne dans les ruines de Ymr, permet sans doute à John Crowley d'avancer un peu plus vers l'immortalité littéraire. » Patrick Gyger https://www.l-atalante.com/catalogue/la-dentelle-du-cygne/kra-9791036000423/

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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation

Elle était certaine que la mort refermerait sa vie comme un livre ; elle ne croyait pas que les livres physiques qu’elle offrait à des bénéficiaires triés sur le volet lui permettraient de continuer de vivre une fois que ces bénéficiaires en prendraient possession ou qu’ils les liraient. Et, malgré tout, pour elle, persévérer dans ses dons, c’était la garantie de continuer de vivre.

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Crowley exprime :

Son manque de confiance dans la rationalité de la civilisation construite par l'homme

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c’était le plus dur quand on vit trop longtemps : on perd ses compagnons. On leur survit, les uns après les autres.

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Certaines années, il y a une époque où, après les premiers gels, le ciel se réchauffe et fait place à l’été. C’est à l’odeur des petits matins, aux feuilles sèches et cramoisies qui menacent à chaque instant de tomber que vous reconnaissez l’arrivée de l’hiver. Et quand l’été prend la relève, il est d’autant plus précieux qu’il est faux et éphémère. Pour des raisons que personne ne connait, à Petit Belaire, nous l’appelions l’été-machine.

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Les Corneilles n’ont pas de morts.

Ne croyez pas qu’elles vivent éternellement, qu’elles ne meurent jamais, même si l’Ymr les en a crues capables à des périodes diverses. Ne croyez pas non plus qu’elles se fichent complètement de celles qui meurent, ou qu’elles ne déplorent pas leur disparition : c’est tout le contraire. Les mères qui ont perdu des petits, la survivante d’un couple – elles peuvent en devenir folles. Elles détestent la mort ; la découverte d’une Corneille morte peut donner lieu à des heures de lamentations bruyantes dans toute une congrégation, qui évitera pendant longtemps le lieu abhorré. Qu’on laisse ne serait-ce qu’un lambeau de plastique noir dans un champ, et les Corneilles viendront y pousser des cris d’horreur et d’alerte, en se tenant à distance jusqu’à ce qu’elles se risquent à s’approcher et constatent leur méprise.

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Les Humains vivaient d’histoires. On pouvait les suivre, comme des sentiers, dans n’importe quelle direction, mais elles allaient toujours du début à la fin.

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— Peut-on avoir suffisamment de vie ? demanda-t-elle.
— On ne peut pas en avoir davantage.
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L'Art de la Mémoire pouvait tracer un plan de son passé et y attribuer une place pour chaque chose, mais il n'aurait pu lui restituer ces sensations dans leur plénitude : ces odeurs, douces, moites, vivifiantes, comme si l'air avait une texture liquide et claire ; le son constant, dépourvu de nom, qui emplissait l'atmosphère, murmurant à son oreille assourdie, émaillée de chats d'oiseaux ; le sens du volume lui-même, des distances lointaines et des distances moyennes faites de lignes et de groupes d'arbres aux feuilles nouvelles et du roulement des vagues de la terre.

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Amour et ingénuité valent parfois mieux qu’intelligence et ruse…
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Elle lui avait tout donné. Elle-même. Pourquoi aurait-elle du lui donner autre chose? Et pourtant, alors même qu'il le disait, il se souvint du véritable cadeau qu'elle lui avait offert lors de leur nuit de noces. "Elle m'a donné son enfance", dit-il fièrement. "Parce que je n'en avais pas une à moi. Elle a dit que je pourrais m'en servir chaque fois que je le voudrais." p.156

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