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Note moyenne 4.05 /5 (sur 59 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Puy-en-Velay, Haute-Loire , 1954
Biographie :

Joël Vernet est un écrivain et poète français.

Dès les années 1970, il entreprend plusieurs voyages à travers le monde. Il rencontre l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ à Abidjan, qui l’invite - sans succès - à se convertir à l’islam. Il vit alors à Treichville, quartier populaire d’Abidjan. C'est l'époque de ses premières tentatives d’écriture. Dans les années 80, il voyage en Égypte et au Soudan et commence à produire des émissions pour France-Culture. Dès 1988, il commence à publier ses premiers livres grâce à Michel Camus et Claire Tiévant chez Lettres Vives, Bruno Roy, directeur des Éditions Fata morgana. A l’automne 1997, il séjourne trois mois à Montréal, à l’invitation de l’Agence Rhône-Alpes du livre et de l’Union des écrivains québécois. Il vit pendant deux ans à Alep à partir de l’automne 1999, découvrant l’Est de la Turquie et le désert syrien.

En 2001, il obtient la bourse d’année sabbatique du Centre National du Livre pour l’ensemble de son œuvre. Il retourne au Québec en 2003 à l’invitation de la Maison de la Poésie de cette ville. En avril 2004, il est invité par le service culturel de l’Ambassade de France au Bahreïn pour une série de lectures et conférences et en 2005, il publie avec des photographies de Michel Castermans, "La Montagne dans le dos, Impressions du pays dogon", livre qui traduit des années de voyages dans cette partie du monde.

En octobre 2007, il réalise un livre à huit mains avec le peintre Jean-Gilles Badaire, les photographes Bernard Plossu et Daniel Zolinsky. Une exposition a lieu au même moment à La Fabrique du pont d’Aleyrac (Ardèche) ; le livre "Chemins, détours et fougères, un tour du monde en Ardèche", témoigne d’une véritable aventure de création.

En 2015, il publie "Cœur sauvage, lettre à Marina Tsvetaeva", sur les traces de la poète russe Marina Tsvetaeva8 (1892-1941).
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Source : Wikipédia
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Festival Voix Vives 2019 Pleins feux sur : Joël Vernet Images et montage : Thibault Grasset - ITC Production #Poésie #VoixVives #JoëlVernet

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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
GeraldineB   24 septembre 2021
Le silence n'est jamais un désert de Joël Vernet
Souvent, l'on imagine que pour écrire, il nous faudrait une vie extraordinaire, des voyages, des rencontres peu banales, des fêtes, des choses un tant soit peu insensées. Mais ces vœux-là, souvent, vous les avez éprouvés, vous avez brûlé en leur cœur et il n'en est rien resté, surtout pas des mots, surtout pas des livres. Et lorsque ces fêtes-là ont été absentes de votre vie, lorsqu'il n'y a eu sur votre vie qu'une large étoffe de silence, de pauvreté, eh bien, les mots sont venus comme pour vous prêter main-forte, vous secourir, le silence s'est ouvert comme un ciel, le silence a remué en vous d'anciennes pages, de très vieux souvenirs ou bien des rêves encore inaccomplis.
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nadejda   24 août 2016
La montagne dans le dos de Joël Vernet
Ecrire, creuser dans la latérite, dans les profondeurs du paysage et dans les verbes aimer et voir. Partir perdu. Avoir aimé cette chance. La revivre aujourd'hui comme un miracle, une bonté pure, un imprononçable. Ne rien céder jamais à la pacotille contemporaine. Rester dans la rage auprès des frères enragés. Ébloui. Debout. Vivant. Les bras ouverts sous le soleil. Disparaître, vivre caché. Vivre au plus haut. Dans la chance et la démesure. Brûler à la croix du soleil. p 24



Il y a une injustice de ce monde : ce qui est bon et beau est piétiné, négligé, anéanti. Ils ont mis en avant la pacotille, le dérisoire, le tonitruant. Pourquoi s'en étonner ? L'injustice est la marque rouge de ce monde. Notre honte. L'injustice est ce souffle du néant. Qui sort du néant et nous y reconduit. Tous ensemble. La vieille horde qui va virer à la meute. p 25
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nadejda   16 août 2016
Visage de l'absent de Joël Vernet
Elle marche, invisible sur les routes et c'est elle que nous poursuivons partout sur cette terre. Elle se nomme l'absence et se pose à notre chevet dès la naissance à la façon d'un oiseau sur un fil et, sans fin, nous murmure son chant. Elle se vêt du visage des morts, elle apparaît entre les mains des nouveaux-nés, elle gémit dans les chambres d'hôpitaux, elle va ainsi les marées. Elle est notre ombre et notre soleil. Une sorte de flux, de reflux. On la sent tellement présente dans d'immenses salles vides, dans les églises désertes, entre les murs des monastères à l'abandon. Mais, n'allez pas croire, elle n'est pas dieu, elle n'est d'aucune religion. Elle est dans l'amour, dans la fraternité impossible, dans la fuite même du serpent. Elle est tout aussi bien dans ce qui sépare que dans ce qui assemble. Elle est le legs que nous ferons à tous ceux qui viendront après nous fouler la poussière de cette vie. Elle est dans le regard du mourant, dans ce regard dont s'échappe deux petites mains tâtonnant dans l'azur. p 61-62
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Pasoa   21 septembre 2021
Le silence n'est jamais un désert de Joël Vernet
C'est curieux, au fond, un jour. Ça ne ressemble à rien. On croit qu'il y a là des heures, une source, une fin et qu'un jour, ce ne serait qu'une parenthèse ou une rivière sans rivage, un océan sans cesse répété. À l'aube, on l'accueille dans nos bras puis au soir, tel un oiseau, la nuit le délivre et il s'en va vers l'inconnu, nous abandonnant à nos rêves, à nos profonds sommeils. C'est cela, un jour : une poignée de sable, une poignée de temps gravée sur les horloges ou sur les murs par le soleil. On l'appelle ainsi : c'est un mot des humains inventé au premier temps du monde.



pp. 23-24
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nadejda   16 août 2016
Visage de l'absent de Joël Vernet
De très loin, quelqu'un lui écrit. C'est une femme. Il ne sait presque rien d'elle.

(...) le soir, la journée achevée, elle brûle ses yeux, ses dernières forces dans la lecture, dans la lecture des petits livres que le monde recouvre de silence. Elle vient chercher de l'or, de l'eau fraîche dans les pages des poètes, elle vient prendre à bras le corps cette richesse minuscule, inexplicable que l'on retrouve dans les pages piétinées, ensevelies, dans les livres qui ont couru sur les routes, elle vient offrir à ces livres-là toute la joie qui leur manque. Ainsi est le travail des lecteurs, des vrais lecteurs : ils délivrent la puissance secrète des pages. On voudrait les remercier, ces frères que nous ne verrons jamais. Mais les mots nous manquent et puis nos letres seraient si maladroites. p 15-16
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nadejda   04 avril 2014
Journal fugitif au Moyen-Orient : Vers Alep de Joël Vernet
Marcher, c'est entendre le souffle, cette lenteur du souffle dans le sang. Marcher, c'est comprendre les pierres, l'air, l'azur, la nuit, le jour, ses fièvres, la force vive du soleil, marcher c'est inventer à chaque instants ces sortes d'espérances qui sont bel et bien dans le présent quand il n'y a plus que du silence autour de nous, du bleu, des rires et des joies graves. Marcher est la mesure de l'homme la plus pauvre, la plus sûre, la plus nue.
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nadejda   14 avril 2012
La nuit errante de Joël Vernet
Ecrivant, on marche dans l'inconnu, comme au coeur de certaines musiques où la beauté s'improvise au fil des notes, des chants nocturnes, des blues des tout premiers ouvriers agricoles enchaînés chez leurs Maîtres, au fil d'un saxo ou d'une clarinette.

Ecrivant, on s'évade des lois du monde, on s'efface de la haine des choses, des soucis, on frôle la mort, cet état de reclus que plus personne n'accepte.

(...) Ecrire, c'est savoir un peu plus tôt que les autres que l'on va mourir et que rien n'est plus naturel que ce lent parcours. Rien de plus.
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nadejda   11 janvier 2015
Les petites heures : Précédé de Au bord du monde, et suivi de La Maison immobile de Joël Vernet
De la Margeride à l’infini

Durant la nuit, il a neigé sur les sommets des montagnes toutes proches alors que le cerisier, dans le petit jardin, est nu, vêtu seulement de ses premiers bourgeons. Des oiseaux volettent autour de lui mais, étant encore tout jeune, ses branches trop minuscules, ils ne peuvent s’y poser et donnent l’impression de danser à proximité de lui, comme pour lui faire une fête.(…)



Le cerisier, très fier, ne bronche pas. De ma vie, c’est le premier arbre que j’ai planté et il pousse à tout va dans un jardin que je pourrais enfouir au fin fond de ma poche et emporter avec moi à travers la planète.




Souvent, lorsque je suis très loin à l’étranger, je pense à cet arbre et à tous les oiseaux qui lui délivrent sans cesse leur chant d’amour. Cette pensée, la plus infime qui soit, m’est un réconfort dans les jours d’ombre noire. Il nous suffit de très peu pour nous sentir vivant sur la terre. De très peu. C’est là toute notre gloire. Une herbe, une voix, un signe de franche amitié, oui, tout cela nous comble et tout cela est bien peu.

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nadejda   18 décembre 2014
Marcher est ma plus belle façon de vivre de Joël Vernet
p 83 « Je devine l’écrivain dans le rire d’un enfant, dans l’envol d’un oiseau, dans la parole douce, dans le murmure du bienfait, je devine l’écrivain partout où nul ne l’imagine et lorsque je lis un livre, il est rare que ça ne sente pas le moisi, le savoir-faire, le savoir tout court et même parfois le mensonge, le remplissage. J’ai en horreur toutes ces courses d’écurie, ces foires marchandes. Elles avilissent ceux qui s’y prêtent. Elles éteignent les soleils qu’ils avaient en eux. Elles obscurcissent à jamais leur trajectoire.

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nadejda   14 avril 2012
La nuit errante de Joël Vernet
De chaque instant, si nous savions, nous devrions faire un trésor, élever un totem, ébaucher un talisman. Mais par orgueil ou par mépris, nous ignorons la lumière dansante devant nos yeux, nous ignorons cette beauté passagère, sa puissance invincible. Et nous sombrons peu à peu dans des méandres de boue, empruntons les chemins sans issue, recherchons la pénombre des corridors.
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