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Citation de Danieljean


Danieljean   10 mars 2016
Le traité des 5 sagesses et des 8 consciences de Khènchèn Thrangou
Quatre conditions doivent être réunies pour qu’il y ait perception (apparition d’instantanés de conscience) et génération d’affects. La première, la condition causale, correspond à la présence de la conscience-base universelle et de l’aspect mental souillé de la septième conscience.
La seconde, la condition régente, correspond à la présence des six facultés (sensorielles et mentale). La faculté mentale implique les six consciences elles-mêmes, car elle se constitue d’instantanés antérieurs de consciences sensorielles ou de conscience mentale.
La troisième, la condition objective, correspond à la présence de six types d’objets (formes, sons, odeurs, saveurs, champ du tangible et objets mentaux). Sans l’objet, il n’y a pas de conscience correspondante. Une conscience auditive naîtra sur la base d’un son ; une conscience olfactive naîtra sur la base d’une odeur, etc. En ce qui concerne l’apparition d’une conscience sensorielle, il faut qu’il y ait objet perçu par l’intermédiaire des facultés sensorielles. De même, pour qu’il y ait conscience mentale, il faut qu’il y ait objet mental et ce, grâce à la faculté mentale.
Enfin, la quatrième, la condition immédiate, fait intervenir la continuité. La conscience se produit en une succession continue d’instants. Une pensée, par exemple, dure un instant, puis, l’instant suivant, une autre lui succède. La continuité est assurée par l’aspect mental immédiat de la septième conscience, qui correspond donc à la dernière condition.
Lorsqu’une expérience sensorielle résulte de la réunion des quatre conditions, il s’y associe une sensation agréable, désagréable ou neutre. Quand nous avons une sensation plaisante, nous l’apprécions et éprouvons du plaisir, ce qui se développera progressivement en affects de désir-attachement. Quand nous avons une sensation déplaisante, cela se développera en affects de colère-aversion. Quand nous avons une sensation neutre, nous ne voyons pas la vraie nature de l’objet ; nous y répondrons par l’affect de l’ignorance, de l’opacité mentale. On constate que tous les affects résultent du fait de ressentir les objets comme bons, mauvais, ou neutres.
Notre expérience du bonheur ou du malheur se fonde sur nos sensations. Quoique nous ayons du plaisir lors des sensations agréables relatives à certains objets, il est probable qu’ultérieurement, nous éprouverons de la souffrance à partir du même objet_; le bonheur et le plaisir étant impermanents, ils deviennent finalement sources de douleur, en raison de la perte de l’objet ou de l’événement désiré. Ainsi, la souffrance est le résultat des quatre conditions procurées par les consciences, l’aspect de continuité, les facultés et les objets.
Pour démontrer que tous les objets externes sont l’esprit, Rangjoung Dorjé réfute en premier lieu la vue contraire, si répandue, qui affirme que les phénomènes extérieurs sont matière et que la connaissance est immatérielle.
(Pages 62-64)
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