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3.65/5 (sur 205 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Marmande , 1975
Biographie :

Laurent Queyssi est un traducteur, écrivain de science-fiction, journaliste et scénariste de BD.

En 1993, il obtient son bac et déménage à Bordeaux pour suivre des études de Lettres Modernes. Six ans plus tard, il publie ses premiers textes, notamment une nouvelle parue dans l'anthologie périodique "Étoiles Vives". Son premier roman "Neurotwistin", paru en 2006, est une ode aux mythes "pop" qui le fascinent.

Il a publié depuis "L’Héritier du chaos" (Mango, 2008) ainsi qu’un essai sur l’agent 007, "Les Nombreuses Vies de James Bond" (Les Moutons Electriques, 2007). Sa première bande dessinée, "Sous la Montagne", est parue en 2008 chez Soleil.

Ses nouvelles ont figuré aux sommaires de plusieurs revues de SF et de fantastique françaises. Il travaille actuellement sur un thriller mettant en scène des super-héros, sur un one-shot post-apocalyptique avec un dessinateur Chinois, Après la Chute, et sur une série aux éditions du Lombard: Le Comité.

Il est l'un des membres fondateurs et a appartenu au comité éditorial de la revue Angle Mort et tient la chronique bédé/littérature dans l’émission + ou - geek. Il travaille actuellement sur une biographie en bande dessinée de l'auteur américain Philip K. Dick.
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Extrait du livre audio « Mona Lisa disjoncte, trilogie de la cité tentaculaire, tome 3 » de William Gibson, traduit par Laurent Queyssi, lu par Nicolas Djermag. Parution numérique le 23 novembre 2022. https://www.audiolib.fr/livre/mona-lisa-disjoncte-9791035409906/


Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
Il me fallait interviewer les commerçants, faire une photo puis rédiger l'article. J'avais déjà le titre : "La vie commerciale reprend à Pont-Canal".
Les fantômes de Hunter Thompson et gay Talese me regardaient d'un oeil noir.
Ils pouvaient bien aller se faire foutre.
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Le grand encaisse sans broncher, sa tête est déjetée sur un côté et revient aussitôt à son emplacement initial. Pendant un instant, j'ai l'impression qu'un peu de fumée est sortie de ses oreilles, comme dans un dessin animé de Tex Avery, puis il attrape Cyril et lui colle une gifle monumentale, une baffe d'anthologie digne de Bud Spencer. Le bruit du choc m'évoque celui d'un morceau de viande qu'un boucher retourne sur son plan de travail en bois pour le couper. Un son à glacer le sang de l'équipe des All Blacks au grand complet ou de Mathilde, ma vieille tante maléfique à la jambe de bois.
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À ses dons de vendeurs, qu'il doit essentiellement à sa proximité avec ses clients (mais également au fait que le Français aime acheter Renault) s'ajoute une prédisposition, doublée d'un entraînement redoutable, à supporter l'alcool. Avec ses deux ou trois apéros par soir 360 jours par an, il faut maîtriser son sujet pour ne pas, de temps à autre, accorder, sous le coup de l'enthousiasme distillé par son cinquième pastis sirupeux, une ristourne trop importante qui risquerait de fâcher le patron de la concession. Christian connait les gens, les bagnoles et l'alcool. C'est un cador dans son métier.
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C'est le jour de ses quarante ans qu'un Alan Moore un peu éméché a annoncé à la stupéfaction de sa famille et de ses amis qu'il allait devenir magicien. Le lendemain de cette révélation, un dilemme se pose alors à lui : soit se renier et avoir l'air stupide, ou assumer sa déclaration et avoir l'air stupide...
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Le froid m'oblige à marcher un peu. Je sors des jardins de la mairie et traverse le centre-ville. Six-huit mille habitants, quelques magasins de fringues ou de sport, des boulangeries, une ou deux banques, des Nouvelles Galeries et une Maison de la presse. Peut-on vraiment qualifier ça de ville ?
Une excroissance au bord de la Garonne. Une anomalie au milieu des champs de fraises et de tomates. Un peu de béton essayant vainement de ressembler à quelque chose d'urbain. Et tout autour, des quartiers résidentiels comme celui où j'habite.
Rien d'agréable à l’œil. Pas le moindre bâtiment qui sortirait de l'ordinaire. De vagues enseignes vieillottes, des devantures ringardes et des maisons grises, collées les unes aux autres.
Un marécage. La mort du rêve.
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V pour Vendetta
Mais c'est en utilisant la figure de Guy Fox, suite à une suggestion de Lloyd, que la bande prend définitivement son envol. En inscrivant dans l'ombre de cette figure martyrs du Catholicisme qui tenta de faire sauter la Chambre des Lords le 5 novembre 1605 ( un événement historique connu sous le nom de la Conspiration des poudres), Moore s'empare du personnage comme d' un symbole universel de la contestation, une figure de l'anarchisme libertaire. Derrière son masque, V incarne la revanche de tous les faibles, des proscrits, des anormaux, rejetés par cette société nouvelle qui ne prospère que par et dans la peur. Dans un monde soumis à l'ordre et à l'injustice, V prône le chaos, l'insoumission et vise à désorganiser un à un les piliers d'un régime structuré autour du Nez (le Nouveau Scotland Yard), de la Main (la police secrète), de la Voix (la propagande), de l'Oreille et de la Vision (la surveillance audio et vidéo), le tout sous le contrôle d'un démiurge au sommet, omnipotent, car omniscient le Destin. Celui-ci voit tout, entend tout, et contrôle tout. Victime de l'injustice de ce régime, V le rendra aveugle, muet et sourd. Ce qui ne pourrait être qu'une banale histoire de vengeance se part, dans les mains de Moore, d'une puissance réflexion politique. Le scénariste va ainsi à rebours des codes traditionnels de la BD de super-héros et des vengeurs masqués, d'ordinaire alliés objectifs d'un pouvoir forcément légitime. En cela, il peut-être vu précisément comme un double inversé du hiératique Judge Dredd qui paraissait dans l'autre revue britannique 2000 AD.
L'auteur construit autour de V tout un monde en négatif et questionne la place et le rôle du héros justicier dans un monde inique. V vient renverser les valeurs, instiller de l'irrationnel dans le rationnel, du rêve dans le matérialisme. Capable de comprendre les rouages de cette machine implacable vouée à la déshumanisation, V met tout en place pour détruire cette société. Plus que les bombes, son arme de destruction massive la plus subversive est la parole, le langage. Dépositaire de la culture du passé précieusement préservée dans son Musée des ombres, l'Arlequin au sourire sardonique et un acteur né, maîtrisant à la perfection l'usage des métaphores, des citations, rejouant sur un mode grandiloquent des passages tirés de Shakespeare ou des psaumes... Par sa logorrhée brillante, V désarçonne ses ennemis habitués à une langue neutre, fonctionnelle, vidée de son sens et d'affect, renvoyant à la novlangue du 1984 de Georges Orwell. V sème le trouble, redonne de la valeur aux mots pour se faire in fine un confesseur qui mine le pouvoir de l'intérieur. Sorte de messie laïc, V appel à une insurrection- résurrection du peuple. Contre le fatalisme de l'aliénation volontaire, il somme la population de reprendre son destin en main, de faire face et de lutter contre son inertie coupable à l'image de Evey et de Rosemary Almond, la femme d'un ponte de la police politique a assassiné par V et qui trouve une forme de rédemption en fomentant le seul acte de rébellion de sa vie. La subtilité du propos de Moore et de sortir de tout manichéisme qui réduirait V pour Vendetta à un petit traité d'anarchie politique basé sur une dialectique binaire. Dans une diatribe terrible envers une justice "catin" qu'il estime dévoyée et complice du pouvoir, l'accusateur V se montre sans pitié pour ses bourreaux, mais encore plus sévère envers une population devenue amorphe et apathique qui a préféré sacrifier sa morale au profit du confort et d'un semblant de sécurité. Trop insaisissable, trop complexe, trop pur, V et un trouble, dont l'intransigeance se révèle lors de la "conversion" d'Evey, un passage terrifiant qui marque un basculement clé dans le déroulement du récit. Moins que le pouvoir, c'est plus précisément la soumission volontaire pour un pouvoir qui est au cœur de la réflexion de V pour Vendetta, ce qui fait du livre un classique encore aujourd'hui. En dehors de ses qualités narratives intrinsèques, les parties pris esthétiques radicaux de David Lloyd ont permis de donner toute l'amplitude requise à l'univers en clair-obscur de Moore. Pensée à l'origine pour une publication en noir et blanc dans Warrior, la bande permet au dessinateur de jouer sur des contrastes marqués et expressionnistes, et d'utiliser audacieusement des décors photocopiés avec ses illustrations pour accentuer la familiarité inquiétante de la fable. Lors de la poursuite du projet aux États-Unis suite à l'arrêt de Warrior, DC demande une mise en couleur pour ne pas désarçonner le lectorat américain. Contre toute attente cette colorisation apporte une réelle plus-value grâce à l'utilisation d'une palette atones et délavée, inondant le récit d'une lumière blême, "froide comme la glace", achevant de rendre hors norme ce projet. De fait, si après le coup d'éclat final de V, plus rien ne sera comme avant pour l'Angleterre, il en est de même pour Moore qui signe là son premier chef-d'œuvre.
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Nous pensons aussi que le virus sera protégé, reprend le sous-directeur. Et très bien. Il nous faut quelqu'un sur le terrain capable de briser ces protections pour que nous ne le récupérions. Et comme Edgar Vaillant m'a dit que vous étiez le meilleur hacker qu'il ait jamais rencontré, c'est vous qui allez vous en charger. Nous ne savons pas encore à quoi nous attendre et il faudra quelqu'un doté d'un solide instinct et d'une formidable capacité d'improvisation. J'ai cru comprendre que vous n'aviez pas seulement des talents de pirate informatique. Mon agent m'a assuré que vous étiez un formidable crocheteur de serrures, comme nombre de hackers apparemment, et que votre faculté d'adaptation lui paraissait hors du commun. D'après lui, et même si cela ne me réjouit guère, vous êtes le seul capable de récupérer le virus sans déclencher le système de sécurité qui le lâcherait dans la nature.
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Je suis plutôt tolérante, mais parmi les trucs que je ne supporte pas, se trouve la connerie crasse, celle qui découle d'un manque de curiosité, de l'absence d'intérêt pour quoi que ce soit et de la fainéantise, cette bêtise qui rend les gens peureux, racistes et parfois même tolérants à l'égard de Michel Sardou.
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Je me lève et le tourne vers la route. Bitume, maisons identiques et alignées. Plus loin, je distingue la protubérance du Centre Com. Puis l'image d'un jet-pack revient me hanter. Où en est la conquête spatiale ? Je pense alors à mon implant qui ne me sert à parler qu'à distance avec mes potes, qui, eux aussi, portent une marque et qui vivent dans une habitation semblable à la mienne. Moutons électriques. Au lieu de nous déplacer dans des voitures qui volent, nous affrontons des bandes de jeunes qui portent des masques d'athlètes dopés et à la solde d'un conglomérat sans éthique. Je suis chez moi dans ce Quartier Pavillonnaire, j'appartiens à cet univers dépourvu de possibilités, sans horizon ni avenir.
Je comprends parfaitement ce que Marc et Phil ressentent. Et ils ont foutrement raisons.
- On nous a volé notre futur.
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- Bien, bien, pas de matos, tranche Greg. Que dirais-tu d'un gage ? Le premier à abattre l'ennemi restant demandera à l'autre ce qu'il veut. [...]
- Tu veux quoi ??? demande Adam, abasourdi.
- Tu m'as bien entendu, lui répond Greg sans se démonter.
- Que je m'introduise sur un des serveurs de la CIA ? Mais c'est de la folie.
- Pourquoi ? C'est trop difficile ?
- En effet, ça ne doit pas être commode.
- Je croyais que tu étais capable de te faufiler partout, et qu'avec un peu d'astuce et de préparation, tu pouvais fureter sur n'importe quel serveur de la planète.
- J'ai dit ça, moi ? lance Adam en regrettant les confidences qu'il fait parfois à ses coéquipiers en cours de partie. Il m'arrive de me vanter, mais je ne me rappelle pas en avoir parlé...
- Je m'en souviens parfaitement parce que, justement, tu n'es pas du genre à raconter des bobards. ça m'étonnerait que tu prétendes accomplir des exploits dont tu n'es pas capable, toi qui es d'habitude si discret. [...]
- Je comprends ce que tu essaies de faire : me provoquer pour que j'accepte, se défend-il.
- Pas du tout, rétorque Greg. Nous avons parié. Tu as perdu. Et je t'ai donné ton gage.
- Tu n'espères pas sérieusement que j'aille m'amuser sur un serveur de la CIA, lance le Français d'une voix plus assurée.
- Je me disais bien aussi...
- Tu te disais quoi ? demande Adam, de plus en plus agacé.
- Que tu étais du genre grande gueule. Personne ne peut s'introduire partout. C'est impossible. Je parie que la plupart des hackers n'ont pas accompli la moitié des prouesses dont ils se vantent.
Adam reprend sa souris de la main droite et approche le curseur du bouton rouge qui, sur Skype, permet de raccrocher. Pendant quelques secondes, il regarde fixement la petite icône écarlate, puis il lâche sa MX et frappe la table, le poing serré.
- Un bon hacker s'infiltre n'importe où, répond-il en s'efforçant de rester le plus calme possible.
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