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Note moyenne 3.5 /5 (sur 10 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Angers , le 13/08/1970
Biographie :

Laurent Albarracin est un poète français, né en 1970 à Angers. Il tient une chronique de poésie sur le site de Pierre Campion et anime les éditions Le Cadran ligné.
Il vit en Corrèze.
Il a publié des plaquettes et livres de poésie, parmi lesquels :
Les jardins nucléaires, éditions L’Air de l’eau, 1998 ;
Le feu brûle, Atelier de l’Agneau, 2004 ;
De l’image (essai), L’Attente, 2007,;
Le Secret secret, Flammarion, 2012.
Il a publié au Corridor bleu Le Verre de l’eau et Le Grand Chosier, 2016


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SOIRÉE DE LANCEMENT DE LA REVUE CATASTROPHES #3 Avec Philippe Annocque, Guillaume Condello, Frédéric Forte, Julia Lepère, Cécile Riou & Pierre Vinclair Catastrophes est une revue d'écritures sérielles, animée par Laurent Albarracin, Guillaume Condello et Pierre Vinclair. Bimestrielle en ligne (30 numéros sont parus), elle paraît tous les 18 mois en format papier, sous la forme d'une anthologie comprenant certaines des propositions poétiques les plus stimulantes de l'époque. Les quatre ensembles qui composent Catastrophes 3, « Dit impossible », « Rites rêvés », « Traduit en langue fauve » et « Mondes suspendus », présentent tous une dimension des rapports du poème, dans son essentielle étrangeté, à un monde qui ne fut pas toujours là et qui disparaîtra peut-être : assumer l'impossible, rêver d'une parole rituelle, articuler dans la langue commune une parole fauve, penser dans le vertige de la disparition, sont autant de promesses, fragiles, de faire de l'écriture le lieu d'une création radicale, à même d'exorciser la fatalité du néant. À lire – Revue Catastrophes 3, coll. « S!NG », éd. le corridor bleu, 2021.

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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
coco4649   15 avril 2017
Laurent Albarracin
La balle de ping-pong(e)





Quoi de plus fascinant que le rebond s’amenuisant d’une

balle de ping-pong sur une table de ping-pong ? Il y

a d’abord cette ampleur du saut magique puis

ce maintien dans l’étonnement gardé, la

répercussion inlassable du choc et

de l’impact, et vite cette trépid

ation qui finit par carrément

trépigner pour ne rien donn

er qu’une coquille blanche

comme absolument étr

angère à son excitation

passée. C’est comm

e s’il y avait eu acc

élération vers la le

nteur, légèreté

s’aggravant s

oudain en u

n vide roul

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urqu

oi

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coco4649   09 avril 2017
Le grand chosier de Laurent Albarracin
 

 

Les choses ont ceci de particulier qu’elles sont plus générales qu’elles en

ont l’air. Je veux dire qu’elles touchent à infiniment plus qu’elles-mêmes

et précisément parce qu’elles sont. Paradoxe qui vient de ce que leur ra-

dicalité de choses les renvoie d’emblée à leur racine nourricière, les

branches au tronc de leur massive plénitude. Si une chose n’est qu’une

chose, alors elle est tout entière à soi, vouée à elle en une sorte de dévo-

tion exclusive et profuse qui en quelque sorte la déborde. La solitude qui

est la sienne, le particularisme absolu dont elle relève obligent la chose à

tirer de soi sa substance et à se distribuer à peu près comme une sève.

C’est sa coupure ontologique qui la force à se déployer poétiquement —

en création — en elle-même. Faire cosmos est le seul recours qu’elle a

pour être. Il lui faut nécessairement se ramasser pour bondir à l’assaut

d’être soi, trouver en elle la ressource d’être à soi-même un monde en

n’étant malgré tout que ce qu’elle est, déployer le plus luxueusement pos-

sible la pauvre égalité à soi-même qu’elle est constitutivement. Comment

faire monde quand on n’est que chose ? Eh bien en bouclant sur soi la

chose qu’on est, en faisant infiniment retour à soi avec l’espérance que

ces vrilles et ces volutes relanceront en soi ce qu’on est ainsi que des a-

iguillons, des injonctions à être, et comme par des seringues qui injecte-

raient de l’être à la chose, et vous forceront à parcourir tout le trajet de la

chose que vous êtes.
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coco4649   16 avril 2017
Laurent Albarracin
L’ampoule





L’ampoule pend au bout de son fil

dénudée dans son emphase

jaune d’un pus simple

comme un vase qui aurait

tout son or dehors

et sa face toute

de crème
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coco4649   29 septembre 2017
Louis-François Delisse de Laurent Albarracin
LES ENFANTS DE JOCASTE





    - 2-



Un œuf transparent

roule sur ma main



un coquelet presqu'à terme

y meurt doucement

dans un hoquet de sang bleu



qui a chassé qui ?

qui a poussé qui ?

la chute a été sans écho

au bas de la carrière



la mère à qui tout est volé

l'enfant et le père

qui était qui

qui a perdu qui ?



en bas de la falaise

une coquille sonne



p.206
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coco4649   29 octobre 2017
Broussailles de Laurent Albarracin
 

 

Bêtes fragmenteuses

et phasmatiques d'une bête

non pas devant surgir d'un fond

mais exténuée là dans sa forme



que les arêtes

sont poissonneuses à l'endroit

d'un arrêt qui bouge

qu'encore ce sont des mèches d'incendie

celles qui vont de virgule en virgule

à la mer marbrée de cassures douces



p.15
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coco4649   16 avril 2017
Laurent Albarracin
La mouche





Elle se lisse les pattes comme une moustache

avant de reprendre son vol bougonnant

ensuquée de cette tape qui l’a manquée

ramollie de tout l’énervement de l’air

folle néanmoins avec placidité

Ses méandres défient le sens

sa trajectoire n’est celle

que de l’œil qui la poursuit

On dirait une souris amusée

et réduite à son point de fuite

dans les pattes rêveuses

d’un ours ou d’un gros chat
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SZRAMOWO   10 juin 2017
Broussailles de Laurent Albarracin
La broussaille n'est pas une chose

mais l'état de cette chose pourtant

elle n'est comme chose

que le désordre de cette chose

elle n'a pas de réalité claire

elle n'a de réalité qu'assombrie/ de sa broussaille

dès lors comment parler de cette chose

qui n'est pas une chose

mais la friche de cette chose

devant la parole ?
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coco4649   16 avril 2017
Le grand chosier de Laurent Albarracin
La petite route sinueuse





La petite route sinueuse serpente dans la campagne.

Elle serpente et reverse ses virages à la petite route

sinueuse. Elle traverse le paysage modestement agricole

et se bas-cotés fonctionnent sur elle comme une houe

dispersée partout, comme une houe magique qui comble

le sillon de l'épais sillon de la petite route sinueuse. Il se

passe cette chose avec la petite route sinueuse : elle percole.

Elle percole : tout le paysage filtre la petite route sinueuse

et produit la petite route sinueuse.
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coco4649   16 août 2017
Broussailles de Laurent Albarracin
 

 

Broussailles sont dans le flou dur

comme une griffe de l’effacement,

une sorte de bataille molle, aussi



trois fois brûlées sont les broussailles ? : de

brûlure, de roussi, d’embroussaillement



car un fouillis est le monde du fouilleur

les antennes de sa quête

qui buissonnent autour de lui



qu’à se clarifier la broussaille

ne se peut que pleine de lames,

de faux, de tranchants, encore
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coco4649   16 août 2017
Broussailles de Laurent Albarracin
 

 

Broussailles sont la mousse

du bruit et des bois

forêt de phosphènes

et les grands arbres dans le picotin



pourquoi l’horizon bleuit à l’horizon

sinon parce que l’ecchymose

et la colline comme bosse

au retroussé de ses creux



la pente percluse de coins

comme un andain d’aiguilles
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