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Note moyenne 3.9 /5 (sur 14 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Colombes , le 04/01/1980
Biographie :

Diplômée de Lettres modernes, je vis en Occitanie. J'ai choisi la couverture d'Un été en terre catalane en hommage aux splendides paysages arides et viticoles du Languedoc Roussillon. La région de Perpignan sert de cadre à ce livre, à la fois roman policier, roman d'amour qui évoque certaines pages sombres de l'Histoire de France et de l'Europe dont la Croatie.

Écrire des histoires et réaliser des couvertures de livres était déjà le loisir créatif de mon enfance. Les études, le travail et les diverses obligations de la vie quotidienne m'en avaient éloignée jusqu'à ce que je me rende compte que mon esprit fourmillait toujours d'idées et que je renoue avec mon ancienne passion. J'aime créer des personnages, fruits de mes observations du monde contemporain, et les laisser vivre sur le papier en espérant que leur histoire touchera les lecteurs, leur plaira et les instruira, leur apportera une nourriture spirituelle car je suis férue de littérature, d'Histoire, de cultures et de civilisations étrangères, d'actualités et de politique internationale.
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
kielosa   03 janvier 2018
Un été en terre catalane de Laure Barachin
" Le mal progresse de l'inaction des hommes de bien. "



(p. 20)
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Melpomene125   12 février 2018
Le rêve d'une vie meilleure de Laure Barachin
Elle s’était éloignée de son père et de sa mère parce qu’elle avait honte de ses origines. Une telle bassesse sociale et morale n’était pas présentable. Elle n’était pas digne d’un honorable maître de conférences. Il l’avait souvent entendue mentir à des amis, des collègues, affirmer qu’elle était orpheline.

Cette réaction, cette dissimulation, l’avait déçu. Elle avait changé, elle était désormais arrogante, dédaigneuse, hautaine. Elle n’était plus sa noble Bérénice, la Nadia des débuts de leur relation. Elle était froide, distante. Elle lui manquait. Il espérait la retrouver. Elle ne lui avait pas parlé depuis le décollage. Elle dormait contre son épaule. Ce voyage les rapprocherait-il ? Le retour intempestif de Noël et François dans leur vie bien réglée serait-il un mal pour un bien ? Les épreuves la rendaient admirable, courageuse. Il savait qu’elle avait accepté d’aller en Ukraine récupérer la clé USB qui leur vaudrait de l’or non par cupidité mais par sens du devoir.

Il lui prit soudain la main et la lui serra. Malgré ses doutes, il lui sembla qu’ils se regardaient à nouveau avec amour.

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Melpomene125   17 mai 2020
Le rêve d'une vie meilleure de Laure Barachin
Joséphine reprit son souffle avant d’exposer ses idées avec la même ferveur. Elle avait peur, avait sans cesse peur que ses interlocuteurs outrecuidants la rabaissent et se moquent d’elle, de son érudition inutile puisqu’elle n’était qu’une pute ou officiellement une assistée, une chômeuse de longue durée bonne à rien, à part à vider les caisses de l’État car elle était bénéficiaire des minima sociaux. Nadia le devina, elle n’en fut que plus indulgente. Elle éprouvait une empathie soudaine et surprenante pour cette femme qu’elle avait longtemps détestée parce qu’elle avait besoin de haïr quelqu’un. Pourquoi pas la sale négresse du cagibi voisin ?



« Je sais que le monde a changé, l’organisation sociale, balbutia Joséphine. Tout a changé et pourtant rien n’a changé, ou alors en pire. Le progrès est mort. La révolution industrielle est morte. Nous ne sommes plus une classe solidaire, unie, qui fait la force. Nous sommes seuls, isolés. La désindustrialisation est passée par là, ainsi que son bébé : le chômage de masse. Avant, on tirait de nous de très grosses fortunes ; maintenant, la condition indispensable à l’enrichissement est de nous licencier. Plus personne ne veut nous embaucher, nous payer, nous permettre de travailler. L’obsession majeure est de réduire les coûts salariaux, de se débarrasser de ceux qui n’ont pas encore été virés sans se retrouver au tribunal. Peut-être recherchent-ils d’authentiques misérables à exploiter, des hommes, des femmes, voire des enfants qui vivraient comme à l’époque du bouquin. Je l’ignore. Ça me désespère… »

Nadia la serra dans ses bras. Elle s’occuperait d’elle, elle ne manquerait de rien. Elle ne la laisserait pas sombrer dans cette lente déchéance.
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ClaireG   30 juillet 2017
Le chemin des étoiles de Laure Barachin
Malgré ses efforts pour mener une vie normale en dépit de l’horreur dont il avait été témoin, il avait échoué et il était là, assis à mes côtés. Nous étions unis dans l’impuissance, insatisfaits par le silence des lâches et dans l’impossibilité d’agir héroïquement. Nous avions été incapables de faire preuve de qualités humaines face à une situation sortant de l’ordinaire.



p. 165-66

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enjie77   07 juillet 2018
Un été en terre catalane de Laure Barachin
- Arrête, je t'en prie, Soraya, supplia Jean-Paul. Tu nous fais du mal…. A tous les deux. Je n'ai pas commis ces exactions. Je suis né en 1950... Je suis un enfant de l'après-guerre. Non, mon père n'était pas fasciste. Nos ancêtres étaient des républicains modérés, ils se sont engagés contre les monarchistes et le Second Empire de Napoléon III, ils étaient au service de la République. Pas celle de 1793 et de la Terreur ni celle de la répression des insurgés de la Commune en 1871, tout aussi sanguinaire, même si chaque camp a toujours ses raisons. Ils partageaient l'idéologie de Jules Ferry : l'Instruction Publique obligatoire et gratuite pour tous, l'éradication des patois locaux qui maintenaient les paysans analphabètes dans leur catégorie de "bouseux incultes" incapables de communiquer avec les gens instruits de la classe possédante. Ils n'avaient donc aucune chance de les égaler voire de les dépasser puisqu'ils ne parlaient pas le français : la langue des élites, cousine du grec et du latin. Ces méthodes énergiques sont critiquées aujourd'hui. Les occitanistes, comme Sylvie et Guillaume, traitent mon arrière-grand-père de tyran. Ils défendent la beauté de la culture occitane, le poète Frédéric Mistral etc... Je les comprends…. Sauf que les grands-parents de Lise, ta grand-mère, fils et fille de ferme, domestiques, savaient à peine signer leur nom, compter et coudre. Leur horizon et celui de leur descendance étaient bouchés. Alors ces subtilités d'érudits n'étaient pas leur préoccupation quotidienne.







PAGE 183
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mcd30   13 mai 2018
Le chemin des étoiles de Laure Barachin
Les idéaux ne sont pas faits pour être réalisés en tant que tels, ils sont simplement une impulsion destinée à nous sortir de la passivité, une abstraction qui donne envie d'agir.



P. 213
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kielosa   22 juin 2017
Le chemin des étoiles de Laure Barachin
À la fin de son discours historique de 1963 : I have a dream (Je rêve), Martin Luther King déclarait :

"...le rêve n'est pas inutile et n'est pas non plus l'apanage des fous. Les fous, eux, ne rêvent pas. Ils délirent."
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mcd30   29 juillet 2018
La jeune fille qui lisait dans les pensées de Laure Barachin
C'était plus facile de se dire que tout a un sens , qu'une mission particulière lui avait été attribuée dans l'existence et que tout ce qui lui arrivait en faisait peut-être partie.
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Melpomene125   05 juillet 2016
Un été en terre catalane de Laure Barachin
J'étais devenu l'homme à abattre. J'ai été bête de souhaiter que ma femme me comprenne. Elie Wiesel a eu la sagesse de dire que "les enfants des assassins sont des enfants, pas des assassins." Cette subtilité leur a échappé. J'ajouterais que les fils de héros ne sont pas forcément des héros...
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Melpomene125   05 juillet 2016
Un été en terre catalane de Laure Barachin
Quatorze ans plus tard, vautrée sur une chaise longue, elle s'interrogeait: qu'était-il advenu de Stéphane? Travaillait-il toujours au même endroit? L'immeuble et le café n'avaient pas bougé, aucun sinistre ne les avait ravagés. De même que les vignes, le soleil et la pluie, ils étaient immuables. Ce constat lui fit penser à un poème de Vigny: "Vivez froide Nature et revivez sans cesse..." Les humains, eux, ne revivaient pas. Lise était décédée et rien ne garantissait que Stéphane soit vivant.
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