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Note moyenne 4.02 /5 (sur 48 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Martinique , 1976
Biographie :

Ketty Steward est une écrivaine.

Elle est titulaire d'une licence de mathématiques appliquées et sciences sociales et d'une maîtrise en sciences du travail.

Elle travaille comme conseillère principale d’éducation en région parisienne depuis une dizaine d’année, après avoir enchaîné divers métiers comme libraire, correctrice ou secrétaire.

Écrivaine, elle s’est essayé à tous les genres: poèmes, essais, nouvelles, contes, autobiographie ("Noir sur Blanc" - Éditions Henry, 2012), avec une prédilection toutefois pour la science-fiction.

Avec une quinzaine de poèmes et une demi-douzaine de nouvelles sélectionnées entre 2003 et 2005, Ketty a été lancée en écriture par la revue "Dégaine ta Rime".

Le numéro de juin 2004 du "Journal littéraire" (Éditions de Saint Mont) a publié son conte "Ver luisant et Goutte d’eau" peu après un deuxième prix au concours URB - La Voix du Luxembourg, avec la nouvelle "Wanduerf-sur-Floss" (2003).

En 2011, elle publie son premier recueil de nouvelles d'anticipation, "Connexions Interrompues" (Éditions Rivière Blanche).

son site : http://www.ktsteward.net/
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Source : www.parcheminstraverses.com
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L'invention de nouvelles solidarités


Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Lenocherdeslivres   21 novembre 2021
L'évangile selon Myriam de Ketty Steward
On ment pour modifier le paysage.
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Filox   08 novembre 2021
L'évangile selon Myriam de Ketty Steward
Les sens sont aussi fous que des enfants. ils ne peuvent pas distinguer le vrai du faux. l’illusion de la réalité. il suffit qu’on leur donne une nourriture. peu importe que ce soit des réalités et des rêves.

citation de Stefan Zweig pour introduire le chapitre 22 intitulé Patte Blanche ..
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Charybde2   27 avril 2013
Noir sur Blanc de Ketty Steward
Sans s'en rendre compte, cette épicière avait été mon premier "caillou blanc". Une piste pour m'indiquer que les adultes ne sont pas tous les mêmes, que la liberté est au dehors et qu'il faut essayer d'aller à l'aboutissement de ses rêves. Je me sentis la force de daire à pied la distance qui me séparait du carrefour de Simon, ma deuxième étape ; là où je pourrais attendre le taxi collectif. Un pas après l'autre, il suffisait de marcher, de réaliser que j'étais seule au monde, seule avec ma volonté d'avancer, pied gauche, pied droit, pied gauche et ainsi de suite.
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Charybde2   19 avril 2021
Deux saisons en enfer de Ketty Steward
Écrans de fumée



Vous jugerez mon parler profond

Vous louerez l’éclat de mes idées

Tant qu’à vos yeux sera éludée

La tragédie qui leur sert de fond



Vous danserez jusqu’à la passion

Mes litanies viendront vous guide

Tant que ma voix, sans se dénuder

Taira l’essence de mes chansons



Vous aimerez mes noirs horizons

Tous mes artistiques dégradés

Dans le refus de les décoder

D’y voir ma ruine et ma déraison



Riches formules et fine façon

Sont mes barrières, écrans de fumée

Qui loin de moi sauront vous garder

Loin de mes doutes et de mes prisons
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Aderu   23 mai 2022
L'évangile selon Myriam de Ketty Steward
Jacob fut accueilli chez Laban, ses fils et ses filles tel un prince en son royaume, ou plutôt, tel un bénévole zélé, dans une association en sous-effectif.

Il travailla en effet pour son oncle, gratuitement, pendant des années, remboursant très largement le gite et le couvert.

Lorsque Laban s'enquit, finalement, du salaire qui conviendrait à son neveu - qui était également son meilleur employé - ce dernier, qui n'attendait que cette occasion, demanda la main de Rachel. (98)
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Charybde2   05 novembre 2021
L'évangile selon Myriam de Ketty Steward
Au commencement régnaient ténèbres, chaos et confusion.

Dieu, dont l’esprit flottait au-dessus des eaux stagnantes emplies de créatures aveugles, décida soudain d’apporter à l’univers lumière et compréhension, parole et organisation.

Cette révolution, nous la revivons quelquefois à titre collectif ou individuel en passant du doute à la vérité, de l’indéfini aux objectifs clairs et du brouillamini à l’ordre.

Comment savoir où nous allons quand nous ignorons ce que nous sommes ?

La Parole de Dieu nous apprend que tout ce qui existe a eu un commencement : la Terre que nous foulons et qui nous nourrit péniblement, mais aussi le verbe, la pensée et ces narrations qui nous aident à appréhender ce qui vient.

Nous expérimenterons très tôt notre besoin de faire des liens entre les bribes de perceptions et de doter d’un sens plus global notre vie qui a eu également un commencement.

« Tout ce qui a un début a une fin », disait souvent mon père.

Dans ma naïveté, j’entendais « commencement » et « terminaison » sans discerner, juste en dessous, l’autre signification de son assertion. Tout ce qui entre en mouvement a un objectif, une fin, un principe d’ordonnancement qui lui donne une raison qui nous est accessible.

Tout ce qui est amené à prendre place dans nos récits doit y jouer un rôle plus ou moins explicite.

Ce qui nous apparaît nébuleux ne l’est que temporairement, en attente de l’éclairage qui nous le révélera ; en attente de la mise en relation qui en fera jaillir le sens.

Nous, Communauté des Derniers Saints, nous nous donnons une date de naissance, un début, mais quel est notre commencement ?

Vers quoi tendons-nous qui puisse se formuler ? Quelle est la fin de nos tribulations, qui sera aussi leur achèvement, le dessein de notre voyage ?

Enfant, j’ai beaucoup entendu parler de ce qui n’avait pas convenu.

J’ai appris le récit de la fuite de nos parents vers des cieux plus favorables. Je n’ai pas oublié les descriptions de Babylone, la société déliquescente qui a chassé ceux qui nous précédèrent. Je sais encore ce qu’ils abandonnaient, seulement, je me demande s’il n’est pas temps, après avoir renoncé au pire, de construire un ailleurs, autre sinon supérieur, et de dessiner pour demain une destination plausible.

Ne plus se contenter de se déclarer contre Babylone, mais créer et actionner un moteur, enfin positif, un destin autoporté, délivré de ce qui fut.

Mes amis, mes sœurs et frères, le désordre et le brouillard rendent illisible notre feuille de route mais nous possédons, dans nos bagages, dans nos souvenirs et dans nos rêves, de quoi bâtir notre propre horizon. Nous détenons, éparses, toutes les pièces de notre puzzle collectif.

L’Esprit m’a montré une ligne, un sentier à peine marqué, dans les hautes herbes du savoir. Laissez-moi être votre guide dans le défrichage méthodique qui me paraît indispensable.

Aidez-moi à ouvrir la voie pour nous et pour ceux qui suivront.

Tout est déjà là, latent.

Tout est déjà là, stagnant,

n’attendant que la mise en mots, la mise en mouvement et le commencement.
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Charybde2   05 novembre 2021
L'évangile selon Myriam de Ketty Steward
Malgré la conscience aiguë de mon indignité, je ne puis garder le silence sur ce dont je fus témoin. L’Esprit me pousse à clamer ma foi ainsi que ma conviction d’avoir eu part à des mystères et à des miracles qui surpassent ce que je suis, ce que nous sommes.

J’ai suivi Myriam, dès le début de son ministère, et, avec quelques autres sœurs et frères, nous l’avons assistée dans son œuvre de restauration de la Sainte Parole.

Hélas, il fallait que sa chair nous soit enlevée pour notre propre édification et la poursuite de sa mission. Nous l’acceptons, de la même façon que nous nous sommes soumis à la bénédiction et avons consenti à l’honneur d’être les premiers disciples.

Ainsi parla Myriam, messagère de l’Éternel, au dernier matin de sa vie :



« Nous y voilà.

Vous entendez me faire taire ?

Lune après lune, j’ai vu s’épaissir le livre des récits. J’ai partagé, avec tous, les histoires du passé, au fur et à mesure qu’il m’était donné de les retrouver.

J’ai consigné ces vérités afin de renforcer notre cohésion.

Mais aujourd’hui, vous n’en voulez plus. Vous doutez de moi ?

Mon père n’est toujours pas revenu de ce voyage où vous l’avez envoyé, ainsi pourrais-je, moi aussi, douter de vous.

N’avez-vous pas seulement cherché à vous libérer de sa présence ?

N’avez-vous pas tenté de vous défaire de son franc-parler, du regard accusateur qu’il portait sur vos compromissions ?

L’Esprit qui l’a désigné pour sa mission est le même qui me confia mon ministère.

« J’existerai par ta parole, car ta parole est la vérité. »

De quelle façon espérez-vous justifier le crime que vous projetez de commettre ?

Vous me reprochez de dénaturer la Sainte Parole de Dieu, sans être capables de m’indiquer en quoi, sans avoir un texte à m’opposer, sans autre argument que le malaise que vous ressentez en ma présence.

Faites de moi ce que vous devez, car cela aussi est déjà écrit.

En vérité, je vous le dis, ce qui passera par le feu en ressortira sanctifié. Quant à vous, jeûnez, priez, méditez et sondez vos cœurs, car ce n’est pas l’amour qui vous anime. »



Tête haute, malgré ses liens, Myriam était libre.

Plus libre que ses accusateurs.

Exempte du moindre tourment et de toute culpabilité.
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Charybde2   12 novembre 2018
Confessions d'une séancière de Ketty Steward
« Comment aurais-je pu me douter que la plaisanterie me mènerait si loin ?

– Mais ma petite demoiselle, tu le savais ! Au plus profond de toi. Les tabous n’ont jamais servi qu’à nous protéger de nous-mêmes.

– Oh ! Ça va. Oublions les sermons, sorcière ! On fait quoi, maintenant ? »

Marie-Odile arrivait au bout de ses réserves de patience. C’était la neuvième voyante de ce genre qu’elle consultait en quatre mois et pas une ne lui avait épargné les discours moralisateurs, cent variantes de celui-ci : « Tu as enfreint une règle, il y a un prix à payer ! »

Les honoraires de ces médiums, qu’elles lisent dans les cartes, les mains, les champs magnétiques, les entrailles d’oiseaux ou le marc de café, se conformaient à ce principe.

La règle bousculée devait vraiment compter dans l’échelle des transgressions puisque Marie-Odile avait dépensé, pour tenter de réparer l’offense, presque toutes ses économies, sans résultat.

Le front sombre et ridé d’Adolphine, ses cheveux et ses yeux gris n’impressionnaient pas la jeune fille qui accueillit les poings serrés une sentence de plus :

« Celui qui pèche par le pied périra par le pied ! »

Tous les oracles de l’île semblaient s’être donnés le mot pour la culpabiliser en lui rappelant son éducation religieuse. Marie-Odile ne montrait cependant aucun attrait pour les cultes. Une seule question l’obsédait et motivait sa démarche. Saurait-on la délivrer de la malédiction qu’elle s’était attirée par une plaisanterie qu’elle avait crue sans conséquence ?

Elle souffrait depuis plusieurs mois, mais s’était bien gardée de consulter un médecin, de crainte de se voir internée d’autorité dans un asile psychiatrique. On l’aurait certainement soupçonnée de s’automutiler en plus de fabuler.

La seule aide qu’elle acceptait de la science médicale consistait en ces comprimés analgésiques disponibles en pharmacie qu’elle ingurgitait à fortes doses pour atténuer sa douleur.

Tandis qu’Adolphine murmurait des incantations tout en promenant ses mains sur la table comme pour en réveiller le bois, Marie-Odile se souvenait.

(« Pié pou tet« )
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Charybde2   27 avril 2013
Noir sur Blanc de Ketty Steward


Les mots, pour les avoir, nous devions les voler, constamment. Ma mère parlait de son ancien mari - mon père à vie - à sa mère et à sa sœur. Elle en faisait un monstre égoïste et absent. Tout me semblait faux, mais c'étaient déjà des mots. Une manne si rare que je les gardai. Les quelques fois où j'avais le courage de craqueler le vernis pour poser des questions, on me renvoyait illico à mes jeux et à mon manque de réponses. Où était mon père ? Nous avait-il abandonnés ? Reviendrait-il ? Ne nous aimait-il plus ? Et ma mère aimait-elle encore celui qui avait été l'homme de sa vie et le père de ses enfants ? Les mots se terraient sans cesse et j'eus envie de les débusquer.
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Charybde2   12 novembre 2018
Confessions d'une séancière de Ketty Steward
On raconte qu’un jour, Papa Dlo leva la main sur sa compagne qui, n’en pouvant plus de sa violence, décida de le quitter.

Manman Dlo embarqua avec elle les plus petits poissons et les écrevisses, et s’en alla vivre dans les terres, entre les creux des montagnes.

Papa Dlo regretta son geste, mais il était trop tard. Son chagrin le rendit amer et colérique. Papa Dlo attrapait les pêcheurs, leurs femmes et leurs enfants, pour les noyer. Sa demeure fut nommée l’amer, devenue ensuite la mer. Il pleura à chaudes larmes et c’est pour cela que, aujourd’hui encore, l’eau de mer est salée.

(« Sainte-Marie de la mer« )
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