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Note moyenne 3.62 /5 (sur 82 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Garden City, Kansas , le 24/10/1945
Mort(e) à : Portland, Oregon , le 11/05/2016
Biographie :

Katherine Dunn est une romancière, journaliste, critique littéraire et poétesse américaine.

Elle étudie la philosophie et la psychologie mais abandonne son cursus sans diplôme pour voyager à travers l’Europe où elle écrit ses deux premiers livres. De retour aux États-Unis, sept ans plus tard, elle entame une longue et brillante carrière de journaliste. Ses textes paraissent dans Esquire, The New York Times, Playboy, Vogue…

"Amour monstre" ("Geek Love", 1989), fruit de dix années de réflexion et de travail, a été aux États-Unis un best-seller inattendu. Le roman a été finaliste du National Book Award.

Elle est décédée en mai 2016 à Portland.

Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Katherine_Dunn http://www.gallmeister.fr/auteurs/fiche/74/katherine-du
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
blandine5674   20 juin 2018
Amour monstre de Katherine Dunn
Vous pouvez voit tout ça comme une vaste thérapie professionnelle. Le pouvoir comme industrie familiale à destination des aliénés. Le berger est l’esclave de ses brebis. Le jardinier vit sous le joug de ses carottes. Seul un fou peut vouloir devenir président. Ces fous sont délibérément créés par ceux qui veulent un président au-dessus de leur tête. Vous avez déjà constaté ça des milliers de fois. Nous créons un chef en pointant le doigt vers la seule personne qui se tient debout parmi une foule de gens assis. C’est peut-être tout simplement parce qu’il y a plus de chaises, ou parce qu’il a les genoux perclus d’arthrose. Peu importe. Nous élevons cette victime au rang de ‘personne-qui-se-tient-debout’ du seul fait que nous restons assis autour d’elle.
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blandine5674   18 juin 2018
Amour monstre de Katherine Dunn
Si toutes ces jolies femmes pouvaient se débarrasser des traits qui les rendent désirables aux yeux des hommes (si elles pouvaient se débarrasser de leur joliesse) alors elles cesseraient de dépendre de leur propre nature de petits êtres exploitables et se serviraient de leurs talents et de leur intelligence pour gagner du pouvoir.
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belette2911   09 décembre 2016
Amour monstre de Katherine Dunn
Spécialiste de la pipe après la perte de sa dernière dent. Au début, elle refusait de faire les clodos, mais elle a dû lâcher du lest de ce côté-là quelques années avant le tournage de ce film.
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Charybde2   13 août 2016
Amour monstre de Katherine Dunn
Peut-on en vouloir à l’enfant de haïr l’attrait trompeur des choses grandes ? Des grands bras doux et des voix graves dans le noir qui disent : « Raconte à Papa, raconte à Maman, et tout va s’arranger. » L’enfant, qui ne cesse de hurler sa demande de refuge, sent bien l’extrême fragilité de la hutte de brindilles que la conscience adulte lui offre en guise d’abri. La terre en larmes elle-même sait l’impérieux besoin qu’a l’enfant de trouver ce sanctuaire. Elle n’ignore rien de la profondeur et de la poisse des ténèbres de l’enfance. Elle l’ignore rien du tranchant des dagues du mal enfantin, non encore altéré, non encore réprimé par les coussins commodes de l’âge et de son civilisateur pouvoir anesthésiant.

Les adultes peuvent faire face aux genoux éraflés, aux cornets de glace qui tombent, aux poupées que l’on perd, mais s’ils soupçonnaient les vraies causes de nos pleurs ils nous expulseraient de leurs bras en un violent geste de dégoût horrifié. Pourtant nous sommes petits et aussi terrifiés que terrifiants dans la férocité de nos appétits.

Cette chaleureuse stupidité qu’ont les adultes, nous en avons besoin. Conscients que ce n’est qu’une illusion, nous pleurons et nous nous réfugions tout de même sur leurs genoux, ne parlant que de sucettes souillées et d’ours en peluche perdus, prenant en réconfort ni plus, ni moins, que la valeur d’une sucette ou d’un ours en peluche. Nous nous accommodons de cela plutôt que d’affronter tout seuls les recoins caverneux de nos crânes pour lesquels il n’y a pas de remède, pas d’abri, pas le moindre réconfort. Nous survivons jusqu’à ce que, par la seule grâce de l’énergie vitale, nous disparaissions à notre tour dans la trouble innocence et dans l’oubli de notre propre âge adulte.
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artemisia02   28 novembre 2016
Amour monstre de Katherine Dunn
Je les ai conquis. Ils pensaient m'utiliser, ils pensaient me ridiculiser, mais je les vaincs par ma nature, par le fait qu'un vrai monstre, cela ne se fabrique pas. Un vrai monstre doit être un monstre né.
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belette2911   09 décembre 2016
Amour monstre de Katherine Dunn
Parce qu’ils la trouvaient belle, parce qu’ils pensaient qu’il serait bon de lui agripper le cul et d’y gicler leur foutre.
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EffeLou   20 octobre 2014
Amour monstre de Katherine Dunn
"Grownups can deal with scraped knees, dropped ice-cream cones, and lost dollies, but if they suspected the real reasons we cry they would fling us out of their arms in horrified revulsion. Yet we are small and as terrified as we are terrifying in our ferocious appetites.

We need that warm adult stupidity. Even knowing the illusion, we cry and hide in their laps, speaking only of defiled lollipops or lost bears, and getting lollipop or a toy bear'd worth of comfort. We make do with it rather than face alone the cavernous reaches of our skull for which there is no remedy, no safety, no comfort at all. We survive until, by sheer stamina, we escape into the dim innocence of our own adulthood and its forgetfulness.”
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belette2911   10 décembre 2016
Amour monstre de Katherine Dunn
Sur les bancs, les fesses doivent tutoyer l’orgasme.
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Charybde2   13 août 2016
Amour monstre de Katherine Dunn
Ses longues mains tapotent le sexe d’encre pendouillant, le pénis presque invisible du vendeur de journaux.

– Comme presque toujours chez les humains de sexe masculin qui font de la rétention de graisse, dit-elle, le ventre semble avaler le pénis depuis sa base, le réduisant considérablement en taille.

– C’est dégoûtant ! claque une voix dans mon dos.

– Allez vous faire foutre, hurle Miranda.

Le critique s’éloigne vers le carrefour d’un air pincé. Ce n’était qu’un passant. Miranda pose son bras sur ma bosse pour me protéger. Un doigt pointé sur la ligne qui trace une fesse fripée ballant du tabouret, elle glousse. – Un de mes professeurs m’a dit que je dessinais comme une tueuse en série. Pourtant, j’ai horreur de ce genre de merde inepte. De ces petites lignes minables comme des hésitations d’estafilades sur le poignet d’un suicidaire.
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belette2911   11 décembre 2016
Amour monstre de Katherine Dunn
En privé, Arty disait que ces pauvres bougres et bougresses devaient cracher tout ce qu’ils possédaient au monde, et qui si ça ne leur plaisait pas ils pouvaient toujours rentrer chez eux se faire percer les oreilles ou circoncire le kiki et voir si ça leur faisait du bien.
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