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Note moyenne 4.26 /5 (sur 203 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Originaire du sud de la France, Laure Arbogast se passionne très tôt pour la littérature.

Ses nombreux voyages, ses rencontres, l’art sous toutes ses formes sont autant de sources d’inspiration pour ses écrits. Ses personnages complexes nous ressemblent.

L’amour, l’amitié, la place des femmes et la quête de soi sont ses thèmes de prédilection. Sa plume est teintée de rock et de culture japonaise.

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Bibliographie de Laure Arbogast   (15)Voir plus

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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
MjeyW   03 juillet 2022
November love, tome 2 de Laure Arbogast
— Je n’aurai jamais ma place ici… soupire-t-il, découragé.



— Et c’est une mauvaise chose ? m’indigné-je. Tu es trop bien pour ce monde de fous, Teo. Mais il n’appartient qu’à nous d’en créer un meilleur.
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MjeyW   03 juillet 2022
November love, tome 2 de Laure Arbogast
J’ai sauté, je suis tombé, j’ai touché le sol. Mais je suis là, en vie
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MjeyW   23 juin 2022
November love, tome 1 de Laure Arbogast
— Les épreuves que l’on subit nous détruisent, Teo. C’est l’amour que l’on reçoit qui nous reconstruit et nous rend plus forts.
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devoreusedelivresch   03 août 2021
Les liens de sang, tome 2 : Eveil de Laure Arbogast
Mikaëla se leva et épousseta le bas de sa robe.



- Tu as compris, maintenant ? Je me fiche pas mal de cet idiot et de son idiot de fils. Celle qui m'intéresse, c'est elle.
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MjeyW   17 janvier 2021
Les liens de sang, tome 4 : Rédemption de Laure Arbogast
Elle prit sa main et la guida vers une de ses oreilles. Pierre sursauta : elle était pointue.



— Mais tu… Tu es… une elfe ? Je pensais qu’ils avaient disparu…



— Mes pouvoirs sont mille fois plus puissants que les tiens...



— Dans ce cas, pourquoi es-tu ma petite amie ?



— Mais parce que je t’aime, Pierre !
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devoreusedelivresch   28 juillet 2021
Les Liens de sang, tome 1 : Innocence de Laure Arbogast
L'odeur dont tu parles, c'est celle du sang ?



- Il faut que tu partes, dit-il en haletant. Cours !



Camille vit étinceler deux longues canines blanches. Surprise, elle hurla et recula. Elle renversa la bougie qui s'éteignit. Prise de panique, elle se mit à courir en direction de la Plage. Elle se cognait aux murs et s'égratignait les mains contre la pierre froide.



Soudain, un cri déchira le silence. Ce n'était pas un cri de douleur, plutôt un cri de détresse mêlée de colère. Camille se figea et retint sa respiration.
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Cielvariable   18 avril 2020
Les oiseaux de nuit de Laure Arbogast
Sept heures du mat.



Qui peut bien avoir l’audace de tambouriner à ma porte aux aurores un jour férié ? En tout cas, il va m’entendre.



Encore assommé par le somnifère que j’ai avalé cette nuit, je me frotte les yeux pour chasser la vision de Chris sur le paillasson. Mais pas de doute, il est bien réel, en chair et en os et surtout en T-shirt malgré la température.



̶ Je voulais ramener des croissants mais ils ne prennent ni les bahts ni les yuans, à la boulangerie.



Il me tend un paquet de quoi, on ne saurait dire, à l’emballage orné d’étranges idéogrammes.



̶ Salut, frérot. Toi aussi, tu m’as manqué… je réponds en remarquant sa planche de surf appuyée contre le mur, derrière un sac de trek reprisé posé sur une énorme valise. Ça fait un bail, depuis… trois ans ?



Je l’assaille de questions qu’il balaie d’un sourire :



̶ Tu me fais un café ? J’ai sept heures de jet lag dans la gueule. Après, je te raconte.



Je rentre ses affaires restées sur le pas de la porte (le supplément pour l’excédent bagages a dû être salé) et fais couler deux expressos bien serrés pendant qu’il fait le tour du propriétaire. Tour rapide s’il en est, compte tenu de la taille de cette fichue mansarde.



̶ La classe ! On se croirait dans Un Américain à Paris.



̶ N’est-ce pas ? Ça valait le coup de se taper cinq ans d’études supérieures.



Chris ne semble pas saisir l’ironie et s’extasie devant la vue imprenable qu’offre le mini balcon de ma chambre sur le Marais. Cependant, un détail le chiffonne : où est passée la Tour Eiffel ?



̶ Pardon de te décevoir, c’est juste dans les films qu’elle est derrière chaque fenêtre. Viens boire ton café.



̶ Le premier digne de ce nom depuis des lustres ! Je peux rester quelques jours, Tom ?



̶ Fais comme chez toi.



Précision inutile, il a déjà commencé l’inventaire du frigo et des placards, pas très achalandés par les temps qui courent.



̶ T’as que du riz ? J’en ai bouffé pour dix ans, alors au petit déj… Je peux avoir des croissants ?



Chris dit donc Tom fait.



Pas grave. Il est revenu en vie et en bonne santé, on n’y croyait plus.



Je m’emmitoufle, dans un semi-coma descends les cinq étages (l’ascenseur n’est plus, paix à son âme) et me retrouve dans la rue glacée. La lumière jaune des réverbères se reflète sur les pavés humides. Avec un peu de chance, j’atteindrai la boulangerie avant d’avoir perdu tous mes orteils.



Dans la queue, juste devant moi, il y a ma nouvelle voisine, aussi mal fringuée que la veille, jean pré-troué trop large et caban d’homme.



̶ Salut, Jessica. Mon frère est là, tu viens petit-déjeuner avec nous ? Tu vas bien t’entendre avec lui, c’est un artiste, lui aussi. Prends ce que tu veux.



Elle me remercie, commande une baguette.



̶ Je voudrais aussi trois croissants et trois pains au chocolat, s’il-vous-plaît, je demande d’un ton obséquieux.



̶ Ce s’ra tout ? rugit la boulangère qui emballe nos achats de mauvaise grâce et nous les jette à la figure. Dix euros cinquante, et j’ai plus de monnaie. Au suivant !



Vive le service minimum. Et la politesse, connasse ? je pense tout bas.



̶̶ Merci, bonne journée… je dis tout haut en posant l’appoint sur le comptoir.



C’est qu’on m’a bien élevé, moi.



Jessica s’interpose :



̶ Non, on voudrait un peu d’amabilité, aussi. Ah, dommage, vous n’en avez plus. Et un sourire ? Non plus ? C’est trop demander ?
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Cielvariable   24 mars 2020
Shadow de Laure Arbogast
Léo ramassa la guitare, une Fender Stratocaster bleu ciel, qu’Hugo avait barbouillée de peinture à la manière de Jackson Pollock. Il la mit en bandoulière et prit un médiator sur le pied du micro.



– Si tu l’abîmes, je te tue ! rugit Hugo.



Sur le pickguard argenté, Léo reconnut l’écriture d’Alice, qui y avait laissé des mots d’amour. À présent, ils n’étaient plus pour lui. Il jeta un coup d’œil à la liste des chansons scotchée à ses pieds.



– Allez, la suite ! ordonna-t-il à Clément et Alex interloqués.



– Love So Deep ? fit Clément, la voix rauque.



– Oui, mais en français. Amour ou Addiction.



– Il n’y a pas de chœurs : tu seras solo ! ajouta Clément.



– Il est devenu fou ! s’écria Alice, au bord de la crise de nerfs.



Un silence de mort s’était abattu sur la fosse. Hugo naviguait toujours au-dessus de la foule :



Tu veux me voler la vedette ? Tu vas te faire jeter, mec !



Léo se tourna vers Alex pour qu’il fasse le décompte. L’auditoire retenait son souffle.



1… 2… 3… 4…



Le morceau commençait par un solo de batterie au son lourd et sec, que venait rejoindre la basse. Le thème de guitare venait ensuite. Léo plaqua les premiers accords. Sous les mèches de cheveux qui cachaient son visage, il avait, semblait-il, les yeux fermés. Il commença alors à chanter, et tous furent balayés par la voix qui s’éleva, claire, déchirée et déchirante.



Avant le refrain, il ouvrit les yeux, s’avança au bord de la scène et fixa Alice, qui se tenait à ses pieds.



– Mais toi… Tu ne me vois pas… Tu ne m’entends pas… Tu ne suis plus mes pas…



Les accords s’enchaînaient avec fluidité. Pas la moindre fausse note. Léo chantait avec de plus en plus de force. Sa voix, aussi envoûtante qu’effrayante, semblait suspendue dans le temps. Quelques spectateurs commencèrent à murmurer et à lever un bras en l’air en cadence.



– Benji, pourquoi est-ce qu’il a un pansement au pli du coude ? Il s’est injecté quelque chose ? demanda Célia.



Benjamin ne répondit pas. Célia poursuivit :



– Moi qui le prenais pour un tueur en série ! Tu savais qu’il était une fine gâchette de la guitare ? Je me demande s’il a visé juste…



De plus en plus d’étudiants, bras levés au-dessus de la tête, frappaient dans leurs mains en scandant les paroles. Le public se mit à onduler. À l’inverse d’Hugo qui ne cessait de courir et de sauter en l’air frénétiquement, Léo restait statique devant le micro.



Quelle présence ! Et surtout, quelle voix stupéfiante ! Bien plus belle que la mienne… regretta Hugo.



Troublée, Alice ne parvenait pas à détacher son regard du visage de Léo qui semblait animé d’une formidable énergie. Mais il était très pâle et transpirait à grosses gouttes.



Hugo réussit enfin à regagner la scène. Léo pointa la guitare vers lui comme un fusil et lui intima l’ordre de ne pas s’approcher. Imperturbable, Alex cognait sur sa batterie. Déjà le morceau s’achevait.



Léo chanta le dernier couplet en anglais. À la fin, il se pencha vers Alice :



– Now I’ve no reason to be…



Maintenant, je n’ai plus de raison d’être.



– J’en ai assez entendu.



Alice tourna les talons et se fraya un chemin à travers les spectateurs galvanisés qui ovationnaient le chanteur.



Léo posa la Fender contre un ampli et sauta de la scène.
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Cielvariable   18 avril 2020
Les oiseaux de nuit de Laure Arbogast
Parfois, les décors s’écroulent.



Métro, quatre heures de boulot, dix minutes de repos, quatre heures de boulot, métro, impossible de faire dodo. De quoi devenir marteau.



Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi. Parfois même samedi.



Six jours par semaine, quarante-sept semaines par an, pendant plus de quarante ans. Je vous laisse faire le calcul et en tirer les conclusions qui s’imposent.



Quand j’aurai sauté de ce toit, j’aurai enfin avoué que je suis dépassé par la vie et que je ne comprends pas où le Grand Patron a voulu en venir quand il l’a créée si désenchantée.



Mais avant, je finis ma clope. C’est qu’on m’a appris à ne pas gaspiller.



̶ Quelle vue ! T’as pas l’impression d’être en équilibre entre ciel et terre ?



Une fille aux cheveux rouges, carré très court, sac « I love Paris » et reflex autour du cou, se plante juste à côté de moi. Connards de touristes.



Raté, Tom. Essaie encore.



̶ Ouais, c’est ça. D’en haut, ça pue moins la misère. Maintenant, du vent. La Tour Eiffel, c’est par là.



Je pointe du doigt la Dame de Fer qui étincelle de mille feux.



̶ T’es tout seul ? me demande la fille.



̶ Comme les dix millions d’autres, là en bas.



Elle s’assoit à ma gauche sur la toiture en zinc, le dos contre une cheminée, et me tend un paquet d’Oreo Cookies.



̶ T’as faim ?



Pas vraiment, mais j’en prends un quand même. D’ailleurs, à quand remonte mon dernier repas ? Je l’invite à partager ma bière.



̶ Non merci. Je n’ai aucune envie de finir sur le macadam, ce serait moche.



̶ Tiens, comme mon voisin, la semaine dernière.



̶ Suicide ou accident ?



̶ Aucune idée. On vivait sur le même palier, mais on ne s’est jamais parlé. C’est d’un navrant. Je ne sais même pas qui il était ni ce qu’il faisait.



̶ Je suis ta nouvelle voisine, alors. J’ai repris son appart. Je viens d’arriver à Paris.



̶ Welcome to Fabulous Lone City. Tu vas te plaire, ici.



̶ La ville de la solitude ?



̶ Ou la cité des anges déchus, si tu préfères. Au fait, moi c’est Thomas, IT Crowd.



̶ T’es dans l’informatique ?



̶ En d’autres termes, larbin.



Et grâce à toi, j’y retourne après-demain. Merci bien.



̶ Jessica, chasseuse d’images. J’arpente les toits à la recherche de l’âme de Paris.



̶ Tout un programme… Et tu cherches quoi, au juste ? L’amour ? C’est mal barré. En tout cas, dépêche-toi, avant de te faire bouffer.



̶ C’est ce qui t’est arrivé ?



̶ Si tu savais. J’ai envie de hurler.



̶ Bonne idée.



Elle se lève, sourit et me prend la main. La sienne est petite et chaude, la mienne est glacée, privée de toute chaleur humaine.



̶ Cinq… Quatre… Trois… Deux… Un…



̶ Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !



Et on a hurlé, bras en croix, hurlé dans la nuit glacée, hurlé encore et encore, jusqu’à se faire péter les cordes vocales.



Putain ça fait du bien.
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Cielvariable   18 avril 2020
Les liens de sang, tome 2 : Eveil de Laure Arbogast
Lave-moi complètement de ma faute et purifie-moi de mon péché, déclama Moïse d’une voix forte. Car mes transgressions, moi je les connais, et mon péché est devant moi constamment. Contre toi, toi seul, j’ai péché, et…



— D’accord, j’ai compris l’idée. Tu devrais manger, ton plat va refroidir.



— Explique-moi comment couper une saucisse à la fourchette, répliqua Moïse qui continua sa lecture en silence.



Comme un animal, pensa Antoine en regardant la patiente à sa gauche qui utilisait ses doigts.



— Psst… Moïse… chuchota-t-il. Et si je te disais que j’ai trouvé un couteau ? Un vrai qui coupe, pas un jouet en plastique…



— Tant mieux pour toi.
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