AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 3.51 /5 (sur 112 notes)

Nationalité : Mexique
Né(e) à : La Portuguesa , 1963
Biographie :

Né en 1963 près de Veracruz, au Mexique, Jordi Soler a passé ses premières années dans une communauté d'exilés catalans fondée par son grand-père à l'issue de la guerre civile espagnole. Il a ensuite vécu à Mexico, puis en Irlande, avant de s'installer avec sa femme à Barcelone.

La critique espagnole voit en lui l'une des figures littéraires les plus importantes de sa génération. Trois de ses romans ont été traduits en français. Les exilés de la mémoire, paru en 2007 chez Belfond, et La Derniere Heure du Dernier Jour, qui paraît en 2008 dans le cadre de la rentrée littéraire et La Fête de l'ours paru en 2011.


Source : livres.fluctuat.net
Ajouter des informations
Bibliographie de Jordi Soler   (6)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Vidéo de Jordi Soler

Podcasts (1)


Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
gavarneur   01 octobre 2019
Ce prince que je fus de Jordi Soler
Quand son Altesse me parla du caractère puéril de la méthode, je fus effectivement à deux doigts de rire, mais je pensai aussitôt à ces policiers d'élite qu'on entraîne en leur faisant voir des séries policières de la télévision, ou à ces politiciens qui apprennent à prononcer des discours en regardant des vidéos de Kennedy, de Lech Walesa ou de Felipe González.

Page 148 (Pagination provisoire ? service de presse , épreuves non corrigées)
Commenter  J’apprécie          180
gavarneur   27 septembre 2019
Ce prince que je fus de Jordi Soler
Elle cultivait l'idée, inspirée par le monde de la diplomatie, que l'espace se transfigure quand il est habité par le représentant d'une institution ; de même qu'un ambassadeur, par le simple fait de mettre un drapeau à la fenêtre d'une chambre d'hôtel et d'y être présent physiquement fait que celle-ci se transfigure en ambassade avec toutes ses attributions, de même son Altesse impériale pensait-elle que sa personne transfigurait les espaces, et que sa seule présence dans cette hutte pleine de mouches et assombrie par une épaisse fumée de sardines grillées changeait cet environnement déprimant en une fastueuse salle de palais.

Page 98 (Pagination provisoire ? service de presse , épreuves non corrigées)
Commenter  J’apprécie          160
gavarneur   24 septembre 2019
Ce prince que je fus de Jordi Soler
La mission de rendre Xipaguazin enceinte semblait impossible ; cependant c'est un fait que le 17 mars 1536, seize ans après son arrivée à Toloríu, la princesse et le baron firent baptiser leur fils Juan Pedro de Grau Moctezuma, ce premier métis qui serait l'origine de la lignée espagnole de l'empereur. Le sorcier avait-il quelque chose à voir dans ce miracle ? Le plus sensé, d'emblée, serait d'écarter cette hypothèse, vu que ce sorcier, comme je l'ai dit plus haut et comme on pourra le constater plus loin, haïssait Juan de Grau, bien qu'il soit vrai que la tentation de penser à une potion, à de la poudre à narcotiser la princesse pendant que le baron la possédait, est une image d'une force plastique séduisante.

Page 82 (Pagination provisoire ? service de presse , épreuves non corrigées)
Commenter  J’apprécie          130
Patrijob   20 mars 2019
La dernière heure du dernier jour de Jordi Soler
Je veux dire que lors de ces déjeuners la corruption était totale : le maire allait extorquer des fonds à ces étrangers qu'il détestait et, en même temps, il mangeait avec eux en faisant semblant de s'amuser comme un fou, et eux, ils haïssaient ce porc qui n'était qu'un malfrat qui les tondait régulièrement et qu'ils traitaient malgré tout avec prévenance, riant à ses blagues épaisses et à ses obscénités, et ne disant rien quand il touchait les fesses de leurs servantes.
Commenter  J’apprécie          120
A_fleur_de_mots   25 janvier 2021
La dernière heure du dernier jour de Jordi Soler
[...] “ Pobre de ti que ya ni encuentras el sitio donde has nacido”, y a partir de esta sentencia que empezaba a darme vueltas en la cabeza, mientras yo daba vueltas en el bohío buscando dónde sentarme, pensé que el exilio es mucho màs que no estar en el sitio donde has nacido, y que es mucho màs que no poder regresar : es no poder volver, aunque vuelvas.



[...] “Pauvre de toi qui ne sait plus trouver ton lieu de naissance”, et depuis que cette phrase commençait à me trotter dans la tête, pendant que je tournais en rond dans cette cabane pour un endroit où m’assoir, je pensais que l’exil est bien plus que de ne plus vivre sur les terres de ta naissance, et que c’est bien plus que de ne pouvoir y revenir: c’est ne plus pouvoir y rentrer, même si tu es déjà rentré.



PS: désolée pour la mauvaise traduction littérale.
Commenter  J’apprécie          114
gavarneur   30 septembre 2019
Ce prince que je fus de Jordi Soler
[…] [Dali], qui les attendait, au moment de les accueillir, très élégant, en costume, cravate, chapeau et canne, immergé jusqu'à la taille dans son bassin d'eaux vertes qui avait la forme et les replis d'une vulve.

Page 121 (Pagination provisoire ? service de presse , épreuves non corrigées)
Commenter  J’apprécie          120
Pecosa   06 avril 2012
Les exilés de la mémoire de Jordi Soler
La population de la plage représentait un échantillon des forces de la république, il y avait des soldats, des carabiniers, des gardes d'assaut, des artilleurs, des "mossos d'Esquadra" catalans, des membres des escortes présidentielles, des marins, des aviateurs, près de cent mille personnes qui comme moi s'étaient retrouvées, du jour au lendemain, sans pays, explique Arcadi dans les enregistrements de la Portuguesa.
Commenter  J’apprécie          100
A_fleur_de_mots   30 janvier 2021
La fête de l'ours de Jordi Soler
Quizà sea el momento de asumir que es un poco artero de juzgar cualquier cosa a siete décadas de distancia, desde el siglo XXI, juzgar una situación que no he experimentado nunca, la de perderlo todo en una guerra, una línea que se dice fàcil y que de tanto decirla ha perdido su hondura y su calado; con la de guerras que hay en todo el mundo, con la de ensayos y novelas y películas que existen sobre la Guerra Civil, todas llenas, estofadas y engordadas por la frase, mil veces repetida, “perderlo todo en una guerra” y sin embargo, en cambio, y a pesar de todo, basta deternerse un momento, abstraerse un segundo para captar que esa línea es grave, dura y determinante y que es capaz de trastocar a un individuo, de volverlo loco.



Peut-être est venu le moment d’assumer qu’il est un peu prétentieux de juger à 70 ans de distance, depuis le XXIème siècle, une situation que je n’ai jamais eu à vivre, celle de tout perdre dans une guerre, une phrase qu’il est facile de dire et qu’à la dire tellement de fois, elle a perdu de sa profondeur et de son essence; avec toutes les guerres qu’il y a dans ce monde, avec tous les essais, romans et films sur la Guerre Civile Espagnole, tous pleins à ras bords de cette phrase, mille fois répétée de “tout perdre dans une guerre”, et pourtant, malgré cela, il suffit de s’y arrêter un instant, d’y penser une minute pour se rendre compte de la gravité et du dramatisme de ces quelques mots, capables de faire perdre la tête à quelqu’un, de le rendre complètement fou.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
CCoco   22 novembre 2014
Les exilés de la mémoire de Jordi Soler
L'arénite ? m'entends-je lui demander. Oui, une psychose que tu ne peux pas comprendre si tu n'as pas longtemps vécu avec le sable ; nous vivions et dormions sur le sable, il y avait du sable dans nos vêtements et dans ce que nous mangions, du sable sur nos pieds et sous les ongles de nos doigts et derrière nos genoux et dans notre cul et sous nos couilles et dans nos jeux ; et cette omniprésence du sable finissait par produire des dessèchements et de l'eczéma et des champignons et une conjonctivite qui teintait d'écarlate l blanc de nos yeux. Mais les effets psychologiques étaient pires que les effets physiques, parce que c'était une torture systématique qui n'aurait ni fin ni remède tant qu'il y aurait du sable sur cette plage.
Commenter  J’apprécie          61
genou   19 juin 2013
La fête de l'ours de Jordi Soler
On sait que depuis plusieurs semaines Oriol avait des éclats de grenade dans une fesse, et que sa blessure, soignée à la va-vite par un médecin au milieu du champ de bataille, était à mi-chemin entre la putréfaction galopante et la gangrène, état propice à la fièvre permanente et au délire, et bien peu adapté à un bombardement : c'était presque le comble du malheur, car la guerre était perdue et Oriol ne désirait plus que passer en France pour se mettre à l'abri des représailles de l'armée franquiste qui les bombardait du ciel et qui sur terre était sur leurs talons. Le plus facile pour lui aurait peut-être été de s'accrocher à sa première pensée, de reconnaître que ses chances de survivre étaient minces, et tout simplement de se rendre, de s'abandonner, de cesser de se consumer devant un avenir bref et pauvre, un avenir qui n'irait probablement pas au-delà de la bombe suivante, et de toute façon, acculé comme il l'était par les explosions et l'embrasement colérique, se faire des illusions était inutile et inopportun. On sait qu'Oriol, voyant la guerre perdue, avait laissé sa femme à Barcelone et que, cherchant à quitter l'Espagne, il avait erré de-ci de-là avec son frère jusqu'au moment où, sa blessure le faisant de plus en plus souffrir, il avait accepté d'être interné dans ce baraquement où il récupérait avec quatre-vingt-quinze autres soldats républicains, prostrés sur des lits semblables au sien, ou à même le sol, affligés de blessures et d'infirmités diverses, certains amputés d'un membre, manchots, boiteux, borgnes, désastreux bataillon de soldats grièvement blessés et moribonds. On sait que ces soldats n'avaient presque pas de médicaments, que personne n'aurait la moindre commisération pour eux, et on sait aussi qu'il y avait un médecin qui faisait ce qu'il pouvait et qui, dès le premier bombardement, après ces râles de lumière qui grimpaient le long des murs et plongeaient les soldats dans le désespoir, leur avait promis qu'un car viendrait les chercher pour les emmener dans un hôpital en France, où ils seraient à l'abri des représailles et pourraient guérir grâce à une équipe de médecins à la hauteur de leur malheur, un peloton blanc, soigné et souriant qui, vu de cette clinique improvisée et infecte, ressemblait à une hallucination.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

Acheter les livres de cet auteur sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura



Quiz Voir plus

Énigme de Nicolas Boileau 🤔

Du repos des humains , implacable ennemie / J'ai rendu mille amants envieux de mon sort. / Je me repais de sang et je trouve la vie / Dans les bras de celui qui recherche ma mort. / Je suis ......

un vampire
un personnage de théâtre
un récit de fiction
un reptile
un peintre rococo
une plante
un insecte
un compositeur baroque

1 questions
16 lecteurs ont répondu
Thèmes : culture générale , énigmesCréer un quiz sur cet auteur