AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 4.09 /5 (sur 43 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Colombes , le 04/01/1980
Biographie :

Diplômée de Lettres modernes, je vis en Occitanie. J'ai choisi la couverture d'Un été en terre catalane en hommage aux splendides paysages arides et viticoles du Languedoc Roussillon. La région de Perpignan sert de cadre à ce livre, à la fois roman policier, roman d'amour qui évoque certaines pages sombres de l'Histoire de France et de l'Europe dont la Croatie.

Écrire des histoires et réaliser des couvertures de livres était déjà le loisir créatif de mon enfance. Les études, le travail et les diverses obligations de la vie quotidienne m'en avaient éloignée jusqu'à ce que je me rende compte que mon esprit fourmillait toujours d'idées et que je renoue avec mon ancienne passion. J'aime créer des personnages, fruits de mes observations du monde contemporain, et les laisser vivre sur le papier en espérant que leur histoire touchera les lecteurs, leur plaira et les instruira, leur apportera une nourriture spirituelle car je suis férue de littérature, d'Histoire, de cultures et de civilisations étrangères, d'actualités et de politique internationale.
+ Voir plus
Ajouter des informations
Bibliographie de Laure Barachin   (5)Voir plus

étiquettes

Citations et extraits (96) Voir plus Ajouter une citation
Sachka   10 mai 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
J'ai gardé en mémoire chaque minute de notre captivité car ce sont les derniers instants que j'ai passés auprès des miens, de tous ceux que j'aimais et ça je ne peux l'oublier. Le 4 mai 1944 , un an et deux mois après le début de notre enfermement, nous avons revu le soleil par une belle matinée de printemps. Les oiseaux chantaient à travers la grille de l'aération quand ils ouvrirent la porte. Ils portaient des uniformes de S.S et hurlaient. Nous étions effrayés. Je serrai Anna et le bébé contre mon coeur pour que personne ne me les prenne. Émilie pleurait, elle n'avait pas un an... Sarah et Samuel ne faisaient qu'un bloc pendant que Jacob tenait fermement Maria et Schlomo par la main.



Un homme grand et blond au regard bleu se détachait de la meute en furie. C'était le chef. Il eut un rictus vicieux en lisant la peur sur nos visages et nous fit évacuer les lieux à coups de matraque. Il fut déçu car nous sûmes garder notre sang-froid, résignés que nous étions, abandonnés de tous, y compris de Dieu qui préférait mettre dans le ciel un beau soleil plutôt que de nous sauver...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          522
Fandol   12 avril 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
Tout être humain est libre de choisir entre le bien et le mal, vous y compris, loin des déterminations de l’hérédité. Vous êtes vous et non un mélange de caractéristiques de votre père et de votre mère. Votre existence sera ce que vous en ferez, vous serez ce que vous voudrez être. (page 231)
Commenter  J’apprécie          521
Sachka   04 mai 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
Le foyer des Lilas ! Quel beau nom évocateur du printemps. Comment pourrait-on être mal dans ce lieu paradisiaque ? Et pourtant, je ne m'y sens pas à mon aise, même si je fais des efforts pour m'habituer. Je voudrais que Lucie se remette à parler rien que pour moi, pour me prouver qu'elle m'aime et qu'elle veut être ma petite soeur. Mais là aussi je suis déçue car elle se refuse à prononcer un son. Elle ne parle pas, ne pleure pas et ne rit pas non plus. Malgré tout, je vois que ses yeux sont expressifs. Elle a de beaux yeux bleus dans lesquels je peux lire toute la misère et la détresse qu'elle essaie de crier sans y parvenir. Je voudrais l'aider, ce qui me permettrait par la même occasion d'oublier ma colère envers tout le monde et personne, cependant je suis tout autant impuissante face à ses problèmes que face aux miens.
Commenter  J’apprécie          492
Sachka   07 mai 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
Une lumière au bout du tunnel.

Il est difficile de traduire avec des mots une expérience qui relève de la foi - de l'imagination ou du délire, penseront certains. Cependant beaucoup de choses nous échappent. La vie et la mort ont-elles un sens ou bien le souhaitons-nous si ardemment que nous leur en attribuons un pour satisfaire notre soif d'idéal sans que ce soit fondé ? Il y a autant de réponses à cette question que d'individus sur Terre mais, quant à moi, je suis intimement persuadée qu'un principe qui nous dépasse et que nous ne comprenons pas existe. Dieu ? Le Bien absolu ? Le Mal absolu ? Les deux peut-être ? Ou quelque chose de tout autre.

Toujours est-il que, durant mon état comateux, je me rappelle avoir eu le sentiment de monter, de me détacher de moi alors que j'étais encore moi, de m'élever vers une source de lumière. J'ai senti cette lumière bienveillante à mes côtés et mon instinct me disait que Lucie était là, dans la lumière et que le monde de la lumière était celui de la paix, de la sérénité, du Bonheur... Celui qu'elle n'avait pas eu de son vivant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          480
Sachka   12 mai 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
J'avais revêtu ma belle robe blanche aux manches longues et dépourvue de décolleté car nous étions au mois de novembre 1965 et la température extérieure n'avoisinait pas les six degrés. Elle avait un col dentelé et une longue traîne, tu la connais, je te l'ai si souvent montrée. Elle avait plus d'éclat à l'époque, elle était moins poussiéreuse que maintenant, enfermée dans le fond d'un placard telle une relique associée à un souvenir inoubliable. Je ne pourrais pas la remettre, j'ai perdu ma taille de jeune fille, elle ne te servira pas : si tu te maries, tu voudras ta robe, et pourtant, je ne peux pas envisager de la jeter. C'est un objet précieux et sacré.
Commenter  J’apprécie          4510
Melpomene125   12 février 2018
Le rêve d'une vie meilleure de Laure Barachin
Elle s’était éloignée de son père et de sa mère parce qu’elle avait honte de ses origines. Une telle bassesse sociale et morale n’était pas présentable. Elle n’était pas digne d’un honorable maître de conférences. Il l’avait souvent entendue mentir à des amis, des collègues, affirmer qu’elle était orpheline.

Cette réaction, cette dissimulation, l’avait déçu. Elle avait changé, elle était désormais arrogante, dédaigneuse, hautaine. Elle n’était plus sa noble Bérénice, la Nadia des débuts de leur relation. Elle était froide, distante. Elle lui manquait. Il espérait la retrouver. Elle ne lui avait pas parlé depuis le décollage. Elle dormait contre son épaule. Ce voyage les rapprocherait-il ? Le retour intempestif de Noël et François dans leur vie bien réglée serait-il un mal pour un bien ? Les épreuves la rendaient admirable, courageuse. Il savait qu’elle avait accepté d’aller en Ukraine récupérer la clé USB qui leur vaudrait de l’or non par cupidité mais par sens du devoir.

Il lui prit soudain la main et la lui serra. Malgré ses doutes, il lui sembla qu’ils se regardaient à nouveau avec amour.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          437
kielosa   03 janvier 2018
Un été en terre catalane de Laure Barachin
" Le mal progresse de l'inaction des hommes de bien. "



(p. 20)
Commenter  J’apprécie          449
Melpomene125   17 mai 2020
Le rêve d'une vie meilleure de Laure Barachin
Joséphine reprit son souffle avant d’exposer ses idées avec la même ferveur. Elle avait peur, avait sans cesse peur que ses interlocuteurs outrecuidants la rabaissent et se moquent d’elle, de son érudition inutile puisqu’elle n’était qu’une pute ou officiellement une assistée, une chômeuse de longue durée bonne à rien, à part à vider les caisses de l’État car elle était bénéficiaire des minima sociaux. Nadia le devina, elle n’en fut que plus indulgente. Elle éprouvait une empathie soudaine et surprenante pour cette femme qu’elle avait longtemps détestée parce qu’elle avait besoin de haïr quelqu’un. Pourquoi pas la sale négresse du cagibi voisin ?



« Je sais que le monde a changé, l’organisation sociale, balbutia Joséphine. Tout a changé et pourtant rien n’a changé, ou alors en pire. Le progrès est mort. La révolution industrielle est morte. Nous ne sommes plus une classe solidaire, unie, qui fait la force. Nous sommes seuls, isolés. La désindustrialisation est passée par là, ainsi que son bébé : le chômage de masse. Avant, on tirait de nous de très grosses fortunes ; maintenant, la condition indispensable à l’enrichissement est de nous licencier. Plus personne ne veut nous embaucher, nous payer, nous permettre de travailler. L’obsession majeure est de réduire les coûts salariaux, de se débarrasser de ceux qui n’ont pas encore été virés sans se retrouver au tribunal. Peut-être recherchent-ils d’authentiques misérables à exploiter, des hommes, des femmes, voire des enfants qui vivraient comme à l’époque du bouquin. Je l’ignore. Ça me désespère… »

Nadia la serra dans ses bras. Elle s’occuperait d’elle, elle ne manquerait de rien. Elle ne la laisserait pas sombrer dans cette lente déchéance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          380
Fandol   13 avril 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
Depuis que l’enfer de la Shoah a été révélé, chacun d’entre nous sait que l’espèce humaine, si elle est capable du meilleur, est aussi capable du pire, de l’horreur absolue. Un être humain peut-être inhumain et alors il devient difficile de l’arrêter. Le Mal serait-il tout puissant ? Je veux croire que non puisque la Shoah a été stoppée. Il n’en reste pas moins effrayant. (page 249)
Commenter  J’apprécie          390
Fandol   11 avril 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
Elles sont sorties du camp par la cheminée comme tant d’autres pendant qu’on me faisait le cadeau empoisonné de la vie… Est-ce une chance de survivre ou un fardeau, une punition supplémentaires ? Je ne suis rentré en France qu’en 1946, terriblement amaigri, squelettique, épuisé et déjà presque un vieillard dans ma tête à tout juste vingt-six ans. (page 143)
Commenter  J’apprécie          392

Auteur membre de Babelio voir son profil
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Listes avec des livres de cet auteur


Quiz Voir plus

Stephen King-Size !

Quel est le titre de son premier roman, écrit en 1963, resté inachevé et jamais publié ?

The Killer
The Aftermath
The Pit And The Pendulum
The Glass Floor

10 questions
98 lecteurs ont répondu
Thème : Stephen KingCréer un quiz sur cet auteur