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Note moyenne 4.34 /5 (sur 19 notes)

Nationalité : Pologne
Né(e) à : Kobiele Wielkie, près de Radom , le 7/5/1867
Mort(e) à : Varsovie , le 5/12/1925
Biographie :

Ladislas Stanisłas Reymont est un romancier polonais, Prix Nobel de littérature en 1924.

Fils d'un organiste de campagne, Ladislas Stanisłas Reymont ne fit que quelques classes d'école primaire, puis il s'essaya à divers métiers, s'engagea dans diverses voies. Compagnon tailleur, figurant dans un théâtre ambulant, petit employé des chemins de fer, il séjourna en Allemagne, fasciné par les milieux spiritistes, et pendant une brève période il fut novice au monastère de Czestochowa. Ses débuts littéraires datent de 1891 Journaliste et reporter renommé, romancier réaliste, il témoigne des bouleversements de la Mitteleuropa à l'ère industrielle.

Ses deux grands romans sont "La Terre promise" (1899) et "Les Paysans" (1904-1909), épopée de la campagne polonaise. Ladislas Stanisłas Reymont mena une existence si intense, ses dons artistiques se développèrent de façon tellement inhabituelle qu'on ne peut le comparer qu'à un très petit nombre d'écrivains au monde. Observateur exceptionnellement réceptif et sensible, doté d'une large connaissance de la vie de divers milieux sociaux, il associa dans son œuvre les traditions de la prose réaliste épique à des éléments empruntés au naturalisme et à des tendances lyriques, voire symbolistes.
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Source : Editeur et Universalis
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Citations et extraits (9) Ajouter une citation
raton-liseur   21 novembre 2013
Dans la brume de Ladislas Stanislas Reymont
Et toujours les cloches appelaient les égarés ; elles appelaient comme des mères en détresse, de la voix profonde de l’inquiétude ; tout le rivage résonnait d’un sanglot de bronze comme si la terre entière eût douloureusement supplié l’océan d’être pitoyable. (p. 7).
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dourvach   17 janvier 2021
La Terre promise de Ladislas Stanislas Reymont
Borowiecki s'était réveillé. Il alluma une bougie et, au même moment, le réveil qui indiquait cinq heures sonna énergiquement.

— Mateusz, mon thé ! cria-t-il au valet qui entrait dans la pièce.

— C'est prêt.

[...]

— Que raconte-t-on en ville ? demanda-t-il hâtivement tandis qu'il s'habillait plus rapidement encore.

— Oh, rien, sinon qu'un ouvrier s'est fait poignarder sur la place Gajerowski.

— Ce sera tout, va-t'en.

— Et aussi, l'usine de Goldberg, rue Cegielna, a brûlé. Nos pompiers y sont allés mais tout s'est bien passé, il ne restait que les murs. Le feu avait pris dans le séchoir.



[Władysław Stanisław REYMONT {*}, "La Terre promise" ("Ziemia Obiecana", 1899), traduit du polonais par Olivier Gautreau, 740 pages, collection "Les Classiques du monde", Editions ZOE (Genève), 2011 - Tome I, Chapitre 1, page 14]



{*} (1867-1925), lauréat du prix Nobel de Littérature, 1924.
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dourvach   16 janvier 2021
La Terre promise de Ladislas Stanislas Reymont
Łódź s'éveillait.

La première sirène stridente d'une usine déchira le silence du petit matin et, tout de suite après, dans un tumulte grandissant, d'autres commencèrent à retentir de toutes parts à travers la ville, braillant d'une voix éraillée et insupportable tel un choeur de coqs monstrueux chantant la reprise du travail de leurs gosiers métallique.

Les longues carcasses noires et les cheminées au cou élancé des usines se découpaient dans la nuit, dans la brume et la pluie ; immenses, elles se réveillaient peu à peu et, crachant des flammes de leurs fournaises et exhalant des tourbillons de fumée, elles recommençaient à vivre et à s'animer dans l'obscurité qui enveloppait encore le paysage.



[Władysław Stanisław REYMONT {*}, "La Terre promise" ("Ziemia Obiecana", 1899), traduit du polonais par Olivier Gautreau, 740 pages, collection "Les Classiques du monde", Editions ZOE (Genève), 2011 - Tome I, Chapitre 1, page 13]



{*} (1867-1925), lauréat du prix Nobel de Littérature, 1924.
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Danieljean   26 août 2018
Dans la brume de Ladislas Stanislas Reymont
Le soleil planait très bas au-dessus de l’océan comme un oiseau fatigué qui, péniblement, traîne ses ailes d’or ; et les rivages élevés, les hautes masses des arbres, les rochers agrestes vomis par les eaux, les gueules ouvertes des baies, les mâts courbés, les tours des églises et les solitaires menhirs semblaient se pencher vers lui et tendre leurs bras suppliants pour le retenir — mais le soleil pâle, troublé, effaré, s’enfuyait, tombait toujours plus vite, car en haut, par le ciel sombre, couraient les corps monstrueux et gris des nuages ; ils venaient du nord, rampaient menaçants du midi, coulaient en foule innombrable de l’orient, se suivaient pas à pas, s’unissaient en une demi-sphère, en une meute furieuse, affamée.

Par moments, le jour s’assombrissait, car certains nuages détachés en avant, entremêlés en un vol fou, se précipitaient aveuglément comme des bêtes écumantes dans les abîmes fuligineux du soleil.

Le jour frémit d’inquiétude ; par le monde passait la frayeur, toutes les voix étaient mortes, toute créature retenait son souffle ; l’océan s’immobilisa ; ce fut le calme de l’attente, le calme de l’effroi ; seules les eaux murmuraient en reculant impuissantes dans les précipices de la crainte et du silence, seuls, les derniers sanglots des dernières lames parmi les rochers armés de crocs noirs, et le clapotis douloureux des longues langues d’écume agrippées aux pierres.

Soudain le jour s’effrita.

De tous côtés les nuages atteignirent le soleil et s’effondrant sur lui le mirent en lambeaux flamboyants, le dévorèrent avidement de leurs mâchoires boueuses ; il s’éteignit dans le gouffre de ces gueules immondes.

Une ombre triste, cendrée, s’épandit sur le jour aveugle.

Au loin, très loin s’éleva, grave, un sourd grondement.

Puis un insondable et mortel silence
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Danieljean   26 août 2018
Dans la brume de Ladislas Stanislas Reymont
Le soleil planait très bas au-dessus de l’océan comme un oiseau fatigué qui, péniblement, traîne ses ailes d’or ; et les rivages élevés, les hautes masses des arbres, les rochers agrestes vomis par les eaux, les gueules ouvertes des baies, les mâts courbés, les tours des églises et les solitaires menhirs semblaient se pencher vers lui et tendre leurs bras suppliants pour le retenir — mais le soleil pâle, troublé, effaré, s’enfuyait, tombait toujours plus vite, car en haut, par le ciel sombre, couraient les corps monstrueux et gris des nuages ; ils venaient du nord, rampaient menaçants du midi, coulaient en foule innombrable de l’orient, se suivaient pas à pas, s’unissaient en une demi-sphère, en une meute furieuse, affamée.
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Danieljean   26 août 2018
Dans la brume de Ladislas Stanislas Reymont
Le jour frémit d’inquiétude ; par le monde passait la frayeur, toutes les voix étaient mortes, toute créature retenait son souffle ; l’océan s’immobilisa ; ce fut le calme de l’attente, le calme de l’effroi ; seules les eaux murmuraient en reculant impuissantes dans les précipices de la crainte et du silence, seuls, les derniers sanglots des dernières lames parmi les rochers armés de crocs noirs, et le clapotis douloureux des longues langues d’écume agrippées aux pierres.
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Mietek   23 octobre 2014
CHŁOPI de Ladislas Stanislas Reymont
Roman de Władysław Reymont, dans les années 1901-1908, publié sous forme de livre dans les années 1904-1909 [1]. L'écrivain a reçu le prix Nobel de travail en 1924. Le roman montre la vie des communautés vivant dans le village de Lipce pendant quatre saisons.
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Danieljean   26 août 2018
Dans la brume de Ladislas Stanislas Reymont
Pas une voile n’émergeait des abîmes et le silence ne répondit par aucun clapotis de rames.



Vers les cœurs en détresse s’avançait lourdement l’Inconnu.
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Mietek   23 octobre 2014
CHŁOPI Tome I de Ladislas Stanislas Reymont
Roman de Władysław Reymont, dans les années 1901-1908, publié sous forme de livre dans les années 1904-1909 [1]. L'écrivain a reçu le prix Nobel de travail en 1924. Le roman montre la vie des communautés vivant dans le village de Lipce pendant quatre saisons.
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