AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.19 /5 (sur 8 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Montauban , le 13/03/1835
Mort(e) à : Sèvres , le 21/07/1892
Biographie :

Léon Alpinien Cladel, né à Montauban (Tarn-et-Garonne) le 13 mars 1835 et mort à Sèvres (Hauts-de-Seine) le 21 juillet 1892, est un romancier et nouvelliste français.

Léon Alpinien Cladel est issu d’une famille catholique d’artisans et d’agriculteurs du Quercy. Son père, Pierre Cladel, était bourrelier, métier fort prisé et rentable à l’époque.
Léon Cladel monte à Paris à l’âge de vingt ans. Homme de lettres, il se construit une solide réputation de romancier naturaliste dont la matière principale était le peuple. Il se fit connaître dans un cercle restreint par son premier roman, Les Martyrs ridicules, préfacé par Charles Baudelaire. L’ensemble de son œuvre connaît un réel succès en France et en Belgique. D’ailleurs, il adhère à l’Académie Goncourt dès sa création avec des auteurs comme Alphonse Daudet, Zola …
Puis il retourna vivre dans son Quercy natal, où il écrivit sur la vie des paysans. Il réside et écrit à Montauban, quartier de la Villenouvelle, qui devient plus tard un lieu de séjour d'été pour sa famille. Revenu à Paris, Léon Cladel publia les deux romans qui sont généralement considérés comme ses meilleures œuvres, Le Bouscassié (1869) et La Fête votive de Saint-Bartholomée Porte-Glaive (1872).
Léon Cladel a vécu de près la période de la Commune (mars 1871-mai 1871). S'il n’y joue pas un rôle prépondérant, il manque cependant d’être fusillé comme suspect par les hommes de Thiers. Cette période de la Commune est présente dans un grand nombre de ses œuvres : Trois fois maudites (1876) - qui lui vaut un séjour en prison - Les Va-nu-pieds (1883), Revanche (1887), Urbains et Ruraux (1890). Mais son œuvre majeure sur la période est I.N.R.I (1887). Dans ce roman, il tente de réhabiliter la Commune.
Sa descendance va confirmer les talents artistiques de la famille Cladel. Sa fille Judith va se lancer à son tour dans une carrière littéraire. Elle a écrit une biographie de son père. Son fils Saül-Alpinien va entrer comme élève dans l’atelier de Rodin et deviendra sculpteur spécialisé dans les monuments aux morts après la Première Guerre Mondiale. La statue du monument aux morts de Lafrançaise est son œuvre. Enfin, une petite fille de Léon Cladel, Dominique Rolin est une écrivain belge célèbre.
De tempérament colérique et de santé fragile, Léon Cladel meurt à Sèvres, à côté de Paris, en 1892 à l’âge de 58 ans. Contemporain et ami du sculpteur Antoine Bourdelle, il acceptera avant sa mort de servir de modèle pour la réalisation d’un buste.
+ Voir plus
Source : Wikipedia
Ajouter des informations
étiquettes

Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Léon-Alpinien Cladel
SZRAMOWO   23 juillet 2015
Léon-Alpinien Cladel
AU COIN DU FEU







Pardonnez-moi, je veux bien être votre amant,

Je vous trouve excitante et vous l’êtes, ma chère ;

Mais je dois avant tout vous parler franchement :

Pauvre, on réside aux champs où la vie est peu chère.



Oui, madame, je suis un homme absolument

Agreste, ancré parmi la ronce et la jachère,

Je panse de mes mains ma vache et ma jument.

(Vous feriez, j’en conviens, une exquise vachère !)



J’ai des chèvres, j’ai des cochons, j’ai des brebis,

Des poules, des pigeons à gorge de rubis,

J’ai de beaux chats et j’ai Pasteur, mon chien superbe.

Quoi ! ce n’est point un sort amer que je subis

Et, blanche, vous voulez tâter à mon pain bis ?

Ah ! que je vais t’aimer au grand soleil, dans l’herbe !
Commenter  J’apprécie          103
Emnia   31 janvier 2016
Ompdrailles, le tombeau des lutteurs de Léon-Alpinien Cladel
Des filles ! Eh, mon Dieu Seigneur ! Il en avait eu à foison, les unes pour quelques sous, vingt, trente ou quarante, pas plus, ses moyens ne lui permettant pas d'aller au delà ; les autres pour rien ; oui, mais quelles particulières aussi ! Celles-là, commerçant de leur corps, afin de ne pas crever de faim au coin des rues, sur le pavé, s'étaient faites rigoleuses de désespoir ; celles-ci, pourries, gangrenées, horribles, avaient le feu paillard dans les veines et, fichtre ! elles besognaient avec Pierre ou Paul ou Jacques, sans choisir le baudet ; ah ! pourvu qu'elles en eussent un, fût-il teigneux, galeux, édenté, chauve, chassieux, essorillé, bossu, trépané, grêlé, sourd, muet, aveugle, borgne, myope, presbyte, bigle, vairon, beffre, manchot, jarretier, bancal, pied-bot ou cul-de-jatte, le reste leur était bien égal, oui, car elles n'aimaient rien, pas même elles, sales concubines de rencontres.
Commenter  J’apprécie          90
Emnia   28 janvier 2016
Ompdrailles, le tombeau des lutteurs de Léon-Alpinien Cladel
Une ride verticale coupait en deux son front, naguère uni comme un miroir, et sa magique chevelure d'or, qui, si peu de jours auparavant, rayonnait ainsi qu'un nimbe autour de son crâne, avait à cette heure perdu tout éclat, et, lui retombant inerte au long des tempes, s'en venait mourir entre ses deux épaules, sur les chairs extraordinairement amaigries. En outre, il respirait avec peine ; sa poitrine était parfois soulevée par des quintes de toux aussi déchirantes que des sanglots, puis tout son torse, surtout la gorge et les mamelles, était marbré de larges tâches rouges, et chacune de ces taches avait en soi l'on ne sait quelles stries blanchâtres assez profondes et ressemblait beaucoup à l'empreinte enflammée que laissent à la peau certaines morsures humaines qui sont à la fois des baisers...
Commenter  J’apprécie          70
Emnia   30 janvier 2016
Ompdrailles, le tombeau des lutteurs de Léon-Alpinien Cladel
Noble quatre quartiers et riche à vingt carats, étrange au delà du rêve et vicieuse à damner un bataillon de saints, y compris le pape infaillible lui-même, elle brillait sur le sol ferrugineux du Midi comme Vénus au firmament, et tout roturier, trousseur de filles, en la voyant rouler indolemment étendue dans son somptueux landau, sous les ombrages capiteux du cours-l'amazone, ou bien entrer hautaine et décidée à Notre-Dame de Septimanie, le dimanche, se demandait à part soi si c'était quelque ribaude en rupture de ban ou quelque altesse impériale et royale tombée de la cuisse de Jupiter ? Et, ne pouvant résoudre, la contemplait assez incertain, mais embrasé jusqu'au fondement.
Commenter  J’apprécie          50
Austral   17 août 2016
Léon Cladel et sa kyrielle de chiens de Léon-Alpinien Cladel
S'il n'y a rien, ni Dieu ni ciel, on trouvera du moins le repos en la fosse; & le sommeil éternel, en définitive,

récompense dignement quiconque a travaillé, tel qu'un forçat, trente ou quarante ans sur cette boule sublunaire pour y nourrir soi-même & sa famille, y compris ses

bêtes, aussi profondément ignorantes des choses & des

êtres d'outre-tombe que l'homme, leur frère, supérieur

en intelligence, inférieur par l'instinct, mais plus heureuses que lui, car on ne les a pas astreintes à s'en détraquer le cerveau ; [...] aussi, que de fois j'enviai votre immuable quiétude ou plutôt votre belle indifférence à l'égard de votre avenir posthume, en ce qui concerne vos

mystérieuses destinées, ô mes ânes, ô mes boeufs, ô

mes chiens, émanés d'on ne sait où, comme mes semblables & moi, pour être engloutis on ne sait où,

comme mes pareils & moi-même, avec tous les organismes artificiels ou naturels, s'engendrant, se

transformant & se détruisant sur le même limon, éphémères rouages, toujours renouvelés, de la colossale machine créée par l'impénétrable architecte de l'Univers,

ou molécules sans cesse agrégées & désagrégées de l'immortelle matière.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Emnia   07 février 2016
Ompdrailles, le tombeau des lutteurs de Léon-Alpinien Cladel
Un paour épris d'une princesse et couchant avec ! Un ver de terre amoureux d'une étoile, comme on dit à la comédie, et l'étoile se livrant au vermisseau, ça ne se voit pas tous les jours en ce bas monde ! Or, comment voulez-vous qu'après avoir goûté d'une enchanteresse si musquée, on aille se frotter avec plaisir à quelque gouge bête comme une ânesse et sale comme un peigne !
Commenter  J’apprécie          20
Austral   31 août 2016
Léon Cladel et sa kyrielle de chiens de Léon-Alpinien Cladel
Si frêle, si minuscule, à peu près microscopique, il sut d'abord émouvoir en sa faveur cette foule d'odalisques

ou de bayadères, par rapport à lui des géantes, & malgré des difficultés naturelles presque insurmontables, il parvint ensuite à les posséder toutes, l'une après l'autre,

ce nain, ce pygmée, ce ciron.
Commenter  J’apprécie          20
Austral   09 août 2016
Léon Cladel et sa kyrielle de chiens de Léon-Alpinien Cladel
[...] ce fatal Paris qui, depuis vingt-cinq ans, ne me lâche un instant que pour mieux me reprendre la minute d'après & qui, comme tant de mes prédécesseurs ou de

mes contemporains, m'engloutira tôt ou tard dans ses

charniers, où règne enfin l'égalité, la seule qui soit, celle de

la poussière & du néant.
Commenter  J’apprécie          20
Austral   17 août 2016
Léon Cladel et sa kyrielle de chiens de Léon-Alpinien Cladel
Mais si Paris a tué successivement en moi le dévot & le chauvin qui s'y développèrent ensemble, il n'a pas même entamé le Celte, le Gaulois, le

paysan, & je reste, à l'instar de mes ancêtres, un des mille & mille pygmées fidèles à la grande nature, ami comme mes devanciers, des arbres, des animaux, des étoiles, de la terre & de l'eau, de tout ce qui marche, vole, nage ou rampe, embaume, luit & respire. « Hé, me demandera-t-on, êtes-vous athée ou non ?» En conscience, franchement, je l'ignore. Il me

serait doux de croire encore; hélas ! je ne le puis plus, & pourtant, quoique

dépourvu de foi, Pan, l'énorme Pan m'attire, m'obsède & me possède.
Commenter  J’apprécie          10
Austral   03 août 2016
Léon Cladel et sa kyrielle de chiens de Léon-Alpinien Cladel
Ordinairement très embarrassé devant & surtout derrière les luronnes

de sa race que sa conformation spéciale ne lui permettait guère d'approcher, il avait forcé néanmoins une magnifique terre-neuve, qui du

coup se trouva bien encanaillée & faillit, toute déchirée, toute meurtrie, expirer là... Jugez du scandale ! Il ne cessa que lorsque des gens charitables eurent réussi, non sans peine, à rompre enfin cette impudique alliance accomplie à leur barbe, en plein soleil. Ma honte fut telle que de trois semaines je n'osai me montrer de nouveau sur le cours où tant de

vertueux citadins avaient été témoins des obscénités du vilain.
Commenter  J’apprécie          10

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Lecteurs de Léon-Alpinien Cladel (15)Voir plus


Quiz Voir plus

Comment meurent les personnages de roman

Affaiblie, elle meurt d’épuisement alors qu'elle et sont amant sont en fuite.

Manon Lescaut dans « L'Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut »
Suzanne Simonin dans « La Religieuse »
Virginie dans « Paul et Virginie »

12 questions
34 lecteurs ont répondu
Thèmes : personnages de roman , littérature française , 18ème siecle , 19ème siècle , 20ème siècleCréer un quiz sur cet auteur