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Note moyenne 3.4 /5 (sur 10 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Courbevoie (92) , 1972
Biographie :

Née en 1972 à Courbevoie (92), Laure Gauthier est poétesse et auteur d’essais. Elle vit à Paris.
Après des études de littérature allemande effectuées à l’université de Paris-Sorbonne et à l’université de Hambourg, Laure Gauthier soutient en 2003 sa thèse de doctorat sur les débuts de l’opéra en Allemagne au XVIIe et XVIIIe siècles.

Bibliographie :
. L'opéra de Hambourg, 1648-1728
Naissance d'un genre, essor d'une ville
Presses Université Paris-Sorbonne - décembre 2009
. La cité dolente, Chatelet Voltaire, juin 2015

Laure Gauthier, fait paraître en novembre 2017, Kaspar de pierre, aux éditions la lettre volée.

Laure Gauthier, a fait paraître, le 04/11/2018, le recueil " je neige (entre les mots de villon) ", aux éditions LansKine.
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Par l'auteure & Olivier Mellano Lecture musicale Laure Gauthier et Olivier Mellano se sont frayés ensemble un chemin dans le texte Les corps caverneux pour en retenir certains archipels. Tandis que l'auteure tente d'imaginer en mots une musique de nos espaces vides, Olivier Mellano la puise dans le silence qui prolonge les mots et la déploie comme un halo épousant les frontières d'un au-delà du langage. Le titre de ce récit poétique Les corps caverneux fait allusion au désir sexuel, à nos anatomies désirantes mais les « corps caverneux » désignent aussi, avant tout, les cavernes en nous par analogie avec les cavernes préhistoriques : les corps caverneux sont donc ces espaces vides, ces trous ou ces failles, que nous avons tous en commun et que notre société de consommation tente de combler par tous les moyens… Il ne s'agit pas de cabanes, de lieux précaires et provisoires à habiter hors de nous, mais d'espaces solides et intimes à défendre avant que d'aller lutter à l'extérieur. Dans chacune des séquences est évoquée une nouvelle attaque contre ces espaces intimes de respiration et de liberté, en réaction à laquelle une musique émerge, une musique de nos cavernes, qui nous permet de nous cabrer et de rester vigilants. À lire - Laure Gauthier, Les corps caverneux, LansKine, 2022.

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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
coco4649   20 octobre 2017
Kaspar de pierre de Laure Gauthier
MAISON 2





Extrait 3



  ai écrit « J'ai toujours été content et satisfait ... jusqu'à ce que l'homme vienne et m'apprenne à imiter, mais je ne savais pas ce que j'avais écrit ». Et cette phrase, les poètes la croient plus que toutes les autres.



Quelle merveille que l'énoncé dégoulinant d'ingénuité de l'enfant battu qui pleure le rassurant claquement du fouet, comme le placard était doux qui empêchait les horribles sons de la vie



Infans = nature ? Avez-vous vu des taureaux confiner le bœuf dans une mare, le noyer juste un peu, l'empêcher de sortir. Oui, j'ai vu les cadavres de lièvres à demi mangés par le père, certes, mais des lapins enfermés dans le terrier jusqu'à l'âge adulte ?
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coco4649   12 octobre 2017
Kaspar de pierre de Laure Gauthier
MARCHE I





extrait 4/4



Muré=sans expérience= cœur pur= verbe premier= poésie !

  ai construit avec mes tuteurs mes premiers souvenirs,   ai fait

album, fabriqué à mon corps défendant une chrchronologie



Sans fracas s’envole la maison des silences



Tout me laisse à présent,



Loin des pierres qui me regardent



Et   vacille à la vie



Et tous ces yeux en la ville qui m’attend



Et l’écume de ses pourquoi
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coco4649   16 mai 2018
Kaspar de pierre de Laure Gauthier
MAISON I





Extrait 2



  ai marché en mastiquant une longue phrase,



mais  n'avais que deux chevaux et des rubans, un habit, leur souvenir



et déjà votre ville avait trop d'objets et déjà vous vouliez les

oublier à moi



   entends tinter l'éteint de toutes mes gamelles vides,



tout ce qui s'est cabossé sans le bruit



Mais entre l'os et le muscle il n'y a pas le cartilage du désir,



aucune de vos greffes ne prendra



Mais pourquoi croyez-vous que vos mots boucliers m'ont tué ?



ceux que    ai récités face contre terrrrr,



une dizaine de mots dans mes mains en pleurs, mais la béance

sans mots de celui qui



se retirerait me laissant éternellement à marée basse, coquillage sans

eaux, entendre le bruit de la mère, faire oreille pour ma coquille vide



Motte d'amour, d'une voix sans visage qui s'est arrachée, on s'adressait à

moi, même pas besoin de visage. Mais pourquoi m'avoir ôté sa voix ?
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coco4649   01 février 2022
Les corps caverneux de Laure Gauthier
Les corps caverneux







extrait 4



Une musique garde en mémoire un chant dans la grotte qui refait

surface et alors, te dis-je, capter tous les murmures et les mots que

cela appelle, debout ou assis dans le noir, dans la salle, à même

le sol, ces mots que l’on profère alors, enregistrés et retravaillés

dans le même temps, comme une coupole de verre vibrante qui

se poserait, à chaque fois différente, sur la cavité, une grotte qui

se reconstruirait au jaillissement des mots, dont l’empreinte se

marque, vivante, une écume de mots enterrés vifs qu’on déterre et

entre une brise

Libre de dire, avant l’usage pétrifié

L’écume qui sauve la mer,

La signature de l’être

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coco4649   05 septembre 2017
La cité dolente de Laure Gauthier
RÉINVESTIR LA FORÊT…





Réinvestir la forêt, faire bosquet,

Et le taureau passe au loin, dans un bruissement de feuilles,



Inventer des clairières paisibles,

Ciel buriné, course de branchage, gris, de ces beaux gris secs d’hiver,

Où l’on avance le pied mou, accueilli par la mousse, la glaise ou la flaque,

Le tapis de sons humides,

Et de ces fossés récréatifs et puis les cimes, bien sûr.

Mais la foule ne s’y déplace qu’en groupe, au pas de courses, harnachée de vélos, de jeux ou de tenues d’escalades.

L’occidental a la forêt dominicale et diurne.

Oser regarder les troncs la nuit ?

Partir promener l’œil, se heurter aux branches, abandonner une jambe de pantalon, oublier le bruit du papier glacé, l’odeur d’encre des gros titres, quand l’on avance d’arbre en arbre dans la clarté retrouvée. Repeupler le bois.



Je ne songe pas à l’espace poilu entre les deux cornes, ces centimètres jamais caressés, je n’y planterai rien et aurai le courage de passer mon chemin.
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coco4649   12 octobre 2017
Kaspar de pierre de Laure Gauthier
MARCHE I





extrait 2/4



L’humidité m’a reconnu facilement,

           l’agonie du réveil, l’impossible souvenir du gouffre premier,

                     le premier cri



du matin,



l’absence de caresses,



vagues de manque,



tête brumisée d’absences



d’où aurais   appris que la souffrance se jette vers,



que la douleur a une direction



Aucun animal de ma taille ne passe l’horizon   et   n’en déduis rien, jamais.



Et la caresse de mes rubans qui hachurait la journée ?



traits de biais, ont strié la poussière de la cache



Encore mouillé de murmures, sans qu’il n’ait fallu se lever,



Alors que les questions n’étaient que des trous blancs



Qu’ils n’ont cessé de remplir
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coco4649   20 octobre 2017
Kaspar de pierre de Laure Gauthier
MAISON 2





Extrait 2



Et j connais désormais le mot chance, première trappe,



nouvelle souffrance d'un pompon de la vie que      n'ai jamais su attraper, cramponné à la terrrrr,



jamais les bras au ciel, mais



c'est bien un seul tour de manège !



Lui parler du silence des pierres ?
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coco4649   12 octobre 2017
Kaspar de pierre de Laure Gauthier
MARCHE I





extrait 3/4



Mon silence



avait recouvert tous les bruissements de feuilles, tous les pas,

aucune étreinte



les pierres, même elles, se sont retournées à moi, et n’auront plus

jamais la force d’accueillir un enfant,



c’est intenable, pensaient-elles.



Et   ignore forcément tout du mausolée de vers qu’on m’a dressé

toujours à nouveau, et



L’on s’agenouillera éloquent et mélancolique devant les taches

dans mes phrases à venir,

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coco4649   12 octobre 2017
Kaspar de pierre de Laure Gauthier
MARCHE I





extrait 1/4



Jl attrapp des images au vol, comme ils étouffent les papillons,

et tiens ma tristesse en bandoulière,



même des pierres   ignorais le nom

 ai tout vu là, pour la première fois.



Que de feuilles il y avait, soudain



et tous ces vents qui bruissèrent alors dans mes silences



moi qui n’ai vu que murs et porte



sans savoir que les uns retiennent et l’autre ouvre



sans l’éprouver

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coco4649   02 décembre 2018
Je neige de Laure Gauthier
                    J’écris toujours dans la neige





Extrait 2



voix de villon, de loin



je blanc,               suis arrivé te voir

à sept ans les mains vides

suis resté dans le murmure      au chaud

                   près de toi, à chuchoter tout /

                       ce que je n’avais pas

Et à me balader léger sans obsession patrimoniale





Léguer, c’est dilapider / lapider ses biens / pour les entendre résonner





                             vides
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