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Citations de Karen Blixen (362)


pdemweb1   25 octobre 2017
Sept Contes gothiques de Karen Blixen
Le vieux baron von Brackel fit une longue pause.
- Pour que vous compreniez mieux cette histoire, dit-il, je pense qu'il me faut vous expliquer que déshabiller une femme était une autre affaire qu'elle doit l'être aujourd'hui. Parce qu'en somme qu'est-ce que vos jeunes femmes ont sur elles ? Aussi peu que possible ; quelques petites robes droites, coupées en trois coups de ciseaux, sans qu'on ait pris le temps de leur donner un sens. Elles ne répondent à aucun plan. Elles n'existent que pour le corps et non en soi ; ou, si elles ont une mission, ce ne peut être que celle de dévoiler.
Dans ma jeunesse, le corps de la femme était un profond secret, que ses vêtements s'ingéniaient à garder fidèlement. (page 124 le vieux chevalier errant )
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Karen Blixen
Piatka   01 septembre 2016
Karen Blixen
Tous les chagrins sont supportables si on en fait une histoire.
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pdemweb1   23 octobre 2017
Sept Contes gothiques de Karen Blixen
La compagnie de cette jeune fille lui donnait un vrai sentiment de bien-être. C'était probablement, pensait-il, parce qu'elle était vêtue, tout comme lui-même, de longs pantalons noirs qui lui semblaient être le vêtement le plus naturel pour tout le monde. Tous les falbalas, par lesquels les femmes soulignent leur féminité, contribuent à rendre leur conversation aussi vide que celle des officiers en uniforme ou des prêtres en soutane. (page 250 ; Sur la route de Pise )
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Carosand   04 septembre 2013
La Ferme africaine de Karen Blixen
Denys possédait cette qualité inestimable à mes yeux : il savait écouter une histoire. L'art d'écouter une histoire s'est perdu en Europe. Les indigènes d'Afrique, qui ne savent pas lire, l'ont conservé. Les blancs eux ne savent pas écouter une histoire, même s'ils sentent qu'ils le devraient. S'ils ne s'agitent pas, ou s'ils ne peuvent pas s'empêcher de penser à une chose qu'ils doivent faire toutes affaires cessantes, ils s'endorment. Ces mêmes personnes peuvent fort bien demander quelque chose à lire, un livre ou un journal, et sont tout à fait capables de passer la soirée plongées dans quelque chose d'imprimé, et même de lire un conte. Ils se sont habitués à recevoir toutes leurs impressions par le truchement des yeux.
Denys, qui de manière générale avait l'ouïe très fine et avait développé ce sens durant ses safaris, préférait entendre une histoire plutôt que de la lire. Quand il arrivait à la ferme, il me demandait si j'avais de nouvelles histoires à raconter. En son absence, j'inventais des contes et des histoires. Le soir, il s'installait confortablement devant la cheminée, avec tous les coussins de la maison autour de lui, je m'asseyais en tailleur à côté de lui, telle Schéhérazade, et il m'écoutait raconter une longue histoire, du début à la fin. Il la suivait même mieux que moi, car lorsque, au moment décisif, un des personnages faisait son apparition, il m'interrompait pour me dire : "Cet homme est mort au début de l'histoire. Mais cela ne fait rien, continuez".
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mesrives   12 septembre 2017
Le dîner de Babette de Karen Blixen
Il avait cependant une passion, si l'on peut qualifier de passion le besoin fanatique de sécurité et de solitude. Ce besoin s'apparentait au mal du pays, ou à l'instinct du pigeon, qui le pousse à revenir vers son nid. Tout ce qu'au plus intime de son être il exigeait de la vie, était de rentrer chez lui et de s'y enfermer, certain que personne ne le suivrait ou ne viendrait le déranger.
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PiertyM   09 juin 2016
La Ferme africaine de Karen Blixen
Bien des gens penseront qu'il est insensé d'attendre un signe du Destin. Pour en arriver là, à vrai dire, il faut un état d'esprit que tout le monde, heureusement, ne connaît pas. Mais à ceux qui l'ont connu et qui demandent un signe, la réponse ne peut manquer, elle est une conséquence de la demande.
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Gwen21   03 juillet 2015
Le festin de Babette : Et autres contes de Karen Blixen
L'homme est effrayé, au fond, par l'idée du temps. Il ne trouve pas son équilibre par suite de son déplacement incessant entre le passé et le futur.
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Latma   08 mai 2011
La Ferme africaine de Karen Blixen
Quand le souffle passait en sifflant au-dessus de ma tête, c'était le vent dans les grands arbres de la forêt, et non la pluie. Quand il rasait le sol, c'était le vent dans les buissons et les hautes herbes, mais ce n'était pas la pluie. Quand il bruissait et chuintait à hauteur d'homme c'était le vent dans les champs de maïs. Il possédait si bien les sonorités de la pluie que l'on se faisait abuser sans cesse, cependant, on l'écoutait avec un plaisir certain, comme si un spectacle tant attendu apparaissait enfin sur la scène. Et ce n'était toujours pas la pluie.

Mais lorsque la terre répondait à l'unisson d'un rugissement profond, luxuriant et croissant, lorsque le monde entier chantait autour de moi dans toutes les directions, au-dessus et au-dessous de moi, alors c'était bien la pluie. C'était comme de retrouver la mer après en avoir été longtemps privé, comme l'étreinte d'un amant.
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ladesiderienne   09 juillet 2012
La Ferme africaine de Karen Blixen
" Regarde, Msabu, dit-il, ça c'est un bon livre. Il tient ensemble, du commencement à la fin ,même si on le prend par le dos et même si on le secoue. L' homme qui l' a écrit était fort, mais toi ce que tu écris, regarde, ajouta-t-il avec un léger mépris mêlé de beaucoup de compassion, rien ne se tient dans ton livre, il y en a un peu par-ci, un peu par-là. Quand les gens rentrent et oublient de fermer la porte, tout s'envole, tout tombe par terre et tu es très fâchée. Ça ne sera pas un bon livre."
Je lui expliquai que les gens d' Europe sauraient réunir le livre pour que tout tienne ensemble.
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boubi   23 janvier 2012
La Ferme africaine de Karen Blixen
J'aurais voulu savoir si tant de sérénité tenait plus de l'ignorance de la méchanceté humaine qu'à une suprême indulgence née de la connaissance approfondie des hommes.

Au fond, qu'il n'y ait pas de serpents venimeux, ou que vous soyez immunisé contre leur venin par l'absorption de doses répétées de poison, le résultat est le même. (229)
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Sachenka   30 novembre 2018
La Ferme africaine de Karen Blixen
Lorsque mon coeur évoque l'Afrique je revois les girafes au clair de lune, les champs labourés, les faces luisantes de sueur pendant la cueillette du café. L'Afrique se souvient-elle encore de moi? Est-ce que l'air vibre sur la plaine en reflétant une couleur que je portais? Mon nom intervient-ils encore dans les jeux des enfants? La pleine lune jette-t-elle sur le gravier de l'allée une ombre qui ressemble à la mienne? Les aigles du Gong me cherchent-ils parfois?
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Sachenka   30 novembre 2018
La Ferme africaine de Karen Blixen
La nuit apporte à ceux qui rêvent un enchantement particulier, une joie du coeur, une légèreté de l'âme que le jour ne connait pas.
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Sachenka   28 novembre 2018
La Ferme africaine de Karen Blixen
Les Kikuyus sont, par nature, amateurs d'imprévus, très différents en cela des Européens qui, eux, cherchent plutôt à se prémunir contre le destin : pour les Noirs, le destin est un ami, ils lui abandonnent leur vie et sont, avec lui, familiers comme avec l'obscurité des huttes : ils sont enracinés en lui et les changements de l'existence ne sauraient les émouvoir.
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Gwen21   14 juillet 2015
Le festin de Babette : Et autres contes de Karen Blixen
- [...] s'il est vrai que la femme est à l'homme ce que la poésie est à la prose, les femmes que nous croisons ou en face desquelles nous vivons jour après jour ne sont-elles pas des poèmes lus à haute voix ? On les lit avec goût, et elles plaisent à l'oreille. Ou bien on les lit mal, et c'est un grincement désagréable...
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Gwen21   07 juillet 2015
Le festin de Babette : Et autres contes de Karen Blixen
Les perles sont elles-mêmes des objets mystérieux, et qui appellent l'aventure. Si vous suivez la carrière d'une seule perle, vous y trouverez la matière d'une centaine de contes. Et les perles sont semblables aux héroïnes des poètes : la maladie se transforme chez elles en beauté. Elles sont à la fois transparentes et opaques. Les secrets des abîmes sont apportés à la lumière du jour pour plaire à des jeunes femmes, qui reconnaîtront en eux les plus profonds secrets de leur propre coeur.
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Sachenka   26 avril 2019
Le festin de Babette : Et autres contes de Karen Blixen
«Un oiseau qui développerait jusqu'à son extrême limite la puissance de ses ailes pourrait croiser, ou dépasser, un ange sur un des sentiers sauvages de l'éther. Peut-être l'aile d'une hirondelle a-t-elle effleuré le pied d'un ange? ou encore l'oeil de l'aigle, au moment où les forces de l'oiseau étaient presque épuisées, a-t-il rencontré le regard paisible d'un de ces messagers de Dieu?»
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Sachenka   05 décembre 2018
La Ferme africaine de Karen Blixen
Le rêveur est l'élu, l'être comblé ; le plaisir et la richesse s'offrent à lui, il les accueille sans effort...
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gouelan   21 août 2017
La Ferme africaine de Karen Blixen
L’affection particulière et immédiate que les indigènes éprouvaient à l’égard de Berkeley et de Denys et de quelques autres personnes de même nature, me fit me demander si les Blancs du passé – de n’importe quel passé – n’auraient pas mieux compris les races de couleur que nous, en notre âge de la mécanique. Quand la première machine à vapeur a été mise ne marche, les chemins des différentes races se sont séparés et ne se sont jamais rejoints depuis.
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Gwen21   01 juillet 2015
Le festin de Babette : Et autres contes de Karen Blixen
- [...] Dieu ne crée pas la nostalgie ou l'espoir, sans qu'une réalité ne réponde à cette nostalgie ou à cet espoir.
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Jean-Daniel   06 août 2020
Ombres sur la prairie de Karen Blixen
Nous autres, Blancs, lorsque nous entrons en contact avec la population de l'ancien continent, nous oublions qu'elle a un passé que nous ignorons ; nous refusons de reconnaître qu'elle a existé avant notre rencontre.
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