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Note moyenne 4.25 /5 (sur 32 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Yonkers, New York , le 24/03/1919
Biographie :

Lawrence Ferlinghetti est un poète américain.

Juste après la naissance de son fils, la mère de Lawrence Ferlinghetti est internée dans un asile d'aliénés. Il part alors en France pour rejoindre une amie de ses parents et ne reviendra qu'à cinq ans aux États-Unis pour apprendre l'anglais. Dès l'école primaire, il se passionne pour l'écriture et rédige ses premiers poèmes. Son adolescence est trouble : il intègre dans les années 1930 un gang de rue, les 'Parkway road Pirates' et est arrêté pour des délits mineurs. C'est alors qu'il rencontre Sally Bisland qui lui fait découvrir Baudelaire : son amour de la littérature ne le quittera plus. Il entre à l'université et y étudie avec enthousiasme les classiques.
Co-fondateur de la librairie City Lights à San Francisco et de la maison d'édition du même nom.
Puis vient le temps de l'écriture comme travail : figure emblématique aux côtés de Ginsberg et Kerouac, il est un des auteurs les plus créatifs de la littérature postmoderne, et est encore aujourd'hui lu et reconnu en tant que tel.


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Source : evene.fr
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Vidéo de

Tom Waits interprète "Fire Men", un poème de Lawrence Ferlinghetti.


Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
Lawrence Ferlinghetti
Piatka   17 août 2013
Lawrence Ferlinghetti
La poésie est le cri que l’on pousserait en s’éveillant dans une forêt obscure au milieu du chemin de notre vie.

La poésie est le soleil qui ruisselle à travers les mailles du matin.

La poésie, ce sont des nuits blanches et des bouches de désir.

La poésie est l’argot des anges et des démons.

La poésie est un canapé où s’entassent des chanteurs aveugles qui ont posé leurs cannes blanches.

La poésie est le dérèglement des sens qui produit du sens.

La poésie est la voix de la quatrième personne du singulier.

La poésie ce sont toutes les choses nées avec des ailes et qui chantent.

La poésie est une voix dissidente qui s’insurge contre le gaspillage des mots et la surabondance insensée de l’imprimé.

La poésie est ce qui existe entre les lignes.

La poésie est faite des syllabes des rêves.

La poésie, ce sont des cris lointains, très lointains, sur une plage au soleil couchant.

La poésie est un phare qui fait tourner son mégaphone au-dessus de la mer.

Un poème peut être fait d’ingrédients ménagers courants. Il tient sur une seule page et peut cependant remplir un monde et se loger dans la poche d’un cœur.

La poésie, ce sont des pensées sur l’oreiller après l’amour.

La poésie est un chanteur des rues qui sauve les chats de gouttière de l’amour.

La poésie est le dialogue des statues.

La poésie est le bruit de l’été sous la pluie et la clameur de gens qui rient derrière des volets clos dans une rue étroite.

La poésie est une grande maison résonnant de toutes les voix qui ont jamais dit quelque chose de fou ou de merveilleux.

La poésie est la voix à l’intérieur de la voix de la tortue.

La poésie est un livre de lumière la nuit.

La poésie n’est pas que l’héroïne, les chevaux et Rimbaud. Elle est aussi le murmure des éléphants et les prières impuissantes des passagers aériens qui attachent leur ceinture pour la descente finale.

Tel un bol de roses, un poème n’a pas à être expliqué.



texte paru dans le supplément « La poésie est partout » de Courrier International ( 18-24 novembre 2004 ; paru initialement dans le San Francisco Chronicle), « Quelques définitions de la poésie à l’usage du XXIe siècle »
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Piatka   02 juin 2015
A coney island of the mind et autres poèmes de Lawrence Ferlinghetti
J'ai toujours pensé que les poèmes doivent parler pour eux-mêmes, sans explications, sans commentaires et sans introduction.

Si un poème doit être expliqué c'est qu'il échoue à communiquer. Le poème doit tenir debout tout seul, comme une sculpture vivante ou un mobile qui tourne dans le vent.



Extrait de l'Avant-lire, 14 février 2008
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Lawrence Ferlinghetti
Piatka   07 octobre 2017
Lawrence Ferlinghetti
La poésie comme l'amour a la vie dure parmi les ruines.



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Lawrence Ferlinghetti
Mimimelie   28 décembre 2014
Lawrence Ferlinghetti
Il est bon d'avoir l'esprit ouvert mais pas au point que le cerveau tombe par terre...



(Cité par Jean-Christophe Rufin, dans sa post-face "à propos de Globalia")
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Lawrence Ferlinghetti
Caliban   25 juin 2019
Lawrence Ferlinghetti
Il est bon d'avoir le cerveau ouvert mais pas au point que le cerveau tombe par terre .
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Lawrence Ferlinghetti
Olaf   22 mars 2011
Lawrence Ferlinghetti


A tout animal qui mange ou tire sur sa propre espèce

A chaque chasseur en 4x4 avec fusil à lunette monté à l'arrière

A chaque tireur d'élite ou ninja de Forces spéciales

A chaque redneek botté avec pitbull et fusil a canon scié

A chaque membre des forces de l'ordre avec chiens dressés pour traquer et tuer

A chaque flic ou indic en civil ou agent secret avec holster rempli de mort

A chaque serviteur du peuple tirant sur le peuple ou visant un malfaiteur en fuite pour tuer

A chaque guarde civil de tout pays gardien des citoyens avec menottes et carabines

A chaque garde frontière devant n'importe quel Check point Charley de n'importe quel côté de n'importe quel Mur de Berlin de Bamboo ou Totilla Curtain

A chaque motard CRS d'élite patrouille fédérale en pantalon de cheval fait sur mesure casque en plastique cravate lacet

A chaque voiture de patrouille avec fusil à pompe sirènes hurlantes chaque blindé anti-émeute avec lance-à-eau et matraques prêtes à servir

A tout pilote d'élite avec missile laser et napalm plein les ailes

A chaque commandant au sol donnant la bénédiction aux bombardiers qui décollent

A n'importe quel Département d'Etat de n'importe quelle superpuissance marchande d'armes vendant aux deux côtés de n'importe quel conflit à la fois

A n'importe quel nationaliste extrêmiste de quelque nation que ce soit dans n'importe quel monde tiers est ouest nord sud

Qui tue pour sa nation chérie

A n'importe quel prophète poète enflammé armé de fusils de symboles ou de rhétorique

A chaque propagateur de la foi et de la raison de la lumière spirituelle par la force des armes

A chaque instrument attitré de la légitime puissance publique de n'importe quel pouvoir d'état

A tous et à chacun qui tuent tuent tuent encore et toujours au nom de la paix

Je lève - seul et unique salut possible! - mon doigt majeur.



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Piatka   05 juin 2015
A coney island of the mind et autres poèmes de Lawrence Ferlinghetti
20

Ce gars dans le compartiment du train qui insistait

pour jouer au blackjack

avaient des dents qui dépassaient

comme des phares sur une côte rocheuse

mais

il n'avait pas d'yeux pour voir

le crépuscule scintiller au passage

les chevaux dans les vergers

qui galopaient sans bruit

des vols d'oiseaux

jetés au ciel

et les papillons d'hier

qui voltigeaient

dans mon esprit



Pictures of the gone world ( Images d'un monde en-allé ) ( 1958 )
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Unhomosapiens   19 décembre 2020
Poésie art de l'insurrection de Lawrence Ferlinghetti
La poésie est bourgeons et semences, pas brindilles. Fume la et plane.
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BillDOE   04 septembre 2019
La vie vagabonde - Carnets de route (1960-2010) de Lawrence Ferlinghetti
Incroyablement érotique, l’atmosphère. La mer dans son éternel chuintement, râle, grondement a fait naitre le désir de vivre à jamais, de vivre et vivre et vivre, de respirer à jamais, une formidable envie de vivre et d’aimer, une passion, un sentiment dans l’air étouffant qui était plus que jamais comme l’amour, qui cherche son objet, son accomplissement, comme la force de la vie elle-même… Les vagues tonnaient et se brisaient et tombaient.
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Unhomosapiens   23 décembre 2020
Poésie art de l'insurrection de Lawrence Ferlinghetti
Chaque oiseau est un mot, chaque mot un oiseau.
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