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Citations de Kazuo Ishiguro (329)


Piatka   06 novembre 2016
Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro
Quelquefois je suis si absorbée par ma propre compagnie que, si je rencontre inopinément une personne de connaissance, c'est un peu un choc et il me faut un moment pour m'adapter.
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mandarine43   22 septembre 2011
Un artiste du monde flottant de Kazuo Ishiguro
N'est-il pas consolant - voire, profondément satisfaisant - de pouvoir se dire, en repensant à sa propre vie, que si l'on a échoué, c'est uniquement là où les autres n'ont pas eu le courage ou la volonté de tenter ?
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sagesse66   19 janvier 2018
Quand nous étions orphelins de Kazuo Ishiguro
Je pense que ce ne serait pas mal si tous les enfants comme toi grandissaient entourés de toutes sortes de nationalités, en empruntant un petit quelque chose à chacune.
Alors, peut-être que les hommes seraient moins méchants les uns envers les autres...
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Sachenka   22 décembre 2017
Les vestiges du jour de Kazuo Ishiguro
Mais à ce qu'il me semble, lorsqu'on commence à examiner le passé en y cherchant de tels "tournants", on a tendance, avec le recul, à trouver partout ce que l'on cherche.
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Sachenka   28 novembre 2017
Un artiste du monde flottant de Kazuo Ishiguro
[...] il est si rare de nos jours de rencontrer quelqu'un qui ne soit pas contaminé par l'amertume et le cynisme de l'époque.
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luocine   29 septembre 2010
Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro
Madame avait peur de nous. Mais elle avait peur comme d’autres avaient peur des araignées. Nous n’avions pas été préparées à cela. Nous n’avions jamais eu l’idée de nous demander ce que nous éprouverions si on nous voyait ainsi, si les araignées, c’était nous.
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Sachka   24 mai 2020
Lumière pâle sur les collines de Kazuo Ishiguro
Je sais que c'est terrible, ce qui s'est passé ici, à Nagasaki, dit-elle enfin. Mais à Tokyo aussi, c'était dur. Ça continuait, semaine après semaine, et c'était très dur. Vers la fin, nous vivions tous dans des tunnels, dans des immeubles délabrés ; il n'y avait plus que des gravats. On ne pouvait pas vivre à Tokyo sans voir des spectacles pénibles. Et Mariko en a vu, elle aussi.
- Oui. Cette période a dû être très difficile.
- Cette femme. Cette femme dont vous avez entendu Mariko parler. C'est une des choses qu'elle a vues à Tokyo. Elle a bien vu des choses à Tokyo, des choses effroyables, mais elle s'est toujours rappelé cette femme.
Elle retourna ses mains, dont elle examina les paumes, allant de l'une à l'autre comme pour les comparer.
- Cette femme, dis-je. Elle a été tuée dans un bombardement ?
- Elle s'est tuée. Il paraît qu'elle s'est coupé la gorge. Je ne l'ai jamais connue...
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Sachenka   29 novembre 2017
Un artiste du monde flottant de Kazuo Ishiguro
Ma mère se tut pendant quelques instants. Puis elle dit : "Quand on est jeune, beaucoup de choses semblent ennuyeuses et sans vie. Mais en vieillissant, on s'aperçoit que ce sont les choses mêmes qui importent le plus."
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Sachenka   28 novembre 2017
Nocturnes : Cinq nouvelles de musique au crépuscule de Kazuo Ishiguro
"Je vais vous confier un petit secret, dit brusquement M. Gardner. Un petit secret sur le spectacle. D'un pro à un autre. C'est très simple. Vous devez savoir quelque chose, peu importe quoi, sur votre public. Quelque chose qui pour vous, dans votre esprit, distingue ce public de celui pour lequel vous avez chanté la veille. Disons que vous êtes au Milwaukee. Vous pouvez vous demander, qu'est-ce qu'il y a de différent, de spécial chez un public du Milwaukee? Qu'est-ce qui le différencie d'un public chez Madison? Vous n'en avez aucune idée, vous continuez de chercher jusqu'au moment où vous avez trouvé. Milwaukee, Milwaukee. Ils ont de bonnes côtelettes de porc au Milwaukee. Ça va marcher, vous allez vous en servir quand vous entrez sur scène. Vous n'avez pas besoin d'y faire allusion suffit que vous y pensiez quand vous chantez. Ces gens dans la salle, ce sont eux qui mangent de bonnes côtelettes de porc. Ils sont très difficile en matière de côtelettes de porc. Vous comprenez de quoi je parle? De cette façon le public devient une vieille connaissance, quelqu'un devant qui vous pouvez vous produire. Voilà, c'est mon secret. D'un pro à l'autre."
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Piatka   25 octobre 2016
Lumière pâle sur les collines de Kazuo Ishiguro
Au fil des années, j'en suis venu à apprécier l'art culinaire. C'est un art tout aussi noble, j'en suis convaincu, que la peinture ou la poésie. Si on ne l'apprécie pas, c'est simplement que le résultat en disparaît trop vite.
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Piatka   13 avril 2018
Un artiste du monde flottant de Kazuo Ishiguro
N’est-il pas consolant - voire, profondément satisfaisant - de pouvoir se dire, en repensant à sa propre vie, que si l’on a échoué, c’est uniquement là où les autres n’ont pas eu le courage ou la volonté de tenter ?
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Piatka   12 avril 2018
Un artiste du monde flottant de Kazuo Ishiguro
Je n’ai jamais connu aucun peintre capable de faire un autoportrait absolument véridique ; quelle que soit l’exactitude avec laquelle on reproduit les détails que vous renvoie le miroir, la personnalité représentée approche rarement de la vérité que d’autres, en revanche, verraient.
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Guylaine   26 décembre 2017
Les vestiges du jour de Kazuo Ishiguro
Peut-être, dans ce cas, dois-je retenir son conseil de cesser de regarder autant en arrière, d'adopter un point de vue plus positif, d'essayer de faire le meilleur usage de ce qu'il me reste de jour. Après tout, que pouvons-nous gagner à toujours regarder en arrière, et à nous blâmer nous-mêmes parce que notre vie n'a pas pris exactement la tournure que nous aurions souhaitée ?
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Biblioroz   27 septembre 2017
Les vestiges du jour de Kazuo Ishiguro
Elle avait naturellement un peu vieilli mais, à mes yeux du moins, elle semblait l'avoir fait avec beaucoup de grâce.
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tamara29   28 janvier 2017
Les vestiges du jour de Kazuo Ishiguro
Le fait est, bien sûr, dis-je au bout d'un moment, que j'ai donné à Lord Darlington ce que j'avais de meilleur. Je lui ai donné absolument tout ce que j'avais de mieux, et maintenant - eh bien... - je m'aperçois qu'il ne me reste pas grand-chose à donner.
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Stelphique   30 juillet 2016
Le géant enfoui de Kazuo Ishiguro
C'est bizarre la façon dont le monde oublie les gens et les évènements de la veille ou de l'avant veille. C'est comme une maladie qui nous atteint tous.
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Sachka   24 mai 2020
Lumière pâle sur les collines de Kazuo Ishiguro
De nos jours, les épouses ne ressentent plus d'engagements à l'égard de la famille. Elles font ce qui leur plaît, elle votent pour un autre parti quand la fantaisie leur en prend. C'est absolument typique de la tournure que prennent les choses au Japon. Au nom de la démocratie, les gens délaissent leurs obligations.
Jiro leva les yeux vers son père pendant un instant, puis se pencha à nouveau vers son journal.
"À coup sûr, tu es dans le vrai. Mais quand même, tout ce que les Américains ont apporté n'est pas mauvais ?
- Les Américains ? Ils n'ont jamais compris les usages du Japon. Ils n'ont rien compris, pas un instant. Leurs coutumes conviennent peut-être aux Américains, mais au Japon, les choses ne se passent pas de la même façon, pas du tout."
Ogata-San soupira à nouveau." La discipline, la loyauté, voilà ce qui faisait exister le Japon autrefois. Cela peut paraître excessif, mais c'est la vérité. Les gens étaient liés par le sens du devoir. À l'égard de la famille, des supérieurs, du pays. Et maintenant, tout ça a été remplacé par des bavardages sur la démocratie. On les entend à chaque fois que les gens veulent être égoïstes, à chaque fois qu'ils veulent oublier leurs obligations."
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Sachka   20 avril 2020
Quand nous étions orphelins de Kazuo Ishiguro
Il y eut un autre silence, et je me souvins par-delà les années qu'Akira ne me comprenait pas lorsque j'employais des expressions imagées. Aussi repris-je, très lentement :
Tu seras bientôt en parfaite santé. Tu m'entends,
Akira ? J'y veillerai. En parfaite santé.
- Tu très gentil, dit il. Mais il vaut mieux précautions. Tu dois apprendre à dire. En japonais. Si soldats japonais arrivent. Je t'apprends le mot, et tu t'en souviens.
Il commença de prononcer une phrase dans sa langue, mais c'était beaucoup trop long, et je l'interrompis.
Non, non, je ne m'en souviendrai jamais. Dis-moi quelque chose de beaucoup plus court. Juste assez pour leur faire comprendre que nous ne sommes pas leurs ennemis.
Il réfléchit un instant, puis articula une phrase à peine plus brève que la précédente.
Je fis une tentative pour la répéter, mais presque aussitôt il m'arrêta.
- Non, Christopher. Erreur.
Après quelques autres essais, je lui dis :
Écoute, ça ne sert à rien. Apprends-moi seulement un mot. Le mot japonais pour ami. C'est tout ce dont je suis capable ce soir.
- Tomodachi, dit-il. Tu répètes To-mo-da-chi.
Je répétai le mot à plusieurs reprises, de manière parfaitement exacte, me sembla-t-il, mais je me rendis compte qu'il riait dans le noir. Je me surpris à rire aussi, et l'instant d'après, comme un moment plus tôt, nous fûmes pris tous les deux d'un fou rire incontrôlable.
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Sachka   17 avril 2020
Quand nous étions orphelins de Kazuo Ishiguro
- Et toi, Puffin ? Toi qu'en penses-tu ?
Crois-tu que ce serait une bonne chose de devenir plus anglais ?
- Franchement, je n'en sais rien.
- Non, je suppose que non. Ma foi, il est vrai que, dans cette ville, tu grandis au milieu d'un tas de gens différents. Des Chinois, des Français, des Allemands, des Américains et je ne sais qui encore. Alors, rien d'étonnant à ce que tu deviennes un peu comme un chien bâtard !
Il eut un petit rire, puis continua :
- Sais-tu ce que je pense, Puffin ? Je pense que ce ne serait pas un mal si tous les enfants comme toi grandissaient entourés de toutes sortes de nationalités, en empruntant un petit quelque chose à chacune.
Alors, peut-être que les hommes seraient moins méchants les uns avec les autres. Il y aurait moins de guerres, pour commencer. Oh, oui ! Peut-être qu'un jour on en finira avec tous ces conflits, et ce ne sera pas grâce aux grands hommes d'État, ni aux Églises, ni aux organisations comme celle-ci. Ce sera parce que les gens auront changé. Ils seront comme toi, Puffin. Plus mélangés. Alors pourquoi ne pas devenir un beau chien bâtard ? C'est très sain !
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Adriatik   16 décembre 2017
Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro
Elle a dit à Roy que les choses comme les tableaux, la poésie, tous ces trucs - là, elle a dit qu'ils révélaient ce qu'on était à l'intérieur. Elle a dit qu'ils révélaient votre âme. "
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