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Note moyenne 3.56 /5 (sur 267 notes)

Nationalité : Colombie
Né(e) à : Bogotà , le 01/01/1973
Biographie :

Juan Gabriel Vásquez est un écrivain colombien.

Il a fait ses études de Lettres à la Sorbonne, puis a vécu en Belgique avant de s'installer à Barcelone en 1999, où il collabore à plusieurs suppléments littéraires.

Son premier roman, "Les Dénonciateurs" (2004), lui a valu une reconnaissance internationale immédiate.

"Histoire secrète du Costaguana" a obtenu le prix Qwerty du meilleur roman en langue espagnole et le prix Fundaciôn Libros y Letras de la meilleure œuvre de fiction. Le livre le met parmi les écrivains colombiens les plus importants de ces dernières années.

Il a également traduit en espagnol des œuvres de E. M. Forster, ou de Victor Hugo.

Il écrit régulièrement dans les colonnes du journal colombien El Espectador et son essai "El arte de la distorsión", a remporté le prix du journalisme “Simon Bolívar”.

Il publie en 2012 "Le bruit des choses qui tombent" qui obtient le Prix Roger-Caillois - auteur latino-américain et le Prix International Dublin Literary.

L'année suivante, il publie "Les Réputations" qui obtient le Prix Carbet des lycéens. En 2015, il publie un long roman "Le Corps des ruines".
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JUAN GABRIEL VÁSQUEZ - CHANSONS POUR L'INCENDIE Rencontre animée par Kerenn Elkaïm Une femme effrontément libre défie la société traditionnelle colombienne des années 1940 ; un vétéran de la guerre de Corée affronte son passé lors d'une rencontre en apparence inoffensive ; sur un tournage, un figurant s'interroge sur les émotions de Polanski… Neuf histoires, neuf vies radicalement bouleversées par la violence. Les nouvelles de Chansons pour l'incendie tranchent, dépècent, brillent comme le fil d'un couteau. Elles irradient cette lumière étrange des choses qui brûlent ou qui blessent. En Colombie, en Espagne, à Paris, à Hollywood, chacune révèle le jeu du destin, cette conjonction de forces incompréhensibles. L'écriture de Juan Gabriel Vásquez nous transporte dans des territoires intimes. Seule forme capable de conter ces existences, les “ chansons ” de Juan Gabriel Vásquez révèlent sa profonde compréhension des êtres. À lire – Juan Gabriel Vásquez, Chansons pour l'incendie, trad. de l'espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon, Seuil, 2021.
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Citations et extraits (154) Voir plus Ajouter une citation
Juan Gabriel Vasquez
Bookycooky   17 avril 2021
Juan Gabriel Vasquez
« Il y a toute une dimension de l’histoire, émotionnelle, morale, qui n’est pas accessible aux journalistes et aux historiens. Seule la littérature et la fiction peuvent atteindre cette zone de notre expérience humaine qui ne laisse pas de trace sur les documents »
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Juan Gabriel Vasquez
Bookycooky   16 avril 2021
Juan Gabriel Vasquez
« La nouvelle est une machine particulièrement efficace pour capturer une émotion, un mouvement de notre sensibilité trop petit pour que le roman puisse s’en occuper »,
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carre   24 août 2014
Le bruit des choses qui tombent de Juan Gabriel Vasquez
Penser dans le noir n'est pas l'idéal: on voit les choses plus grandes ou plus graves qu'elles ne le sont en réalité, les maladies sont plus nocives, la présence du mal plus proche, le désamour plus intense, la solitude plus profonde.
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Bookycooky   25 avril 2021
Chansons pour l'incendie de Juan Gabriel Vasquez
On m’a rapporté une scène qui s’est déroulée à la station thermale de Paipa, où des notables passent l’été. Une femme à la beauté reconnue s’est approchée du bord de la piscine et a retiré son peignoir, révélant à la grande stupéfaction de l’assistance un bikini noir, comme ceux qui sont à la mode sur les plages d’Europe. Le maire a immédiatement appelé un de ses subalternes et lui a murmuré quelques mots à l’oreille, à la suite de quoi l’employé a contourné le bassin sous les yeux de tous et, une fois près de la dame, lui a dit haut et fort, dans l’intention évidente de l’humilier :

–Mademoiselle, monsieur le maire vous informe qu’ici, seuls les maillots une pièce sont autorisés.

La jeune femme s’est levée et, au bord de la piscine, les mains sur les hanches, dans une posture pleine de défi, elle a crié :

-Quelle partie voulez-vous donc que j’enlève, monsieur le maire ?
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bilodoh   29 avril 2014
Le bruit des choses qui tombent de Juan Gabriel Vasquez
Mais j'étais seule, j'étais restée seule, il n'y avait plus personne entre ma mort et moi. Être orphelin, c'est comme ça : on a plus personne devant soi, on est seul dans la file. (Points, p.119)

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Bookycooky   06 septembre 2017
Le corps des ruines de Juan Gabriel Vasquez
Un soir, en attendant le journal télévisé, nous sommes restés toi et moi devant le poste. On diffusait en direct les dernières heures –les plus torrides –du carnaval de Rio. Confortablement installé dans le canapé, tu observais d’un œil avide cette profusion de chair brune qui excitait tous les appétits depuis le sambodrome. Tu avais cinq ans et je n’ai pas pu m’empêcher de te dire, comme si nous étions deux vieux cochons : Alejandro, les femmes sont vraiment spectaculaires. –Oui, papa. Et en plus, elles donnent du lait, as-tu répondu sans détacher ton regard de l’écran, comme si tu étais un grand connaisseur en la matière.”
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Bookycooky   08 septembre 2017
Le corps des ruines de Juan Gabriel Vasquez
De nos querelles avec les autres, nous faisons de la rhétorique. De nos querelles avec nous-mêmes, de la poésie », disait Yeats.
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Bookycooky   23 avril 2021
Chansons pour l'incendie de Juan Gabriel Vasquez
 Imagine comme c’est curieux (disait la lettre) : en espagnol il n’y a pas de mot pour dire ce que je suis. Si ta femme meurt, tu es veuf ; si tu n’as plus de père, tu es orphelin, mais qu’es-tu si ton fils disparaît ? C’est tellement grotesque de perdre un fils que la langue ne possède pas de mots pour désigner ces personnes, même s’il est fréquent que les enfants meurent avant leurs parents et que ces derniers passent leur vie à pleurer leur mort.
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Bookycooky   08 septembre 2017
Le corps des ruines de Juan Gabriel Vasquez
Elle a la forme de mes mains

Elle a la couleur de mes yeux

Elle s’engloutit dans mon ombre

Comme une pierre sur le ciel



Paul Eluard
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bilodoh   28 avril 2014
Le bruit des choses qui tombent de Juan Gabriel Vasquez
Mais, en même temps, je pense que nous sommes mauvais juges du moment présent, sans doute parce que, en réalité, le présent n'existe pas : tout est mémoire, la phrase que je viens d'écrire est déjà un souvenir, de même que celle que vous, lecteur, venez de parcourir. (Points, p.24)

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