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Note moyenne 3.13 /5 (sur 66 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) le : 1/01/1963
Biographie :

Lawrence Norfolk est un romancier anglais auteur de livres historiques aux intrigues compliquées.
Il est né à Londres mais a vécu en Irak jusqu'en 1967, lors de la guerre des Six Jours. Il est revenu vivre dans l'ouest de l'Angleterre. Il a fait des études d'anglais au King's College London. il a enseigné l'anglaiss quelque temps puis s'est consacré à l'écriture.
Il a obtenu the Somerset Maugham Award pour son premier roman, Lemprière's Dictionary, qui relate les événements liés à la publication, en 1788, du traité de John Lemprière Bibliotheca Classica, qui fit longtemps autorité dans le domaine de la mythologie et de l'Antiquité classique.






Source : http://www.goodreads.com
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Bibliographie de Lawrence Norfolk   (4)Voir plus

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Citations et extraits (10) Ajouter une citation
Erveine   16 février 2016
Le rhinocéros du pape de Lawrence Norfolk
Soudain, surgit des bois un cerf aux andouillers massifs. Il s’arrête un instant, regarde à gauche, à droite. Personne ne semble l’avoir encore remarqué. Comment est-ce possible ? Léon se dresse, crie. Plusieurs hôtes se tournent. Les chiens lèvent la tête. L’animal frappe le sol du sabot une fois, deux fois. Quelqu'un apprête son arbalète mais hésite car personne d’autre ne bouge, tous regardent bêtement tandis que le cerf frappe encore le sol du sabot, saute par-dessus la toile à voile, disparaît. Les chasseurs abaissent le regard sur leurs souliers. Un silence confondu s’abat sur le rendez-vous de chasse. Comment cela a-t-il pu arriver ? (p.373)
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Erveine   13 février 2016
Le rhinocéros du pape de Lawrence Norfolk
Quand Faria lui avait fait ses adieux, Vich était remonté et, à nouveau, l’avait prise. Quand il l’avait forcée à se redresser, fatiguée, elle avait protesté. Il lui avait serré les chevilles, l’avait pénétrée vivement : elle avait roulé sous lui, affalée, flic flac. Elle exsudait du vin aigre et, lorsqu'il se réveilla le lendemain matin, la chambre empestait sa mauvaise odeur. Sa maîtresse commençait à l’irriter, avec cette façon qu’elle avait désormais de lui donner des conseils stupides d’un ton impérieux. Qu’avait-il besoin qu’elle lui apprît comment l’orateur de Ferdinand à Rome devait se comporter ! Les draps étaient maculés de son fard. Elle le dégoûtait.

En même temps, elle l’attirait. Les épais replis de sa chair l’enveloppaient. Il logea sa tête entre ses gros seins. Parfois, transpirant et trépignant entre ses cuisses, il se sentait sombrer comme dans un bain de gras. Dans le noir, ses mains étaient de doux coussinets de viande humaine terminés par des ongles de porcelaine. Il frissonna, pressa sa bouche contre elle afin de s’empêcher de hurler lorsqu'il fut au point culminant. Le plaisir de la femme se manifesta sous la forme de longs soupirs interrompus par de menus grognements et plaintes. De la chassie s’était accumulée sur ses cils. Une minuscule bille de salive gonfla et éclata à la commissure de ses lèvres. S’habillant déjà, il songea : elle suinte. Des jaunes délavés tachaient le ciel au levant, promesse d’une nouvelle journée de chaleur. Il referma doucement la porte derrière lui pour ne pas la réveiller.
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Erveine   15 février 2016
Le rhinocéros du pape de Lawrence Norfolk
La porte se referma derrière le secrétaire. Pendant quelques secondes lourdes de sous-entendus, le prélat garda le silence et se contenta de jauger son visiteur. « Vous les avez trouvés ? s’enquit-il enfin.

– Oui », répondit Rufo.

Un instant, il sembla que Sa Sainteté allait sauter de joie et frapper dans ses mains. Ses robes voletèrent lorsqu'il arrondit le dos comme pour se préparer à bondir. Ses mains papillonnèrent comme pour bénir la foule, se rapprochèrent l’une de l’autre : allait-il réellement applaudir ? Non, il se ressaisit. Le sautillement se transforma en double révérence, l'applaudissement en poignée de main réfléchie et pieuse. Il abaissa ses lèvres sur ses phalangines réunies. (p.351)
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Nadael   04 février 2014
Le Festin de John Saturnal de Lawrence Norfolk
« Les grandes tables en bois de châtaignier gémissaient sous le poids des assiettes, des plateaux, des plats et des bols. Le festin était là tout entier. Tous les mots du livre, tous les fruits de tous les jardins, de tous les arbres et toutes les plantes dont l'humanité pouvait rêver, toutes les créatures de la terre, de l'eau ou de l'air. John sentit son démon se réveiller en lui à l'instant où un flot de senteurs et de saveurs l'inonda, celles des plantes que sa mère lui avait montrées sur les flancs de la colline, et d'autres qu'il n'avait jamais connues. Il sentit sous son palais la riche et forte saveur des viandes. Les arômes du vin lui faisaient touner la tête. Les friandises amoncelées sur des assiettes d'argent activaient douloureusement ses mâchoires, tandis que des syllabes de miel tremblaient dans leurs timbales. Il sentit les gâteaux lustrés de beurre battu craquer sous ses dents, et la couche de sucre crépiter. Les confiseries inondaient ses sens, chassant le froid et la faim. Une longue procession de plats se présentait au fil des pages, et tous leur étaient destinés. »
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cecilit   28 novembre 2015
Le Festin de John Saturnal de Lawrence Norfolk
C'était un grand édifice qui semblait s'enfoncer dans la verdure et déployer ses deux ailes comme un grand oiseau de pierre cherchant à prendre son envol pour s'arracher à la terre. Plusieurs étages de fenêtres s'élevaient jusqu'à une plate-forme flanquée de tourelles, hérissée de flèches et surmontée de dômes et de coupoles, ou descendaient vers d'invisibles cours intérieures. Derrière cette terrasse se dressait une tour plus haute, dont le toit en pente raide pointait vers le haut comme une lame. Un clocher d'église, pensa John. Il regarda sa mère;

-Qu'est-ce que c'est ?

- Le Manoir de Buckland, dit-elle sèchement.

- Là où vit Sir William ?

- Sans doute. Depuis onze ans, personne ne l'a vu hors de son château.

Onze ans, s'étonna John. C'était la durée de sa vie.

- Jamais ?

- Peu sont ceux également qui l'ont vu à l'intérieur de son manoir. Il interdit à ses serviteurs de le regarder. C'est ce que j'ai entendu dire.
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ivredelivres   06 mars 2014
Le Festin de John Saturnal de Lawrence Norfolk
Toutes les plantes, toutes les créatures florissantes. Toutes avaient leur place à la table de Saturne
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Nadael   04 février 2014
Le Festin de John Saturnal de Lawrence Norfolk
« Toutes les nuits, une fois le travail aux cuisines terminé, John se glissait dans les corridors, une bougie de fortune à la main, en direction des appartements du Maître Cuisinier. Mais au croisement des couloirs, il déviait de son chemin. Il poussait la porte tout au bout, traversait la cuisine déserte et grimpait l'étroit escalier qui conduisait à la Galerie Solaire. La lune y répandait une lumière spectrale. Elle courait dans le ciel au-dessus des pelouses et des chemins tapissés de neige et jetait sa lueur blafarde à travers les hautes fenêtres à battants. Mais quand elle se couchait, la galerie était plongée dans l'obscurité. Sous la porte de la Chambre tout au fond brillait un rai de lumière. Lucretia l'attendait. »
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PJN   20 août 2017
Le dictionnaire de Lemprière de Lawrence Norfolk
Tout cela à cause de ce Lemprière qu'on leur demandait d'installer dans un univers artificiel de vérités crépusculaires et de compromis, de doutes et d'hallucunations. Leur propre univers en somme.
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ivredelivres   06 mars 2014
Le Festin de John Saturnal de Lawrence Norfolk
Les arômes du vin lui faisaient touner la tête. Les friandises amoncelées sur des assiettes d’argent activaient douloureusement ses mâchoires, tandis que des syllabes de miel tremblaient dans leurs timbales. Il sentit les gâteaux lustrés de beurre battu craquer sous ses dents, et la couche de sucre crépiter
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ivredelivres   06 mars 2014
Le Festin de John Saturnal de Lawrence Norfolk
Prenez les meilleurs fruits des réserves naturelles de la terre ou du paradis
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