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Note moyenne 3.95 /5 (sur 54 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Perpignan , 1985
Biographie :

Laura Lisa Vazquez est une poétesse française.

Elle écrit de la poésie, des pièces poétiques sonores et des textes narratifs.

En 2014, elle publie son premier livre et reçoit le prix de poésie de la Vocation.

Elle écrit de la poésie, des pièces poétiques sonores et pratique la lecture publique de ses textes.

Elle dirige (pendant plusieurs années avec Arno Calleja4) la revue poétique Muscle qui publie de nombreux auteurs français et internationaux (Tao Lin, Santiago Papasquiaro, Michèle Métail, Maria Sanchez [archive], Franz Kafka, Eugène Savitzkaya, Kenneth Goldsmith, Ben Lerner, Christophe Manon, Hervé Bouchard...).

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Laura Vazquez propose une symphonie littéraire aux accents surréalistes. Avec La semaine perpétuelle publié aux Éditions du Sous-sol, l'autrice offre un roman poétique aux couleurs vives et aux sensations fortes. Comment communiquer quand l'esprit devient tyran et que le coeur reste brûlant ? C'est toute la difficulté contre laquelle se cognent les personnages de Laura Vazquez. Heureusement, il y a une grand-mère, Internet, et l'amour malmenant qui nous promène loin dans La Semaine perpétuelle qui ne ressemble à aucune autre. Laura Vazquez a reçu la mention spéciale du Prix Wepler en 2021 pour La Semaine perpétuelle (Sous-sol). le Printemps des poètes, soutenu par le Centre national du livre, se déroulera du 12 au 28 mars. L'occasion de rencontrer la poésie, de la ressentir, et de la relire. Suivez le CNL sur son site et les réseaux sociaux : Site officiel : www.centrenationaldulivre.fr Facebook : Centre national du livre Twitter : @LeCNL Instagram : le_cnl Linkedin : Centre national du livre
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
gavarneur   14 octobre 2021
La semaine perpétuelle de Laura Vazquez
Dans une ville comme Paris, les rats dévorent 800 tonnes d'ordures par jour. Malheureusement, ceux qui nettoient sont perçus comme des êtres sales, c'est désolant. C'est ça l'humanité, c'est l'ignorance. Accuser les rats de saleté, c'est comme accuser les fleuristes de pousser dans la terre, [...]

page 153
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Charybde2   25 septembre 2021
La semaine perpétuelle de Laura Vazquez
Le colocataire manipulait un briquet en forme de pieuvre, il le faisait tourner entre ses doigts. Il dit : C’est un briquet rechargeable, je le branche sur mon ordinateur. Le colocataire pencha le front vers l’avant et il leva les yeux comme un démon, il remuait ses pâtes méchamment, il les salait beaucoup. Ses ongles étaient rongés au maximum, il s’arrachait les peaux jusqu’aux phalanges, et ses doigts étaient ronds. Jonathan dit : Il marche comment ce briquet ? Tu le branches et il fait du feu ?

Toute la pièce sentait le moisi. De gros champignons noirs stagnaient le long des murs. Au plafond, il y avait une fuite énorme qui se déplaçait. La fuite était devenue le centre de cet endroit. Une goutte tomba dans les cheveux du colocataire, il la fit glisser avec son pouce. Il s’était habitué à faire glisser les gouttes, c’était devenu un tic. Il l’étala sur son front, il ne leva pas les yeux, il mit une pâte dans sa bouche, il l’avala sans mâcher. Une goutte tomba dans l’assiette, il dit : Si on devait comprendre tout ce qu’on utilise, on n’utiliserait rien. Est-ce que tu comprends ta bouche par exemple ? Tu comprends la prononciation de chaque lettre dans ta bouche ? On n’a pas besoin de tout comprendre, on ne pourrait rien faire en comprenant les choses. On ne pourrait plus faire nos lacets, on ne pourrait plus mâcher. Heureusement, on ne comprend pas, on ne peut pas l’expliquer, non ne comprend pas le feu, mais le feu est bien, le feu est beau. On le voit, le feu est beau. J’ai brûlé des maisons avec ce briquet, je t’ai déjà raconté ? Mais je préfère brûler des appareils électriques. J’achète souvent de petits appareils électriques, j’achète des calculatrices et je les brûle. Les petites calculatrices pas chères dans les supermarchés, je les achète et je les brûle. Je brûle des piles, je brûle des machines. J’ai mis le feu dans un frigo un jour, devine ce qui s’est passé.

Il a explosé ?

Comment tu sais ? Tu lis mes mails ?
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coco4649   29 mars 2019
La Main de la main de Laura Vazquez
Parfois le visage se regarde lui-même…





Parfois le visage se regarde lui-même,

il se dresse sur lui-même,

sur les yeux.



Parfois les objets de la maison sont là

et ils ne disent rien.



Ils sont comme des renards

qui passent le cou baissé.



Parfois le monde nous déteste,

il fait tout comme si nous n’étions pas là.



Parfois nous adorons la vie

et les plantes,

les éclairs, les images.



Soudain, nos joues s’enfoncent,

notre peau est si tendre,

tant de matières la transpercent,

le bois, l’acier, le calcaire,

et l’or, l’argent, le cuivre.
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Vitruvien   31 août 2021
La semaine perpétuelle de Laura Vazquez
Maintenant, je vais vous dire une chose et vous allez la noter sur votre bras. Écrivez-la sur votre bras : si un sentiment décide de votre vie, vous êtes comme une chaussure. La chaussure a besoin d'un pied. La chaussure ne peut pas avancer sans pied. Mais Le pied n'a pas besoin de chaussures pour avancer, le pied n'a pas besoin de chaussure pour sortir, il n'a pas besoin de chaussures pour marcher. Le pied existe et c'est un pied. S'il n'y avait pas de pieds, il n'y aurait pas de chaussures, mais si il n'y avait pas de chaussures, mes pieds existeraient. Si un sentiment décide de votre vie, les choses passent dans votre corps, vous avez besoin qu'elles passent comme les chaussures ont besoin de pied.

p.27
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Lmargantin   27 décembre 2017
Oui de Laura Vazquez
on ne vit pas dans un zoo

on vit dans des rues

on est pas tristes dans le zoo

on est triste à la maison



Quand on touche quelqu'un

Quand on appuie sur son ventre

Quand on appuie sur ses doigts

Est-ce que ça déclenche quelque chose ?
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coco4649   29 mars 2019
La Main de la main de Laura Vazquez
Alors, je me suis assise…





Alors,

je me suis assise

et la nuit est venue sur moi.

Et la nuit m'est venue de face.

Et la nuit m'a cassé les yeux.



Alors,

je me suis couchée

et la nuit n'a rien voulu dire.
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BandiFuyons   09 juin 2022
La semaine perpétuelle de Laura Vazquez
On vit dans le dessin d'un homme ou d'une femme, dans son esprit.



Les architectes transforment leurs pensées en images, et ces images sont transformées en pièces, en immeubles, en maisons, en parcs, en villes, en routes.



On croit marcher dans une rue, on marche dans la pensée d'un inconnu.
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denisheudre   10 juillet 2021
La semaine perpétuelle de Laura Vazquez
Sarah écrivit le mot OMBRE dans son téléphone. Elle regarda des vidéos d'ombres. Elle dit : L'ombre est souvent dans notre dos, mais l'ombre devrait nous doubler, elle devrait passer d'abord. Chaque fois qu'elle s'arrêterait, on n'aurait qu'à s'arrêter. Chaque fois que l'ombre disparaîtrait, on s'effacerait, on n'aurait pas besoin de penser. Quand les bébés découvrent l'ombre, ils croient que c'est un animal. Elle montra la vidéo d'une petite fille qui voyait son ombre pour la première fois et qui courait en pleurant. Salim leur demanda s'ils pensaient qu'on pouvait déchirer une ombre. Sara pensait que non. Jonathan ne répondit pas, et Salim dit : C'est sûrement dans un laboratoire avec de gros moyens et de grosses machines. Il écrivit la phrase :



j'attache mon ombre dans le jardin
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Charybde2   25 septembre 2021
La semaine perpétuelle de Laura Vazquez
Une tête ne tombe pas, elle ne peut pas tomber. Elle est reliée par un fil qui descend jusqu’en bas de la personne, et si la tête tombe, le reste tombe. Il ne faut pas casser notre tête, mais on peut casser nos membres. Quand on se casse un membre, on se souvient du membre. Quand une dent s’infecte, elle vibre à l’intérieur, on dirait qu’elle nous parle. Quand on pince une main, elle apparaît. On crève un œil, et cet œil devient le centre de la personne. En vérité, le corps est mou. Les personnes sont molles. Leurs mains sont molles, elles sont plus tendres que le bois, plus molles que le plastique ou que les carapaces, elles sont plus molles que les fruits, elles sont plus tendres que la plupart des choses dans le monde. On pourrait les percer, ce serait simple, avec une aiguille, avec un clou, ce ne serait pas la peine de forcer. Traverser les mains, avec une pique, un bout de bois, rien de plus simple. Perdre les mains et qu’elles pourrissent, des mains qui tombent, il resterait les bras. Mais pas la tête. La tête ne tombe pas.

Certains robots portent une tête comme un ornement. On change leur tête, on la dévisse, on change leur apparence, ils gardent le même esprit. Salim imaginait des robots, plusieurs villes de robots dirigés par des robots. Une famille de robots dans une maison normale, le bruit de leurs pas dans les escaliers, ils discutent, ils mangent. C’est une famille ordinaire. Il arrêta d’imaginer. Il se regardait dans l’écran de son téléphone, son visage changeait. Le miroir est en train de parler, le miroir est orgueilleux et triste. Salim dit : Tu veux quoi ? Le miroir est en train de se taire.
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LesMonstres   14 mars 2022
La semaine perpétuelle de Laura Vazquez
La nuit faisait de la vapeur autour des choses. Ils marchèrent, ils marchèrent ; Jonathan avait les bras fins comme des tiges poussées sur ses côtés. Son téléphone éclairait sa main, le reste autour était sombre. Il portait un jogging blanc, une casquette et des baskets pleines de trous. Il dit : On va prendre le bus, c’est par là. L’air avait une odeur de terre. Ils marchèrent, ils marchèrent. De petites pierres roulaient sous leurs pas, du gravier, près des forêts, des brindilles qui se brisaient. La vapeur remontait le long des écorces, des feuilles craquaient, les gouttes tremblaient dans le feuillage. À mesure qu’ils avançaient, ils s’enfonçaient dans le monde, tout devenait opaque, ils traversèrent des taillis et les arbres bruissaient comme si chaque arbre disait : Regardez-moi. Puis ils prirent une autre route plus sombre encore et Salim dit : Le sol est lourd. C’est bizarre parce que le poids est sous notre corps. Pourtant, quand on marche sur la terre, on sent que la terre est lourde. Et Jonathan répondit : Oui.



Est-ce que tu as l’impression que le sol respire sous les pieds ? Est-ce que tu as l’impression qu’il digère ? Est-ce que tu sens que le sol digère sous les pieds ? Quelque chose qui mâche sous les pieds, tu le sens ? Et Jonathan répondit : Oui.



Est-ce que tu avais cette impression avant ? Et Jonathan répondit : Non.



Tu crois qu’on peut mettre nos impressions dans l’esprit des autres ? Est-ce que tu crois que c’est simple ? Tu crois qu’il suffit de prononcer des mots ou de les écrire pour mettre nos impressions dans l’esprit d’un autre ?



Jonathan répondit : Oui.
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