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Note moyenne 3.69 /5 (sur 112 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 22/08/1981
Biographie :

Fils de l'historien Alain Decaux (1925-2016), Laurent Decaux publie son premier roman historique, "Le Seigneur de Charny", en 2017, puis "Le Roi fol" en 2019.

En 2006, il a cofondé "Les Caves Nysa" qui comptent aujourd’hui 25 magasins en région parisienne.

Twitter : https://twitter.com/laurentdecaux
Facebook : https://www.facebook.com/ldecaux





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Frédérique le Teurnier présente "Le Roi fol", le nouveau roman de Laurent Decaux dans le Mag Loisirs Weekend de Laurent Petitguillaume. ACHETER LE LIVRE : ? Version papier : http://bit.ly/le-roi-fol-papier ? Version e-book : http://bit.ly/le-roi-fol-EBOOK


Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Sarindar   27 août 2017
Le Seigneur de Charny de Laurent Decaux
A peine [Florentine] eut-elle quitté la pièce que Marie repoussa les couvertures et se redressa sur sa couche. C'était une jeune fille de quinze ans, non pas entrée dans l'âge adulte, mais déjà sortie de l'enfance : son visage était plein, ses yeux brillaient de malice, et deux petits seins pointaient, gonflés de jeunesse, à travers sa chemise de lin.
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talou61   17 mars 2020
Le Roi Fol de Laurent Decaux
La violence des nobles ne réside ni dans les coups ni dans les mots. Vous l'exercez sans vous en rendre compte, en cantonnant vos serfs au soin des bêtes, en ne leur donnant pas d'autre ambition que de pousser le soc de leurs charrues. Vous leur défendez d'épouser le garçon ou la fille d'une seigneurie voisine sous peine d'amende. Vous leur interdisez de constituer un patrimoine dont ils pourraient faire hériter leurs enfants... Ils renoncent à toute forme de liberté en échange d'une protection que vous ne leur accordez plus.
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Eve-Yeshe   08 décembre 2019
Le Roi Fol de Laurent Decaux
Fichus Anglais ! Se contenteraient-ils un jour de leur île d’outre-Manche ? Ils disposaient pourtant de beaux pâturages, d’un climat tempéré et de moutons laineux ! Leur vin de cep n’était pas aussi bon que celui de France, mais leur vin de houblon n’était pas déplaisant… Qu’était-ce alors ? Les femmes peut-être ?



Ça doit être ça, songea Clisson à voix haute. Les Anglaises sont courtes et rouges, comme des jambons cuits. Voilà pourquoi leurs rois s’entourent d’hommes et se font sodomiser…
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talou61   23 février 2020
Le Roi Fol de Laurent Decaux
J'ai mieux que des preuves : j'ai la rumeur, qui court déjà sur le parvis de Notre-Dame, dans les rues crasseuses des Halles, dans les barques des voituriers d'eau....
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Stendhalien   23 novembre 2019
Le Roi Fol de Laurent Decaux
Me déguiser, répondit Charles. Mais dès l’aube, mon cher Bureau, je revêts mon masque de souverain. Avant sexte, on m’habille, on me farde, on me prodigue les soins pour faire face à mes obligations. A la messe de huit heures, je suis le plus chrétien des rois. A la première audience, j’enfile mon habit de premier officier de justice, de redresseur de torts, d’oreille attentive du peuple. Au Conseil, au Parlement, devant les barons, je suis le suprême seigneur, le primus inter pares, le protecteur des lois. Et quand arrive le soir, je deviens l’arbitre des frivolités. Dites-moi Bureau, a quel moment du jour ne suis-je pas déguisé ?
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talou61   17 mars 2020
Le Roi Fol de Laurent Decaux
Qu'on soit tanneur, lingère ou gentilhomme, c'est pour chacun la même histoire. Pour cent francs d'empruntés, les banquiers en comptent le triple en intérêts.
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Zenon1988   10 novembre 2017
Le Seigneur de Charny de Laurent Decaux
– Faites quelque chose, messieurs, supplia Hélène, je vous en conjure !

Sans se faire prier, Jacques quitta sa houppelande et ses chausses, et, vêtu de son seul pourpoint, et de collants retenus au gilet par des aiguillettes, il bondit au milieu des nénuphars et des sillons de vase. En un instant il avait saisi le vieillard, et l’amenait à la rampe de bois. Puis, avec l’aide de Miles, il le tira hors de l’eau, et le confia aux porteurs, qui l’installèrent sous le dais de sa litière.

– Mon pauvre ami, dit Hélène en s’approchant et caressant le front du barbon.

Celui-ci, inconscient, semblait mal en point ; ses paupières étaient gonflées, et un filet d’eau s’écoulait de sa bouche. Soudain il ouvrit les yeux, se pencha sur le côté du brancard, et vomit.

– Qu’est-il arrivé ? dit-il, hagard, en cherchant Hélène des yeux.

– Ce n’est rien, monsieur mon époux, vous avez perdu l’équilibre en descendant à l’étang. Vous étiez submergé par les flots, quand M. de Charny vous a sauvé.

Jacques ruisselait d’eau et de vase ; il se sentait vaguement ridicule ; cependant l’élan de reconnaissance et de sympathie qu’il perçut dans la voix d’Hélène lui fit oublier son accoutrement.

– Je vous reconnais, articula Rabier.

Et, tournant son visage cramoisi vers le jeune seigneur :

– Vous êtes l’ancien promis de ma femme.

Jacques acquiesça de la tête, pendant qu’Hélène baissait les yeux.

– Vous m’avez sauvé la vie, monsieur, continua le vieillard, et je vous en sais gré.

Et, lançant un regard glacial à ses servants :

– D’autres, à votre place, m’auraient laissé mourir dans cet étang.

Rabier frissonna, avant d’ajouter d’une voix sourde :

– Vous serez un bon époux pour Hélène, quand j’aurai disparu ; et croyez-moi, cela arrivera bientôt.

– Ne parlez pas de malheur, protesta Hélène en tirant une couverture sur le corps maigre et flapi.

– J’ai très froid, pourtant ; la tête me tourne, et je ne sens plus mes pieds.

Et il ajouta, avec un regard terrifié, et terriblement conscient :

– Je crois que je vais mourir.

Aussitôt il se contorsionna de douleur et gémit si fort qu’il semblait que son âme allait sortir par sa bouche.

– Comment va-t-on l’enterrer ? murmura Miles à l’oreille d’Arnaut ; c’est le dernier croque-mort de la région.

– Ne parle pas trop vite, fit Arnaut ; le vieux Rabier nous annonce sa mort chaque jour, et chaque fois il se remet des crises, des noyades et des apoplexies. Regarde-le : il est bien vif.

Au même instant, semblant confirmer les propos du jeune homme, l’accès de fièvre s’atténua, et Rabier respira plus librement. Hélène appela les deux porteurs, et ceux-ci soulevèrent le brancard.

– Merci, messieurs, dit la jeune femme en s’engageant sur le chemin de gravier ; maintenant, si vous le permettez, je rentre afin de soigner mon pauvre époux.

Et, avec un sourire discret et une tournure de voix qui semblaient s’adresser à Jacques :

– Mais revenez à l’occasion, quand Anton sera rétabli.

– Vois-tu ? dit Arnaut, observant le petit convoi formé par Hélène, Fernand, les deux porteurs et le barbon, qui toussotait sur sa civière brodée ; ce genre de vieil animal s’altère, mais ne meurt pas.

– Ma soif, elle, ne s’altère qu’Au Père tranquille, dit Miles ; et il se trouve que j’y ai réservé la meilleure table.

– Vraiment, Rabier ne craint pas la mort, poursuivit Arnaut, sans tenir compte de l’intervention de Miles, et les yeux toujours braqués sur le palanquin, qui disparaissait dans le feuillage ; à force d’en faire commerce, il semble qu’il l’ait vaincue.

Jacques, non loin, s’ébrouait comme un jeune chien, et grattait la boue qui séchait sur son vêtement.

– Allons, mes amis, allons, dit-il, après qu’il eut rajusté son pourpoint ; soyons oublieux de la mort, et profitons de la vie.

Aussitôt, s’accordant par un silence convenu, les trois amis marchèrent jusqu’à l’Aube, empruntèrent le bac, sous l’agile conduite de Pierrot, rejoignirent leur monture respective et, à bride abattue, partirent se saouler au Père tranquille.

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Lilou08   03 octobre 2019
Le Roi Fol de Laurent Decaux
Florie jeta à son grand-père un sourire où perçait un reproche. Elle n’aimait pas être complimentée.

- Oui, tu es belle, insista le vieillard. Est-ce un crime de le faire remarquer ?

Blonde, petite, vive, les pommettes un peu trop hautes, les yeux un peu trop grands, Florie n’était pas belle, elle était jolie.

- Suis-je bien obligée d’aller à cette fête ? demanda-t-elle d’une voix résignée.

- Vais-je encore devoir t’excuser ? répondit Bureau. Tu as seize ans, Florie ; il est temps d’affronter le monde…

La jeune fille détourna la tête.

- Je n’aime pas ce monde. Qu’y ferais-je ? Il n’est pas le mien.

- Eh bien, pour commencer, tu pourrais t’y faire des amis.

Depuis deux ans qu’elle avait rejoint Paris, son grand-père lui avait présenté bien des enfants d’amis nobles ou d’officiers royaux. Mais ces adolescents, jugeant la jeune fille d’après ses robes et ses souliers, l’avaient prise pour une provinciale arriérée. Florie n’avait rien fait pour les détromper. Ces filles et fils de grande maison étaient stupides et superficiels ; leur seule occupation consistait à railler tous ceux qui leur étaient inférieurs ou ne leur ressemblaient pas.
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talou61   17 mars 2020
Le Roi Fol de Laurent Decaux
Le jeune monarque évoquait la terrible répression qui s'était abattue sur plusieurs régions de France dix ans plus tôt. Épuisés par la guerre et les épidémies, rendus exsangues par les tailles, écœurés par le rétablissement des taxes et des fouages, les Languedociens avaient pris les armes contre les nobles, les Rouennais avaient incendié les demeures des notables, les Parisiens avaient massacré les collecteurs d'impôt.
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Zenon1988   10 novembre 2017
Le Seigneur de Charny de Laurent Decaux
C’en était trop pour Anselme : il quitta la Saintonge et regagna la forêt de Cîteaux.

Il retrouva dans l’antique abbaye, qui avait choisi la plus stricte neutralité entre Rome et Avignon, la joie parfois égoïste de la solitude ; cependant, après quelques mois de méditation, il fut assailli par un questionnement, dont il ne parvenait pas à se départir : comment vivre de prière et de silence, alors qu'au-dehors la violence étreignait le monde ?

Pris d’un doute ontologique, il demanda qu’on le défroque, afin de rejoindre un des ordres mendiants, alors en pleine expansion ; mais l’ordre de Cîteaux connaissait sa valeur, et lui proposa une charge d’abbé aux confins de l’Écosse, sur les îles Hébrides, un territoire perdu, où sévissaient les mages et les nécromanciens. Il y avait fort à faire, lui fit-on valoir, pour la propagation de la foi. Sur l’île d’Iona, en effet, les cultes tribaux concurrençaient la vraie foi. Dans certains monastères, la règle de saint Colomban tendait à supplanter la règle de saint Benoît. Anselme dut apprendre à composer avec les traditions locales et les croyances héritées des rois pictes. Lui qui n’avait jamais été marialiste, il théorisa devant les fidèles la conception virginale et la sainteté perpétuelle de Marie, car ces chrétiens des confins du monde aimaient passionnément la mère de Jésus, au point de l’idolâtrer. Pour susciter les vocations, Anselme avait recours à saint Serf ou saint Drostan, plutôt qu’à Bernard de Clairvaux. Et chaque dimanche, à l’église de Mull, devant des assemblées de moins en moins clairsemées, il convoquait les bestiaires et les fabliaux pour complaire aux dévotions animalières, largement répandues dans cette contrée. Après quatre années de ministère, au prix d’un pragmatisme dont il ne se serait jamais cru capable, et de larges renoncements à la stricte observance, Anselme avait repeuplé les couvents d’Uist, Jura et Mingulay et chassé l’hérésie de l’île d’Iona. C’est là qu’il fut rappelé à Cîteaux.

Alors qu’il espérait retrouver en val de Saône le bonheur d’une retraite méritée, à peine fut-il arrivé dans l’antique abbaye qu’un capitulant du chapitre lui apprit qu’il était attendu à Lirey. L’ancien prieur de la collégiale venait de passer de vie à trépas ; les seigneurs de Lirey prétendaient posséder le saint suaire et en faisaient l’ostension ; l’évêque de Troyes criait à l’imposture et réclamait l’intervention d’Avignon.

En un mot, la place était à sa mesure.

Il la prit.

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