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Note moyenne 4.02 /5 (sur 399 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Dallas , le 16/06/1920
Mort(e) à : Fort Worth , le 9/09/1980
Biographie :

John Howard Griffin est un journaliste et écrivain américain, réputé pour son combat contre les discriminations raciales.

Il est surtout connu pour son ouvrage "Dans la peau d'un Noir", écrit suite à son expérience de la ségrégation raciale dans le sud des États-Unis en 1959 et qui reçoit plusieurs prix : le prix Anisfield Wolf du Saturday Review en 1962, le prix Christian Culture Series, le prix du conseil national des femmes noires et le prix de la paix et de la liberté Pope John XIII Pacen in Terris.

Il étudie le français et la littérature à l'Université de Poitiers, ainsi que la médecine, également en France. Il passe quelque temps chez les Bénédictins à l'Abbaye de Solesmes où il étudie les effets de la musique sur la folie.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il est rattaché au service psychiatrique d'un hôpital en France. Puis il prend part à la Résistance et va ensuite servir l'armée américaine dans le Pacifique avant de retourner en Europe juste avant la fin de la guerre.

Lors d'un combat, il est atteint par un éclat d'obus qui le rend aveugle quelques mois après. Il rentre alors vivre chez ses parents au Texas et étudie la philosophie, jusqu'à son mariage en 1952. Il retrouve toutefois miraculeusement la vue en 1957.

En 1959, préoccupé par la condition des Noirs dans le sud des États-Unis, il décide de subir un traitement associé à des rayons ultraviolets pour se brunir la peau. Il passe ensuite 6 semaines dans le sud des États-Unis (en Louisiane, au Mississippi, en Alabama et en Géorgie) pour se rendre compte de la ségrégation raciale subie au quotidien par les Noirs.

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John Howard Griffin, dans la peau d'un Noir - #CulturePrime


Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
patachinha   11 avril 2010
Dans la peau d'un noir de John Howard Griffin
Les Noirs ne comprennent pas plus les Blancs que ceux-ci ne comprennent les Noirs. J' étais consterné de voir à quel point ce garçon exagérait - et comment en serait- il autrement - les sentiments des Blancs à l' égard des Noirs. Il pensait que tous le détestaient.

La plus désolante conséquence de cette absence de communication est l' accroissement du racisme chez les Noirs, justifié jusqu' à un certain point, mais néanmoins symptôme très grave. Cela ne fait qu' élargir l' abîme que des hommes de bonne volonté s' efforcent déséspérement de combler avec de la compréhension et de la compassion. Cela ne fait que renforcer la cause des racistes blancs. Si le Noir, dont l' émancipation est maintenant proche, s' attaque à un homme à cause de sa blancheur, il commet la même tragique erreur qu' ont commise les racistes blancs.

Et cela se produit sur une échelle plus grande. Trop de ces dirigeants militants prêchent la supériorité des Noirs. Je prie le seigneur que les Noirs ne gâchent pas leur chance de s' élever, de bâtir, grâce à la force acquise dans des souffrances passées,et, surtout, d' être au-dessus de la vengeance. Si une étincelle mettait le feu aux poudres, cela serait la tragédie insensée de l' ignorance contre l' ignorance, de l' injustice contre l' injustice - un massacre qui déchirerait quantité d' êtres humains innocents et de bon vouloir.





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OmbreetPoussiere   10 juillet 2018
Dans la peau d'un noir de John Howard Griffin
29 octobre 1959

....

Ce compte-rendu indiquait une tendance au suicide de plus en plus marquée chez les Noirs du Sud. Cela ne signifiait pas qu’ils se donnaient la mort, mais plutôt qu’ils avaient atteint le stade où peu leur importait de vivre ou de mourir.
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Seydas   02 novembre 2014
Dans la peau d'un noir de John Howard Griffin
J'avais du mal à croire qu'un homme pouvait, à notre époque de liberté, refuser à quelqu'un de satisfaire aux nécessités fondamentales, comme se désaltérer ou aller aux toilettes. On ne se sentait pas aux États-Unis ici. On se serait plutôt cru en un pays étranger enrobé de laideur. Une tension flottait dans l'air, une menace permanente, même si l'on n'arrivait pas à la toucher du doigt.
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OmbreetPoussiere   12 juillet 2018
Dans la peau d'un noir de John Howard Griffin
Le 24 novembre



Et pourtant la misère est un fardeau, le fardeau prédominant, écrasant. Je compris pourquoi ils avaient tant d’enfants. Cette heure de la nuit, lorsqu’ils étaient environnés par les marécages et l’obscurité, évoquait pour eux une profonde solitude, une angoisse, l’impression d’être exilés du reste de l’humanité. Quand un homme prend conscience de cela, ou il éclate de désespoir ou il se tourne vers sa femme et s’y cramponne, pour la consoler et y puiser sa consolation. Leur union est une évasion momentanée des profondeurs marécageuses de la nuit, de la complète désespérance de leur situation sans perspective d’amélioration. C’est en fin de compte un acte tragique dans lequel les désespérés cherchent l’espoir.
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milado   26 novembre 2016
Dans la peau d'un noir de John Howard Griffin
Ici les hommes ignoraient la haine. Ils s'efforçaient de se conformer à la volonté de Dieu, alors qu'ailleurs j'avais surtout vu des hommes qui s'efforçaient de conformer la volonté de Dieu à leurs misérables préjugés.
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basileusa   19 janvier 2013
Dans la peau d'un noir de John Howard Griffin


" Dans Montgomery, capitale de l'Alabama, je trouvai une atmosphère différente.Le sentiment de désespérance totale des noirs est remplacé par une résolution farouche de résistance passive. C'est l'influence du révérend Martin Luther King Jr...Ici le Noir...ira en prison ,supportera n'importe quelle humiliation , mais il ne renoncera pas à ses revendications. Il acceptera stoïquement insultes et abus pour qu'un jour ses enfants n'aient pas à les supporter. "
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OmbreetPoussiere   11 juillet 2018
Dans la peau d'un noir de John Howard Griffin
7 novembre 1959



Dans un flot de lumière reflété par le carrelage blanc, le visage et les épaules d’un inconnu - un Noir farouche, chauve, très foncé - me fixait avec intensité dans le miroir. Il ne me ressemblait en aucune façon. La transformation était complète et bouleversante. Je m’attendais à me trouver déguisé, ceci était tout autre chose. J’étais emprisonné dans le corps d’un parfait étranger, peu attirant et à qui je ne me sentais lié en rien. Tout ce qui pouvait subsister du John Griffin antérieur était anéanti. Ma personnalité elle-même subissait une métamorphose tellement totale que j’en éprouvait une détresse profonde. Je regardai dans le miroir qui ne reflétait rien du passé de John Griffin, homme blanc. Non, cette image était un retour à l’ Afrique, aux masures et au ghetto, aux luttes stériles contre l’anathème noir.
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OmbreetPoussiere   12 juillet 2018
Dans la peau d'un noir de John Howard Griffin
Une loi n’est pas bénéfique simplement parce que le corps législatif l’a votée, mais le corps législatif a l’obligation morale de ne voter que pour ce qui est bénéfique.

Cette tendance à édicter des lois commodes ou avantageuses plutôt qu’équitables s’est répandue dans les corps législatifs du Sud. Il en est résulté des lois d’un cynisme à peine croyable dans une société civilisée. Même après avoir été examinées et rejetées par des tribunaux supérieurs et rejetées comme illégales, elles ont été renforcées dans certaines juridictions d’instance parce qu’ « elles n’ont pas été rayées des rôles des causes ».
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Nyuka   06 avril 2020
Dans la peau d'un noir de John Howard Griffin
Il est impossible de décrire l’horreur glacée que l’on ressent. On est perdu, écœuré par l’aveu de tant de haine, pas tellement parce que c’est une menace mais parce cela montre les êtres humains sous un jour si inhumain.
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basileusa   19 janvier 2013
Dans la peau d'un noir de John Howard Griffin


"J'en tirai la conclusion qu'une ambiance est,comme toute chose, complétement différente pour les Noirs et pour les Blancs. Le Noir voit et réagit différemment non parce qu'il est Noir, mais parce qu'il est opprimé. La crainte obscurcit même la lumière du soleil. "
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