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Note moyenne 4.13 /5 (sur 2003 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Florent-le-Vieil, Maine-et-Loire , le 27/07/1910
Mort(e) à : Angers , le 22/12/2007
Biographie :

Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier, est un écrivain français.

Son pseudonyme littéraire doit beaucoup à sa fascination pour le héros de "Le Rouge et Le Noir "de Stendhal et à son admiration pour les Gracques, dans l'histoire romaine. Il décide de prendre un pseudonyme littéraire, afin de séparer nettement son activité de professeur de son activité d'écrivain.

Élève brillant, il est admis à l'École normale supérieure en 1930, il suit en parallèle des cours à l'École libre des sciences politiques d'où il sort diplômé en 1933. En 1934, il est reçu à l'agrégation d'histoire et géographie, et est affecté, d'abord à Nantes, au lycée Clemenceau où il avait été élève, puis à Quimper. En 1946, il est nommé au lycée Claude-Bernard de Paris, où il enseigne l'histoire-géographie jusqu'à sa retraite en 1970.

Tenté par le communisme, il adhérera au PCF (1936) jusqu'au pacte germano-soviétique mais observera toute sa vie une froide distance à l'égard de tous les embrigadements littéraires ou politiques.

Si « Au château d'Argol »(1938), son premier roman, fortement influencé par le romantisme noir et par le surréalisme, avait attiré l'attention d'André Breton, c'est avec « Le Rivage des Syrtes »(1951), et surtout le spectaculaire refus de son auteur de recevoir le prix Goncourt en 1951, que Julien Gracq s'est fait connaître du public.

Reconnaissance paradoxale pour cet écrivain discret qui s'est effacé derrière une œuvre protéiforme et originale, en marge, voire en opposition vis-à-vis des courants dominants de la littérature de son époque, qu'il s'agisse de l'existentialisme ou du Nouveau roman.

Après avoir abandonné l'écriture de fiction, les livres que publie Julien Gracq à partir de 1970 mélangent bribes d'autobiographie, réflexions sur la littérature et méditations géographiques.

Traduites dans vingt-six langues, étudiées dans des thèses et des colloques, proposées aux concours de l'agrégation, publiées de son vivant dans la bibliothèque de la Pléiade, les œuvres de Julien Gracq ont valu à leur auteur une consécration critique presque sans équivalent à son époque.

En 2007, Julien Gracq décède à 97 ans. Bernhild Boie est l’exécutrice testamentaire de l’auteur.

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Vidéo de

POÉSIE MÉDIÉVALE – Julien GRACQ à propos de La Quête du GRAAL (1968) Un extrait de l’entretien de Julien Gracq avec Julien Paget, enregistré en 1968, diffusé en 1969 sur France Culture.

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Citations et extraits (477) Voir plus Ajouter une citation
Julien Gracq
genou   26 juin 2016
Julien Gracq
Tant de mains pour transformer ce monde, et si peu de regards pour le contempler.
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Julien Gracq
palamede   18 février 2019
Julien Gracq
Le monde fleurit par ceux qui cèdent à la tentation.
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Julien Gracq
Nastasia-B   01 décembre 2014
Julien Gracq
À tous il est permis — dans certaines limites — de parler ; à quelques-uns il est réservé de savoir.



LE RIVAGE DES SYRTES, Chapitre VII : L'Île de Vezzano.
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Nastasia-B   20 janvier 2015
Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq
C'était une sorte d'iceberg rocheux, rongé de toutes parts et coupé en grands pans effondrés avivés par les vagues. Le rocher jaillissait à pic de la mer, presque irréel dans l'étincellement de sa cuirasse blanche, léger sur l'horizon comme un voilier sous ses tours de toile, n'eût été la mince lisière gazonnée qui couvrait la plate-forme, et coulait çà et là dans l'étroite coupure zigzagante des ravins. La réflexion neigeuse de ses falaises blanches tantôt l'argentait, tantôt le dissolvait dans la gaze légère du brouillard de beau temps, et nous voguâmes longtemps encore avant de ne plus voir se lever, sur la mer calme, qu'une sorte de donjon ébréché et ébouleux, d'un gris sale, qui portait ses corniches sourcilleuses au-dessus des vagues à une énorme hauteur. Des nuées compactes d'oiseaux de mer, jaillissaient en flèche, puis se rabattant en volutes molles sur la roche, lui faisaient comme la respiration empanachée d'un geyser ; leurs cris pareils à ceux d'une gorge coupée, aiguisant le vent comme un rasoir et se répercutant longuement dans l'écho dur des falaises, rendaient l'île à une solitude malveillante et hargneuse, la muraient plus encore que ses falaises sans accès.



Chapitre VII : L'Île de Vezzano.
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Eric76   06 janvier 2019
Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq
- Tu trouves cela absurde, parce que tu es très jeune, reprit Marino avec une étrange intensité dans la voix. Moi, je suis vieux, et la Ville aussi est très vieille. Il vient un moment où le bonheur - la tranquillité - c'est d'avoir usé autour de soi beaucoup de choses, jusqu'à la corde, à force de s'y être trop frotté - à force d'y avoir trop pensé. C'est cela qu'on nomme l'égoïsme des vieillards, ajouta t'il avec une espèce de sourire trouble : ils sont seulement devenus plus épais de ce que tant de choses autour d'eux se sont amincis. Ils ne s'usent pas - la capitaine hocha la tête d'un ait buté - ce sont les choses autour d'eux qu'ils usent.
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Nastasia-B   22 octobre 2014
Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq
Vanessa m'ouvrait de toutes parts sur le monde, — dans ses yeux passait pour moi le reflet trouble des mers lointaines.



Chapitre III : Une conversation.
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Nastasia-B   06 mars 2015
Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq
Nous dansons comme un bouchon sur un océan de vagues folles qui à chaque instant nous dépassent.



Chapitre IX : Une croisière.
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Nastasia-B   28 mars 2015
Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq
Aldobrandi avait maintenant ses coudées franches, régnait un préjugé nouveau, dont il couvrait d'ailleurs ses agissements avec un cynisme consommé : le moindre blâme porté contre le comportement de ses bandes eût passé pour la marque du plus mauvais goût, d'un esprit incurablement "retardataire", condamnation sans appel à un moment où l'opinion à la mode était que maintenant « les temps avaient changé ». Pourquoi ils avaient changé, c'est ce que personne n'eût pu dire au juste, et peut-être fallait-il voir là, plutôt qu'une phrase en l'air, plutôt que le constat précis d'une altération dans l'ordre des choses, la revendication de ce toucher infiniment subtil qui nous lie à l'établissement du vent, à la pesanteur insensiblement accrue de l'air, et en l'absence de toute preuve matérielle nous avertit en effet sans hésitation possible d'un « changement de temps ». Et ce n'était pas seulement cette couleur imperceptiblement plus orageuse — venue assombrir pour chacun son paysage mental comme s'il eût lu l'avenir à travers des verres fumés qui l'enfiévraient — qui paraissait nouvelle : apparemment le rythme même du temps à Orsenna avait changé.



Chapitre XII : Les instances secrètes de la ville.
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Nastasia-B   05 janvier 2015
Gracq : Oeuvres complètes, tome 1 de Julien Gracq
Quand j'étais petit, notre vieux serviteur allait se coucher dans le grenier sans lumière. Il était si habitué qu'il marchait dans le noir sans tâter, aussi vite qu'en plein jour. Eh bien ! que veux-tu, à la fin la tentation a été trop forte : il y avait une trappe sur son chemin, je l'ai ouverte…

Le vieillard sembla réfléchir avec difficulté.

- … Je pense que c'est énervant, les gens qui croient trop dur que les choses seront toujours comme elles sont.

Il ferma à demi les yeux, et se mit à hocher la tête, comme s'il allait s'endormir.

- … Et peut-être ce n'est pas une bonne chose, que les choses restent toujours comme elles sont.



LE RIVAGE DES SYRTES, Chapitre VIII : Noël.
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Nastasia-B   23 mars 2015
Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq
Si on regarde par la baie, la lagune est comme une croûte de sel, et on croit voir une mer de la lune. On dirait que la planète s'est refroidie pendant qu'on dormait, qu'on s'est levé au cœur d'une nuit au-delà des âges. On croit voir ce qui sera un jour, […] quand il n'y aura plus de Maremma, plus d'Orsenna, plus même leurs ruines, plus rien que la lagune et le sable, et le vent du désert sous les étoiles. On dirait qu'on a traversé les siècles tout seul, et qu'on respire plus largement, plus solennellement, de ce que se sont éteintes des millions d'haleines pourries.



Chapitre X : L'envoyé.
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