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Note moyenne 3.85 /5 (sur 273 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) : 1960
Biographie :

Originaire de la banlieue londonienne, John King est un écrivain anglais populaire. Il a écrit le très réussi "La Meute" et l'amusant "Football Factory", ainsi qu'un magistral "Human Punk".
Ses thèmes de prédilection: le hooliganisme, le punk, le foot, les clubs, ou la culture populaire anglaise qui survit et qui n’en finit pas de mourir.

Si "La Meute" et "Football Factor"y valaient essentiellement pour la précision et l'extrême justesse des évocations de la classe prolétarienne post-thatchérienne, Human Punk repose sur une ambition décuplée et sur l'envie d'embrasser l'époque depuis 1977- sommet du mouvement punk - jusqu'à nos jours.

John King est également l'auteur de "Aux couleurs de l'Angleterre" (qui clôture la trilogie entamée avec "Football Factory" et "La Meute") et de deux romans non traduits en France: The Prison House et Skinhead.


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Source : fluctuat.net
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John KING et Richard NEBERSKY : Prague
A l'occasion d'une manifestation littéraire qui se déroule autour de la littératuretchèque, Olivier BARROT s'est rendu à Prague pour enregistrer quelques émissions. Depuis un bistrot, il présente le livre de John KING et Richard NEBERSKY "Prague" paru aux éditions Lonely planet. Cet ouvrage rescense tout ce qu'il faut savoir sur la ville. On apprend aussi que Pivot veut dire bière en...
Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
Renod   25 septembre 2016
Football Factory de John King
Se déplacer à Old Trafford* ou Anfield**, c'est toujours un petit coup d'adrénaline en plus. Le foot, c'est entièrement une question d'ambiance, et si les stades étaient vides, s'il n'y avait pas tant de bruit, ce ne serait pas la peine d'y aller.



* stade de football de Manchester United

** stade de football de Liverpool FC
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Renod   21 novembre 2018
Skinheads de John King
il approchait de la quarantaine et se demandait si ça ne faisait pas partie du problème, si les anniversaires et les souvenirs qui s’accumulaient n’avaient pas quelque puissance cachée, une énergie qui finissait par vous ronger comme une maladie. L’avenir paraissait vide, mou, inculte. Le passé vous donnait des leçons, prouvait ce qui marchait ou ne marchait pas, mais l’addiction au profit voulait dire qu’il fallait tout détruire et reconstruire, réemballer, comme si cela faisait avancer quelque chose.
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Renod   28 septembre 2016
Football Factory de John King
Je finis par balancer la semoule, et je roule sur le côté. On reste appuyés contre les oreillers, sans rien à se dire. C’est l’instant de vérité, quand tu viens de faire l’amour avec une inconnue, et que tu aimerais bien qu’il y ait un bouton à portée de main. Tu appuies sur le bouton, et la nana disparaît. Bien, me revoilà James Bond. Je déclenche le siège éjectable, et je continue tout seul, sans le mannequin à côté. Dans les films, la femme se fait toujours descendre, de sorte que James Bond n’a jamais à s’emmerder à faire la conversation, après avoir tiré son coup. Je hais ça, bavasser après la baise. Je voudrais que cette connasse disparaisse, et me retrouver seul. Je pique du nez, et Chrissie commence aussi à sommeiller. C’est le meilleur plan, parce que quand tu te réveilles, tu as envie de remettre le couvert. Comme ça, pas de bavardage inutile.
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Renod   26 novembre 2018
Skinheads de John King
il se demandait à quoi ressemblerait le monde sans bagnoles, (...) on achetait une auto, on faisait ronfler le moteur et on jouait de l’embrayage, laissant la moitié de la gomme des pneus sur le bitume, pour se faire assassiner par les péages, l’assurance, le contrôle technique, l’entretien, l’essence et tout le reste, et cela un peu plus chaque année. Ils peignaient des signes sur les arbres et dressaient d’innombrables panneaux indicateurs, ajoutaient encore des radars, vous collaient une amende pour avoir lambiné au carrefour ou dépassé de cinq à l’heure la vitesse autorisée. Un jour il n’y aurait plus de carburant et les gens ne se déplaceraient plus autant, se remettraient à bosser près de chez eux. Le résultat serait le même, mais la vie serait plus douce, plus personnalisée, plus intéressante.
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Renod   27 septembre 2016
Football Factory de John King
- Je suis marié, mon pote. Et une fois que tu as passé la bague au doigt d’une bonne femme, on n’a plus rien à te demander. Quand tu te maries, peu importe ce que tu peux bien faire de ton corps. C’est pour mon esprit que Mandy m’aime.

- Quel esprit ? Le peu d’esprit que tu as, il est coincé entre tes jambes.

- Et celui-là, je l’entretiens. Quinze fois par nuit, réglé comme une horloge. Je suis une machine à baiser. Même bourré de bière, je la baise dur comme un bâton. Quinze fois par nuit, chaque nuit, sans exception.

- Disons plutôt une fois par mois. Enfin, une fois par mois avec Mandy. Parce qu’en douce, tu es un fils de pute.
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verobleue   27 octobre 2014
White Trash de John King
Une bonne travailleuse. Rien d'exceptionnel, mais ce qu'il faut de sensibilité pour jouer le jeu avec un vieil homme sénile et malodorant qui, s'il avait vécu dans un environnement plus naturel ou même vingt ans plus tôt seulement, serait dans sa tombe plutôt que dans cette unité. Les scientifiques travaillent d'arrache-pied pour prolonger la vie, mais, il faut bien le dire, c'est trop souvent aux dépens de la dignité. Cette infirmière est prête à mentir et à dire à son patient que tout va bien alors que c'est évident que ce n'est pas le cas. Une infirmière qui soulage les souffrances d'un homme mort. Un squelette. Elle fait un dur métier [...]
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Renod   26 septembre 2016
Football Factory de John King
(...) dérouiller un mec à mort, c’est le plaisir pur. Les oreilles qui bourdonnent. On peut bien déguiser la violence comme on veut, mais c’est toujours la violence. Pourquoi faire semblant, pourquoi justifier ses actes ? Toutes ces têtes de nœud, avec leurs histoires de politique et d’atteinte à la morale, se fourrent le doigt dans le cul. Des mecs de Cardiff que l’on course dans Fulham Road, et à qui Chelsea colle une branlée, c’est ça la vie.
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verobleue   31 octobre 2014
White Trash de John King
Quand un patient commence à te donner des ordres c'est fini. Ruby a appris sa leçon très vite, elle s'est rendu compte qu'au fond, les patients veulent que tu gères leur vie. Comme un enfant, le patient veut se sentir en sécurité, veut croire que tu vas le soutenir dans sa maladie et le renvoyer chez lui en pleine santé. Les patients tentent, oui, mais une fois que tu as fixé les règles ils se détendent. Ils te testent au début, mais après, quand on te fait confiance c'est vraiment quelque chose, le meilleur compliment du monde. C'est donnant-donnant, comme dans la vie, on soulage les soucis qui pèsent sur les gens. la gentillesse, ca coûte rien, mais si un patient est mal-poli, comme Aggie peut l'être, Ruby sait reconnaître de la peur ou une tristesse plus profonde, mais elle n'est pas une imbécile pour autant et elle pose des limites et s'y tient, elle ajuste le bout du lit pendant que cette femme dont les organes sont pris d'assaut par un cancer regarde le ciel par la fenêtre.
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le_Bison   26 février 2012
Football Factory de John King
Les chaînes n’accordent aucune importance aux supporters, mais sans le bruit, sans le mouvement des spectateurs, le foot, ce ne serait rien. C’est une histoire de passion. [...] Sans la passion, le foot est mort. Reste vingt-deux mecs adultes en train de courir après un ballon sur un bout de gazon. C’est assez con, franchement. Ce sont les gens qui en font une fête. Ils s’échauffent et tout décolle. Quand tu as une passion, n’importe laquelle, elle déborde. C’est parfois ce qui arrive, avec le foot. Enfin pour moi, c’est comme ça. Tout est lié. Ils ne peuvent pas séparer le football de ce qui se passe à l’extérieur. Ils peuvent te forcer à te tenir à carreau, sous l’œil des caméras de surveillance, mais quand tu t’éloignes un peu, l’illusion finit, et c’est la vie qui prend le relais.
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le_Bison   26 février 2012
Football Factory de John King
Nous trois, on a choisi notre route, et on ne s’en est pas trop mal tirés. On travaille, on a de l’argent dans la poche. On a de bons potes, une famille unie, et on ne se trouve pas comme des cloches quand on veut une nana. On se marre bien.



On doit être comme les nègres, d’une certaine façon. Des nègres blancs. De pauvres blancs. De la merde blanche. Nous sommes une minorité, parce que nous sommes soudés. Peu nombreux. Fidèles, loyaux. Le foot nous donne quelque chose en plus. La haine, la peur nous rendent différent. Et on est issus de la majorité silencieuse, ce qui fait que les connards qui nous dirigent n’arrivent pas à nous repérer. Nous partageons la plupart des idées de masse, mais nous les avons adaptés en nous. Nous sommes haïs des riches, et inacceptables des socialistes qui se la joue charitable. Nous sommes satisfaits de nos vies, nous n’avons pas besoin de travailleurs sociaux. Aucun de nous ne se retrouve à la rue, dans le froid, seul et dépressif, niqué par la drogue ou l’alcool, ou tout ce qui peut traîner comme merde, à te guetter pour te baiser la tête. Non, on a la tête sur les épaules. Trois gars normaux qui s’intéressent au foot, parce que ça fait partie de leur vie. Certains entrent dans l’armée, d’autres chez les flics. D’autres encore décident de tuer les gens par la politique ou par la finance.
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