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4.13/5 (sur 109 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1969
Biographie :

Normalienne, agrégée, docteur en philosophie, habilitée à diriger des recherches (Sorbonne université), spécialiste du XVIIe siècle et de philosophie morale, Laurence Devillairs a notamment publié Petite philosophie de la mer (La Martinière, 2022) ; Etre quelqu’un de bien. Philosophie du bien et du mal (Puf, 2019), Guérir la vie par la philosophie (Puf, 2017) ; Un bonheur sans mesure (Albin Michel, 2017). Elle est également l'auteur de Brèves de philosophie (Seuil, "Points") ; 100 citations de philosophie et René Descartes (Que Sais-Je ?).


Source : http://www.editionsducerf.fr
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« C'est beau ». En trois mots, tout est dit. Devant un paysage comme devant un tableau, les mêmes mots. Qu'expriment-ils : un plaisir, un goût, une mode ? Et si c'était bien plus que cela ? Et si la beauté, notre capacité à la voir, la sentir, l'entendre, était la manière privilégiée que nous avons d'être vivants, sur cette Terre ? Cette aspiration à la beauté, qu'elle soit modeste ou grandiose, dans la nature ou dans les musées, est vitale. Mais nous la négligeons. Nous passons à côté, même en voyage, où elle constitue pourtant la vraie destination. Il nous faut réapprendre à voir. Ne pas rater nos rencontres avec la splendeur de ce monde. Au fil d'une trentaine de textes lumineux, mêlant expériences personnelles, réflexion philosophique et exercices d'esthétique appliquée, Laurence Devillairs nous invite à ouvrir les yeux sur la beauté du monde. Actuellement en librairie ! Laurence Devillairs est normalienne, agrégée et docteure en philosophie. Spécialiste de Pascal, elle a notamment publié Petite philosophie de la mer, Être quelqu'un de bien. Philosophie du bien et du mal ; Guérir la vie par la philosophie et Philosophie de Pascal. le principe d'inquiétude. #laurencedevillairs #philo #philosophie #kant #beauté #editionsstock #livre

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Citations et extraits (281) Voir plus Ajouter une citation
Il faudrait ainsi qu'on ait la force de convertir nos regrets en actes, nos remords en affirmations : ce que j'ai fait, je l'ai fait. Même si j'y ai laissé des plumes et des illusions, c'est le chemin que j'ai pris. Je fais de ce moment de ma vie, de ce virage et de mes erreurs, mon parcours.
C'est une page de ma vie, pas un raté ; c'est une étape que j'ai vécue, pas une absurdité. Il ne s'agit pas de s'aveugler ou de se chercher de fausses excuses, mais d'inclure les manqués dans le scénario, de les intégrer au récit : oui, cela aussi, je l'ai fait. Je n'aurais peut-être pas dû, mais ce fut quand même mon voyage. Non pas la somme de mes remords, un poids mort de regrets, mais un cap que j'ai bel et bien pris. Aller aux vents mais confiants.
p. 19
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Laurence Devillairs
La belle vie n'est pas le divertissement, qui consiste le plus souvent à tromper une angoisse, celle de ne pas réussir à faire quelque chose de sa vie et de se retrouver sans ordre du jour ni agenda. Mais quel risque encourt-on à ne rien faire? Le pire de tous: se retrouver face à soi. De quoi fait-on alors l'expérience? Non pas de ce doux sentiment d'exister dont parle Rousseau, mais du vide, qui est le fond de toute existence, et que l'on passe son temps à combler au moyen de toutes sortes d'occupations.

"Au bonheur des philosophes", Magazine Sciences Humaines n°302, 04/2018
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On veut détruire ce qui nous détruit, rendre le mal pour le mal, mais l'offense est faite, rien ne l'effacera. Qu'elle soit froide où brûlante, la vengeance ne peut que laisser sur sa faim.
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On mène trop souvent une vie casanière, où l'on s'interdit plus qu'on espère. On ne voit jamais assez grand pour soi, jamais assez large. On manque d'audace. C'est ce que nous souffle la trépidante vie maritime, celle des matelots, des navigateurs, des moussaillons, des fiancées de l'Atlantique, des marins. S'ils ont parcouru les mers, c'est sans fanfaronner ni se vanter, simplement parce que pour eux, la vraie vie était là, loin des côtes. Une vie à la proue, sans adresse ni attache.
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Le temps de la mer, quand on prends le pouls de ses mouvements depuis le rivage, c'est celui de l'infini recommencement.
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Continuer sur sa lancée n'est pas la panacée. C'est, en réalité, le meilleur moyen... de ne plus avancer du tout.
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Si j'examine mes pensees, je me rends compte que la plupart sont des évaluations. des devoirs. des jugements : ce que je dois faire, ce que je ne devrais pas faire, ce que j'aurai dû faire, ce que je n'ai pas fait. On peut toujours taire ces pensées de facture morale, s'arranger avec sa conscience. Il reste que l'on n'est pas libre de simplement vivre sa vie, de s'en laver les mains. Être. c'est toujours être coincé entre le bien et le mal.
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Laurence Devillairs
Livre : Être quelq'un de bien, petite philosophie du bien et du mal.

Sommes nous condamnés â être soit cyniques, soit misanthropes ?
Faut il dire avec l'Alceste de Molière : "Je hais tous les hommes."
Ou bien faut il accepter les hommes tels qu'ils sont, s'accommoder de leur défauts parce qu'il est impossible qu'aucune morale ne les change?
[...]
"Et parfois il me prend des mouvements soudains
De fuir. dans un désert, l'approche des humains."
Molière le misanthrope Acte 1 scène 1
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La plupart du temps nous ne pensons pas par nous-même mais par les autres (...) impacter, solutionner, prioriser, débriefer, ressenti, vécu. Pour lutter contre cette nourriture industrielle, il faut cultiver la curiosité qui consiste à refuser les automatismes de pensée et à privilégier ce qui déconcerte.
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Je pense, donc je suis » est sans doute la phrase la plus célèbre de l’histoire de la philosophie. Qu’elle ait été critiquée par son auteur lui-même est significatif du destin de la philosophie cartésienne, dont on a la plupart du temps retenu ce qu’elle avait de moins cartésien, de moins subversif. Il y a donc de fortes chances que ceux qui se déclarent cartésiens soient le plus éloignés de Descartes. Ils l’associent en effet à une forme de scientisme buté, arrimé à la seule certitude du « 2 + 2 = 4 » et rejetant comme irrationnel tout ce que la science ne démontre pas. Or, la philosophie cartésienne n’est peut-être pas même un rationalisme ou alors jusqu’à un certain point seulement, tant elle échappe à toute catégorisation. Descartes est rarement là où on l’attend.
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Qui a peint ce tableau?

Cette artiste-peintre à la personnalité indépendante fut cofondatrice du mouvement impressionniste. Sa toile "Le Berceau" (1872) a marqué un tournant dans sa carrière. A l'initiative de Renoir, elle accepte d'organiser avec Monet et Sisley une vente aux enchères de leurs œuvres à l'hôtel Drouot à Paris le 24 mars 1875 au cours de laquelle elle fut insultée, ce qui ne l'empêcha pas de continuer à vivre de son art et pour son art. Il s'agit de:

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