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Note moyenne 3.72 /5 (sur 16 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) : 1953
Biographie :

Kristin Ross (1953-) est professeur de littérature comparée à l'université de New York. Elle a obtenu son PhD à l'université Yale en 1981.

Sa recherche se penche sur de nombreux sujets, dont la littérature et la culture françaises des XIXe et XXe siècles, la littérature caribéenne francophone, l'histoire urbaine et l'histoire révolutionnaire.

Ross maîtrise la langue française, au point d'avoir traduit un certain nombre d'ouvrages. Elle s'est par exemple chargée de l'édition anglophone du Maître ignorant de Jacques Rancière, intitulée The Ignorant Schoolmaster.

Son travail l'a amenée à publier un certain nombre d'ouvrages, qui n'ont pas encore tous été traduits. Parmi eux, Rouler plus vite, laver plus blanc (1995) a été particulièrement remarqué.

En 1999, Ross est récompensée par une bourse Guggenheim et une autre de l'Institute for Advanced Study de Princeton.
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Source : Wikipédia
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Rencontre avec Kristin Ross autour de "L'imaginaire de la Commune" (librairie le Comptoir des mots, mars 2015)

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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
steka   15 novembre 2014
Mai 68 et ses vies ultérieures de Kristin Ross
Réduire un mouvement de masse aux itinéraires de quelques-uns de ses soi-disant leaders, porte-parole ou représentants ( plus particulièrement ceux qui ont désavoué leurs "erreurs du passé" ), constitue une vieille tactique de confiscation, aussi efficace qu'éprouvée. Ainsi circonscrite, toute révolte collective est désamorcée, et donc réduite à l'angoisse existentielle de destinées individuelles. Elle se trouve ainsi confinée à un petit nombre de "personnalités" auxquelles les médias offrent d'innombrables occasions de réviser ou de réinventer leurs motivations d'origine.
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steka   15 novembre 2014
Mai 68 et ses vies ultérieures de Kristin Ross
Cependant, ce moment hors du temps que constitue précisément la grève générale, tout comme le vaste champ des possibles qui s'est alors ouvert dans le vif de l'action n'ont pas vraiment trouvé d'écho au sein des textes et des documents, pas plus en 1968 que par la suite.
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steka   15 novembre 2014
Rouler plus vite, laver plus blanc : Modernisation de la France et décolonisation au tournant des années soixante de Kristin Ross
Le structuralisme se chargea des basses œuvres idéologiques de la caste représentée par le jeune cadre ; il lui fournit sa légitimation idéologique et son vernis intellectuel.
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steka   15 novembre 2014
Mai 68 et ses vies ultérieures de Kristin Ross
Les historiens ont renoncé à leurs responsabilités et abandonné cet événement, plus qu'aucun autre, à toutes les manipulations médiatiques et politiques.
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martineden74   03 octobre 2021
Rimbaud, la Commune de Paris et l'invention de l'histoire spatiale de Kristin Ross
Face au récit dominant de la culture française du XIXème, Rimbaud, Vermersch, Reclus et les autres apparaissent comme autant d'exemples du « vernaculaire. Le vernaculaire est l'équivalent d'un langage naïf ou inférieur. d’une certaine manière incomplet : un discours particulier, un dialecte. « ll m'est bien évident que j‘ai toujours été de race inférieure s, écrit Rimbaud dans Mauvais sang. « [N]e sachant m'expliquer sans paroles païennes, je voudrais me taire ». Par opposition à ce qui est rationalisé, fabriqué en série et mécanisé, le vernaculaire se distingue comme unique et artisanal, « un produit ou une situation à quoi l'administration de marché. comptable et bureaucratique ne peut répondre efficacement ». le vernaculaire doit être relevé, assimilé au langage universel et à la marche en avant du progrès. Mais il résiste. la prose. par exemple, medium par excellence de l'explication et de l'exposition, est devenue. au milieu du XIXème siècle, l'instrument du grand mouvement pédagogique de ce siècle du progrès — qui apporterait une instruction méthodique et graduelle aux masses incultes :



Ce sont les conquérants du monde.

Cherchant la fortune chimique personnelle;

Le sport et le confort voyagent avec eux;

Ils emmènent l'éducation

Des races. des classes et des bêtes. sur ce Vaisseau.

Repos et vertige

À la lumière diluvienne.

Aux terribles soirs d'étude.



(Mouvement)





la prose de Rimbaud et de Lautréamont, qui refuse l'exposition et le didactisme. se place du côté de l'émancipation plutôt que de la pédagogie. Leur résistance au progrès se distingue de la clament anti-progressiste que l'on entend du début à la fin du XIXème siècle, et qui dit la crainte des intellectuels bourgeois face à un progrès qu'ils croient synonyme d’égalité. Rimbaud et Lautréamont résistent à l’institutionnalisation et à la représentation du progrès parce qu'ils savent qu’il n’a rien à voir avec l’égalité.

Dans ses diverses formes, le vernaculaire peut servir de bannière aux mouvements féministes, écologiques ou noirs : les nouvelles subiectivités révolutionnaires et alternatives de notre époque. À mon sens, le mot « vernaculaire » ne renvoie pas à un régionalisme suffisant, à l'espace préservé d'une sagesse populaire ou d’une pureté de classe. L'œuvre de Rimbaud est plus inquiète que cela. Une inquiétude se traduisant par des déplacements constants dans un espace culturel où la contagion et les rencontres peuvent se produire entre une classe et une autre, voire entre une espèce et une autre. En d'autres termes, Rimbaud n'a pas l'intention de créer une culture sauvage, adolescente ou communarde. Il participe. au contraire, de l'articulation d’un l'apport sauvage adolescent ou communard à la culture.
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martineden74   03 octobre 2021
Rimbaud, la Commune de Paris et l'invention de l'histoire spatiale de Kristin Ross
La Commune, écrit Marx, devait être un corps en action, non un corps parlementaire. Son abolition de l'investiture hiérarchique entraîna le déplacement (la révocabilité) de l’autorité, le long d’une chaîne ou d’une série de « places », dépourvue de tout terme souverain. Chaque représentant, exposé à la révocation immédiate devient interchangeable avec, et ainsi égal à, ceux qu’il représente.



Cette autorité révocable et distribuée a pour conséquence directe le dépérissement de la fonction politique en tant que fonction spécialisée. Ce n’est pas en 1875, lorsqu'il choisit le « silence », mais dès 1871 avec les Lettres du Voyant, que Rimbaud commence à dépasser l'idée d’un domaine spécialisé du langage poétique ou même de la poésie — la fétichisation de l'écriture comme pratique privilégiée. Dans ces lettres, l’écriture poétique est considérée, entre autres, comme un moyen d’expression, d’action, et surtout de travail :



"Je serai un travailleur : c'est l'idée qui me retient, quand les colères folles me poussent vers la bataille de Paris — où tant de travailleurs meurent pourtant encore tandis que je vous écris !"



Le voyant, alors, on l'a souvent remarqué, « se fait voyant » : « je travaille à me rendre voyant ». L’accent porte ici sur le travail de transformation de soi par opposition au lieu commun romantique de la prédestination poétique. Dans les lettres, le projet du voyant n'apparaît pas simplement comme une volonté de combattre des pratiques poétiques spécifiques, contemporaines ou passées, mais comme une volonté de vaincre et de supplanter entièrement la « poésie ». Comme l'« abolition de l’État », le processus et posé par Rimbaud est un processus révolutionnaire long, difficile et graduel. Ce travail n'est pas solitaire, mais social et collectif: « viendront d'autres horribles travailleurs; ils commenceront par les horizons où l'autre s'est affaissé ! ». En fait, le projet du voyant peut être compris dans sa totalité, comme une illustration de la production non aliénée en général. Rimbaud laisse entendre que ses progrès doivent être mesures par le degré d’abolition de « l'infini servage de la femme » : « Quand sera brisé l'infini servage de la femme, quand elle vivra par elle et pour elle, l'homme — jusqu'ici abominable —, lui ayant donné son envol, elle sera poète, elle aussi ! », on doit placer une exclamation extraite des lettres, comme « Ces poètes seront ! », dans le contexte de l’émergence d’un sujet collectif, particulièrement saillant dans son travail ultérieur : le nous des derniers moments d'une saison (« Quand irons-nous... »), d'A une Raison, d’Après le Déluge. Les foules en mouvement — la géographie humaine des insurrections, des migrations et des déplacements massifs — dominent les textes en prose ultérieurs : « Le chant des cieux, la marche des peuples ! » (Une saison); « les migrations plus énormes que les anciennes invasions » (Génie); « la levée des nouveaux hommes et leur en-marche » (À une Raison); « des compagnies ont chanté la joie du travail nouveau » (Villes). On peut déceler la résonance utopique du travail nouveau — « saluer la naissance du travail nouveau » — jusque dans le projet du voyant : une entreprise de transformation de soi et de la société impliquant que les poètes eux-mêmes acceptent de le transformer continuellement, dussent-ils cesser d'être poètes.
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martineden74   19 septembre 2021
Rimbaud, la Commune de Paris et l'invention de l'histoire spatiale de Kristin Ross
Après tout, c'est peut être Rimbaud, et non le Baudelaire que nous lisons au prisme de la passion dévorante de Walter Benjamin pour la ville de Paris, qui a su le mieux rassembler les figures et les tropes de ce siècle. Adrien Rifkin a fort bien montré combien la lecture benjaminienne de Baudelaire a engendré les figures et stéréotypes - les chiffonniers et les flâneurs - qui peuplent encore aujourd'hui notre vision du Paris du XIXème. Mais il nous a aussi révélé des figures - telle la midinette de Zola - qui, bien que tapies dans les marges du Paris de Benjamin, sont tout aussi fortes que les types sociaux incarnant leur moment historique, et qui sont la source d'autant de réitération productives ultérieures que immortalisées par Benjamin.
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martineden74   23 décembre 2021
Rimbaud, la Commune de Paris et l'invention de l'histoire spatiale de Kristin Ross
Le vagabondage est un terme répressif, une pure création du droit pénal; il n’a pas d’existence en dehors de l'infraction juridiquement constituée. On est vagabond quand on est arrêté. L’ambiguïté de ce statut est particulièrement troublante : juridiquement parlant, les vagabonds n’ont violé aucune loi (à l’exception des lois contre le vagabondage), n’ont commis aucun crime. Mais leur « mode de vie » suppose une éventuelle violation des lois : les vagabonds sont toujours des hors-la-loi potentiels, par anticipation. Un auteur décrit cette ambiguïté de la façon suivante : « Il ne suffît pas de dire au vagabond, comme aux autres délinquants : “Ne recommencez pas, abstenez-vous”; mais il faut lui dire : "Changez votre manière de vivre, créez-vous d'honnêtes moyens d'existence. Prenez l'habitude du travail. et que ce soit le travail qui désormais vous procure la subsistance de chaque jour”. » Leur existence. de par la « virtualité » ou la « potentialité » de leurs crimes, les rend plus menaçants et moins prévisibles que le criminel — c’est ce que montre clairement Le Vagabond, nouvelle de Maupassant écrite en 1887. Les vagabonds sont victimes d’une hérédité dangereuse et porteurs du germe fatal de la « dégénérescence »; « contagieux » au sens médical et social du terme, ils sont l'incarnation d'une maladie sociale qui ne frappe pas tant un individu qu’une famille, une génération, une lignée". Leur problème, comme celui de Rimbaud, est le « mauvais sang ». Le flou qui entoure la « tendance potentielle » du vagabond à faire le mal reçoit, après la Commune, une identité précise, un visage. Les vagabonds sont désormais des insurgés politiques en puissance :



On comprend ce que doit être le concours de pareilles gens pour les ennemis de l‘ordre établi, lesquels poussés par divers mobiles d'ambition, d'envie, de colère, veulent s'insurger contre l’ordre établi. Ceux-ci trouveront en eux des hommes d'action, toujours prêts à tout faire, qui pour un cigare eu un verre d'eau-de-vie. mettraient le feu aux quatre coins de Paris. Les vagabonds sont les ennemis les plus dangereux de la société. […] ils vivent au milieu de nous comme), vivraient des bêtes sauvages. sans autre souci que celui de leurs appétits […] Déplorable, au point de vue de la société; car le vagabond, n'ayant rien à perdre aux bouleversements sociaux, les désire et y aide dans l'espoir d'y gagner quelque chose. […] Le vagabondage n'étant pas seulement un fait, mais un état, une sorte d’infirmité morale. (Théodore Homberg - Etudes sur le vagabondage)



Les remèdes au vagabondage vont de l’édification (« Il faut apprendre aux hommes, non seulement par des lois et des discours, mais encore par l'exemple, que rien n’est si beau que le travail ») à la répression la plus sévère. À propos du renvoi de Rimbaud à Charleville après son arrestation à Paris, le rapport de police indique : « demi venu de Charleroi à Paris avec un billet pour saint-Quentin, et sans domicile ni moyens d'existence". » En fait, le code pénal français de 1810 (article 270) définit le vagabond non seulement comme sans domicile, mais plus spécifiquement comme sans métier : « Les vagabonds ou gens sans aveu sont ceux qui n'ont ni domicile certain, ni moyen de subsistance et qui n’exercent habituellement ni métier ni profession. » Rimbaud bénéficia d'une révision du code pénal datant de 1832 qui distinguait juridiquement les adultes des adolescents : alors que les premiers étaient passibles de six mois de prison, les adolescents de seize ans ou moins étaient, selon les circonstances, renvoyés chez leurs parents ou placés sous la surveillance de la police jusqu’à 21 ans, s'ils n’avaient pas déjà à cet âge, été admis dans l’armée.

Plus tard au XIXe siècle, le gouvernement français apprendrait à appliquer au vagabondage - « cette inquiétante manie de locomotion et d’oisiveté [qui] paraît être un des types conservés de la vie libre du sauvage » - un traitement plus efficace, quoique homéopathique : une errance organisée sous la forme de l’exploration géographique et de l’expédition coloniale, solution défendue par certains auteurs :



Un jour que je siégeais à la chambre correctionnelle de la cour d'appel de Rouen. nous eûmes à juger un jeune homme prévenu de vagabondage. et ayant déjà subi quatre condamnations pour ce même délit. .

« Pourquoi appelez-vous ? lui demanda le président, vous n'avez été condamné qu'à six mois de prison, en première instance; c'est la peine que vous venez de voir prononcer contre des hommes qui comparaissent pour la première fois devant la justice. »

« Pourquoi j'appelle ? répondit le prévenu ; j’appelle pour que vous m'envoyiez dans les colonies. La, peut-être. je pourrai faire quelque chose de mieux que ce que je fais en France » (Théodore Homberg - Etudes sur le vagabondage)

Quant à la transportation. en attendant qu'une loi, que nous savons être en préparation sur cette matière, ait été rendue, si l'État voulait favoriser le transport et l’établissement des vagabonds sur le sol algérien…

Que s'ouvre pour eux un autre asile, et. de même qu'à Rome une loi décrétait que les mendiants rebelles soient conduits aux colonies (de mendicatibus validis), qu'un règlement nouveau vienne ouvrir ces magnifiques domaines que la France possède au-delà des mers. (Charles Portales - Des mendiants et des vagabonds)
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martineden74   03 octobre 2021
Rimbaud, la Commune de Paris et l'invention de l'histoire spatiale de Kristin Ross
Si les ouvriers n’ont pas le droit de transformer l’espace-temps qui leur est assigné, la Commune nous enseigne que la révolution consiste non pas à changer la forme juridique responsable de la distribution de l'espace-temps (par exemple, permettre à un parti de s'approprier l'organisation bureaucratique), mais à transformer de fond en comble la nature de l'espace-temps. C'est ici que le « Change le monde » de Marx et le « Changer la Vie » de Rimbaud deviennent, comme l'ont affirmé les surréalistes, un seul et même slogan. L'existence en acte de la Commune constituait une vigoureuse critique du zonage géographique établissant les diverses formes de pouvoir socio-économique : la disparition d’un ou de plusieurs endroits privilégiés en faveur d'un échange permanent entre des lieux distincts, d’où l'importance du quartier. Un apport important de Lefebvre est d'avoir mis en évidence la désintégration des assises et des habitudes pratiques et matérielles qui structuraient la vie quotidienne dans les conditions difficiles du siège de Paris, pendant l'automne et l’hiver 1870“. Dans ce processus de désintégration, de nouveaux réseaux et systèmes de communication et de consolidation des petits groupes apparurent : associations de voisinage, clubs de femmes, légions de la garde nationale, et, surtout. vie sociale de quartier — des groupes dont les aspirations révolutionnaires souvent affichées pouvaient se développer librement, notamment parce que le gouvernement ne disposait ni des moyens ni de l’autorité nécessaires à la surveillance de la ville. L’arrondissement y gagna une indépendance considérable, et les quartiers populaires très 'Peuplés ne furent pas loin de devenir autonomes. Le siège permit l'apparition de nouvelles ambiances, de nouvelles manières de se rencontrer ou de se réunir qui étaient à la fois les produits et les instruments d'une transformation des conduites.
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martineden74   03 octobre 2021
Rimbaud, la Commune de Paris et l'invention de l'histoire spatiale de Kristin Ross
L'effondrement des hiérarchies spatiales son, la Commune, dont participa la création de lieux de délibération et de prise de décision politiques qui n’étaient plus secrets, mais ouverts et accessibles, provoqua également un effondrement de la division temporelle. la publicité de la vie politique, la publication immédiate de toutes les décisions et proclamations de la Commune, principalement sous la forme d'affiches, engendra une temporalité « spontanée » grâce à laquelle les Citoyens n'étaient plus informés de leur histoire après coup, mais vivaient réellement le moment de sa réalisation. Les communards se réapproprièrent la ville et ses rues, et réinventèrent du même coup les rythmes urbains : les nuits blanches et les « journées révolutionnaires » ne correspondent pas simplement à certains jours inscrits sur un calendrier, mais à une introduction à (et à une immersion dans) un nouveau mouvement temporel. Les journaux et récits de la vie quotidienne, écrits par des acteurs de l'insurrection, indiquent un passage du temps particulier et contradictoire, une durée vécue de manière à la fois plus rapide et plus lente que d'ordinaire.
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