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Citations de Julien Heylbroeck (23)


Dionysos89   26 février 2017
Stoner Road de Julien Heylbroeck
— Je m’appelle Luke, Luke Lee. Mais mes amis, les rares que j’ai, m’appellent Luckily.
— T’es un mec chanceux ?
— Non, j’ai juste des amis un peu cons.
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Dionysos89   24 février 2017
Stoner Road de Julien Heylbroeck
L’infirmier poursuivit sa route, indifférent. Josh allait poser une question quand quelqu'un le tira violemment en arrière. Il fut forcé de se retourner et fit face à une femme squelettique, au visage chevalin et aux dents proéminentes. Des touffes de cheveux manquaient sur son crâne à vif. Elle le fixait de ses grands yeux bleus délavés, complètement à poil, ses seins longs et fins pendant sur son buste rachitique et incliné. Josh resta scotché sans oser la quitter des yeux.
— Mon anus a cessé de fonctionner, aujourd'hui, à 08 h 37.
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Amaranth   02 novembre 2015
Dimension Trash de Julien Heylbroeck
« Ceci n’est pas un rêve. » Quatre nuits déjà que je me réveille en sursaut, trempé d’une sueur malsaine, au son de la voix sans bouche qui vient scander ce slogan synthétique. Quatre nuits que des scènes soi-disant réelles tissent dans ma tête une toile d’araignée dont je ne puis me dépêtrer. Quatre nuits que leur apparente incohérence se mue de fil en aiguille en un tableau d’ensemble tatouant dans mon cerveau une insupportable impression de déjà-vu.

Profondo Nero (White trash), Schweinhund
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SZRAMOWO   21 janvier 2015
Stoner Road de Julien Heylbroeck
Ses petits soldats à lui, ses renforts. Il y a longtemps qu’il ne prêtait plus attention à ce que son imagination dopée dessinait sur les bords de la route. Cadavres d’enfants, chiens écrasés, crânes décorés de plumes, il
suffisait d’un sac plastique abandonné pour que son esprit vagabond lui suggère des tableaux que n’aurait pas renié un surréaliste. Ou un junkie.
Au fond de lui, Josh savait qu’il était trop tard. Comme un truc bien ancré à l’âme, qui s’accroche et qui répète inlassablement : « C’est foutu, foutu, foutu… »
Même les drogues les plus puissantes n’occultaient pas cette putain de voix nasillarde qui squattait son esprit de sa ritournelle perverse et aliénante.
Dépité, Josh freina violemment. La voiture couina et les pneus dérapèrent sur la terre battue. Il se rangea sur le côté, plus par réflexe que par nécessité.
Trop tard ! Il arriverait trop tard ! C’était évident. Le côté chiant de la Phentermine, c’est qu’elle ôtait toute notion du temps. Déjà le soleil se levait. La fête était finie. Il en avait assez vécu pour savoir qu’au petit matin, les moins stones entassaient leurs potes dans les caisses et repartaient, avec la gueule en vrac, une haleine de chacal, couverts de sable, les fringues puant
la sueur et l’esprit passé au shaker. Les veines chargées de Josh avaient livré leurs dernières réserves de fuel chimique et il eut à peine le temps de couper le contact avant de sombrer dans un sommeil proche du coma.
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Nyuka   21 mai 2017
Les Contes Rouges de Julien Heylbroeck
Sauf que cette nuit-là, ce fut le grand méchant loup qui vint retourner se coucher auprès d'elle.
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Unity   21 juin 2014
Pestilence de Julien Heylbroeck
- Mes frères, à présent rendons-nous dans le pustulium ! Mais d'abord, baisez-moi le bubon divin !
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Oliv   15 juin 2016
Le Dernier Vodianoi de Julien Heylbroeck
Je travaille au sein de la Commission du soviet spécial, la Komspetssov. Je pourchasse les créatures du passé. Oh, elles existent, je peux vous l'assurer. Les croquemitaines, les méchantes fées qui mangent les enfants, les gnomes qui égarent les voyageurs perdus. Ils sont là, tous, à nos portes. Aux abois, affamés, une fin de race qui s'accroche pour ne pas disparaître. Ce qui ne les rend que plus dangereux.
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cancereugene   13 juin 2018
Dimension Trash de Julien Heylbroeck
Recroquevillée sur le sol, Alex attendit avec l'impression d'un temps qui se distordait, s'étirait à l'infini. Son corps nu était parcouru de tremblements incontrôlables et recouvert d'une couche de sueur. Les yeux révulsés, elle ne parvenait plus à distinguer son environnement. La douleur qui la rongeait, la putréfiait de l'intérieur, était son seul repère. L'image d'une moisissure verdâtre, spongieuse, lui recouvrant les os ne cessait de surgir dans son esprit, lui donnant envie de hurler. De s'arracher la peau. Peut-être l'avait-elle fait, d'ailleurs. Tout ce sang dont elle était couverte, d'où venait-il ? Alex ne se rappelait plus bien. Seul un relent de peur persistait, arrière-goût âcre dans la gorge, dernières traces d'un cauchemar éveillé.

Sarah Buschmann : Tranche de nuit
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LaDimensionFantastique   18 juillet 2015
Stoner Road de Julien Heylbroeck
D'abord l'esprit observa une spirale, oppressante et mouvante qui envahissait son champ de vision. Un tourbillon coloré se joignit bientôt à la fête. La maelstrom ondulait au rythme des pulsations d'un coeur. Ce dernier battait et se débattait dans sa poitrine, gonflé de vie, goûtant chaque fois la sève écarlate. Une tête informe, sans visage et détachée du corps, flottait, entourée de sa conscience. De temps en temps, une sorte de flash éclairait cette scène. Mais le remous coloré refusa ces flashs et se détourna. trop froid, trop sombre. Un espace clos, une odeur immonde dont il fallait s'éloigner au plus vite. Bientôt l'observateur ne vit rien d'autre que des ténèbres...
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SmilingSun   09 mars 2015
Stoner Road de Julien Heylbroeck
- ça alors, t'es Gallows ! Ouai j'ai entendu parler d'toi, monsieuc Doc Défonce ! [..]
- J'ai arrêté le business depuis un petit moment [...]
- Ah merde, j'te rencontre enfin et t'es retraité du deal. Chié. Bon ça change tout, mon gars. [...]
Il bougea sa masse pour aller retourner le panneau qui indiquait : "Fuck you, we're closed".
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ArnoT   02 janvier 2020
Las Historietas de Green Tiburon - Opéracion Déluge atomique de Julien Heylbroeck
Si j’avais porté un masque ouvert sur tout le bas du visage, j’en aurais probablement décroché ma mâchoire. Tout ce qui concerne l’énergie atomique est totalement interdit sur notre territoire.
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LesLecturesDeRudy   31 juillet 2019
Tattoo Blues de Julien Heylbroeck
Tous les trois ils se payaient souvent de bonnes soirées , de celles qu'on oublie pas . Et aussi , plus nombreuses , de celles dont on ne se souvient pas. Manque de pot celle -ci se situait dans le seconde catégorie .
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cancereugene   13 juin 2018
Dimension Trash de Julien Heylbroeck
J'oublie la dernière matinée passée à feuilleter les prospectus publicitaires glissés dans ma boîte aux lettres.
J'oublie le dernier regard jeté à la fenêtre en ne pensant à rien et en buvant un thé Lipton au citron.
J'oublie la dernière fois que j'allume la radio et que j'écoute les informations sur la RMC.
J'oublie la dernière fois que je me réveille et ouvre les yeux, vers six heures du matin.

Vers 11h30, les tâches bleuâtres apparaissent au niveau du cou d'Aline Gougier.
Vers midi, sa cornée devient opaque. Les mouches font leur apparition. Elles sont trois ou quatre dizaines, de différentes espèces. Elles pondent chacune de mille à deux mille œufs.
Vers 13h, la rigidité cadavérique s'installe au niveau de sa mâchoire. La température de son corps a chuté à 35 degrés environ.

Christophe Siébert : La vieille
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cancereugene   10 juin 2018
Dimension Trash de Julien Heylbroeck
Rouge de colère, il patauge en direction de la cabane. Il va leur dire sa façon de penser, à ces deux-là.
Emile tire la porte de l'abri. De l'écarlate et sans transition, sa trogne vire au crayeux. Il vomit dans l'instant son petit déjeuner.
Il y a de la viande sur les murs. De la chair pourrissante, pâle, gélatineuse, collée partout dans la cabane. D'infectes glaires de barbaque, plus ou moins identifiables, pendouillent au plafond telles des stalactites. Sur la paillasse de Nicole, trempée d'une sorte de suint rosâtre, des lambeaux de viscères éclatées cernent le creux qu'y a imprimé son corps.

Christian Vilà : Splash !
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JoyeuxDrille   10 février 2018
Merhaba de Julien Heylbroeck
Ce sont des gamins qui ont fui leur pays, ont mis en danger leur famille et leur propre vie pour échapper à l'esclavage. L'un d'eux, Abraham, avait un sort à peine meilleur : il avait pour mission de rafler d'autres jeunes, dans les rues. Et il n'a pas supporté ce sale boulot. Le deuxième sortait juste du lycée. Comment pourraient-ils, une fois en France, poignarder un compatriote exilé ? C'est n'importe quoi !
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Amaranth   14 avril 2015
Garbage Rampage de Julien Heylbroeck
Entourés de tas de chairs flasques gorgées de sang et de fluides séchés, le cadavre, vêtu et casquetté de cuir, gisait désarticulé, entamé ici et là par des morsures qui avaient ôté de larges parcelles de muscles. Les tendons et les articulations, à vif et luisants, brillaient dans la pénombre. Le visage de l’homme, un Noir moustachu d’une quarantaine d’année, affichait une expression d’horreur pure.
[…]
Gamble Farley promena son regard sur les environs. Brookdale Street, une petite rue rejoignant deux avenues du Sud du Bronx, partiellement bouchée par plusieurs sacs poubelles comme autant de monticules puants, sommets escaladés à intervalles réguliers par des colonnes de cafards. Des grilles au sol s’échappaient des corolles de fumées odorantes, chargées tantôt de lessive tantôt de senteurs de graillon.
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JRB2020   05 janvier 2020
Las Historietas de Green Tiburon - Opéracion Déluge atomique de Julien Heylbroeck
Soudain, Ludmilla est parcourue de frissons, son corps se met à bouger de manière anarchique, comme si ses nerfs étaient traversés de décharges d’électricité. Elle s’effondre en bavant, la gueule grande ouverte, pleine de morceaux de barbaque ensanglantée. Elle semble rapetisser, les poils rentrent sous l’épiderme et ses dents se réorganisent avec d’immondes craquements. Elle reprend forme humaine !
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JRB2020   05 janvier 2020
Las Historietas de Green Tiburon - Opéracion Déluge atomique de Julien Heylbroeck
Pour tout vous dire messieurs, c’est la première fois que je vois ça. C’est plus qu’un cas d’école, ce pauvre bonhomme est presque un événement scientifique à lui tout seul.

J’ose un :

— Pourquoi ?

— Tout simplement à cause de la densité d’exposition. La victime a été exposée à une dose si élevée que son corps a muté très rapidement. Normalement, une haute dose se traduit par un empoisonnement du corps, la destruction des cellules puis la mort du sujet.
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cancereugene   15 juin 2018
Dimension Trash de Julien Heylbroeck
— Viens en aux fait, foutu gaulois ! s'emporta le conseiller.
— J'ai compris les raisons de l'inhospitalité de Quintus quand mon garçon m'a montré les petits poissons gravés sur la poutre qui lui sert présentement de perchoir. Et à ce moment-là, ils se sont tous jetés sur moi.
— Des chrétiens. Encore ! fulmina Macrianus.
Cette engeance se reproduisait avec une célérité de lapins en rut. Macrianus n'aurait jamais daigné s'inquiéter de leur existence s'il n'avait eu vent des richesses qu'ils amassaient dans le plus grand secret, sans verser une obole méritée au bon Empereur Valérien et à son armée.

Nelly Chadour : Sacré gril
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cancereugene   15 juin 2018
Dimension Trash de Julien Heylbroeck
Mélanie entre à nouveau dans le local et cherche une cabine dans le fond de la pièce. Elle en repère une avec des toilettes d'une propreté passable mais correcte. Referme la porte et pousse le verrou avec soulagement. Puis glisse son pantalon sur les chevilles, baisse sa culotte et s'assoit sur la cuvette, qu'elle préalablement couverte de morceaux de papier hygiénique.

Guy Kermen : Gloriole au glory hole
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