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Note moyenne 3.75 /5 (sur 109 notes)

Nationalité : Suisse
Né(e) à : Dharwad (Inde)26 , le 24/03/1891
Mort(e) à : Maienfeld , le 26/04/1970
Biographie :

John Knittel est un écrivain suisse, né le 24 mars 1891 à Dharwad (Inde), mort 26 avril 1970 à Maienfeld, canton des Grisons.

Fils d'un père pasteur missionnaire aux Indes originaire du Wurtemberg, il fait ses études en Suisse où sa famille s'installe en 1896. Il devient médecin, et publie son premier roman en 1919 en langue anglaise. En 1922 il devient directeur d'un théâtre à Londres.

Beaucoup de ses œuvres, lorsqu'elles n'ont pas la Suisse pour cadre (Thérèse Étienne, Via Mala), sont inspirées de ses nombreux voyages dans les pays du pourtour méditerranéen (Italie, Égypte, Maroc, etc.).

Source : Wikipédia
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Ambages   19 avril 2018
Le basalte bleu de John Knittel
C'est exactement comme au cirque ou au cinéma! Dit-il amèrement. Ces gens ne savent pas ce qu'ils font ! Ils n'ont qu'un seul désir : voir une série d'objets curieux et rares. Et il y a là-bas une femme incapable de protéger la paix et la solitude où elle repose. Si une bande d'Arabes ou de Chinois venaient déterrer les gens qui sont à Westminster Abbey, le monde entier crierait au sacrilège. Et ici, n'est-ce pas aussi un sacrilège ?

Mon cher, ici, c'est de la science, dit ironiquement Cable.

Au diable la science ! Nous sommes censés être des civilisés et vivre un âge humanitaire. La vie humaine est sacrée ; il faut à tout prix la protéger. Un âge de tolérance ! On nous en parle comme des grandes découvertes du siècle. Pour moi, ce n'est pas assez. Si nous protégeons les vivants, il nous faut aussi protéger les morts !
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Ambages   17 avril 2018
Le basalte bleu de John Knittel
Le Ramadan était passé. Le soleil de la Haute-Égypte brûlait, impitoyable. Le jour, le ciel semblait un bol de métal poli, et le Nil, lourd comme un fleuve de mercure, serpentait dans un pays sec et poussiéreux.
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nina2loin   28 janvier 2012
Via mala de John Knittel
Il sauta au bas du lit, la prit par le bras, l'attira à lui et lui donna un violent coup de poing. Elle se débattit pour échapper à son étreinte et s'enfuit de la chambre. Elle alla à l'écurie où était la carriole, y trouva la bouteille, la prit et la lança dans le lit rocailleux de l'Yzolla.
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soleil23   13 mars 2014
Le docteur Ibrahim de John Knittel
P354

- M’épouseriez-vous ? »

Elle secoua la tête.

« Je vous détesterais comme mari autant que je vous adore comme amant. »



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soleil23   13 mars 2014
Le docteur Ibrahim de John Knittel
P345

Il y a vingt ans, je connaissais un vieux courtier à la Bourse du coton. Son nom est Isaac Jacobson. Il avait une soixantaine d’années et avait épousé une jeune fille de vingt ans. Un jour il vint me trouver et me dit :

« - Mikkie, j’ai surpris ma femme avec un de mes employés sur un divan de notre vieille maison. Je suis absolument frappé d’horreur. Aujourd’hui même je m’en irai dans un pays lointain. Telle est la vie : une lamentable affaire ! Je suis venu vous dire adieu pour toujours. »

« Je lui dis adieu. Mais deux jours plus tard, il était de retour à la Bourse, alors je lui demandais :

- Isaac, je croyais que vous étiez parti pour toujours ?

- Mon garçon, me répondit-il, je suis un vieillard solitaire. Ma femme est jeune et jolie, et mon employé est un homme très utile. Si je m’en vais, il n y aura personne pour s’occuper de l’affaire ; si je reste, je serai hanté par ce que j’ai vu. Après avoir bien réfléchi, j’ai eu un entretien avec ma femme. Elle est jeune et sans expérience. Elle a pleuré. Je lui ai pardonné. J’ai parlé avec mon employé. Il a pleuré aussi, et cela m’a fait de la peine. Alors je leur ai pardonné à tous deux. Et ils ont promis qu’ils se tiendraient à distance l’un de l’autre. »



« Sur quoi le vieil Isaac s’est tourné vers moi et m’a murmuré à l’oreille :

« - Mais je me suis débarrassé de ce divan. Je l’ai vendu. »



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nina2loin   02 février 2012
Thérèse Étienne de John Knittel
Si les petites fleurs savaient

Combien vaste est ma blessure,

Avec moi elles pleureraient,

Pour adoucir ma torture.



Et si les rossignols savaient

Combien suis triste et malade,

Joyeusement ils lanceraient

Leurs plus sonores roulades.



Si les étoiles d'or pouvaient

Voir de tout là-haut mes larmes,

Jusqu'à moi elles descendraient,

Pour apaiser mes alarmes.



Amédée s'arrête.

― Oh! Je t'en prie! Ne t'arrête pas! supplie Thérèse.

― J'ai oublié la suite.



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nina2loin   02 février 2012
Amédée de John Knittel
On ne savait rien des parents de Pauline. Son origine restait mystérieuse. On ignorait jusqu'au nom de sa mère. Mais voilà Pauline qui avait tout juste dix-sept ans et déjà la tournure et la manière d'être une femme ― et du premier coup d'œil on s'apercevait qu'elle n'était pas un fruit de l'arbre généalogique des Inwald.
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Cathy74   20 juillet 2016
Via mala de John Knittel
Si l'on considère qu'à cette époque les Grisons se composaient d'une bonne trentaine de petites républiques, chacune ayant sa constitution propre, ses lois et ses coutumes, si l'on se rappelle que la famine et les épidémies ravageaient continuellement les cent vallées, que les populations, malgré leur souveraineté imaginaire, étaient constamment exploitées par des conseillers qui les flattaient, et dupées, trompées, pressurées par des barons et des ecclésiastiques avides ; si l'on se représente l'extrême misère, tant matérielle que morale, qui régnait dans le pays, on ne peut plus s'étonner que Lauretz eût trouvé beaucoup de gens bien disposés quand il leur parla de sa décision d'extraire l'immense masse d'argent enfouie dans la montagne, masse suffisante pour enrichir chacun et mettre dorénavant l'humanité à l'abri du besoin.
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soleil23   13 mars 2014
Le docteur Ibrahim de John Knittel
P244

…et je considérais avec étonnement mes collègues moins pressés, qui avaient des demi-journées de loisir à leur disposition et qui gagnaient beaucoup d’argent, tout en paraissant travailler beaucoup moins que moi. Seulement c’étaient des docteurs engagés pour faire un certain travail dans un certain endroit, tandis que je restais un docteur toujours et partout. Je n’avais pas une profession à exercer, mais une mission à remplir.



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soleil23   13 mars 2014
Le docteur Ibrahim de John Knittel
P240

«…Tu seras libérée. Ni la pauvreté ni les ténèbres ni l’ignorance ne te feront plus craindre la vie. Si tu retournes un jour chez toi, les gens de ton village te témoigneront du respect, comme à une reine. Ne crois pas, petite Aziza, qu’il n’y ait en toi que ton sexe ».

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