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Note moyenne 3.48 /5 (sur 151 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 31/01/1937
Biographie :

Joël Schmidt est un romancier, historien, journaliste et critique littéraire.

Fils d'Albert-Marie Schmidt, universitaire spécialiste de la littérature de la Renaissance, Joël Schmidt est né dans un milieu protestant et intellectuel. Grâce à ce père familier du monde littéraire, il côtoie dès son plus jeune âge André Gide, Roger Martin du Gard, Paul Valéry et François Mauriac.

Après la Seconde Guerre Mondiale, il poursuit sa scolarité à Paris, à l'École Alsacienne, au lycée Montaigne, au lycée Louis-le-Grand et au lycée Lakanal (où il situera l'action de son roman Le Pavillon de l'Aurore).

Il obtient une licence d'Histoire et de Géographie à la Sorbonne et rédige un Diplôme d'Études Supérieures d'Histoire sur Jérôme et Jean Tharaud.

En 1965, il écrit pour la Librairie Larousse un Dictionnaire de mythologie grecque et romaine, qui sera un succès de librairie et qui reste, aujourd'hui encore, une référence en la matière.

Parallèlement à son travail d'historien spécialiste de l'histoire romaine, il devient lecteur dans différentes maisons d'édition (Albin Michel), collabore à différents journaux (critique littéraire pour l'hebdomadaire protestant Réforme) et à de nombreux ouvrages collectifs (articles Rhodes et Messaline pour l'Encyclopædia Universalis par exemple).

Auteur de nombreux essais, il est un historien reconnu de l'Antiquité romaine. Il obtint en 1987 le Prix Cazes pour son "Paris des origines à Clovis." Son œuvre romanesque, au style limpide et fluide, est profondément influencée par le romantisme allemand.


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Source : Wikipédia
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Maximilien de Robespierre | Au cœur de l’histoire | Europe 1

Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
mouette_liseuse   02 décembre 2015
Robespierre de Joël Schmidt
Lorsqu'on lit les déclarations et les discours de Robespierre, ainsi que ceux de quelques uns de ses fidèles, on est frappé par leur rhétorique, certes remarquablement agencée, mais qui semble les entraîner à commettre des actes irréparables au nom de la vertu républicaine. On sent que les mots tels que tyran, despote, peuple, etc ... sont devenus des abstractions dont ils se gorgent avec une sorte de plaisir incantatoire. Ils leur permettent de ne plus réfléchir à leurs actes, ils en sont en quelque sorte les esclaves. [...] .

Les mots ont un pouvoir qui les dépasse, qui les déresponsabilise et qui leur donne une sorte de liberté de juger sans appel, leur faisant croire tout ce qu'ils disent, sans que la moindre réflexion morale et intellectuelle intervienne.

Page 164
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Levant   26 novembre 2016
Les Gaulois contre les Romains de Joël Schmidt
Les Gaulois sont en général de haute taille, ils ont le teint blanc, la chevelure blonde, le regard farouche et effroyable. Leur humeur est querelleuse et arrogante à l'excès. Le premier venu d'entre eux, dans une rixe, va tenir tête à plusieurs étrangers à la fois, sans autre auxiliaire que sa femme, champion bien autrement redoutable encore.
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jsgandalf   18 septembre 2012
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Cielvariable   03 février 2019
Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine de Joël Schmidt
Les mythologies sont généralement inséparables des religions antiques ; elles leur confèrent la force de séduction, l'originalité et la gravité indispensables à leur développement et à leur épanouissement ; elles enrichissent le culte ; elles dispensent enfin au sacré un essentiel élément de crainte.



La mythologie des Grecs et des Romains demeure assurément, pour nous Occidentaux, plus attachante que n'importe quelle autre. Elle apparaît, il est vrai, bien souvent, pour les profanes, quelque peu rebutante et même barbare. On hésite à pénétrer dans son univers de dieux, de héros, de récits épiques et mythiques, qui paraît abstrait, lointain, et figé par la nuit des temps et de l'archéologie, d'où seuls les érudits et les spécialistes peuvent le faire jaillir.



Redonner à la mythologie ses lettres de noblesse, dégager les dieux, les héros, les épopées et les légendes de la fausse obscurité où les a plongés la méfiance du grand public, tels sont les buts et l'ambition de ce dictionnaire. Il ne prétend certes pas donner une idée exhaustive de la mythologie ; il n'entend pas interpréter les mythes et dégager leur symbolique ; il se défend d'aborder les problèmes des doctrines et des cultes religieux. Aussi, un choix parfois délicat a dû être fait, des omissions volontaires apportées dans le corps des articles, mais toujours avec le souci de clarifier et de simplifier, et avec la préoccupation constante de montrer au lecteur que la mythologie n'est pas seulement une des sources de la religion gréco-romaine, mais également l'expression d'une Pensée à la fois vivante et universelle, uchronique et utopique, dont l'homme antique a pu, et dont l'homme moderne peut encore tirer profit.



La mythologie des Grecs et des Romains reste toujours vivante, parce qu'elle est proche de l'humain. On verra que les grands dieux grecs et romains, dont cet ouvrage tente de donner un aperçu aussi complet que possible, ne sont pas des entités abstraites, mais des êtres doués de vie, de qualités et de défauts, peu différents du commun ; leur immortalité même, loin de les écarter du monde des mortels, leur assure, au contraire, une valeur d'exemples et de continuelles références ; enfin, à travers l'anthropomorphisme des dieux de l'Antiquité, à travers le visible charnel, on perçoit plus aisément l'invisible sacré.



Vivante encore, parce qu'elle met en scène des héros dont les souffrances morales ou physiques, les doutes et les angoisses métaphysiques devant la Mort, l'Amour et le Destin nous touchent et même continuent à nous concerner. On pourra lire dans cet ouvrage la vie des principaux héros de la mythologie, leurs voyages, leurs périples, les dangers qu'ils ont dû affronter et surmonter ; on pourra suivre le déchaînement des passions de ces êtres exceptionnels, auxquels, bien souvent, une origine divine donne un puissant relief.



À travers l'histoire de ces héros, on participe sans retenue à l'exaltation du courage, à cette «vertu» classique qui continue à façonner peu ou prou la conscience occidentale. Tous ces dieux et tous ces héros sont également la figuration de mythes très anciens qui nous retracent sous forme de légendes ou de contes l'histoire des inventions (Talos et la scie), celle des premières cultures (Triptolème et Déméter pour le blé, Dionysos pour le vin), celle des premières découvertes, et donnent une explication imagée et attrayante à tous les phénomènes naturels dont le sol de la Grèce et de l'Italie était souvent le théâtre.



Ainsi la mythologie gréco-romaine a fondé en quelque sorte les thèmes que, par la suite, la littérature, la morale, les sociétés humaines, et parfois les sciences ont repris et développés. C'est pourquoi nous avons cru essentiel d'accorder une place à des mots comme amitié, création, naissance, mort, déluge, etc. À ces mots nous avons joint également les noms des principaux pays, villes, fleuves, sources, montagnes : les légendes mythologiques prennent ainsi une valeur d'autant plus efficace et plus réelle qu'elles peuvent être confrontées aujourd'hui encore avec la géographie et avec l'histoire.



Que la mythologie soit chose mouvante, changeante et complexe, c'est un fait Le tableau des principales sources littéraires de la mythologie que nous avons joint au dictionnaire nous montre, en effet, tout ce que la mythologie doit au développement des littératures grecque et latine. Depuis l'Iliade et l'Odyssée d'Homère, rédigées au vine siècle avant Jésus-Christ, jusqu'à Ovide et Sénèque, plus de dix siècles se sont écoulés. La mythologie a pu être ainsi continuellement remaniée, modifiée, adaptée aux goûts et aux moeurs des temps successifs de l'histoire par les poètes, les tragiques et les historiens. A Homère, dont l'oeuvre déborde de vie, a succédé Hésiode, qui, tel un juriste ou un classique, semblable à ce que furent Malherbe et Boileau au XVIIe siècle après la grande tempête littéraire du XVIe siècle, a remis quelque ordre dans les généalogies des dieux et dans l'énoncé et la codification des mythes. Puis à la fin du VIe siècle est apparue la tragédie grecque, qui a largement puisé son inspiration, ses sujets et son langage dans la mythologie. Des tragiques comme Eschyle, Sophocle et Euripide ont repris les mythes vieillis par les ans. Ils ont rajeuni et transformé les dieux et les héros des grandes familles légendaires et royales de la Grèce et leur ont donné une convaincante force de vie dans de nouvelles versions auxquelles ce dictionnaire s'est, la plupart du temps, conformé tant dans le corps des articles que dans les tableaux généalogiques. Notons encore qu'afin d'éviter toute surcharge du texte nous nous sommes abstenus d'indiquer, en cours d'article, les renvois possibles à d'autres noms. Le lecteur, s'il le juge nécessaire, aura toujours la possibilité de les faire de lui-même.
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Iansougourmer   19 mars 2013
Robespierre de Joël Schmidt
Je suis fait pour combattre le crime, non pour gouverner. Le temps n'est point arrive où les hommes de bien peuvent servir impunément la partie : les défenseurs de la liberté ne seront que des proscrits, tant que la horde des fripons dominera.



Robespierre, ultime discours devant la Convention 8 thermidor an II (26 juillet 1794)
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Iansougourmer   13 avril 2013
Robespierre de Joël Schmidt
Robespierre fait peur par son intransigeance, par sa volonté de prendre la défense du peuple à tout prix contre l'aristocratie, certes, mais aussi contre la bourgeoisie dont il est un représentant. Ses collègues pour se défendre le calomnient. Ce sera une de leus armes constantes jusqu'à sa mort et même après.
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PATissot   14 décembre 2015
Sainte Geneviève : La fin de la Gaule romaine de Joël Schmidt
Toute la journée, qui fut belle, elle a pu gravir les sentiers de la colline et jouer avec les agneaux qui sont nés le mois précédent, mais sitôt qu'elle a vu au loin la flotille s'approcher du village, elle est descendue rapidement avec ses petites compagnes, poussée par la curiosité et bientôt émue par la solennité de cette visite inattendue. Elle accompagne de sa jeune voix tous les chants de la procession. Il arrive parfois que l'évêque de Lutèce visite les bourgs de son diocèse, mais ses occasions ont été d'autant plus rares que les trente premières années du siècle furent parmi les plus tragiques qu'ait connues la Gaule et le prélat a préféré rester avec ses ouailles dans l'île de la Cité pour encourager les Parisiens à la résistance face aux Barbares qui pillent la rive gauche ou tentent en vain d'investir la ville repliée derrière ses fortifications.

Depuis qu'elle est née, Geneviève n'a jamais vu son évêque qui est pourtant chaque jour recommandé à ses prières. Et voici que Loup et Germain cheminent devant elle, simplement, interrompent leur conversation avec ses parents pour reprendre le refrain des cantiques, pour se retourner, bénir la foule et imposer les mains sur le front des enfants que les mères leur présentent.

Plusieurs fois, Germain a remarqué Geneviève et la vénération un peu craintive dont elle paraît l'objet ; il a discerné la maturité de cette enfant qui paraît recueillie et volontaire. Il s'arrête à quelques pas de la paroisse de Nanterre où vont être célébrées messes et vêpres et, au moment où Geneviève parvient à sa hauteur, il dépose un baiser sur son front ; puis de son pouce il y trace le signe de la croix.

_ Qui est cette fillette ? demande-t-il.

Quelques voix lui répondent : " La fille de Severus et de Gerontia qui vous ont accompagnés depuis la berge. " Les parents s'apprêtent à pénétrer dans le narthex de la petite église, lorsqu'ils aperçoivent leur fille qui s'adresse à Germain ; ils rebroussent alors chemin, accompagnés de Loup.

Geneviève ne paraît pas intimidée. Elle comtemple Germain, ce grand homme rude qui a conservé sa force, même si ses exploits cynégétiques sont désormais loin de ses préoccupations.

- On me dit que cette enfant est votre fille ?

- C'est exact, seigneur, elle est nôtre après plus de dix ans de mariage stérile.

Saint Germain semble se recueillir un moment. Il a fermé les yeux et joint les mains. Autour de lui, un cercle de villageois s'est formé et c'est alors que d'une voix ferme, prophétique, dont l'écho se répercute de la colline jusqu'aux rives de la Seine, l'évêque d'Auxerre s'écrie :

- Heureux parents qui avez donné le jour à une enfant si respectable ! Elle sera vénérée et grande devant le Seigneur. Admirant sa vie et sa conduite, beaucoup s'éloigneront du mal et abandonnant une vie malhonnête et impudique, reviendront vers le Seigneur ; ils obtiendront la rémission de leurs péchés et les récompenses promises par le Christ.

Telles sont les paroles que rapporte la " Vie de sainte Geneviève " qui fut rédigée quelques années après la mort de cette dernière, au commencement du VIème siècle. Certes, il y a eu , il y a, il y aura toujours ceux qui croyaient au Ciel et ceux qui n'y croyaient pas, ceux qui considèrent ces paroles comme apocryphes et hagiographiques. Si elles n'ont peut-être pas été prononcées en des termes aussi solennels, rapportées par le chroniqueur, elles n'ont rien, dans le fond, d'invraisemblable. Il faut les prendre sinon à la lettre du moins dans l'esprit et les considérer dans la période historique où elles auraient été prononcées.

L'empire romain est blessé et beaucoup déjà savent qu'il est mourant. L'arianisme des Barbares menace de subversion hérétique l'ensemble de la chrétienté, ainsi que le pélagianisme contre lequel Loup et Germain - qu'on nomme des saints, non point parce qu'ils sont déjà des élus de Dieu, mais parce qu'ils méritent cette marque de révérence confirmée au Vème siècle - partent alors en mission avec des troupes armées. Le christianisme catholique, celui du symbole de Nicée, apparaît une fois de plus comme le ferment de la continuité du monde autour duquel on doit se resserrer. Il est naturel qu'il suscite des vocations, qu'il les inspire au besoin par la contrainte : Germain d'Auxerre n'est-il pas devenu clerc malgré lui, avant d'être touché par la grâce ? Ce mystique voit au-delà des apparences et Geneviève se présente tout à coup, au coeur de cette étape imprévue à Nanterre, comme un signe de la Providence divine ; d'autant plus que Geneviève ne se dérobe pas à ses questions, qu'elle semble plus recueillie et aussi plus sûre d'elle que les compagnes de son âge.

L'Église a besoin, en ces heures sombres, d'être illuminée par quelques belles âmes : elle les recherche. Il semble que Germain en ait discerné une dans ce bourg peu connu. Il croit à cette révélation. Dans tout le monde chrétien, d'autres prélats, d'autres clercs recherchent ainsi quelques figures de proue capables, aux jours de deuil, de sang et de larmes, de donner l'exemple du courage et même de la témérité : les années noires, Germain le devine, sont devant eux.
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Iansougourmer   13 avril 2013
Robespierre de Joël Schmidt
Ce terme de vertu a plusieurs acceptations selon la morale robespierriste : il peut être synonyme de prudence, de sagesse, de justice, et surtout de courage, ce qui est sa traduction exacte et littérale. On le voit pencher vers un idéal de perfection qui le conduira au fanatisme le plus cruel.
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Iansougourmer   13 avril 2013
Robespierre de Joël Schmidt
Pour Robespierre, faire preuve d'athéisme, c'est d'une part se priver du peuple qui a besoin de croire, d'autre part se placer du côté des aristocrates qui ne se cachent pas, par leur libertinage, le peu de cas qu'ils font de la divinité.
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Iansougourmer   13 avril 2013
Robespierre de Joël Schmidt
Il appartient à la bourgeoisie et ne peut pas concevoir l'égalité de tous devant l'argent. C'est ce qu'on appelle en langage marxiste une aliénation. Pour clairvoyant qu'il soit, Robespierre ne conçoit pas une société ou il n'y ait pas de riches et de pauvres, mais il demande simplement que les seconds aient les mêmes droits que les premiers, ce qui est une utopie et un contresens, l'argent, seul, permettant souvent l'obtention de droits que les pauvres ne posséderont jamais.
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