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Note moyenne 4.14 /5 (sur 56 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Colombes , le 04/01/1980
Biographie :

Diplômée de Lettres modernes, je vis en Occitanie. J'ai choisi la couverture d'Un été en terre catalane en hommage aux splendides paysages arides et viticoles du Languedoc Roussillon. La région de Perpignan sert de cadre à ce livre, à la fois roman policier, roman d'amour qui évoque certaines pages sombres de l'Histoire de France et de l'Europe dont la Croatie. Vous trouverez plus d'informations sur mon site et mon blog :
https://laurebarachin.wixsite.com/mon-site
https://laurebarachin.over-blog.com/

Écrire des histoires et réaliser des couvertures de livres était déjà le loisir créatif de mon enfance. Les études, le travail et les diverses obligations de la vie quotidienne m'en avaient éloignée jusqu'à ce que je me rende compte que mon esprit fourmillait toujours d'idées et que je renoue avec mon ancienne passion. J'aime créer des personnages, fruits de mes observations du monde contemporain, et les laisser vivre sur le papier en espérant que leur histoire touchera les lecteurs, leur plaira et les instruira, leur apportera une nourriture spirituelle car je suis férue de littérature, d'Histoire, de cultures et de civilisations étrangères, d'actualités et de politique internationale.
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Bibliographie de Laure Barachin   (6)Voir plus

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Citations et extraits (127) Voir plus Ajouter une citation
Sachka   10 mai 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
J'ai gardé en mémoire chaque minute de notre captivité car ce sont les derniers instants que j'ai passés auprès des miens, de tous ceux que j'aimais et ça je ne peux l'oublier. Le 4 mai 1944 , un an et deux mois après le début de notre enfermement, nous avons revu le soleil par une belle matinée de printemps. Les oiseaux chantaient à travers la grille de l'aération quand ils ouvrirent la porte. Ils portaient des uniformes de S.S et hurlaient. Nous étions effrayés. Je serrai Anna et le bébé contre mon coeur pour que personne ne me les prenne. Émilie pleurait, elle n'avait pas un an... Sarah et Samuel ne faisaient qu'un bloc pendant que Jacob tenait fermement Maria et Schlomo par la main.



Un homme grand et blond au regard bleu se détachait de la meute en furie. C'était le chef. Il eut un rictus vicieux en lisant la peur sur nos visages et nous fit évacuer les lieux à coups de matraque. Il fut déçu car nous sûmes garder notre sang-froid, résignés que nous étions, abandonnés de tous, y compris de Dieu qui préférait mettre dans le ciel un beau soleil plutôt que de nous sauver...
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Fandol   12 avril 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
Tout être humain est libre de choisir entre le bien et le mal, vous y compris, loin des déterminations de l’hérédité. Vous êtes vous et non un mélange de caractéristiques de votre père et de votre mère. Votre existence sera ce que vous en ferez, vous serez ce que vous voudrez être. (page 231)
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Fandol   03 mai 2022
Le mirage de la justice de Laure Barachin
Quand la justice est corrompue, elle n’existe plus, et, croyez-moi, ce n’est pas parce qu’il y a un ministère de la justice dans toutes nos grandes et prospères démocraties, qu’elle existe dans tous les tribunaux. Elle dépend des hommes qui la font, elle peut donc être objective et juste ou fragile, arbitraire, aléatoire voire carrément illusoire. Malheur à celui qui aura affaire à son deuxième visage… Entre la perfection et la décadence, il y a des degrés divers mais, dans tous les cas, l’unicité, l’uniformité de la notion de justice ainsi que l’égalité de tous devant la balance ne sont que des mirages.

(pages 125-126)
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Laure Barachin
Melpomene125   26 février 2022
Laure Barachin
J’ai étudié les Lettres à Toulouse mais une partie de ma famille est originaire de la région de Narbonne où j’ai passé de nombreux étés de mon enfance.(...)

Je m’intéresse à l’actualité internationale, à l’Histoire récente, du XXe siècle en particulier, quand la petite histoire rejoint la grande, ainsi qu’au journalisme d’investigation. Ce métier est parfois dangereux. Le personnage principal d’Un été en terre catalane est d’ailleurs une journaliste au chômage, à cause des restructurations de la presse écrite, qui mène une enquête liée à des crimes commis durant la Seconde Guerre mondiale. J’ai publié ce premier roman en 2016 mais j’écrivais déjà depuis plusieurs années. J’aime créer des personnages, fruits de mes observations du monde contemporain. La littérature et l’écriture m’ont toujours passionnée. (...)



C’est beaucoup de travail, il faut aussi du courage pour présenter ses écrits aux lecteurs, se sentir prêt. Je partage mes lectures sur Babelio en tant que Melpomene125 et j’ai eu la chance de rencontrer d’autres passionnés de littérature qui m’ont donné envie de continuer. Dans mes romans, se retrouvent une partie de mes centres d’intérêt, mon goût pour la littérature mondiale, la découverte de nouvelles cultures, j’essaie de faire voyager mes lecteurs grâce au pouvoir de l’imagination. J’aime aussi les romans policiers qui ont un ancrage social, une dimension psychologique ou historique.



Extrait d'un article sur editions-actu.org:

https://editions-actu.org/laure-barachin-le-mirage-de-la-justice/
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Sachka   04 mai 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
Le foyer des Lilas ! Quel beau nom évocateur du printemps. Comment pourrait-on être mal dans ce lieu paradisiaque ? Et pourtant, je ne m'y sens pas à mon aise, même si je fais des efforts pour m'habituer. Je voudrais que Lucie se remette à parler rien que pour moi, pour me prouver qu'elle m'aime et qu'elle veut être ma petite soeur. Mais là aussi je suis déçue car elle se refuse à prononcer un son. Elle ne parle pas, ne pleure pas et ne rit pas non plus. Malgré tout, je vois que ses yeux sont expressifs. Elle a de beaux yeux bleus dans lesquels je peux lire toute la misère et la détresse qu'elle essaie de crier sans y parvenir. Je voudrais l'aider, ce qui me permettrait par la même occasion d'oublier ma colère envers tout le monde et personne, cependant je suis tout autant impuissante face à ses problèmes que face aux miens.
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Sachka   07 mai 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
Une lumière au bout du tunnel.

Il est difficile de traduire avec des mots une expérience qui relève de la foi - de l'imagination ou du délire, penseront certains. Cependant beaucoup de choses nous échappent. La vie et la mort ont-elles un sens ou bien le souhaitons-nous si ardemment que nous leur en attribuons un pour satisfaire notre soif d'idéal sans que ce soit fondé ? Il y a autant de réponses à cette question que d'individus sur Terre mais, quant à moi, je suis intimement persuadée qu'un principe qui nous dépasse et que nous ne comprenons pas existe. Dieu ? Le Bien absolu ? Le Mal absolu ? Les deux peut-être ? Ou quelque chose de tout autre.

Toujours est-il que, durant mon état comateux, je me rappelle avoir eu le sentiment de monter, de me détacher de moi alors que j'étais encore moi, de m'élever vers une source de lumière. J'ai senti cette lumière bienveillante à mes côtés et mon instinct me disait que Lucie était là, dans la lumière et que le monde de la lumière était celui de la paix, de la sérénité, du Bonheur... Celui qu'elle n'avait pas eu de son vivant.
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Sachka   12 mai 2021
Les enfants du mal de Laure Barachin
J'avais revêtu ma belle robe blanche aux manches longues et dépourvue de décolleté car nous étions au mois de novembre 1965 et la température extérieure n'avoisinait pas les six degrés. Elle avait un col dentelé et une longue traîne, tu la connais, je te l'ai si souvent montrée. Elle avait plus d'éclat à l'époque, elle était moins poussiéreuse que maintenant, enfermée dans le fond d'un placard telle une relique associée à un souvenir inoubliable. Je ne pourrais pas la remettre, j'ai perdu ma taille de jeune fille, elle ne te servira pas : si tu te maries, tu voudras ta robe, et pourtant, je ne peux pas envisager de la jeter. C'est un objet précieux et sacré.
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Melpomene125   12 février 2018
Le rêve d'une vie meilleure de Laure Barachin
Elle s’était éloignée de son père et de sa mère parce qu’elle avait honte de ses origines. Une telle bassesse sociale et morale n’était pas présentable. Elle n’était pas digne d’un honorable maître de conférences. Il l’avait souvent entendue mentir à des amis, des collègues, affirmer qu’elle était orpheline.

Cette réaction, cette dissimulation, l’avait déçu. Elle avait changé, elle était désormais arrogante, dédaigneuse, hautaine. Elle n’était plus sa noble Bérénice, la Nadia des débuts de leur relation. Elle était froide, distante. Elle lui manquait. Il espérait la retrouver. Elle ne lui avait pas parlé depuis le décollage. Elle dormait contre son épaule. Ce voyage les rapprocherait-il ? Le retour intempestif de Noël et François dans leur vie bien réglée serait-il un mal pour un bien ? Les épreuves la rendaient admirable, courageuse. Il savait qu’elle avait accepté d’aller en Ukraine récupérer la clé USB qui leur vaudrait de l’or non par cupidité mais par sens du devoir.

Il lui prit soudain la main et la lui serra. Malgré ses doutes, il lui sembla qu’ils se regardaient à nouveau avec amour.

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Fandol   21 avril 2022
Le mirage de la justice de Laure Barachin
Le meurtre est horrible. Toutefois, l’impunité du coupable l’est tout autant. Je ne cesse de me répéter que, si la police avait effectué son travail correctement, l’assassin de mes parents serait désormais sous les verrous. Je ne supporte pas cette absence de visage et de nom, je VEUX savoir qui a fait ça, mais comment ?

(page 14)
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Sachka   06 mars 2022
Le mirage de la justice de Laure Barachin
Mattia sembla touché par mon ton péremptoire. Il me prit la main et essaya de me rassurer.

"Aurore, ma chérie, tu as tort. L'amour, c'est la plus grande force qui soit au monde. Mais je te comprends. Moi aussi, il m'arrive d'avoir peur. J'ai surtout peur de te perdre.

- Je ne vais pas mourir ! m'exclamai-je.

- Moi non plus. Tu vois que c'est idiot d'avoir peur d'aimer à cause de ça."

Comme il avait raison ! Pourtant, j'étais toujours un peu inquiète. Il me serra fort et tous mes soucis s'envolèrent l'espace d'un moment.

"Je peux rester avec toi ce soir... cette nuit ?...", m'interrogea-t-il timidement.

Avec ma voix la plus tendre et la plus douce, je lui répondis délicatement que non puis j'ajoutai en plaisantant que nous n'étions pas encore mariés. Il était dépité mais il se ressaisit vite.

"Et si je te demandais en mariage, tu accepterais ?"

Sa question me laissa pantoise.

"Tu le ferais ?"

Cette folie et cette spontanéité ne me déplaisaient pas.

"Oui, bien sûr."

Il joignit le geste à la parole en se mettant à genoux et en me prenant la main :

"Tu veux m'épouser ?"

Je lui souris, émue, et le relevai :

"Un jour prochain, oui. Pour l'instant, c'est encore trop tôt. Je ne suis pas prête. Cependant, quand je me marierai, je veux que ce soit avec toi.

- Alors, je t'attendrai puisque tu ne me laisses pas d'autre choix."

Il sortit et je restai seule et triste à me demander si la relation que nous avions serait à la hauteur de celle qu'avaient eue mes parents, si elle serait aussi forte et indestructible que celle de mon modèle.
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