Pushing the Limits author Katie McGarry
Dieu sait si je la désirais comme un fou, mais elle méritait mieux qu'une étreinte rapide sur la banquette arrière de ma voiture. Je ne devais pas précipiter les choses. Je voulais qu'elle frémisse tout le temps, que toutes ses pensées la ramènent à moi tout le temps. Parce que, de mon côté, jamais je ne cessais de penser à elle.
La pire manière de pleurer n'est pas forcément la plus évidente. (…) Le pire, c'est quand on pleure à l'intérieur et qu'on est inconsolable. Aucun mot, aucun geste, aucune pensée ne peut guérir une âme en deuil. Il y a toujours des séquelles, une cicatrice, un bleu au cœur.
« A ce moment là j’ai entendu une chaise bouger, non loin de la mienne, et tout d’un coup j’ai eu l’eau à la bouche. Une délicieuse odeur de petits pains à la cannelle venait me chatouiller les narines et je n’avais rien mangé depuis la veille. J’ai entrouvert les yeux…sur une chevelure rousse, soyeuse et toute bouclée. Je savais à qui elle appartenait. C’était celle d’Echo Emerson. Et vu qu’il n’y avait pas un seul petit pain à la cannelle à l’horizon, c’était forcément d’elle que venait cette odeur.
Echo Emerson ( …)
- Tu as vraiment un prénom à la con, lui ai-je soufflé »
Vivre, c'est comme être enchaîné au fond d'une mare les yeux grands ouverts sans pouvoir respirer. J'aperçois des images déformées de lumière et de bonheur, j'entends des rires lointains, mais tout ça est hors de ma portée et je reste bloquée au fond, à étouffer. Si la mort est l'inverse de la vie, alors j'espère que la mort est semblable à un flottement.
(Beth).
Combien d'entre nous encore sauvent-ils les apparences ? Combien d'entre nous font-ils semblant d'être quelque chose qu'ils ne sont pas ? Mieux – ou pis –, combien d'entre nous auront-ils un jour le courage d'être eux-mêmes sans se soucier de l'opinion des autres ?
mieux ? Par exemple, choisir un garçon qui partagerait son repas avec moi et me laisserait toutes les frites ? Qui n'hésiterait pas à transgresser les règles pour que je puisse entendre ce que mon père disait à ma thérapeute ? Qui me prêterait son blouson quand j'avais froid ?
Un garçon qui me mettrais en émoi au moindre contact ?
Non...C'était impossible.Noah n'avait que faire d'une fille comme moi .
Ça ne s'arrange pas avec le temps. La douleur, je veux dire. Les blessures cicatrisent en surface, tu as l'impression que tu n'as plus mal, et puis, au moment où tu t'y attends le moins, le chagrin resurgit, histoire de te rappeler que tu ne seras plus jamais le même.
Le silence revient, ce qui me va très bien. Nos silences ne sont jamais embarrassés. À la différence des filles, les garçons n'ont pas besoin de parler en permanence.
Je voudrais qu'il continue à me voir comme la fille culottée qui n'hésite pas à le draguer dans un bar. J'ai peur qu'il ne découvre qui je suis vraiment : une froussarde qui bégaye à la moindre émotion, un petit chat effrayé, une pauvre nana qui n'est jamais sortie avec un garçon.
Rachel ne me connaît pas. Elle n'a pas la moindre idée de qui je suis vraiment. Pour elle, la vie c'est du soleil, des arcs-en-ciel et des licornes roses. Pour moi, c'est plutôt ténèbres, orage et rats.
(quand on ne se fie qu'aux apparences...).