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Note moyenne 3.87 /5 (sur 45 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : PARIS 12
Biographie :

Bonjour et merci pour votre visite sur ma page auteur.
Pour me présenter, je réside en région parisienne avec mes deux enfants. Hormis le travail, mes passions sont la lecture, l'écriture et le sport. Je suis curieuse de nature. Autodidacte, j'ai exercé différents métiers.
J'aime écrire des romans qui mettent en scène des personnages hauts en couleur dans un contexte actuel, évoquant en toile de fond des réflexions sur le monde qui nous entoure.
Mon roman, "Comment je n'ai jamais réussi à attraper le père Noël", un conte satirique humoristique, écrit en une semaine pour participer au concours de la rentrée des auteurs indépendants Kindle, a séduit les lecteurs dès sa parution, a été n°1 des ventes en 2015 et est toujours dans le top humour en 2016 avec plusieurs milliers de lecteurs.
En 2016, "Poursuites", un roman d'action, d'aventure et de suspense va être publié pour participer au concours Amazon des auteurs indépendants.
Ce roman rassemble les deux premiers volumes de "la puissance des ordinaires" dans une nouvelle édition et fait poursuivre l'aventure de ses héros jusqu'en Afrique du Sud pour des aventures inédites.
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Interview de Laurence Labbé par Alice Quinn


Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
Tostaky61   10 janvier 2016
La puissance des ordinaires de Laurence Labbé
- Le chemin le plus court pour aller d'un point à un autre n'est pas la ligne droite, mais le rêve !
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KATE92   11 juin 2014
La puissance des ordinaires de Laurence Labbé
Aéroport de Paris.

Les destins se croisent, parfois se rencontrent ; c’est rare, mais précieux. Les voyageurs se promènent ou attendent. Les hôtesses et Steward au sol renseignent, enregistrent, contrôlent. Des hommes en armes surveillent.

Les candidats à l’enregistrement pour le vol 1342 à destination de Corfou glissent dans la file d’attente qui serpente vers le comptoir au rythme de lents soubresauts.

Ici et là dans le hall, quelques sièges en métal dur et froid permettent à ceux qui le souhaitent de faire une pause. Certains lisent la presse écrite.

Amadou pousse devant les lecteurs le chariot contenant balais, serpillières, éponges et produits d’assainissement. Sans bruit, sans hâte, il le fait rouler au milieu du hall. Son esprit est ailleurs, au Mali.

Il a des images de femmes et d’enfants plein la tête, de couleurs vives, de soleil et de grandes étendues naturelles exemptes de bitume. Des réminiscences d’odeurs d’épices et de tchourayé le maintiennent en vie. Parfois ce sont d’autres souvenirs qui lui reviennent et le rapprochent de la mort. Des flammes, des hurlements, craquements des arbres et des murs qui s’effondrent, la fumée étouffante… dans ces moments-là, il a chaud, il se sent brûler même au plus profond de l’hiver occidental. Il a 60 ans mais jamais n’élimine de son souvenir cet incendie. Il n’avait alors que 13 ans. Tout ce qui a brûlé, les biens, les arbres et sa famille, est resté quelque part au pays. Les esprits voyagent dans le corps d’animaux libres de leur trajectoire, protégés par un ciel sans nuage.

Amadou est technicien de surface à l’aéroport de Paris, depuis un an. Discret, presque timide, il ne se fait pas remarquer. Il porte une chemise et un pantalon de travail de couleur verte qui dissimulent habilement un corps ferme aux muscles nerveux. Une moustache rase et des lunettes rectangulaires lui offrent une ressemblance parfaite avec un personnage très important de son pays.

Il pense qu’il pourra y retourner pour le ramadan. Pour l’instant il dort dans une petite chambre près de l’aéroport qu’il partage avec d’autres collègues. Des lits suspendus, de fins matelas mousses, quelques chiffons et habits, une plaque chauffante, un évier descellé et émaillé ; c’est ce qui compose à peu près toute leur fortune conservée entre les murs de béton sans apprêt que perce une unique fenêtre meurtrière. Et puis les petits secrets. Les trésors du cœur, de l’esprit et ceux que renferment une petite boîte, en carton ou en plastique, que l’on glisse sous l’oreiller ou dissimule sous la couverture rêche, au pied du lit.

Amadou fait glisser son chariot agrémenté d’un gyrophare orange et d’un petit signal sonore agaçant, devant une rangée de sièges occupée.

Sans précipitation, il se baisse et ramasse un objet au sol. Il est passé maître dans l’art de la prompte récupération, au point que la proie ne touche parfois pas le sol avant de se trouver entre ses mains agiles.

Le butin disparaît rapidement dans la poche de son pantalon et ira retrouver ce soir la fameuse boîte à trésors où il conserve tout ce qui pourrait servir ou être envoyé au pays, à l’une de ses femmes par exemple.

Un peu perdue dans toute cette foule dont elle n’a pas l’habitude, Françoise bute dans le chariot d’Amadou. Elle s’excuse et mise en confiance par le regard sympathique de l’homme elle s’adresse à lui :

- Oh Monsieur ! C’est horrible cette attente ! Déjà une heure de retard !

- Madame, au bout de la patience, il y a le ciel !

Il pousse un peu la dame du bout de son chariot afin de poursuivre son chemin. Mais cette dernière est tenace.

- Oh ! J’adore! C’est un proverbe africain, n’est-ce pas ? De quel pays êtes-vous ?

- Madame, présentement, je travaille… Et on ne peut courir et se gratter les pieds en même temps ! (…)
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Zebra   10 mai 2014
La puissance des ordinaires de Laurence Labbé
page 96 [...] En contrebas de l'hôtel se trouve cette salle. Au centre de la pièce ronde, trône l'écran géant. En arc de cercle autour de celui-ci, des canapés en toile beige, propres mais dont l'usure témoigne du succès de l'endroit, accueillent les clients qui ont envie de se retrouver pour regarder ou commenter ensemble informations et manifestations sportives.

La porte-fenêtre ouverte donne sur la piscine, qui, elle même semble se jeter dans la mer, un peu plus bas. A cette heure, on ne distingue plus grand chose de ce qui fait la splendeur du jour.

Du paysage, dont les couleurs se sont fondues dans le clair obscur, émane encore des bruissements de feuilles caressées par l'air devenu frais. Les cigales se sont tues. Quelques cris d'oiseaux de nuit ponctuent parfois le silence.

De la mer parvient encore le parfum d'iode mêlé à celui de la myrthe sauvage. Dans le ciel, la lune illumine, fière, l'immensité constellée d'étoiles. Énorme, ronde, haute dans le ciel, elle garde les lieux. Parfois, une étoile scintille. Un peu plus loin, une lueur file, danseuse de ballet à la courbe fine, souple, fragile, et disparait.

Les clients, repus, saoulés par l'air qui les nourrit depuis ce midi auquel ils ne sont pas habitués, entrent religieusement dans la salle.

Le moindre claquement de talon résonne sous la voute blanchie à la chaux et produit un son étouffé. Ils prennent rapidement place sur les canapés afin de ne pas briser la magie de l'atmosphère nocturne. [...]
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Tostaky61   25 février 2016
La puissance des ordinaires, tome 2 de Laurence Labbé
Ne pas tirer profit de ces milliers de mourants et de cadavres aurait été stupide. Une catastrophe naturelle avait décidé du sort de ces gens, les riches de l'autre côté de la planète, attendaient des reins, des foies et des rates pour leurs corps cousus d'or.
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Epictete   17 mai 2014
La puissance des ordinaires de Laurence Labbé
Il faut se sentir fort pour aider. Etre certain de ne pas retomber dedans. La poisse est une drogue dure. Elle ne vous lâche pas. C'est un peu comme le vide, lorsqu'on y est déjà tombé, on a le vertige : on se sent attiré par le fond et on ne veut surtout pas se laisser happer par les forces sombres. Il faut savoir donner sans avoir peur de tout perdre.
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LAULAULA   13 avril 2014
La puissance des ordinaires de Laurence Labbé
Les destins se croisent, parfois se rencontrent ; c’est rare et précieux
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LAULAULA   19 avril 2014
La puissance des ordinaires de Laurence Labbé
- Je veux mouriiiiiir, gémit la voix derrière la porte, entrecoupée de sanglots ;

- Ah mais ça, ce n’est rien, je vous assure ! Cela m’arrive tout le temps. J’ai l’habitude !

- Pourquoi vous moquez-vous de moi ? Bouhhhh, je veux mouriiiir !

(...)

- Mais vous ne dîtes plus rien ? Oh ! Eh ! Elisabeth, vous êtes toujours là ? Vous voyez, nous sommes semblables, tous les deux ? Si vous voulez, vous sortez de là et l’on essaye de se suicider ensemble, on y arrivera peut-être ? Je connais par cœur le livre « suicide mode d’emploi », je l’ai d’ailleurs toujours sur moi… vous voulez ?
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Laurence Labbé
LAULAULA   30 juillet 2016
Laurence Labbé
Le plus exact et précis des calculs ne peut prédire la trajectoire du destin ; la plus puissante des volontés ne peut échapper au hasard.
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LAULAULA   10 octobre 2015
Comment je n'ai jamais réussi à attraper le père Noël de Laurence Labbé
– Et pensez-vous que l’on se serve souvent des scientifiques pour maquiller ce que les politiques ou les industriels n’osent avouer ?

– Mais voyons, c’est évident écoutez les infos, lisez les journaux, jetez un œil aux publicités, magazines et j’en passe ! Nous sommes bombardés de résultats d’études scientifiques contradictoires ! Les gens sont devenus incapables de raisonner ou de tester par eux-mêmes quoi que ce soit. Et pour qu’ils soient encore plus crédules, on leur sert des études dont le résultat est tout à fait évident.
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LAULAULA   14 juillet 2015
La puissance des ordinaires, tome 2 de Laurence Labbé
– Ne bouge pas, j'ai une surprise pour toi. Ferme les yeux.. dit-il d'une voix douce qui surprit Lara.

Il avait les mains derrière le dos. Elle obéit et imagina, un peu naïvement, une bague... Des rires d'enfants qui jouaient sur la pelouse...

– Ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier, murmura-t-il à son oreille.

Elle sursauta. Pourquoi cette phrase soudain ? C'était la dernière qu'elle avait lue dans le livre de Julien. Elle voulut ouvrir les yeux mais il était assis à côté d'elle, sa large main écrasait son visage, elle ne pouvait pas crier non plus.

– Ce sont toujours les meilleurs qui partent premier, répéta-t-il. Cela te rappelle quelque chose ?

Elle n'osa avaler sa salive.

La lame froide et tranchante d'un scalpel venait de se poser sur son cou au niveau de la veine jugulaire.
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